Albiac (Lot)

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Albiac
Albiac (Lot)
Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Gramat
Intercommunalité Communauté de communes Grand-Figeac - Haut-Ségala - Balaguier d'Olt
Maire
Mandat
Marie Berthoumieu
2014-2020
Code postal 46500
Code commune 46002
Démographie
Gentilé Albiacois, Albiacoises
Population
municipale
73 hab. (2016 en diminution de 17,98 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 46′ 00″ nord, 1° 48′ 43″ est
Altitude 386 m
Min. 324 m
Max. 430 m
Superficie 3,83 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.albiac.fr/

Albiac est une commune française située dans le département du Lot, en région Occitanie.


Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Quercy située dans le Ségala lotois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Albiac[1]
Saignes
Bio Albiac[1] Aynac
Issendolus Thémines

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Albiaco en 967 dans une charte du cartulaire de l'abbaye de Beaulieu, Le Bias en 1835[2].

Le toponyme Albiac est basé sur l'anthroponyme gallo-romain Albinius, qui passe à Albius avec la terminaison -acum. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. C'est le nom du domaine d'Albinius[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après Alain Trémoulet, des traces anciennes, au lieu-dit Goudounesque, attesteraient de la présence des Ligures à Albiac. Une villa et une voie romaine aurait aussi contribué au développement du village[4].

Une première chapelle primitive de christianisation aurait été érigée entre les VIIIe et IXe siècles. Elle se situe sous le chœur de l'église actuelle. Quatre piliers préromans ont été découverts lors de travaux d'assainissement en 1994, autour le l'abside de l'église. Les cartulaires de Cahors et de Beaulieu-sur-Dordogne nomme l'église « Sancti Petri de Albiaco »[4].

Cette chapelle a évolué en prieuré carolingien subordonné au monastère Saint-Pierre de Marcilhac-sur-Célé[4]. Au milieu du Xe siècle, le prieuré fut vendu par les moines de Marcilhac à Hugues II, baron de Castelneau-Gramat qui en firent don à l'évêque de Cahors en 986. Le prieuré était rattaché à la vicairie d'Aynac (vicaria Aasnacencis). Il était dirigé par un prieur, secondé par un à trois abbés. Il fut remplacé par un prieuré gothique, régit par la règle de saint Benoît et construit entre 1250 et 1330, à côté de l'église Saint Pierre. L'approvisionnement en eau provenait de la fontaine du Théron et d'un puits de l'ancien château mentionné au Xe siècle. Les activités religieuses cessèrent avant 1370, suite aux destructions de la guerre de Cent Ans[4].

Saint Pierre d'Albiac devient alors une simple église dépendante de l'archiprêtré de Thégra. La paroisse eut à subir des actes de violences et de destruction lors des guerres de religion. Le château appartenait à la famille de Roquemaurel vers 1670[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1794 Guillaume Brunet    
1794 1797 Pierre Turene    
1797 1798 Guillaume Tartoire    
1798 1799 Guillaume Brunet    
1800 1802 Pierre Andre    
1802 1806 Jean Louis Pradie    
1806 1808 Pierre Turenne    
1808 1813 Pierre Andre    
1813 1817 Jean Baptiste Prouillac(de)    
1817 1823 Jean Louis Pradie    
1823 1848 Jean Louis Laporte    
1848 1856 Ambroise Nastorg    
1856 1871 Arsène Lacarriere    
1871 1896 Géraud Bergougnoux    
1896 1907 Julien Fontanille    
1907 1947 Joseph Lacarriere    
1947 1974 Henri Rougie    
1974 2008 Julien Rougié    
2008 En cours Marie Berthoumieu    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2016, la commune comptait 73 habitants[Note 1], en diminution de 17,98 % par rapport à 2011 (Lot : -0,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
248330332235222237244242240
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
218210197193193176175142141
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1401351291191091181089793
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
867770726066778973
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Eau de source succulente.
  • Le château de Roquemaurel

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Jean-Maire Cassagne - Villes et Villages en pays lotois.
  3. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 105.
  4. a b c d et e Alain Trémoulet, « L'église Sancti Petri de Albiaco : condensé du document écrit par l'association Albius Villa en juin 2012 », Bulletin de l'Association Racines, no 17,‎ , p. 87-101
  5. « Les maires d'Albiac », sur Site francegenweb, (consulté le 6 janvier 2016).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]