Issendolus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Issendolus
Le bourg d'Issendolus sous le givre.
Le bourg d'Issendolus sous le givre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Gramat
Intercommunalité Grand-Figeac
Maire
Mandat
Patrick Dellac
2014-2020
Code postal 46500
Code commune 46132
Démographie
Gentilé Issendoliens
Population
municipale
508 hab. (2014)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 44′ 36″ nord, 1° 47′ 19″ est
Altitude 350 m (min. : 300 m) (max. : 373 m)
Superficie 18,91 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte administrative du Lot
City locator 14.svg
Issendolus

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte topographique du Lot
City locator 14.svg
Issendolus

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Issendolus

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Issendolus

Issendolus (/isɛ̃doly/) est une commune française située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Issendolus se trouve sur l'axe Brive-la-Gaillarde - Rodez (D840) au nord-est du Causse de Gramat.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Issendolus
Gramat Bio Albiac
Gramat Issendolus Thémines
Reilhac Flaujac-Gare Thémines

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 891 hectares ; son altitude varie de 300 à 373 mètres[1].

Issendolus s'étend, pour neuf dixièmes de sa superficie, dans un paysage karstique composé de calcaires du Jurassique qui font partie du causse de Gramat. Sur une petite bande de terre au nord-est débute le Limargue d'aspect plus verdoyant.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Deux petits ruisseaux naissent sur les terrains du Limargue et entrent sous terre lorsqu'ils atteignent le causse : celui de Lascombes se perd derrière le couvent et celui du Morou disparaît en période sèche sous le pont de la D 840. Lors des crues, ce dernier inonde sa grande vallée sèche sur plus d'un kilomètre pour finir au Creux de la Bargade. Cette vallée sèche, vallée fossile de l'Ouysse conflue avec celle de l'Alzou à Gramat.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'habitat est très dispersé, il est composé d'un bourg et de 25 hameaux bâtis chacun autour d'une petite place et souvent d'un four à pain. Chaque hameau est relié à ses voisins par des chemins bordés de murets bâtis en pierre sèche.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le village d'Issendolus est relié à Gramat et Figeac par la D840 qui traverse son territoire au lieu-dit l'Hôpital-Beaulieu.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Issendolus (en occitan Aissendolús) provient d'un terme gaulois obscur : Essanddoluz et Exandoluzh du Cartulaire d'Obazine latinisé en Exindigulus auquel a été ajouté le suffixe -ucium. Vers 1250, il fut institué un faux hagiotoponyme : Saint Dolus[2],[3].

La paroisse Saint-Julien appartenait à la communauté de Saint-Dolus et l'Hospital. En 1790, la municipalité portait ce dernier nom. Le nom Issendolus apparut dès 1793 d'après le "tableau des Municipalités en 1790" établi par René Prat[4].

Durant la période révolutionnaire (1794-1795), le nom Issendolus est utilisé ainsi que le nom Lhopital-Sen-Dolus[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Une occupation humaine ancienne d'Issendolus est attestée par la présence de nombreux dolmens :

  • Dolmens de Gabaudet : 2 dolmens Logo monument historique Classé MH (1934) « Notice no PA00095109 ». Le dolmen n°1 est un dolmen à vestibule (dalles placées perpendiculairement à l'entrée bien visibles). Sa table mesure 4,1 mètres de long pour 3 mètres de large et 40 centimètres d'épaisseur, la dalle du fond atteint 1,75 mètre. 44° 42′ 53″ N, 1° 45′ 04″ E Le dolmen n°2 situé à 200 mètres environ du précédent est légèrement plus petit.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un grand hôpital fut construit à Issendolus au XIIIe siècle par Gisbert 1er de Thémines et son épouse Aigline de Castelnau pour accueillir et soigner les pèlerins. Il fut donné en 1259 à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[6]. Une des religieuses célèbres fut sainte Fleur (fête le 5 octobre). Le couvent est détruit en 1793.

Article détaillé : Hôpital-Beaulieu.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Avant 1793, le village d'Issendolus s'appelait Saint-Dolus, mais le Comité de salut public décida de supprimer les références religieuses dans les noms de communes. Après le 5 septembre 1795, toutes les communes du Lot reprirent leurs anciens noms, sauf Issendolus.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À partir de 1836, c'est la fin de l'essor agricole et le début du déclin démographique, accentué par la guerre de 1914

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Monument commémoratif du massacre de Gabaudet.

Lors de la seconde Guerre mondiale, la division Das Reich détruit le hameau de Gabaudet et massacre les résistants.

Le monument et la stèle de Gabaudet rappellent le drame du 8 juin 1944[7].

À la suite de la nouvelle du débarquement, plus de 200 personnes, dont une grande quantité de gendarmes qui refusent d'obéir aux ordres de Vichy, se rassemblent à la ferme de la famille Joutet située au lieu-dit isolé de Gabaudet[7].

À la recherche de résistants, les soldats de la division SS Das Reich se rendirent à Issendolus le 8 juin 1944 à 16 heures 30. Ils se ravitaillèrent à l'hôtel Gauthié et tuèrent de trois coups de fusil mitrailleur le beau-père de l'aubergiste : Antoine Gauthié un vieillard de 83 ans, qui cherchait des nids de poules le long d'un muret[8].

Sur dénonciation du gendarme Bonaventure de Gramat et guidés par un avion de reconnaissance, vers 19 heures, ils encerclèrent les granges de la ferme de Gabaudet, y mirent le feu et tirèrent sur ceux qui tentaient de sortir du brasier. Il fut dénombré 35 résistants et 4 civils tués ; 71 résistants et deux femmes (Philomène Joutet et Maria Lacan) sont capturés, placés debout et serrés sur un camion bâché tiré par un char[7].

En passant au hameau Donadieu, ils abattirent Jean-Baptiste Flanier qui voulait libérer les bêtes de sa grange que les Allemands allaient brûler. Le hameau fut totalement incendié[8].

La colonne passa la nuit dans la région de Saint-Céré, puis les prisonniers furent amenés le 9 juin à Tulle et furent rassemblés avec d'autres hommes raflés, 99 personnes furent pendues. Philomène Joutet est la centième, la corde lui fut passée autour du cou, mais les exécutions s'arrêtèrent alors. Elle revint à pied avec sa cousine, mais elle avait perdu Antonin, son fils qui avait été mitraillé la veille à bout portant par un soldat allemand, et sa fille Denise elle aussi massacrée. Certains prisonniers comme Marcel Lages furent déportés à Dachau[7].

Article détaillé : Massacre de Tulle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Issendolus.

Depuis 1942, seulement quatre maires se sont succédé :

Liste des maires successifs depuis 1942
Période Identité Étiquette Qualité
1942[Note 1] 1960 Marius Aubin    
1960 1977 Camille Brunet    
1977 1989 Jean-Claude Dellac    
1989 en cours Patrick Dellac   Retraité[9].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette section est consacrée aux finances locales d'Issendolus de 2000 à 2015[Note 2].

Les comparaisons des ratios par habitant sont effectuées avec ceux des communes de 500 à 2 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé, c'est-à-dire à la même strate fiscale.

Budget général[modifier | modifier le code]

Pour l'exercice 2015, le compte administratif du budget municipal d'Issendolus s'établit à 354 000 € en dépenses et 464 000 € en recettes[A2 1] :

  • les dépenses se répartissent en 217 000 € de charges de fonctionnement et 137 000 € d'emplois d'investissement ;
  • les recettes proviennent des 344 000 € de produits de fonctionnement et de 120 000 € de ressources d'investissement.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

T1p - Section de fonctionnement d'Issendolus en 2015[A2 2]
Issendolus
(€/hab.)
Strate
(€/hab.)
Résultat comptable 238 € 140 € Picto disque bleu : écart fort
Achats et charges ext. 142 € 188 € Picto cercle bleu : écart moyen
Charges de personnels 139 € 266 € Picto disque bleu : écart fort
Contingents 30 € 49 € Picto disque bleu : écart fort
Charges financières 22 € 22 € Picto disque blanc : écart nul
Subventions versées 4 € 28 € Picto disque bleu : écart fort
Dotation globale de fonctionnement 215 € 158 € Picto disque bleu : écart fort
Impôts locaux 204 € 299 € Picto disque bleu : écart fort
Autres impôts 15 € 42 € Picto disque bleu : écart fort
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

Pour Issendolus en 2015, la section de fonctionnement[Note 3] se répartit en 217 000 € de charges (403 € par habitant) pour 344 000 € de produits (641 € par habitant), soit un solde de la section de fonctionnement de 128 000 € (238 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des achats et charges externes[Note 4] pour une somme de 76 000 € (35 %), soit 142 €par habitant, ratio inférieur de 24 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (188 € par habitant). En partant de 2011 et jusqu'à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 142 € par habitant en 2015 et un maximum de 166 € par habitant en 2012. Viennent ensuite les groupes des charges de personnels[Note 5] pour 35 %, des contingents[Note 6] pour 7 %, des charges financières[Note 7] pour 6 % et finalement celui des subventions versées[Note 8] pour des sommes négligeables ;
  • la plus grande part des recettes est constituée de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 9] pour 115 000 € (33 %), soit 215 €par habitant, ratio supérieur de 36 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (158 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 215 € par habitant en 2015 et un maximum de 241 € par habitant en 2013. Viennent ensuite des impôts locaux[Note 10] pour 32 % et des autres impôts[Note 11] pour 7 %.

La dotation globale de fonctionnement est quasiment égale à celle versée en 2014.

G1b1 - Évolution des charges de personnel et externes pour Issendolus[A2 2]
Valeurs en milliers d'euros
Issendolus, valeur totale : Point bleu Charges de personnel Point rouge Achats et charges externes
G1b2 - Évolution des charges financières et des subventions versées pour Issendolus[A2 2]
Valeurs en milliers d'euros
Issendolus, valeur totale : Point vert Charges financières Point noir Subventions versées

Fiscalité communale[modifier | modifier le code]

T2p - Fiscalité d'Issendolus en 2015[A2 3]
Issendolus
(%)
Strate
(%)
Taxe d'habitation 10,94 12,00 Picto disque blanc : écart nul
Taxe foncière sur le bâti 14,23 15,69 Picto disque blanc : écart nul
Taxe foncière sur le non bâti 148,76 45,28 Picto disque bleu : écart fort
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

Le tableau T2p compare les taux d'imposition locaux à ceux des autres communes de la même strate fiscale.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité d'Issendolus. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2014[A2 3] :

G2a - Évolution de la taxe d'habitation et foncière sur le bâti pour Issendolus[A2 3]
Valeurs en %
Issendolus, taux : Point bleu Taux taxe d'habitation Point rouge Taux foncier bâti
Taux moyen pour la strate : Point vert Taux taxe d'habitation Point noir Taux foncier bâti

Investissement[modifier | modifier le code]

T3p - Investissement d'Issendolus en 2015[A2 4]
Issendolus
(€/hab.)
Strate
(€/hab.)
Remboursements d'emprunts 35 € 67 € Picto disque bleu : écart fort
Dépenses d'équipement 25 € 254 € Picto disque bleu : écart fort
Nouvelles dettes 93 € 68 € Picto disque bleu : écart fort
FCTVA 14 € 39 € Picto disque bleu : écart fort
Subventions reçues 6 € 71 € Picto disque bleu : écart fort
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

Cette section détaille les investissements[Note 12] réalisés par la commune d'Issendolus.

Les emplois d'investissement en 2015 comprenaient par ordre d'importance[A2 4] :

  • des remboursements d'emprunts[Note 13] pour une valeur totale de 19 000 € (14 %), soit 35 €par habitant, ratio inférieur de 48 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (67 € par habitant). Pour la période allant de 2011 à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 33 € par habitant en 2011 et un maximum de 49 € par habitant en 2013 ;
  • des dépenses d'équipement[Note 14] pour une valeur totale de 14 000 € (10 %), soit 25 €par habitant, ratio inférieur de 90 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (254 € par habitant).

Les ressources en investissement d'Issendolus se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour une somme de 50 000 € (42 %), soit 93 €par habitant, ratio supérieur de 37 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (68 € par habitant). Pour la période allant de 2011 à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 0 € par habitant en 2014 et un maximum de 93 € par habitant en 2015 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour une somme de 8 000 € (7 %), soit 14 €par habitant, ratio inférieur de 64 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (39 € par habitant).
G3a - Évolution des emplois d'investissement pour Issendolus[A2 4]
Valeurs en milliers d'euros
Issendolus, valeur totale : Point bleu Dépenses d'équipement Point vert Remboursements d'emprunts
G3b - Évolution des ressources d'investissement pour Issendolus[A2 4]
Valeurs en milliers d'euros
Issendolus, valeur totale : Point rouge Nouvelles dettes Point bleu Subventions reçues Point vert Fonds de compensation pour la TVA

Endettement[modifier | modifier le code]

T4p - Endettement et capacité d'autofinancement d'Issendolus en 2015[A2 5],[A2 6]
Issendolus
(€/hab.)
Strate
(€/hab.)
Encours de la dette 608 € 591 € Picto disque blanc : écart nul
Annuité de la dette 57 € 88 € Picto disque bleu : écart fort
Capacité d'autofinancement 241 € 149 € Picto disque bleu : écart fort
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

L'endettement d'Issendolus au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 15], l'annuité de la dette[Note 16] et sa capacité de désendettement[Note 17] :

  • l'encours de la dette pour une valeur totale de 327 000 €, soit 608 €par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 608 € par habitant en 2015 et un maximum de 771 € par habitant en 2012[A2 6] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur de 31 000 €, soit 57 €par habitant, ratio inférieur de 35 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (88 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 57 € par habitant en 2015 et un maximum de 74 € par habitant en 2013[A2 6] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une somme de 129 000 €, soit 241 €par habitant, ratio supérieur de 62 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (149 € par habitant). Pour la période allant de 2011 à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 98 € par habitant en 2011 et un maximum de 241 € par habitant en 2015[A2 5]. La capacité de désendettement est d'environ 2 années en 2015. Sur une période de 16 années, ce ratio présente un minimum d'environ un an en 2005 et un maximum très élevé, de plus de 50 années en 2009.

Les courbes G4a et G4b présentent l'historique des dettes d'Issendolus.

G4a - Capacité d'autofinancement et encours total de la dette d'Issendolus[A2 5],[A2 6]
Valeurs en euros
Issendolus, par habitant : Point bleu CAF Point rouge Encours total de la dette
En moyenne pour la strate : Point vert CAF Point noir Encours total de la dette
G4b - Nombre d'années pour rembourser la dette en fonction de la CAF d'Issendolus[A2 5],[A2 6]
Valeurs en années
Issendolus,  : Point bleu Ratio = Encours de la dette / CAF

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11],[Note 18].

En 2014, la commune comptait 508 habitants, en diminution de -4,15 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 001 1 006 1 402 999 1 058 1 052 979 1 005 967
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
990 962 920 869 844 817 786 736 708
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
665 632 608 528 529 505 506 443 394
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
346 342 334 397 365 454 537 518 508
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006 [13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Autres sources :

  • Journal L'ami des familles de Thémines et d'Issendolus juin-juillet 1946 reproduit dans le bulletin n°9 d'Issendolus de 1994 ;
  • Bulletin n°2 d'Issendolus de 1987 - article du maire Jean-Claude Dellac.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Un terrain de football est ouvert aux sportifs.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le nombre d'exploitations agricoles est actuellement d'une dizaine. L'activité locale se réduit à une dizaine d'artisans, le reste de la population est employé dans la région dans le secteur des services.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Issendolus possède un riche patrimoine : plus de cent sites, 50 km de sentiers dont 5 circuits. Le GR6 traverse le lieu-dit l'Hôpital-Beaulieu et le centre du Bourg. L'accueil des randonneurs et vacanciers se développe sous la forme d'un camping, de plus de 20 gîtes et d'un centre équestre.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le couvent de l'Hôpital-Beaulieu
  • Le Monument de Gabaudet : Voir la partie Histoire
  • L'église Saint Julien: à l'intérieur, le gisant de sainte Fleur qui vécut au couvent de l'Hôpital. Deux dates de chaque côté de la travée centrale : 1736 et 1741. À l'extérieur, sur le linteau de la porte latérale : MDCCCXIII (1813).
  • Les dolmens : dolmens dit Pierre Levée, de Gabaudet, des Girbes.
  • De nombreuses curiosité : dix édifices, six dolmens, 25 caselles, quelques igues et pertes, plus de 30 croix et oratoires, un site préhistorique au lieu-dit les Escabassescazelles, croix, fours[14].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Une bibliothèque municipale est ouverte le samedi matin.
  • Une salle des fêtes est accessible à la population.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Fleur d'Issendolus (1300 ou 1307 - 1347), religieuse hospitalière dans l'hôpital d'Issendolus, canonisée par l’Église catholique sous les noms de « sainte Fleur » ou « sainte Flore ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Marius Aubin, maire, est désigné par Vichy en 1942, puis élu par la suite.
  2. Cette section est réalisée à partir des données des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 2.4.2 : Yin Yang Rhô Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Rho en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 112 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Issendolus. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  3. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune. Y figure aussi le remboursement des intérêts des emprunts. Elle enregistre également les recettes fiscales, les dotations et participations de l’État ainsi que les recettes d’exploitation des services municipaux.
  4. Le poste « achats et charges externes » regroupe les achats non stockés de matières et fournitures (eau, énergie...), le petit matériel, les achats de crédits-bails, les locations, primes d'assurances...
  5. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  6. Les « contingents » représentent des participations obligatoires d'une commune au financement de services départementaux, notamment aux sapeurs-pompiers du département.
  7. Les « charges financières » correspondent à la rémunération des ressources d'emprunt.
  8. Les « subventions versées » rassemblent l'ensemble des subventions à des associations votées par le conseil municipal.
  9. Les « dotations globales de fonctionnement » désignent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivités territoriales.
  10. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  11. Les « autres impôts » couvrent certains impôts et taxes autres que les impôts locaux.
  12. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  13. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  14. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  15. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  16. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  17. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources d'Issendolus.
  18. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 59-60, 112
  3. Gaston Bazalgues, « Les noms des communes du Parc », Les cahiers scientifiques du Parc naturel régional des Causses du Quercy, vol. 1,‎ , p. 115 (lire en ligne)
  4. a et b « Dictionnaire de géographie historique - Issendolus » (consulté le 20 mai 2012).
  5. Bruno Marc, Dolmens et menhirs du Quercy, Sète, Nouvelles Presses du Langueoc, , 165 p. (ISBN 978-2-35414-036-6), p. 75
  6. Monographie autour de Thémines, Chanoine Edmond Albe, transcription de Gérard Peyrot et Paulette Aupoix, Éditions du Ver Luisant, p. 295
  7. a, b, c et d Élie Constans, La tragédie de Gabaudet - Donnadieu, , 127 p.
  8. a et b Gilbert Lacan, Figeac en Quercy : sous la terreur allemande, Paris, Union Amicale des Enfants de l'Arrondissement de Figeac, , 99 p., p. 80-81
  9. La Dépêche du Midi.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Thierry maillard, « Inventaire du patrimoine d'Issendolus »,‎ (consulté le 16 février 2015)