Marcilhac-sur-Célé

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Marcilhac-sur-Célé
Marcilhac-sur-Célé
Une rue de Marcilhac-sur-Célé.
Blason de Marcilhac-sur-Célé
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Causse et Vallées
Intercommunalité Communauté de communes du Grand-Figeac - Haut-Ségala - Balaguier d'Olt
Maire
Mandat
Marie Dumartin
2014-2020
Code postal 46160
Code commune 46183
Démographie
Population
municipale
198 hab. (2016 en augmentation de 2,06 % par rapport à 2011)
Densité 7,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 15″ nord, 1° 46′ 18″ est
Altitude Min. 140 m
Max. 391 m
Superficie 27,35 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.marcilhac.fr/

Marcilhac-sur-Célé est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie (région Midi-Pyrénées avant 2016).

Ses habitants sont appelés les Marcilhacois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village dans son écrin de falaises ocre et blanches, se serre, avec ses hôtels et son gîte, autour des restes de son abbaye bénédictine dont la partie gothique sert d'église (fresques).

Dans la vallée du Célé, Marcilhac est à 36 km de Figeac et à 47 km de Cahors.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marcilhac-sur-Célé[1]
Blars Espédaillac
(sur 60 m)
Saint-Sulpice
Sauliac-sur-Célé Marcilhac-sur-Célé[1] Saint-Chels
Larnagol

Hydrogéologie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Célé.

La résurgence du Ressel s'ouvre dans le lit du Célé à un kilomètre au nord du centre du village. C'est un regard sur un vaste réseau noyé dit "Gramat-Sud" qui draine 330 km2 de Causse de Gramat situé au nord. Il est essentiellement alimenté par des pertes sur fracturation (Assier, Pech d'Amont, etc.) et par les eaux d'infiltration diffuse[2].

Le plongeur Jochen Hasenmayer explore la cavité en 1980 et 1981. Le , à 900 m de l'entrée, il explore des galeries inférieures et à 1 200 m, il dépasse la profondeur de 60 m. A 1 135 m1135m, il découvre le départ amont vers l’intérieur du Causse de Gramat. Il revient le avec un propulseur de plongée (scooter) pour une plongée de 10h15. Il explore des galeries de plus de 10 m de large et à 1 500 m de l'entrée, et à plus de 60 m de profondeur, il s'élève de 20 m dans un immense puits remontant. Il s’arrête finalement à la profondeur −20 m à 1 755 m de l'entrée. Pour lui, la résurgence dans le Célé n'est qu'un regard sur un vaste réseau ancien s'étendant jusqu'au Lot et la vallée du Célé comporterait 50 m de sédiments[3].

Le à 15 h 50, le premier siphon du Ressel est franchi par Olivier Isler et son équipe franco-anglaise. Ils dépassent de 110 m le terminus de Hasenmayer et émerge dans un plan d'eau de 8 m par 5[4].

En mai 2011, Ric Stanton (en) et John Volanthen atteignent une distance de 6,3 kilomètres et dépassent le terminus de l'époque de 805 mètres supplémentaires lors d'une plongée de 2 jours au Ressel[5]. Un documentaire vidéo est réalisé par le Dark-Group en septembre 2012[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Marcilhac-sur-Célé est composé de Marcilhac qui est basé sur l'anthroponyme latin ou roman Marcilius ou de Marcellius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes[7]. Marcilhac est suivi par Célé qui est le nom de la rivière qui traverse la commune.

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, par la variante dite de la vallée du Célé, on vient d'Espagnac-Sainte-Eulalie ; la prochaine commune sur ce même itinéraire est Sauliac-sur-Célé, et sa chapelle Notre-Dame-du-Roc-Traoucat (le rocher troué).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le testament de saint Didier rédigé au VIIe siècle mentionne pour la première fois l'existence de Marcilhac.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Marcilhac-sur-Célé Blason D'azur au marteau d'armes d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[8]
Période Identité Étiquette Qualité
1801 1812 Thomas Salgues    
1812 1819 Yon Labarthe    
1820 1826 Jean Baptiste Nadal    
1826 1830 Joseph Salgues    
1831 1834 Jean Baptiste Laguesquie    
1834 1855 Augustin Nadal    
1855 1860 Louis Gratusse    
1861 1867 Louis Salgues De Genies    
1867 1870 Louis Tressens    
1870 1879 Auguste Duffour    
1879 1884 Louis Courbes    
1884 1890 Auguste Duffour    
1890 1896 Gabriel Salgues De Genies    
05.1896 08.1896 Adolphe Couderc    
1896 1898 Auguste Delmas    
1898 1900 Adolphe Couderc    
1900 1903 Gabriel Salgues De Genies    
2001   Jean-paul Mignat    
mars 2001 2014 Michel Delpech    
mars 2014 En cours Marie Dumartin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2016, la commune comptait 198 habitants[Note 1], en augmentation de 2,06 % par rapport à 2011 (Lot : -0,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
814880913881852817813854860
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
875933857882855813807762724
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
707621602557507502436345276
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
271270260240196194199200190
2016 - - - - - - - -
198--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La maison du Roy
La maison du Roy.

Cette maison, située dans l'enceinte de l'abbaye, daterait du XVIe siècle. Elle servait à l'accueil des pèlerins.

Elle est aujourd'hui le siège de l'Office de Tourisme du Pays de Figeac-Cajarc et de l'Association des Amis de l'Abbaye. On peut y découvrir un musée d'art sacré qui regroupe le mobilier le plus remarquable de l'abbaye. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1939[13].

  • Le puits romain

L'origine du nom de cette citerne à ciel ouvert, visible à la limite de la commune de Saint-Chels, est incertaine. Cette construction en pierre sèche possède un escalier intérieur permettant d'y descendre pour y puiser l'eau, quel que soit son niveau. Les causses calcaires ne présentent pas de ruisseaux, l'eau s'infiltrant immédiatement, d'où l'intérêt de telles constructions.

La légende veut que ce puits devait alimenter en eau une villa gallo-romaine construite sur un point culminant, par un nommé « Marcellus », donnant ainsi son nom au village. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1979[14].

  • Les caselles

La commune de Marcilhac est réputée pour le nombre de caselles que l'on trouve sur son plateau, aux alentours de 400. Ces constructions en pierre sèche, réalisées par les bergers entre les XVIIIe et XIXe siècles, pouvaient leur servir d'abri. Elles peuvent être carrées, rondes, avec un étage, une cheminée...

Une procédure de protection de ce patrimoine est en cours avec le conseil général du Lot.

On remarquera sur les plateaux la présence des murs en pierre sèche et des « cayrous » (entassements de pierres enlevées des champs) typiques des causses calcaires.

  • La grotte de Bellevue

La grotte fut découverte en 1964 et ouverte au public deux ans plus tard. Elle s'ouvre par un portique de 2 à 3 m et se compose de trois grandes salles aux concrétions coralliennes rouge (oxyde de fer) et blanc (calcite), avec des stalactites très fines qualifiées de « macaronis ».

Les dolmens[modifier | modifier le code]

On peut observer la présence de plusieurs dolmens. Ils témoignent de l'activité humaine préhistorique vers le IIIe millénaire av. J.-C.

Dolmen de la Combe-de-Saule no 2
  • Dolmens de la Combe-de-Saule :

C'est un ensemble de trois dolmens situés à quelques centaines de mètres les uns des autres au bord d'une doline. Le dolmen n°1 a perdu sa table et les orthostats sont en partie arasés. 44° 32′ 19″ N, 1° 48′ 54″ E Le dolmen no 2 est une construction de belle allure avec une table de 5 mètres de long pour 3 mètres de large. Le tumulus est bien conservé. 44° 32′ 13″ N, 1° 48′ 48″ E Les fouilles archéologiques ont permis d'y découvrir un riche mobilier (perles en coquillage, 1 pointe de javelot et des anneau de bronze)[15]. Il a été classé Monument historique le 29 février 2012. La table du dolmen n°3 est brisée en 3 morceaux mais la construction a gardé son allure d'ensemble.44° 32′ 30″ N, 1° 48′ 48″ E

  • Dolmen de la Devèze-sud :

Il a fait l'objet d'une première fouille archéologique en 1963-1964, menée par Jean Clottes et Jean-Pierre Lagasquie. Cette fouille avait révélé 16 squelettes ainsi qu'un mobilier funéraire composé de 51 boutons prismatiques en os qui avaient permis de dater la sépulture du chalcolithique / Bronze ancien. La deuxième campagne de fouille[16], menée en 1992-1993-1994 par Jean-Pierre Lagasquie, Dominique Barreau et Alain Rocher, s'est plus spécialement intéressée à la construction de son grand tumulus (16 mètres de diamètre pour une hauteur moyenne de 1,40 mètre). Le dolmen est un dolmen simple caractérisé par une structure parementée quadrangulaire délimitée par une murette en pierres sèches. Cette première construction a été alors abandonnée. L'entrée a été obstruée par le dépôt de blocs entassés jusqu'au niveau de la table, et de grandes dalles sont disposées « en écaille » tout autour de la construction. Dans un second temps, une tranchée a été pratiquée dans la structure, devant la chambre sépulcrale, et celle-ci a été partiellement vidée. Puis la tranchée a été remblayée. À l'Âge du fer, trois nouvelles tombes, sous forme de caissons, sont mises en place devant et sur les côtés de la chambre. La table a été brisée à une époque ultérieure indéterminée.  Inscrit MH (1997) Notice no PA46000006, base Mérimée, ministère français de la Culture. 44° 32′ 28″ N, 1° 45′ 07″ E

  • Dolmen du Cune appelé aussi Dolmen de Majourals :

Le tumulus a été en partie détruit par la construction de la D82 mais le dolmen est encore en bon état. À proximité immédiate, sur le pech de "La Sole" on peut voir d'importants affleurements de dalles calcaires qui ont dû servir à la construction des nombreux autres dolmens avoisinants. 44° 32′ 12″ N, 1° 48′ 47″ E

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Marcilhac sous la neige.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Jean-Noël Salomon, « Le causse de Gramat et ses alentours : les atouts du paysage karstique », Karstologia, no 35,‎ , p. 1-12 (ISSN 0751-7688)
    Document utilisé pour la rédaction de l’article Description du causse de Gramat (géologie, climat, sol, végétation, hydrologie, occupation humaine, atouts paysagers et patrimoniaux, 6 figures, 9 photos et une carte A3 hydro-karsto-spéléologie du causse de Gramat.
  3. « Le Ressel - Récit de Jochen Hasenmayer », sur http://www.plongeesout.com (consulté le 9 juin 2019).
  4. « Émergence du Ressel 1980 - 1990 », sur http://www.plongeesout.com (consulté le 9 juin 2019).
  5. « Nouveau record pour Rick Stanton & John Volanthen au Ressel 6.3 kilometres », sur http://www.lac-du-bourget.fr (consulté le 9 juin 2019).
  6. « Un aller retour en plongée souterraine de 2.5 km à l’intérieur du Ressel Vidéo », sur http://www.lac-du-bourget.fr (consulté le 9 juin 2019).
  7. Gaston Bazalgues, « Les noms des communes du Parc », Les cahiers scientifiques du Parc naturel régional des Causses du Quercy, vol. 1,‎ , p. 115 (lire en ligne)
  8. « Les maires de Marcilhac-sur-Célé », sur Site francegenweb, (consulté le 23 octobre 2017).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. « Maison du Roy », notice no PA00095156, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Puits romain », notice no PA00095157, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Bruno Marc, Dolmens et menhirs du Quercy, Sète, Nouvelles Presses du Languedoc, , 165 p. (ISBN 978-2-35414-036-6), p. 57-60
  16. « Le dolmen de la Dévèze-Sud à Marcilhac-sur-Célé », Bulletin de la Société préhistorique française, no Tome 93, N.3,‎ , pp. 425-433 (www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1996_num_93_3_10186)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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