Espédaillac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Espédaillac
Espédaillac
Mairie d'Espédaillac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Causse et Vallées
Intercommunalité Communauté de communes Grand-Figeac
Maire
Mandat
Gérard Magne
2014-2020
Code postal 46320
Code commune 46094
Démographie
Population
municipale
264 hab. (2016 en augmentation de 2,72 % par rapport à 2011)
Densité 7,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 38′ 20″ nord, 1° 46′ 24″ est
Altitude Min. 255 m
Max. 444 m
Superficie 34,93 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte administrative du Lot
City locator 14.svg
Espédaillac

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte topographique du Lot
City locator 14.svg
Espédaillac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Espédaillac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Espédaillac
Liens
Site web http://www.espedaillac.fr/

Espédaillac est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Quercy située dans le parc naturel régional des Causses du Quercy.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Espédaillac[1]
Durbans Livernon
Quissac Espédaillac[1] Grèzes
Blars Marcilhac-sur-Célé
(sur 60 m)
Brengues,
Saint-Sulpice

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Espédaillac est basé sur le terme latin hospitis. Le suffixe possessif -ac a été ajouté pour marquer l'appartenance à un domaine. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes[2]. En latin hospes qualifie celui qui donne l'hospitalité.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au moyen Âge, la seigneurie d'Espédaillac était partagée entre un seigneur laïc (Les Barasc puis les Cadaillac) et l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La maison de l'Hôpital (commanderie, domus hospitalis) d'Espédaillac est attestée depuis le XIIIe siècle au sein du grand prieuré de Saint-Gilles puis elle devint un membre de la commanderie de Durbans[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1802 1804 Jean Audral    
1804 1805 Jean Richard    
1805 1812 Antoine Moizen    
1812 1813 Jacques Vielhescazes    
1814 1815 Jean Miret    
1815 1821 Jean Clément Capral    
1821 1848 Jacques Vielhescazes    
1848 1856 Jean Antoine Audral    
1856 1859 Jacques Vielhescazes    
1859 1865 Jean Cavalie    
1865 1870 Jules Cassagner    
1870 1884 Jean Pierre Gabriel Audral    
1884 1900 Edouard Pradie    
1900 1902 Larnaudie    
2001 2008 Jean Loret    
2008 2014 Jacques Gorse    
2014   Gérard Magne    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 264 habitants[Note 1], en augmentation de 2,72 % par rapport à 2011 (Lot : -0,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0738328589471 066880919918955
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9801 010937851847843786776690
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
617643613567514504502360281
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
251219212260230241255257253
2016 - - - - - - - -
264--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieu de production du bleu des Causses.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Église Saint-Blaise d'Espédaillac. Ancienne église de la commanderie des hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. D'après l'abbé Clary (op. cit.), l'église a été reconstruite au 17e siècle, et elle est dite "neuve" en 1693[9].
  • Église Sainte-Appolonie au hameau de Ginouillac, modeste église probablement construite au Xe siècle, puis partiellement reconstruite au XIIe siècle, située dans une exploitation agricole[10],[11].
  • Gariotte du Mas de l'Artillou :  Inscrit MH (1978) Notice no PA00095069, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  • Dolmen du Mas-de-l'Artillou : orthostates de plus de 4 mètres de long soutenant une table monumentale (plus de 20 tonnes) creusée à sa surface de cupules avec des rigoles. 44° 36′ 59″ N, 1° 47′ 13″ E
  • Dolmen de Ginouillac : dolmensimple qui a conservé son tumulus, la table s'est cassée en deux morceaux mais ils sont restés en place. 44° 35′ 48″ N, 1° 46′ 27″ E
  • Dolmen de Peyrefit : dolmen recouvert d'une monumentale table (5 mètres de long pour 2 mètres de large et 1 mètre d'épaisseur) gravée de cupules. La chambre sépulcrale fait 3,40 mètres de long pour 1,05 mètre de large et 1,60 mètres de haut. Les orthostats latérales sont épaisses de 0,30 mètre[12]. 44° 37′ 18″ N, 1° 47′ 28″ E
  • Dolmen de Place-del-Sol : beau dolmen intégré dans un mur de champs. La table de couverture (3,75 mètres de long pour 1,10 mètre de large et 0,20 mètre d'épaisseur) avoisine les 4 tonnes. La chambre sépulcrale fait 2,90 mètres de long pour 1,10 mètre de large et 1,30 mètres de haut. L'entrée est rétrécie par de grosses pierres et un faux linteau colmaté par des cailloux pour le transformer en abri pour les brebis[12].
  • Dolmen de Vichelle : c'est un imposant dolmen dont la table monumentale, désormais brisée en trois morceaux (taille initiale 5,40 mètres de long pour 4,60 mètres de large, soit un poids d'environ 20 tonnes) est restée en place. Elle recouvre une belle chambre sépulcrale (3,40 mètres de long pour 1,60 mètre de large)[12]. Le dolmen porte le nom du hameau le plus proche situé lui sur la commune de Livernon. 44° 38′ 42″ N, 1° 48′ 42″ E
  • Dolmen du Pech Ventoux : Il s'agit d'un ensemble monumental de deux dolmens adjacents. Le dolmen situé à l'est dispose de deux orthostates sensiblement de même longueur (4,50 mètre pour l'un, 4,40 mètres pour l'autre), il a conservé sa dalle de chevet mais sa table s'est brisée en trois morceaux, dont le plus gros (3,40 mètre par 2,10 mètres) est resté en position. Le dolmen ouest, de proportions beaucoup plus modestes (orthostats respectifs de 2,40 mètres et 2,65 mètres) a perdu sa table mais conservé sa dalle de chevet. 44° 38′ 11″ N, 1° 48′ 03″ E

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Gaston Bazalgues, « Les noms des communes du Parc », Les cahiers scientifiques du Parc naturel régional des Causses du Quercy, vol. 1,‎ , p. 115 (lire en ligne)
  3. Albe 2005, p. 146-159
    Durbans ne dépendait pas du grand prieuré de Toulouse mais ses archives étaient stockées à l'hôtel Saint-Jean de Toulouse d'où l'erreur d'Edmond Albe . Elle dépendait de celui de Saint-Gilles si on réfère à Antoine du Bourg, Histoire du grand prieuré de Toulouse, 1883, p. 552 et à l'abbé C. Nicolas, Histoire des grands prieurs et du prieuré de Saint-Gilles faisant suite au manuscrit de Jean Raybaud 1751-1806, 1906, p. 114.
  4. « Les maires de Espédaillac », sur Site francegenweb, (consulté le 26 novembre 2016).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. : Patrimoines en Occitanie, église Saint-Blaise d'Espédaillac
  10. Patrimoine du Lot : église paroissiale Sainte-Appolonie (Espédaillac)
  11. Patrimoine Occitanie : église paroissiale Sainte-Appolonie
  12. a b et c Jean Clottes, « Les dolmens du Lot : réutilisations et destructions à l'époque moderne », Bulletin de la Société préhistorique de France, no Tome 60, N. 7-8,‎ , p. 438-446 (lire en ligne)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edmond Albe (transcription: Gérard Peyrot), Monographies des paroisses autour de Thémines : entre Causse et Limargue, , 347 p. (ISBN 978-2-8470-1174-6)
  • Jacques Juillet, Templiers et Hospitaliers en Quercy : Commanderies et prieurés sur le chemin de Notre-Dame de Rocamadour, Grenoble, Le Mercure Dauphinois, , 3e éd. (présentation en ligne)
  • Yoan Mattalia, Les établissements des ordres militaires aux XIIe et XIIIe siècles dans les diocèses de Cahors, Rodez et Albi : approche archéologique et historique, Toulouse, , 394 p. (présentation en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :