Reilhac (Lot)

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Reilhac
L'église Saint-Hilaire.
L'église Saint-Hilaire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Gramat
Intercommunalité Grand-Figeac
Maire
Mandat
Huguette Edde
2014-2020
Code postal 46500
Code commune 46235
Démographie
Gentilé Reilhacois
Population
municipale
183 hab. (2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 04″ Nord 1° 43′ 12″ Est / 44.7011111111, 1.72
Altitude Min. 312 m – Max. 396 m
Superficie 12,98 km2
Localisation

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Reilhac

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Reilhac

Reilhac est une commune française, située dans le département du Lot en région Midi-Pyrénées.

Les habitants de Reilhac sont les Reilhacois et les Reilhacoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Reilhac
Le Bastit Gramat Gramat, Issendolus
Lunegarde Reilhac Flaujac-Gare
Durbans Durbans Durbans

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Reilhac est basé sur l'anthroponyme gallo-romain Regulius ou Regilius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. Ce toponyme signifiait : le domaine de Regulius[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

De nombreux sites préhistoriques sont présents sur le territoire de la commune de Reihlac.

Portrait d'Émile Cartailhac

La grotte du Roussignol est découverte par le propriétaire des lieux en 1870. Il en extrait plus de 760 m3 de sédiments pour en vendre les objets préhistoriques. Ce qui reste est fouillé par le préhistorien Émile Cartailhac et le paléoanthropologue Marcellin Boule qui publient un ouvrage « La Grotte de Reilhac, Causses du Lot ».[3].

La grotte du Sanglier, partiellement vidée à la fin du XIXe siècle, a été étudiée par Claude Lemaire qui montra une occupation principalement à l'époque azilienne, allant du Magdalénien moyen au Mésolithique. Les grottes de Claumargil et de soldengroule, les trous Pélaprat et Milhomme ont eux aussi révélé un riche mobilier archéologique[3].

Cinq dolmens, dont quatre ruinés, ont été découverts[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1833 M. Pons    
1833 1848 Raymond Pons    
1848 1855 Antoine Pons    
1855 1860 Hilaire Issaly    
1860 1899 Jacques Raymond Antonin Pons    
1899 1902 M. Pons    
mars 2001 2008 Jean Joyeux    
mars 2008 2014 Jacques Couderq    
2014   Jacques Couderq    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 183 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
391 398 449 397 385 377 384 404 410
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
414 382 384 362 347 325 412 406 405
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
400 404 305 160 157 121 138 141 120
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
91 102 88 99 115 143 166 168 182
2013 - - - - - - - -
183 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Hilaire[7]. L'abside est romane, circulaire avec une voûte en cul-de-four du XIIe siècle, avec des Contreforts plaqués. Elle a été surélevée au début du XVe siècle pour constituer un refuge pour les habitants pour se protéger des compagnies anglaises. Transept à chapelles latérales couvertes de voûtes d'arêtes qui sont un ajout de 1838. La nef est un peu rétrécie. Elle comporte deux travées. La façade se termine par un pignon à crochets, ouverte avec deux baies pour placer les cloches. La tradition locale affirme que ces cloches servaient à guider les pèlerins sur la route de Rocamadour.
  • Maison du Consul ou maison du Bailli. La façade présente des fenêtres à meneaux du XVe siècle.
  • Lac de Reilhac et son igue. C'est un des plus grands des Causses. Il a d'abord servi d'abreuvoir pour les troupeaux, puis on a aménagé un lavoir sur une partie. Il est alimenté par une source qui n'a jamais tari. Le surplus d'eau du lac s'évacue par une conduite en pierre vers une igue, gouffre étroit et profond qui fait couler l'eau sous le causse de Gramat et la fait ressortir à près de vingt kilomètres du village : à la résurgence de Saint-Sauveur de l'Ouysse.
  • Lac Redon. Lac taillé dans le rocher par les bergers, de forme rectangulaire avec un fond en pente pour servir d'abreuvoir aux troupeaux. Ce lac est un modèle de ce qu'on appelle dans la région les lacs de Saint-Namphaise.
  • Grotte des Bugadous. En juillet 1990, Michel Lorblanchet y a reproduit le panneau des chevaux de la grotte du Pech Merle dans le cadre d'une vérification expérimentale des techniques utilisées par les hommes préhistoriques[8],[3].
  • Dolmen du Moulin de Vigne Haute

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 119
  2. Gaston Bazalgues, « Les noms des communes du Parc », Les cahiers scientifiques du Parc naturel régional des Causses du Quercy, vol. 1,‎ , p. 115 (lire en ligne)
  3. a, b, c et d Claude Lemaire, « Préhistoire à Reilhac (Causse de Gramat) », Bulletin de l'Association RACINES, no 19,‎ , p. 25-46 (ISBN 978-2-84701-517-1)
  4. « Les maires de Reilhac », sur Site francegenweb,‎ (consulté le 10 janvier 2016).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  7. Marguerite Vidal, Jean Maury, Jean Porcher, Quercy roman, p. 28, Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" no 10), La Pierre-qui-Vire, 1979
  8. Michel Lorblanchet, Art Pariétal : Grottes ornées du Quercy, (ISBN 978-2-8126-0164-4), p. 105-135

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]