Le Bourg

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Le Bourg
L'entrée du Bourg.
L'entrée du Bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Lacapelle-Marival
Intercommunalité Grand-Figeac
Maire
Mandat
Christian Faure
2014-2020
Code postal 46120
Code commune 46034
Démographie
Population
municipale
312 hab. (2014)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 36″ nord, 1° 54′ 15″ est
Altitude 360 m (min. : 336 m) (max. : 565 m)
Superficie 13,15 km2
Localisation

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Le Bourg

Le Bourg est une commune française située dans le département du Lot, en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune situé dans le Quercy sur l'axe Rodez-Brive (D840), c'est un carrefour très fréquenté.

Situation géographique et géologique[modifier | modifier le code]

Le Bourg est à la fois un carrefour routier et un carrefour géologique, en effet il se trouve à égale distance de Gramat et de Figeac d'une part et d'Assier et Lacapelle-Marival d'autre part. Mais il se situe aussi sur la limite géologique entre le causse de Gramat (sol calcaire) et le Ségala (sol acide). On rencontre donc de part et d'autre du village de hautes forêts de chênes et de châtaigniers, caractéristiques du Ségala et des taillis épars et chênes noueux et bas caractéristiques des paysages du Causse.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Francès au Bourg.

Le Francès aussi appelé ruisseau de Lasbories est une petite rivière issue des hauteurs du Ségala. Il traverse Rudelle puis passe au Bourg avant de disparaitre sous le causse aux "pertes de Francès", à Théminettes, après 20,2 km de cours aérien. C'est un affluent souterrain de l'Ouysse.

Article détaillé : Ouysse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Le Bourg est issu du latin de basse époque burgus. Ce nom désignait un lieu fortifié servant de refuge en cas d'alerte. Ensuite, ce nom désigna une agglomération[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque à la mémoire des victimes du 11 mai 1944.

En 1825, une partie du territoire de l'ancienne commune de Saint-Médard-la-Garénie a été rattaché au Bourg.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le à l'aube, le village est envahi et cerné par les soldats de la 2e division SS Das Reich. Les SS cherchent, jusque dans les fermes éloignées, les hommes valides âgés de 18 à 50 ans qui devront se rendre pour recensement sur la place de l'église. La salle de classe est vidée et transformée en salle d'opération. Jusqu'à l'arrivée d'une voiture à midi, les premières personnes interrogées sont relâchés. Ensuite, les suivantes sont retenues, puis à 15 heures elles sont chargés sur des camions et emmenées à Montauban[2].

Sur les treize hommes et femme déportés, quatre ne revinrent pas. Une plaque commémorative a été apposées sur l'église.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1797 Louis Ferluc    
1797 1799 Jean Carayrou    
1800 1813 Joseph Carbonel    
1814 1864 Jean Antoine Rochy    
1864 1871 Charles Henri Louis Rochy    
1871 1880 Louis Lacabane    
1880 1882 Jean Lagarrigue    
1882 1893 Louis Lacabane    
1893 1902 Jean Montbertrand    
1959 1971 Paul Bruel    
2001 en cours Christian Faure    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 312 habitants, en augmentation de 5,41 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
590 557 628 595 621 629 674 705 756
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
714 668 578 600 579 601 577 548 545
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
511 507 502 400 414 385 367 336 302
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
273 228 218 222 229 246 281 296 312
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au début du XXe siècle, Le Bourg comptait 545 habitants[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Saturnin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Saturnin.
Détail du portail de l'église.

L'église Saint-Saturnin du Bourg[9],[10] était à l'origine la chapelle d'un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac. Ce prieuré est à l'origine du bourg qui s'est développé le long d'une voie de communication entre Causses et Ségala.

Sa construction est estimée par étude archéologique au XIe/début du XIIe siècle. En effet, l'église est de style roman en croix latine avec tour carrée au-dessus du transept, possède un chœur avec abside et des voûtes hautes.

Le plan général du chœur et des chapelles avec le transept traduit l'origine monastique de l'église. On retrouve ce plan à Duravel, Saint-Pierre-Toirac et Carennac. 26 chapiteaux sculptés sont répartis dans les baies du chœur et les colonnes du transept. Sur les chapiteaux sont sculptés des décors d'entrelacs végétaux et de palmettes auxquels sont ajoutés des anges, des oiseaux et des animaux. Ce type de décor peut se retrouver das l'abbatiale Saint-Sauveur de Figeac, à Carennac et à Fourmagnac, mais aussi à l'abbatiale Sainte-Foy de Conques. Un seul chapiteau échappe à ce décor végétal.

Vers 1387, le prieuré est saccagé par des troupes anglaises. Les moines sont restés dispersés jusqu'en 1485.

La nef, comme le reste du prieuré, sont détruits vers 1562 par les protestants de Duras et de Bessonies, au cours des guerres de religion. L'église paroissiale Sainte-Madeleine est détruite et le village pillé. La paix revenue, ce qu'il reste de l'église Saint-Saturnin (Saint-Cernin) est restauré et sert d'église paroissiale. La nef ayant été détruite, le transept est fermé par un mur puis est percé d'une porte. L'analyse de l'architecture montre son originalité et les influences diverses - Berry, Auvergne, Rouergue - dues aux intervenants qui devaient être itinérants.

La charpente et la toiture sont réparées en 1771.

En 1874, l'Inspecteur général des Monuments historiques Boeswildwald donna une description de l'église et définit les travaux les plus urgents. Des relevés de l'architecture ont été faits par l'architecte Poussin en 1882. L'église est classée Monument historique en 1896. En 1906, l'église est restaurée par le service des Beaux-Arts. Ils refont les voûtes, reprennent la tour carrée du transept, refont charpente et toiture. La façade a été remplacée vers 1910. Le chemin de croix a été peint en 1936 par Charles Plessard, membre des Ateliers d'art sacré créés par Maurice Denis en 1919. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1986[11].

Grandes croix monolithiques[modifier | modifier le code]

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Moulin restauré[modifier | modifier le code]

Situé à proximité du Francès, un moulin actuellement restauré reste un témoin évident de l'activité passée de la bourgade, celui-ci est aussi un représentant classique de l'architecture quercynoise avec son pigeonnier à colombages.

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Château de la Rauze[modifier | modifier le code]

Le château de la Rauze, château du XVIIe siècle et XVIIIe siècle, inscrit depuis 14 novembre 1979[12] au titre des monuments historiques[13], propriété privée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

C'est au Bourg que vit jusqu'en 1875 Sophie Gauthié, femme Bouyou. Cette fermière laissera son empreinte dans l'histoire criminelle de l'époque : elle aurait en effet assassiné au moyen d'aiguilles sept de ses enfants avant qu'ils n'atteignent l'âge d'un an, ainsi que sa petite-fille. Avant son arrestation, elle tente de se suicider en usant du même procédé[14]. Condamnée à mort à Cahors le , Bouyou est guillotinée à l'âge de quarante-quatre ans, à l'aube du 4 janvier 1876, devant sa propre maison du Bourg, sous les yeux de 2 000 personnes. Elle est l'avant-dernière femme exécutée en public en France – la dernière le sera en 1887 –, et la dernière personne guillotinée dans le département du Lot[14]. L'histoire, comme tant d'autres affaires criminelles à cette époque, a donné lieu à des complaintes[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 107
  2. Gilbert Lacan, Figeac en Quercy : sous la terreur allemande, Paris, Union Amicale des Enfants de l'Arrondissement de Figeac, , 99 p. ([19-20 lire en ligne])
  3. « Les maires de Bourg (Le) », sur francegenweb.org,‎ (consulté le 1er août 2016).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Le Lot chapitre Routes - De Saint-Céré à Figeac p.285 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - (ISBN 2-7455-0049-X)
  9. Anne-Marie Pêcheur - L'église Saint-Saturnin du Bourg - pp.161-169, dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1993
  10. Marguerite Vidal, Jean Maury, Jean Porcher, Quercy roman, pp. 24, Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" n°10), La Pierre-qui-Vire, 1979
  11. « Église Saint-Saturnin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Château de la Rauze sur le site patrimoine de France
  13. « Château de la Rauze », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. a et b Sylvain Larue, « France 1871-1977 - Les têtes qui tombent », sur laveuveguillotine.pagesperso-orange.fr,‎ (consulté le 7 novembre 2009) : « La petite Élisa, sa fille, meurt à son tour dans les bras de sa grand-mère. L'autopsie permet de découvrir qu'on lui a enfoncé trois aiguilles (deux à repriser, une à tricoter) dans le corps, et l'aiguille à tricoter, brisée en deux, a perforé le cœur. [Elle est] soupçonnée du meurtre d'Élisa, [et] on réalise qu'aucun des sept autres enfants qu'elle a eu n'a dépassé son premier anniversaire ; l'autopsie du petit dernier, décédé le 15 avril à l'âge de 38 jours, permet de découvrir quatre aiguilles dans le corps ! »
  15. Dominique Cartery, Complaintes sur la femme aux aiguilles, Brive, Roche impr., [1875 ou 1876]. – En ligne sur Gallica.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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