Sonac

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Sonac
Sonac
L'hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Lacapelle-Marival
Intercommunalité Communauté de communes du Grand-Figeac - Haut-Ségala - Balaguier d'Olt
Maire
Mandat
Claudine Bessede
2014-2020
Code postal 46320
Code commune 46306
Démographie
Gentilé Sonacois
Population
municipale
83 hab. (2015 en augmentation de 5,06 % par rapport à 2010)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 50″ nord, 1° 51′ 38″ est
Altitude Min. 305 m
Max. 421 m
Superficie 7,34 km2
Localisation

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Sonac

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Sonac

Sonac est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Sonacois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Le village de Sonac se trouve entre deux grands axes : la D 840 reliant Brive à Rodez par Le Bourg et la D 802 reliant l'autoroute A20 à Figeac. Il est traversé par la D 25 allant du Bourg à Flaujac et la D11 conduisant à Assier au sud-est[2].

L'église de Sonac est éloignée de moins de 400 mètres de l'église de Saint-Simon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sonac[3]
Théminettes Rudelle
Saint-Simon Sonac[3] Le Bourg
Livernon Assier

Relief[modifier | modifier le code]

Petite route près du bourg.
Chemin près du Vic.

Les points les plus élevés de la commune de Sonac se trouvent au nord : lieux-dits le Vic (380 m), Mas de Gaffoulet (367 m), les Scapvals (365 m). Le paysage y est composé de verts pâturages bordés de haies. Une borne IGN au nord du lieu-dit le Vic se trouve au sommet d'une colline boisée à l'altitude 424 mètres[2].

Le bourg de Sonac se trouve sur une colline culminant à 379 mètres au niveau de l'église. Le ruisseau coule dans la vallée en contrebas en direction du sud-ouest 38 mètres plus bas. Il se dirige et se perd aux environs du lieu-dit les Igues (altitude 333 mètres). La D 11 et la voie ferrée séparent les verts terrains du Limargue de ceux plus arides du causse. Le plateau calcaire, faiblement ondulé et percé de dolines, s'étend au sud-ouest vers le Mousquié à des altitudes variant de 304 mètres à 329 mètres[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune de Sonac s'étend au nord-est sur les terrains les plus anciens du Limargue et au sud-ouest sur les calcaires du causse[4].

Prairie du Limargue au nord-est de Sonac.

En parcourant la commune du nord-est vers le sud-ouest par la route départementale 25, nous rencontrons les couches géologiques suivantes :

Le causse près du Mousquié.

Hydrogéologie et spéléologie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de Sonac.
Le lavoir près des Igues.

Les eaux qui traversent la commune de Sonac prennent leur source au nord au contact des terrains perméables et imperméables.

Le ruisseau de Sonac prend sa source dans la petite vallée qui prend naissance au sud du lieu-dit les Scapvals. L'exploitant agricole y a établi récemment un plan d'eau d'irrigation. Un autre petit bassin de retenue a été établi en contrebas du bourg. En période de crue, après un kilomètre de cours aérien, le ruisseau atteint et dépasse le lavoir du lieu-dit les Igues puis est capté par le causse.

Une station de pompage d'eau potable a été implantée au niveau du lieu-dit le Vic, en bordure de la D 25.

Jean Taisne a répertorié quatre cavités sur le causse : la grotte Delfour, l'igue de la Garenne, la grotte du Mousquié et la grotte du bois du Mousquié[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon J.-B. Champeval de Vyers, dans son livre Figeac et ses Institutions religieuses, le nom Sonac proviendrait de Soltenacum du nom de son fondateur romain : Soltenacus. Dans un acte daté du 23 août 838, Pépin Ier d'Aquitaine fait état des églises Saint-Étienne et Saint-Sigismond de Sonac appelé Solotenaco ou Soltenaco. Dans la bulle d'Eugène III de 1146, qui unit l'église du village à celle de Figeac, Sonac est nommée Solnaco. Par contraction, ce toponyme donna Sonac[6].

Selon Gaston Bazalgues, le toponyme Sonac est basé sur l'anthroponyme Sunna, peut-être un mercenaire germanique Ansoaldus devenu citoyen romain. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes[7],[8].

Paléontologie[modifier | modifier le code]

En 1970, un gisement paléontologique du quaternaire fut découvert dans la grotte Delfour et étudié par le paléontologue Michel Philippe. La faune se composait : d'ours de Deninger, d'Homotherium, d'Elephantidae, d'Equus sussenbornensis, de Dama clactoniana et de Bovidae.

La datation par le carbone 14 ne fut pas possible, mais la faune en présence se rapprochait de celle des couches 13 et 14 de la grotte de Nauterie à La Romieu, datée du début du pléistocène moyen[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Contrairement à sa voisine Saint-Simon, qui possède deux grottes occupées par les hommes préhistoriques et des dolmens, la commune de Sonac ne possède que peu de vestiges de son lointain passé. Près du chemin, dans les environs du lieu-dit le Mousquié, à environ deux kilomètres au sud-ouest de Sonac, il fut trouvé un couteau ou racloir en pierre polie[6].

Époque gauloise et romaine[modifier | modifier le code]

Vers -1000, les Celtes ou Gaulois s'imposent sur le territoire de Sonac. Ensuite, après le siège d'Uxellodunum en -51, la région fut occupée par les Romains qui construisirent des routes et des villae[6].

Au nord du territoire actuel de la commune, passait la voie romaine reliant Périgueux à Rodez en passant par Gramat, Théminettes et le Mas de la Planque (selon Armand Viré). Au sud, une autre voie de moindre importance suivait l'actuelle D 11 vers Assier. Des fragments de tuiles gallo-romaines à rebord d'origine (tegulae) et creuses (imbreces) furent découvertes dans le champ de M. Bayard à deux cents mètres au sud-ouest de l'emplacement du château (selon M. René Mennevée). Non loin de là, en septembre 1988, furent trouvées deux meules de moulin à grains[6] :

  1. une meule supérieure (catillus) de moulin gaulois de 40 cm de diamètre ;
  2. une meule dormante (meta) de 60 cm de diamètre, en grès siliceux très dur, finement polie, de facture gallo-romaine soignée.

Période troublée[modifier | modifier le code]

Après trois siècles de paix romaine, la région subit les invasions barbares : les Vandales et Wisigoths au Ve siècle. Ensuite les Francs avec pour roi Clovis battirent les Wisigoths à la bataille de Vouillé en 507 et occupèrent le Quercy.

Les troupes d'Abd al-Rahman pillèrent la région lors de leur déplacement vers le nord, puis à leur retour après leur défaite à la bataille de Poitiers en 732. Vers 760, le pays dut encore subir les guerres entre le duc d'Aquitaine Waïfre et le roi des Francs Pépin le Bref.

Les seigneurs de Sonac[modifier | modifier le code]

Les premiers seigneurs de Sonac furent peut-être les Barasc de Béduer ou de Thémines qui firent construire le petit château aux alentours du XIIe siècle. Une description de 1741 faisait état d'une tour carrée de 7 à 8 mètres de côté entourée d'un large fossé. À la fin du XIIIe siècle, les terres de Sonac appartenaient à un Barasc de Thémines qui en tenait possession de la veuve de Raoul de Sonac chevalier en 1297. Un testament de 1339 mentionne le chevalier Rodolphe de Sonac[6].

Les seigneurs de Corn[10] :

  • Sanchon Ier de Corn, chevalier, seigneur de Corn et d'Anglars, né vers 1200 descendait des Barasc de Béduer. Par son mariage avec Bertrande d'Anglars, il devint seigneur d'Anglars, de Corn et de Sonac. Il rendit hommage à Bertrand II de Cardaillac[11] pour ses biens d'Anglars, qu'il suivit lors de septième croisade de 1248. Son blason : d'azur à deux cors de chasse d'or, liés, enguichés et virolés de gueules, au chef bandé d'argent et de gueules de six pièces[12], Sanchon Ier mourut en 1260, fut le père deux fils : Pierre, Guillaume et une fille : Esclarmonde.
  • Pierre de Corn alias de Béduer, damoiseau puis chevalier, co-seigneur de Corn et d'Anglars, fils ainé du précédent, héritier de sa mère en 1262, fit hommage à Bertrand II de Cardaillac en 1287 pour ses biens d'Anglars, eut trois fils : Sanchon II, Bertrand et Cidon, mort vers 1289.
  • Sanchon II de Corn, damoiseau puis chevalier, co-seigneur de Corn et d'Anglars, reçut des reconnaissances féodales dès le , mourut avant février 1335.
  • Sanchon III de Corn, fils aîné du précédent, damoiseau puis chevalier, co-seigneur de Corn et d'Anglars, épousa vers 1320 Douce de Béduer morte en 1339, fit hommage le à Hugues de Cardaillac. En 1339, il combattit les Anglais en Gascogne dans l'armée de Philippe de Valois. Il se remaria en 1342 à Sybille de Saint-Géry, eut deux garçons : Sanchon IV, Pierre et deux filles : Sybille ou Sébélie et Marguerite religieuse à l'Hôpital-Beaulieu en 1386. Sanchon mourut en 1348.
  • Sanchon IV de Corn, fils aîné du précédent, damoiseau, seigneur du château de Corn et d'Anglars et de Sonnac. Il épousa en 1367 Marguerite de Cadrieu et par ce mariage devint seigneur principal de Sonac. Il lui est rendu hommage le . Il combattit les Anglais et mourut vers 1390 laissant son fils ainé Sanchon V mineur et une fille : Elisabeth.
  • Sanchon V, damoiseau, seigneur de Corn et Sonac, co-seigneur d'Anglars. Il rendit hommage à Géraud de Bérail le seigneur de Livernon, pour ses droits sur Anglars. Le , il vendit des droits sur Corn dont ceux sur le château au profit des neveux de Douce de Béduer : Raymond et Guillaume de Béduer. par transaction du . Il épousa Saure de Narbone, fille du seigneur de Sénaillac dont il eut deux garçons : Guisbert seigneur de Corn d'Ampare et Déodat (Dieudonné) branche de Corn et Sonac et une fille : Gaillarde. Il ne vivait plus au .
  • Déodat de Corn, co-seigneur de Corn et de Sonnac, seigneur d'Anglars. Le , Déodat conclut un accord avec Guisbert de Corn à propos de biens situés à Sonac, acte du . Il participa à la fin de la guerre contre les Anglais. Il fit son testament le . Il avait épousé Anne de Garnier dont il eut huit fils et quatre filles.
  • Sanchon VI, fils ainé du précédent, écuyer, co-seigneur de Corn et de Sonnac. Il épousa par acte du Antonie de la Roque Toirac qui lui apporta une autre partie de Sonac. Il fit son testament le .
  • Sanchon VII, seigneur de Corn et de Sonnac, avait épousé Rose de Melet en 1502 et mourut en 1520.
  • Jean de Corn, troisième fils du précédent, seigneur de Corn et de Sonnac. Il combattit avec Henry II contre les Anglais et l'Espagnol lors des batailles de Saint-Quentin et de Calais en 1557. Il se convertit au protestantisme et participa aux Guerres de religion.
  • Louis de Corn, mentionné dans un acte du en copie dans le livre de Jean Labanhie[6]
  • Théodose de Corn, seigneur de Corn et de Sonnac, épousa Françoise de Lentillac en 1591 au château de Corn.

Des seigneurs de Corn au seigneurs de Lostanges[6] :

  • Leur fille, Catherine de Corn, dame de Sonac, Corn, Goudou et d'autres places, se maria en 1606 avec Louis Ricard de Gourdon de Genouillac. Ils eurent un fils et une fille : Louis de Vaillac, seigneur de Sonac et d'autres places qui décéda le . Sa sœur Françoise de Genouillac-Vaillac se maria au château de Sonac, en 1636, avec Jean-Louis de Lostanges. Après la mort de Catherine de Corn le , les seigneurs n'habitèrent plus le château. Le Françoise de Genouillac-Vaillac, comtesse de Béduer.
  • Jean-Margarit de Lostanges, quatrième fils de Jean-Louis de Lostanges, baron de Felzins, seigneur du Cuzac, devint seigneur de Sonac en 1671 par son mariage avec Marguerite de Corn-Ampare, dame héritière de Sonac. Il mourut en 1691.
  • Jean-Francois de Lostanges son fils hérita et se maria en 1711 avec noble dame de La Roche.
  • Louis de Lostange, petit-fils de Jean-Louis, lui succéda et mourut sans héritier, son frère Jean-Louis hérita.
  • Jean-François-Joseph de Lostanges-Cuzac, arrière-petit-fils de Jean-Margarit fut l'héritier choisi et se maria en 1769. Par la suite, le château fut vendu au sieur Lacarrière-de-Labro qui ne l'habita pas.

Guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

Le , lors de son second mariage, Aliénor d'Aquitaine apporta en dot à Henry de Plantagenet le duché d'Aquitaine. Devenu roi d'Angleterre en 1154, Henry envahit le Quercy. Cette première guerre de Cent Ans se termina avec le traité de Paris (1259). Une partie du Quercy passa sous l'autorité des Anglais, mais les limites furent mal précisées. En 1286, l'arrangement entre Philippe le Bel et Édouard Ier d'Angleterre précisa que Sonac dépendait du roi de France alors que sa voisine Assier fut coupée en deux par la ligne de démarcation[6].

En 1356, puis 1366, les Anglais traversèrent Sonac pour aller s'établir dans la région de Cardaillac et Fons. De là, ils dévastèrent Issepts et Sonac. En 1369, après la rupture du traité de Brétigny, les compagnies anglaises pillèrent à nouveau Sonac. Sanchon IV, seigneur de Sonac, les combattit au sein de la ligue d'Armand de Barasc, seigneur de Béduer. Après la prise de Figeac le par les anglais menés par Bertucat d'Albret et Bernardon de la Salle[13], ces derniers enlevèrent Corn et Sonac en 1377, puis repartirent en 1379 contre le versement d'une indemnité grâce à une série de traités négociés par le comte Jean III d'Armagnac[6].

Les Anglais revinrent à la mort de Bertrand du Guesclin en 1380. De 1382 à 1385, ils occupèrent Assier, le Bourg, Rudelle et Anglars. Le capitaine Bertrand de Basserat (nommé aussi Bertro de Besanat) tenait garnison dans la tour de Marot au lieu-dit la Garenie d'Assier. Depuis ce lieu, il pillait les récoltes et rançonnait les habitants de la région dont ceux de Sonac toute proche. Le , après négociation avec le comte Jean III d'Armagnac, les chefs de bandes le suivirent en Italie, mais Bertrand de Basserat continua de ruiner la région jusqu'en 1395, date de son départ pour l'Espagne. Ce n'est qu'en 1441 que le Quercy fut débarrassé des Anglais. La population avait alors fortement diminué à la suite des dévastations, des exodes et de la peste de 1348. Pour repeupler le territoire, les seigneurs de Sonac consentirent à des acensements perpétuels aux colons venus d'Auvergne et de Rodez[6].

Les guerres de religion[modifier | modifier le code]

À partir de 1550, de nombreux seigneurs du Quercy comme Jean de Corn, seigneur de Sonac, se convertirent au protestantisme. Le lieu de rassemblement des protestants se situait dans la place voisine d'Assier, fief de Jeanne de Ginouillac. Les habitants de la région eurent à souffrir des rivalités entre les seigneurs protestants et catholiques qui se traduisaient par des demandes de rançon, des pillages, des incendies et des assassinats. Ces actions étaient menées par les capitaines des deux partis[6] :

En 1562, Marchastel et Bessonies passérent par Sonac après le pillage de Rocamadour et de la région du Ségala. En 1573, Jean de Lascazes organisa une expédition nocturne à la tête de 200 hommes contre Jean de Corn seigneur de Sonac. Ce dernier réussit à s'échapper avec les siens par un souterrain de son château de Sonac. Il alla se réfugier dans le fort d'Anglars dont il était aussi le seigneur. Les combats cessèrent à la signature de l'Édit de Nantes en 1598. Les combats reprirent ensuite à la révocation des clauses militaires. Sonac fut à nouveau dévastée et toute la région était en friche et les soldats du roi n'y trouvait plus de ravitaillement[6].

En 1988, M. Pinquié découvrit, à 50 mètres de l'emplacement du château, un boulet de canon de cette époque, de forme sphérique en basalte mesurant 61 mm de diamètre et pesant 329 grammes[6].

Période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, un cahier de doléances fut ouvert pour Sonac le 1788. Les habitants y réclamaient la suppression des droits féodaux. La loi du 4 mars 1790 rattacha Sonac au canton de Livernon. Des troubles graves survinrent dans les communes[14]. En février 1791, le château fut sauvé de l'incendie, mais il fut une nouvelle fois en flammes en 1792. Le partage des biens communaux fut effectué le et les ruines du château furent réparties et il fut démoli. Ses pierres furent utilisées pour bâtir deux maisons et une grange.

À partir de 1795, un climat d'insécurité régnait sur la région. Des malfaiteurs pénétraient dans les maisons, et rançonnaient leurs occupants, les jeunes gens s'affrontaient avec ceux de Saint-Simon en utilisant des armes à feu principalement lors des fêtes votives, les municipalités se lancèrent des procès à propos des chemins vicinaux[6].

Le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Sous le Premier Empire, Sonac dut fournir des hommes (dont certains ne revinrent pas) et de l'avoine pour nourrir les chevaux des troupes impériales. Les familles de quatre insoumis durent héberger des soldats en représailles.

Le , le maire Raymond Thinières fit un discours lors de la chute de Napoléon, le public cria Vive le Roi ! et le drapeau blanc fut installé sur le clocher. Le , une garde nationale de 24 hommes fut constituée à Sonac[6].

Passé récent[modifier | modifier le code]

Le après la chute de Charles X et à l'avènement de Louis-Philippe Ier, « roi des Français », le drapeau tricolore flotta de nouveau sur l'église.

Guerres[modifier | modifier le code]

Plusieurs jeunes gens de Sonac furent enrôlés pour la guerre de 1870. Pierre Pleimpon y laissa la vie à l'âge de 28 ans. Lors de la première Guerre mondiale, neuf hommes de Sonac perdirent la vie de 1914 à 1918. Leurs noms sont gravés sur une plaque de marbre à l'intérieur de l'église. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Ernest Pechmalbec mourut au combat et trois familles venant du nord de la France se réfugièrent à Sonac de 1940 à 1945. Le , un maquisard poursuivi par les Allemands traversa le village. Les soldats allemands de la 2e division SS Das Reich, à sa recherche, fouillèrent les maisons du village[6].

École[modifier | modifier le code]

Le , les maires de Sonac, Assier, et Saint-Simon évoquent, mais sans suite, la possibilité de créer une école à Assier et de la financer au prorata de leur nombre d'habitants. Les et , le conseil municipal refuse la création d'un poste d'instituteur au vu du faible nombre d'enfants et de l'impossibilité de lui trouver un logement.

À la suite de la loi Guizot, le conseil municipal décide le d'ouvrir une école primaire. La première institutrice est Hélène Latapie. Les frais de scolarité s'élèvent à 75 centimes par mois pour ceux qui apprennent la lecture et l'écriture et 1 franc pour ceux qui optent en plus pour l'arithmétique. Six enfants pauvres y étaient reçus gratuitement. Après 1842, l'école est installée dans le bâtiment servant actuellement de mairie. Vers 1890, l'école devint mixte.

En 1842, l'effectif s'élevait à 20 élèves, puis baissa entre 6 et 12 jusqu'en 1939. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les enfants des réfugiés grossirent les effectifs. En 1965, l'école ferma et les 6 derniers élèves furent regroupés à Saint-Simon[6].

Électricité[modifier | modifier le code]

Le , sous l'impulsion de son maire Charles Besombes, la commune de Sonac adhéra au syndicat d'électrification rurale de Figeac. L'électricité arriva au bourg en 1931 et 1932. L'éclairage public fut installé en 1933. Les hameaux furent alimentés en 1940 et 1941[6].

Eau potable[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XXe siècle, les habitants s'approvisionnaient en eau potable à la source de la Font grand, à la fontaine de Rhodes et grâce à de nombreux puits publics et privés et grâce à des citernes recueillant l'eau des toitures. L'adduction d'eau potable fut réalisée de 1962 à 1964[6].

Activités de la population[modifier | modifier le code]

La population de Sonac a toujours été composée principalement de cultivateurs éleveurs de brebis. On comptait jusqu'au siècle dernier : un notaire, un géomètre, un tisserand, un cabaretier, un menuisier-charron, un charpentier, un maçon et un entrepreneur en battage[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires ou en faisant fonction successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2014 Jean-Pierre Calmon   Maire
1977 1989 André Costes   Maire
(Tableau version 11/11/2006)

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Sonac[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Sonac s'établit à 68 000 € en dépenses et 85 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 51 000 € de charges (626 € par habitant) pour 84 000 € de produits (1 031 € par habitant), soit un solde de 33 000 € (405 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des achats et charges externes[Note 3] pour un montant de 23 000 € (45 %), soit 287 € par habitant, ratio supérieur de 26 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (227 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 212 € par habitant en 2010 et un maximum de 340 € par habitant en 2012 ;
  • la plus grande part des recettes est constituée de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 4] pour 28 000 € (33 %), soit 351 € par habitant, ratio supérieur de 50 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (234 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 337 € par habitant en 2010 et un maximum de 351 € par habitant en 2013.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Sonac[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une somme de 14 000 € (82 %), soit 172 € par habitant, ratio inférieur de 62 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (452 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 79 € par habitant en 2009 et un maximum de 534 € par habitant en 2010 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour une valeur totale de 3 000 € (18 %), soit 36 € par habitant, ratio inférieur de 48 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (69 € par habitant).

Les ressources en investissement de Sonac se répartissent principalement en[A2 4] :

L'endettement de Sonac au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour une valeur totale de 29 000 €, soit 362 € par habitant, ratio inférieur de 29 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (512 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio diminue de façon continue de 515 € à 362 € par habitant[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour 4 000 €, soit 54 € par habitant, ratio inférieur de 39 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (88 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 53 € par habitant en 2010 et un maximum de 55 € par habitant en 2012[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une valeur totale de 33 000 €, soit 405 € par habitant, ratio supérieur de 69 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (239 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 59 € par habitant en 2011 et un maximum de 405 € par habitant en 2013[A2 6]. La capacité de désendettement est de moins d'un an en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum en 2013 et un maximum d'environ 7 années en 2011.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2015, la commune comptait 83 habitants[Note 11], en augmentation de 5,06 % par rapport à 2010 (Lot : -0,67 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
298309281266276266284292263
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
261246234235200177183212175
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
17815713813513413211710596
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 -
8469746980798183-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

1740 1750 1775 1781
360335321328
Sources : avant 1793 : Labanhie[6]

Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Infrastructure[modifier | modifier le code]

Les deux circuits de randonnée de Sonac.

Sonac ne possède plus d'écoles. Les plus jeunes enfants sont dirigés vers les établissements scolaires maternelles et primaires d'Assier. Les collégiens sont dirigés vers le collège de Lacapelle-Marival.

Internet haut débit sera accessible dans la commune le 6 décembre 2012. Sonac possède une salle des fêtes et un comité d’animation et de loisirs.

Deux circuits de randonnée, démarrant à la mairie, permettent de parcourir les sentiers et découvrir les curiosités de Sonac :

  • un de 3 kilomètres, une heure de marche fait découvrir le Limargue au nord-est ;
  • un de 10 kilomètres, quatre heures fait découvrir le causse au sud.

Santé[modifier | modifier le code]

Les hôpitaux les plus proches de Sonac sont situés à Figeac (23 km, 25 minutes par la D 653 et D 840) et à Cahors (60 km, 1 heure par la D 653).

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture constitue la principale activité économique de Sonac. Quelques gites ruraux accueillent les touristes. Sonac n'héberge plus de commerçants ou d'artisans[19].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Vue du clocher de l'église de Sonac

L'église Saint-Étienne de Sonac est mentionnée dès 1146 comme dépendance du chapitre de Figeac. Le , l'évêque de Cahors Sicard de Montaigu la donna à l'Hôpital Beaulieu d'Issendolus.

C'est une construction de style roman avec une voûte de plein cintre reposant sur des murs latéraux renforcés par des contreforts. Une ligne horizontale de pierres brisées est visible sur la façade. Ces pierres se terminaient probablement par des têtes de saints et avait été brisée par les protestants au XVIe siècle. Le clocher qui menaçait de s'effondrer fut reconstruit sur décision du conseil municipal le . Les lauzes de la toiture furent remplacées par des ardoises d'Angers plus légères en 1936. L'église était autrefois entourée d'un vaste cimetière sur lequel ont été construites les maisons actuelles du bourg. Il reste de vieilles tombes dans l'enceinte[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Sonac. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Le poste « achats et charges externes » regroupe les achats non stockés de matières et fournitures (eau, énergie...), le petit matériel, les achats de crédits-bails, les locations, primes d'assurances...
  4. Les « dotations globales de fonctionnement » désignent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivités territoriales.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Sonac.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les comptes des communes - Sonac : chiffres clés », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 11 août 2015).
  2. « Les comptes des communes - Sonac : opérations de fonctionnement », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 11 août 2015).
  3. a et b « Les comptes des communes - Sonac : fiche détaillée », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 11 août 2015).
  4. a et b « Les comptes des communes - Sonac : opérations d'investissement », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 11 août 2015).
  5. a et b « Les comptes des communes - Sonac : endettement », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 11 août 2015).
  6. « Les comptes des communes - Sonac : autofinancement », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 11 août 2015).

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.habitants.fr/
  2. a, b et c Carte IGN 2237 Ouest - Lacapelle-Marival - 1/25000
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Hydrogéologie du département du Lot et des Causses du Quercy - Carte au 1/100000e avec fond topographique de l'IGN - Dressée par J.C. Soulé, J. Astruc et R. Vernet - Éditions BRGM
  5. Jean Taisne, Contribution à un inventaire spéléologique du Département du Lot, Labastide-Murat, Comité Départemental de Spéléologie du Lot (CDS46), , 363 p. (ISBN 2-9509260-1-0)
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x Jean Labanhie, Sonac en Quercy : Monographie historique, Bayac, Éditions du Roc de Bourzac, , 94 p. (ISBN 2-87624-025-4)
  7. Gaston Bazalgues, « Les noms des communes du Parc », Les cahiers scientifiques du Parc naturel régional des Causses du Quercy, vol. 1,‎ , p. 115 (lire en ligne).
  8. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 124.
  9. CDS46, Philippe et Al., « Les cavités du Lot et la paléontologie du quaternaire : Les gisements du causse de Gramat », Bulletin du Comité Départemental de Spéléologie du Lot (CDS46), no 7,‎ , p. 9 (ISBN 2-9509260-2-9)
  10. Jean-Baptiste-Pierre de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, vol. 9, Paris, (lire en ligne), « DE CORN - Seigneurs de Corn, d'Anglars, de Sonnac, etc. », p. 1-16
  11. Erreur sur Bertrand II : mort entre 1236 et 1250 sur page Famille de Cardaillac.
  12. Charles Gavard, Galeries historiques du palais de Versailles, t. 6, Paris, Imprimerie royale, 1839-1848, 528 p. (lire en ligne), II, p. 316
  13. Paul Durieu, Les Gascons en Italie : Études historique, Auch, , 281 p. (lire en ligne), p. 110
  14. Francois-Alphonse Aulard, La Révolution Française et le Régime Féodal, Paris, , 286 p. (lire en ligne), p. 138
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. Insee, « Sonac - Évolution et structure de la population » [PDF], sur statistiques-locales.insee.fr, (consulté le 5 mai 2010)
  20. Association Guillaume de Sonnac, « Introduction aux études sur Guillaume de Sonnac », sur guillaumedesonnac.com (consulté le 1er mai 2010)
  21. La Dépêche du Midi, « Sonac. Le village a rencontré son passé », sur ladepeche.fr, (consulté le 3 mai 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]