Bièvre (affluent de la Seine)

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La Bièvre
La Bièvre à Fresnes.
La Bièvre à Fresnes.
Caractéristiques
Longueur 34,6 km [1]
Bassin 200,5 km2 [réf. nécessaire]
Bassin collecteur la Seine
Débit moyen 0,2 m3/s [réf. nécessaire]
Organisme gestionnaire SIAVB ou syndicat de la Bièvre[2]
Régime pluvial océanique
Cours
Source dans le quartier de Bouviers
· Localisation Guyancourt
· Altitude 159 m
· Coordonnées 48° 46′ 49″ N 2° 02′ 56″ E / 48.7803, 2.0489 (Source - La Bièvre)
Confluence la Seine
· Localisation Paris 13ème 12ème et 5ème
· Altitude 37 m
· Coordonnées 48° 50′ 42″ N 2° 21′ 59″ E / 48.845, 2.3663 (Confluence - La Bièvre)
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche la Sygrie
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Paris, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne
Régions traversées Île-de-France
Principales localités Paris

Sources : SANDRE:« F70-0400 », Géoportail

La Bièvre est une rivière qui prend source à Guyancourt et qui se jette dans le collecteur principal des égouts de Paris.

La Bièvre se jetait autrefois dans la Seine à Paris (au niveau de la gare d'Austerlitz) après un parcours de 33 km[1] dans les départements des Yvelines, de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et de Paris[1].

Depuis 1912, la Bièvre, qui était jusqu'alors la deuxième rivière parisienne et courait à travers les 13e et 5e arrondissements, est recouverte sur toute la longueur de son parcours urbain.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Elle tire peut-être son nom du latin biber, bièvre, désignant jadis le castor, disparu au XIIIe siècle dans ce secteur, mais beber signifie aussi : de couleur brune, comme ses eaux. En 1787, la dénomination de cette rivière était « ruisseau des Gobelins », comme c'est indiqué sur la carte du Plan d'Intendance de Guyancourt[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

De 34,6 km de longueur[1], la Bièvre prend source dans le quartier de Bouviers à l'ouest de Guyancourt à 159 m d'altitude.

Elle conflue dans la Seine à Paris au croisement des trois 13e arrondissement de Paris, 12e arrondissement de Paris, 5e arrondissement de Paris, à 37 m d'altitude.

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Dans les cinq départements de Paris, les Yvelines, l'Essonne, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne, la Bièvre traverse les dix-huit communes[1] suivantes, de l'amont vers l'aval, de Guyancourt (source), Buc, Les Loges-en-Josas, Jouy-en-Josas, Bièvres, Igny, Verrières-le-Buisson, Massy, Antony, Fresnes, L'Haÿ-les-Roses, Cachan, Arcueil, Gentilly, 14e arrondissement de Paris, 5e arrondissement de Paris, 13e arrondissement de Paris, 12e arrondissement de Paris (confluence).

Bassin versant[modifier | modifier le code]

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

Depuis plusieurs années, un projet de renaissance de la Bièvre est porté par de nombreux acteurs, associatifs, intercommunaux ainsi que par le conseil régional d'Île-de-France qui a créé le syndicat mixte « Bièvre, rivière d'Île-de-France ».

La Bièvre hors Paris[modifier | modifier le code]

Les étangs de La Minière à Guyancourt, alimentés par la Bièvre.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Bièvre, alors déjà fortement modifiée par l'homme (curage, réfection des berges, etc.) est plusieurs fois évoquée dans la jurisprudence des années 1700 concernant les eaux et forêts[4].

Le 26 fructidor de l'an III (12 septembre 1795), Oberkampf s'est porté acquéreur de l'ancienne ferme royale de Bouviers à Guyancourt, son objectif étant de contrôler la qualité des eaux de la Bièvre dont la source se trouvait sur les terres de cette ferme. Jusqu’au XVIIe siècle, les terrains en aval de la source de la Bièvre étaient des zones marécageuses. La carte de Cassini ne mentionne pas les étangs ; seul le tracé de la Bièvre apparaît[5]. Un premier étang, dénommé étang de la Minière, apparaît sur le plan d'intendance de la paroisse de Guyencourt en 1787[6]. Les étangs se construisent au fil du temps. Les problèmes de l'envasement des étangs et de l'entretien des berges et des digues sont permanents. Par exemple en 1819, le Conseil de salubrité de Paris, présidé par le préfet, confie une étude à monsieur Pariset afin de rechercher les causes des basses eaux permanentes de la Bièvre dans Paris. Celui-ci indique dans son rapport[7] :

« On ne peut nier que, dans ses parties supérieures, le lit de la Bièvre ne soit fort négligé. Depuis sa première source jusqu'au village de Buc, […] ce lit est bourré d'une prodigieuse quantité d'herbages grossiers et parasites, qui consomment par leur végétation un volume d'eau considérable. […] Dans toute la vallée du Moulin-Renard, il y a des portions de terrain noyées, des fondrières, des marais, où l'eau qui les forme séjourne en pure perte. […] par les crevasses qui se sont faites dans les berges, l'eau fuit de son lit […]. »

En 1879, la batterie du Ravin de Bouviers est construite au sommet du ravin de Bouviers surplombant la vallée de la Bièvre. La batterie est implantée dans l'actuelle forêt de Versailles en limite du secteur militaire de Satory. La batterie est construite sur l'emprise de l'aqueduc situé entre l'étang de Saint-Quentin et Versailles. Certaines traverses s'appuient sur les structures de l'aqueduc.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

La Bièvre traverse quinze communes[1] : Guyancourt, Buc, Les Loges-en-Josas, Jouy-en-Josas, Bièvres, Igny, Massy, Verrières-le-Buisson, Antony, Fresnes, L'Haÿ-les-Roses avec son moulin conservé[8], Cachan, Arcueil, Gentilly, et Paris.

On peut identifier deux tronçons :

En 2003, Fresnes finance la création du parc des Prés de la Bièvre[10] qui permet de mettre au jour un tronçon de 200m de la Bièvre pour un coût de construction d'un demi-million d'euros[11].

Durant l'automne 2010, une consultation est organisée à Arcueil et Gentilly par le Conseil général du Val-de-Marne, portant sur la reconstitution du lit naturel de la Bièvre, afin de la faire réapparaître partout où cela sera possible[12].

En 2016, un nouveau tronçon de 600 m est ouvert le long de l'avenue Flouquet à L'Haÿ-les-Roses.

La Bièvre et Versailles[modifier | modifier le code]

Afin d'alimenter en eau les nombreuses fontaines du château de Versailles, les ingénieurs puisèrent l'eau de la Seine par la machine de Marly, et captèrent les eaux de ruissellement du plateau de Saclay, qui se jetaient auparavant dans la Bièvre, et l'amenèrent à Versailles par l'aqueduc de Buc.

Le Syndicat de l'Yvette et de la Bièvre (SYB) envisage, en accord avec le SIAVB, de restaurer les rigoles d'alimentation de l'aqueduc, afin de réalimenter les fontaines de Versailles par les eaux pluviales du plateau de Saclay, afin de limiter les risques d'inondation dans la vallée de la Bièvre[13].

Affluents[modifier | modifier le code]

La Bièvre reçoit successivement les affluents suivants :

  • le ru Saint-Mard, ou ru de Saint-Marc[14] (rive droite)
  • la Sygrie (rive gauche, à Bièvres)
  • le ru de Vauhallan (rive droite, à Verrières-le-Buisson)
  • le ru des Gains (rive droite)
  • le ru des Godets (rive gauche, à Antony)
  • le ru de Rungis (rive droite, à Fresnes) ; il reçoit lui-même le ru des Glaises
  • le ru de Morteaux, lui-même issu du ru d'Aulnay et du ru de Chatenay (rive gauche, à Antony)
  • le ru des Blagis (rive gauche, à L'Haÿ-les-Roses).

La Bièvre dans Paris[modifier | modifier le code]

La Bièvre, en 1867, se jette dans la Seine un peu en amont du pont d'Austerlitz

Géomorphologie[modifier | modifier le code]

Dans Paris, la Bièvre suivait au Néolithique[15] l'actuel cours de la Seine entre le pont d'Austerlitz et le pont de l'Alma ; la Seine, elle, à cette époque suivait la ligne des grands boulevards, puis l'avenue Matignon et l'avenue Montaigne. Vraisemblablement lors de crues successives, la Bièvre approfondit son lit actuel, et le bras mort qui clôturait le Marais fut progressivement comblé et le confluent actuel de la Bièvre et de la Seine se forma à l'est de la montagne Sainte-Geneviève, dans un marais rive gauche occupant l'emplacement actuel du Jardin des Plantes et de l'hôpital de la Salpêtrière, marais qui donna probablement son nom au Lucotèce issu de Lucotetia, signifiant marais en gaulois. Ce marais se comblera peu à peu par des accumulations successives d'alluvions ; mais le quartier de la gare d'Austerlitz est toujours réputé inondable.

La Bièvre détournée par les moines de Saint-Victor, pour alimenter le moulin et arroser leurs terres, au Xe ou XIIe siècle (plan de Bâle, ~1550).

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce marais rive gauche est peut-être celui dont Titus Labienus parle dans sa tentative de conquête de Lutèce (52 avant notre ère), hypothèse depuis longtemps discutée (en 1852 par Quicherat par exemple[16]).

Au XIIe siècle, venant de Saint-Médard, la Bièvre traverse le faubourg Saint-Marcel et les terres de l'abbaye de Sainte-Geneviève, serpente au milieu de marais (entre la rue Poliveau et la rue Buffon actuelles) et se jette dans la Seine au niveau du pont d'Austerlitz.

Au XVe siècle, dans la nuit du 8 au 9 avril 1579, une brutale crue de la Bièvre, ultérieurement qualifiée de « déluge du faubourg Saint-Marcel », emporte douze bâtisses, noie des dizaines d'habitants surpris dans leur sommeil, et endommage gravement le domaine de Nicolas Houël, herboriste, pharmacien et philanthrope. Pendant cette crue, l'eau monta de 4 à 5 mètres, atteignant le deuxième étage des maisons[17]. Outre le fait que l’on ait construit en zone inondable, cette crue peut être due à la rupture d’anciens dépôts sédimentaires meubles antérieurement retenus par les barrages des bièvres, qui, jusqu’à leur disparition aux XIIe ‑ XIIIe siècles, ont dû peupler (et peut-être créer) les larges marais de Guyancourt[18]. Ces marais ont été remplacés au siècle suivant par les étangs de La Minière, créés à partir du XVIIe siècle par Colbert pour alimenter le parc de Versailles et réguler les crues de la rivière[19]. Quant aux bièvres, autrefois abondants dans une grande partie de l’Eurasie, ils ont été chassés depuis l'antiquité (pour leur fourrure, leur castoréum et leur viande) : dans les régions densément habitées et cultivées de France, ils ne sont plus signalés après les XIIe ‑ XIIIe siècles.

L'arche qui permettait à la rivière de franchir l'enceinte de Philippe Auguste

La Bièvre a été détournée dès le XIIe siècle de son cours naturel au niveau de l’actuel Jardin des Plantes pour alimenter l’ancienne abbaye Saint-Victor, sur la « terre d'Alez ». L’exutoire principal de la rivière se trouvait alors rue de Bièvre (Paris 5e), grâce à ce « canal des Victorins ». Celui-ci n’a jamais complètement tari le cours naturel, aboutissant par la rue Nicolas-Houël à l’actuelle place Valhubert, estuaire d’origine. Progressivement comblé (à mesure que le cours naturel retrouvait son débit, de toute façon modeste), le « canal des Victorins » suivait l’allée Jeannel du « clos Patouillet »[20]), classé, avec l'ensemble des bâtiments, monument historique le 24 mars 1993[21], l’allée des Becquerel et le jardin alpin dans le Jardin des Plantes, passait sous le ponceau de la rue du Ponceau (ultérieurement rue de Seine, aujourd'hui Cuvier), puis suivait le fossé ouest du campus de Jussieu jusqu’à la rue du Cardinal-Lemoine. L'Arche de l'enceinte de Philippe Auguste lui permettait de franchir la muraille. Elle existe toujours (visite un mercredi par mois) sous le bureau de poste sis au coin de la rue des Écoles, à –10 m, altitude 17 m, ce qui donne une idée de l’érosion de la montagne Sainte-Geneviève en cinq siècles[22]. Là, le tracé faisait un angle droit au niveau de l’actuelle église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, suivait l’actuelle rue des Bernardins, tournait encore à angle droit à l’entrée de la rue de Bièvre pour se jeter dans la Seine aux « Grands Degrés », face à l’archevêché.

Dès 1860 débute par souci d'hygiène la couverture de la Bièvre.

La partie amont de la rivière fut, elle, progressivement canalisée et recouverte, car elle suscitait moult plaintes et récriminations contre les pestilences des abattoirs, des hôpitaux, des égouts, des tanneurs, corroyeurs, mégisseurs et autres teinturiers, qui tous se plaignaient à leur tour des moulins provoquant de fréquentes interruptions du débit sur une si faible pente.

La toponymie du 5e arrondissement, et surtout du 13e, est indissociable de l’histoire de cette rivière, qui n’a disparu qu’en raisons des problèmes d’hygiène dus à sa surexploitation, imprévoyante de l’environnement, au XIXe siècle. Dans son Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, Pierre Larousse indique : « La Bièvre pénètre dans Paris entre les portes d'Italie et de Gentilly traverse par plusieurs bras, qui ne sont que des ruisseaux infects, les faubourgs Saint-Marcel et Saint-Victor, et finit sous forme d'égout recouvert sur le quai de l'Hôpital. Cette rivière alimente de nombreuses tanneries, blanchisseries, teintureries et, entre autres, la fameuse manufacture des Gobelins. Bien que la largeur de la Bièvre ne dépasse pas 3 m, cette rivière était redoutable par ses inondations. »

Citons la poterne des Peupliers, voûte de passage sous les « fortif' », et la longue rue du Moulin-des-Prés ; à l'ouest, les terrains du quartier Glacière, où l'eau gelée en hiver était entreposée pour servir de glace en été ; la rue Croulebarbe (du nom du moulin) ; la rue Berbier-du-Mets, qui longe l'arrière de la manufacture des Gobelins sur le mur de laquelle on voit une pierre gravée de l'indication « N° 66 70 T 4 P » signifiant que l'entretien de la Bièvre lui incombait sur 70 toises et 4 pieds[23] ; la manufacture des Gobelins (du nom d'une des nombreuses familles de teinturiers, « l'écarlate » des Gobelins) ; la rue des Cordelières ; la rue du Fer-à-Moulin ; la rue Nicolas-Houël, etc.

La Bièvre comprenait plusieurs ponceaux[24] dont voici la liste de l’amont vers l’aval, telle qu’elle était en 1816 :

La topographie du 13e arrondissement de Paris a été totalement bouleversée par un immense chantier de comblement de la vallée vers la rue de Tolbiac. Ainsi, l'église Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles est construite sur 18 mètres de remblais. Il est donc difficile aujourd'hui de suivre la « vallée » dans Paris.

Les projets[modifier | modifier le code]

… « une commission extra-municipale du maire de Paris et de son adjoint chargé de l'environnement, de l'eau, de l'assainissement et de la valorisation du site de la Seine, a présenté aux associations de quartier, le 1er février 2001, un plan de renaissance de la Bièvre. » Il s’agirait de refaire vivre à la lumière du jour la Bièvre en trois endroits notamment au niveau des terrains annexes du Muséum national d'histoire naturelle (entre la rue Buffon et la rue Poliveau), sur 400 mètres.

Les études s'étant poursuivies, la mairie de Paris a présenté, jeudi 7 juin 2007, le projet d'aménagement retenu pour perpétuer « la mémoire et le fil de la Bièvre ».

En effet, compte tenu du coût nécessité par la construction d'une station d'épuration de la rivière à son entrée sur le territoire communal, des ouvrages de franchissements des lignes de métro ou d'autres ouvrages de voirie (plus de 100 millions d'euros), le projet de faire réapparaître la Bièvre à la poterne des Peupliers, au square René-Le Gall, au pied de la manufacture des Gobelins et le long du Jardin des Plantes a été abandonné.

Le nouveau projet, élaboré par l'architecte urbaniste Benoît Jullien, de Camille Jullien paysagiste et du bureau d'études AEP Normand, comprend la réalisation de sept haltes-fontaines, de marquages au sol, d'un éclairage bleuté des ponts et des frontières historiques, ainsi que la modification, par le Comité régional de la randonnée pédestre d'Île-de-France, du chemin de grande randonnée GR 11 (qui fait le tour de Paris) afin qu'il suive la vallée de la Bièvre jusqu'au Pont d'Austerlitz[25]. Ces aménagements ont commencé à être réalisés en 2008. Le parc Kellerman a été remodelé afin de devenir une lagune par son organisation et les plantes d'eau qui y sont disposées, et dans laquelle on trouve d'une manière spontanée des colverts et des hérons.

La Bièvre et les arts[modifier | modifier le code]

Plusieurs artistes ont été inspirés par le cours de la Bièvre :

  • Pierre de Ronsard évoque les fontaines de Hercueil (Arcueil) en 1554 pour son amusement dans le recueil de poésie Le bocage
  • Le Gargantua de (1534) François Rabelais va vivre dans la forêt de la Bièvre.
  • Nadar utilise le collecteur de la Bièvre (1861) pour réaliser la première photographie sous terre à la lumière artificielle.
  • Joris-Karl_Huysmans, dans La Bièvre (1890)[26], décrit le cours de la Bièvre avec truculence en comparant «l'antique Bièvre» à la situation contemporaine en prenant le soin de détailler les rues et les passages qu'il faut emprunter pour suivre son cours. Il décrit aussi dans ses Croquis parisiens (1886), il évoque les faubourgs, Buc, la Poterne des peupliers.
  • Victor Hugo écrit une suite de poèmes intitulée la Bièvre (1909) dans le recueil Les Feuilles d'automne, où il décrit la joie que lui procure la vallée de la Bièvre, si belle et si proche de Paris[27].
  • Antoine Chintreuil a réalisé des tableaux aux alentours d'Igny.
  • Une association d'artistes contemporains nommé Lézarts de la Bièvre est fondé depuis 2001 pour «promouvoir les activités culturelles et artistiques au sein des quartiers traversés par le cours de la Bièvre à Paris, de la Poterne des Peupliers (Paris 13) à la Seine (Paris 5).» Cette association organise chaque année un parcours de redécouverte de la Bièvre, balisé, en 2007, par Franck Duval (FKDL) qui a peint sur les murs des silhouettes filiformes matérialisant 6 itinéraires :
La Bièvre au Clos-Payen à Paris, au XVIIIe siècle

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Neveu de l'abbé Morel, Roman de la Toile de Jouy - L'Harmattan - (ISBN 2-7475-5116-4)
  • Sur les traces de la Bièvre parisienne, Renaud Gagneux, Jean Anckaert, Gérard Conte, Parigramme 2002, (ISBN 2-84096-238-1)
  • Atlas du Paris souterrain, Alain Clément, Gilles Thomas ; 2002
  • La Bièvre de Patrick Fournier, Claire Gauge et Élisabeth Grech, éd. Alan Sutton :
  1. La Haute Vallée, 2003, (ISBN 2-84253-858-7)
  2. La Banlieue de Paris, 2003, (ISBN 2-84253-946-X)
  3. Une rivière dans Paris, 2004, (ISBN 2-84910-129-X)

Liens externes[modifier | modifier le code]

« Les inondations et les submersions de la Bièvre », sur le site du ministère de l'équipement,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Sandre, « Fiche cours d'eau - La Bièvre (F70-0400) » (consulté le 2 juin 2016)
  2. a et b Site du Syndicat intercommunal pour l'assainissement de la vallée de la Bièvre.
  3. Plan d'Intendance : ruisseau des Gobelins.
  4. Michel Noël (M.), Memorial alphabetique des matieres des eaux et forêts, pesches et chasses, pp. 597 et suivantes.
  5. Guyancourt et alentours sur la carte de Cassini. Cartes interactives de geoportail.org.
  6. Plan d'Intendance de 1787 : étang de la Minière.
  7. Rapport sur les travaux du Conseil de Salubrité de Paris, dans Les Annales de l'industrie nationale, Bachelier, Paris, 1922, pages 15 et 16.
  8. Aujourd'hui maison des associations au 73, avenue Larroumès, proche de la limite de L'Haÿ-les-Roses avec Bourg-la-Reine, cette dernière commune, contrairement à une idée reçue locale reprise par erreur dans certaines sources, n'ayant aucune partie de son territoire traversée par la Bièvre, qui ne fait qu'en longer sa bordure orientale sans jamais y pénétrer. Cependant, existent à Bourg-la-Reine une rue de la Bièvre et une allée du Val-de-Bièvre.
  9. Site du Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne
  10. Page officielle de la mairie de Fresnes
  11. Document pour l'ECRR documentant l'opération de mise à jour du tronçon à Fresnes
  12. "Et demain, la Bièvre renaîtra", Le Parisien, article du 26 juillet 2010.
  13. Source : Panneau d'information touristique sur la Bièvre à Buc.
  14. Le nom du hameau de Saint-Marc provient d'un prieuré fondé au XIIe siècle et dédié à Saint Mard
  15. Renaud Gagneux, Jean Anckaert, Sur les traces de la Bièvre parisienne, livre, p. 11
  16. Quicherat J.É.J. (1852), Du lieu de la bataille entre Labiénus et les Parisiens. Ch. Lahure.
  17. Valette, M. G. (1963). La présentation des richesses artistiques de la Faculté: Conférence de Mme G. Valette et visite. Revue d'histoire de la pharmacie, 51(177), 103-116.
  18. Tous les castors, européen et américain, modifient leur environnement en créant des marais, et nombreux sont les marais créées par eux dans notre géographie : Lewis Henry Morgan, Le castor américain, Les presses du réel, Dijon, 2010.
  19. Source carte de Cassini: GenCom - Carte de Cassini n°1 et plan d'Intendance : étang de La Minièrehttp://www.cg78.fr/archives/seriec/db/notices/365.htm
  20. Le « clos Patouillet » fut ultérieurement propriété de Buffon et aujourd'hui du Muséum de Paris : voir sur [1]
  21. « Jardin des Plantes et Muséum national d'Histoire naturelle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. La Seine a actuellement son niveau régulé à 27 m d’altitude par l’écluse de Suresnes).
  23. Renaud Gagneux, Jean Anckaert et Gérard Conte, Sur les traces de la Bièvre parisienne, Paris, éditions Parigramme, (ISBN 2-84096-238-1), p. 30
  24. Petits ponts à une seule arche, ordinairement en maçonnerie.
  25. Michaëla Bobasch, Sur les traces de la Bièvre, rivière rivale de la Seine à Paris, article publié dans le quotidien Le Monde daté du 8 juin 2007.
  26. http://www.lezarts-bievre.com/bievre/huysmans.htm
  27. Le poème sur Wikisource