Boulevard Arago
13e, 14e arrts Boulevard Arago
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| Situation | ||
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| Arrondissements | 13e 14e |
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| Quartiers | Croulebarbe Montparnasse |
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| Début | 24, avenue des Gobelins et 1, boulevard de Port-Royal | |
| Fin | Place Denfert-Rochereau | |
| Morphologie | ||
| Longueur | 1 355 m | |
| Largeur | 40 m | |
| Historique | ||
| Création | Vers 1857 | |
| Dénomination | ||
| Géocodification | ||
| Ville de Paris | 0380 | |
| DGI | 0402 | |
| Géolocalisation sur la carte : Paris
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Le boulevard Arago est une voie située dans le quartier Croulebarbe du 13e et le quartier du Montparnasse du 14e arrondissement de Paris.
Situation et accès
[modifier | modifier le code]Le boulevard Arago est desservi par les lignes de métro 7 à la station Les Gobelins, 6 à la station Saint-Jacques, 4 à la station Denfert-Rochereau et par la ligne B du RER à la gare de Denfert-Rochereau.
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Le boulevard Arago au niveau de la prison de la Santé (à gauche).
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Le boulevard Arago en 2022.
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Une allée du boulevard à proximité de la place Denfert-Rochereau.
Par ailleurs, les trottoirs du boulevard Arago, parfaitement resurfacés, en légère descente sur plus de 1 000 m, et peu fréquentés, sont devenus un site favori des amateurs de roller, tout particulièrement des débutants.
Origine du nom
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Il est nommé en l'honneur du physicien et homme politique français François Arago (1786-1853) ayant vécu vingt-cinq ans à l'Observatoire de Paris, dont il fut directeur[1].
Historique
[modifier | modifier le code]Le boulevard Arago est ouvert, par décret du dans le cadre des travaux d'Haussmann, sur une largeur de 40 mètres entre la rue Mouffetard et la barrière d'Enfer, en prolongement de la première section du boulevard Saint-Marcel. Son tracé a absorbé :
- une partie de la rue des Marmousets-Saint-Marcel ;
- la totalité de l'église Saint-Hippolyte ;
- le cul-de-sac de Longue-Avoine, qui débouchait dans la rue du Faubourg-Saint-Jacques à hauteur de la rue Leclerc et qui était long de 160 mètres.
Le boulevard est le dernier endroit à Paris où ont été effectuées, à l'angle de la rue de la Santé, des exécutions publiques à la guillotine jusqu'au milieu du XXe siècle. Trente-sept condamnés y furent guillotinés entre le (Georges Duchemin) et le (Max Bloch) : celle-ci fut l'avant-dernière exécution publique ayant eu lieu en France. Ces exécutions publiques du boulevard Arago sont mentionnées dans Mort à crédit de Céline.
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Boulevard Arago vers 1857-1870 (photographie probable de Charles Marville).
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La Bièvre au niveau du Bief des Cordelières, n°19 et n°23 du boulevard, 1910. Photographie de l'Union photographique française conservée au musée Carnavalet.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
[modifier | modifier le code]Entre l'avenue des Gobelins et la rue de la Santé
[modifier | modifier le code]- Au no 12 : un fragment de portail, dernier vestige de l'ancienne église paroissiale Saint-Hippolyte détruite en 1857 lors de l'ouverture du boulevard.
- Le passage, entre les nos 12 et 14, est tracé au-dessus de l’ancien lit de la Bièvre vive[2].
- Au no 14 : immeuble, de style éclectique, construit par l’architecte Edmond Becquet, pour le compte d’un mégissier, en 1901[3].
- Au no 18, temple protestant de Port-Royal, construit en 1898.
- Aux nos 22-24, le siège des éditions Karthala.
- L'hôpital Broca.
- Au no 57 a vécu et est mort le sculpteur Jean-Antoine Injalbert (1845-1933).
- Aux nos 60-68 se trouvait la congrégation du Saint-Sacrement, au milieu du XIXe siècle. Elle occupait une grande maison représentée sur le plan de Turgot (planche 8). Le religieux Lamennais y habitait[4].
- Au no 65, la Cité fleurie, avec sa trentaine d'ateliers d'artistes, où vécurent, notamment, Paul Gauguin, Amedeo Modigliani, Henri Cadiou. En 1929, Louis Bouquet y loue un très vaste atelier pour pouvoir réaliser les commandes reçues en vue de la réalisation du Musée des colonies dans le cadre de l'Exposition coloniale internationale de 1931.
- Au no 69, le square Henri-Cadiou.
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No 12 : un fragment de portail de l'ancienne église Saint-Hippolyte.
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Maison au no 16, rattachée à l'église réformée.
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No 18 : le temple de l'église réformée de Port-Royal.
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No 65 : entrée de la Cité fleurie.
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Maison au no 71 bis.
Entre la rue de la Santé et la rue du Faubourg-Saint-Jacques
[modifier | modifier le code]- La dernière vespasienne de Paris, à l'angle de la rue de la Santé[5],[6]. Fortement dégradée, elle était encore à cet endroit en 2022[7]. Une photo publiée sur le site de Wikimedia Commons indique que celle-ci a été restaurée durant l'été 2023[8].
- Au no 80, la maison de l'écrivain américain Alden Brooks (1882-1964), conçue par l'architecte Paul Nelson en 1928.
- À l'angle avec la rue Messier est apposée une plaque commémorative en hommage au résistant Conrad Miret i Musté[9].
- La prison de la Santé, inaugurée en 1868. Elle longe le boulevard, mais n'y possède pas d'entrée.
- Face au no 77 et aux nos 90-92-94-96, chapelle Saint-Joseph-de-Cluny.
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La dernière vespasienne de Paris, le long du mur de la Santé (2009).
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Façade septentrionale de la prison de la Santé.
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Plaque en hommage à Conrad Miret i Musté.
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Vue de la chapelle Saint-Joseph-de-Cluny.
Entre la rue du Faubourg-Saint-Jacques et la place Denfert-Rochereau
[modifier | modifier le code]- L'Observatoire de Paris, par son côté sud, qui ne possède pas d'entrée sur cette voie, seul l'accès par le jardin de l'Observatoire de Paris étant possible.
- Au no 83, la faculté de théologie protestante de Paris, construit en 1877.
- Entre le no 83 et le no 85, la place de l'Île-de-Sein avec le socle de la statue de François Arago.
- Au no 91 a vécu et est mort le , le peintre et dessinateur alsacien, illustrateur des Misérables, Gustave Brion (1824-1877).
- Au no 98 bis, l'Institut d'astrophysique de Paris, dans lequel se trouve également le secrétariat de l'Union astronomique internationale.
- Au no 102, Maison des Missions de la Société des missions évangéliques de Paris construit en 1882, devenu Service protestant de Mission (DEFAP).
- No 110 : immeuble de 1882 (architecte A.Spezzechino).
- No 112 : immeuble de 1885 (architecte Hemart).
- No 114 : immeuble de 1881 (architecte Louis Salmon).
- La place Denfert-Rochereau.
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No 83 : entrée de la faculté de théologie protestante de Paris.
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La place de l'Île-de-Sein et le socle sans la statue de François Arago (la statue a été fondue en 1942).
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No 98 bis : entrée de l'Institut d'astrophysique de Paris.
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No 102.
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No 110 : immeuble de 1882.
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No 112 : immeuble de 1885.
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No 114 : immeuble de 1881.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de minuit, 1972, 1985, 1991, 1997, etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol. [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117), p. 97.
- ↑ Renaud Gagneux, Jean Anckaert et Gérard Conte, Sur les traces de la Bièvre parisienne: promenades au fil d'une rivière disparue, Parigramme, (ISBN 978-2-84096-238-0 et 978-2-37395-170-7).
- ↑ Gilles-Antoine Langlois, 13e arrondissement, Parigramme, coll. « Le guide du promeneur », (ISBN 978-2-84096-194-9).
- ↑ Émile Wiriot, Paris de la Seine à la cité universitaire -Le quartier Saint-Jacques et les quartiers voisins, leurs transformations à travers les siècles, Paris, Tolra, libraire-éditeur, , pages 333–334.
- ↑ Mike Nietomertz, « À la recherche des pissotières, où gays et hétéros échangèrent », sur Rue89, nouvelobs.com, .
- ↑ Site pariszigzag.fr, article "La dernière vespasienne de Paris, une histoire d’urbanisme et de rencontres interdites".
- ↑ Site actu.fr, article "Journée des toilettes publiques : on a retrouvé la dernière vespasienne de Paris".
- ↑ Site commons.wikimedia.org, photo de la vespasienne du boulevard Arago le 17 septembre 2023.
- ↑ « Plaque en hommage à Conrado Miret I Musté, mort pour la France », museedelaresistanceenligne.org, consulté le 28 juillet 2025.
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de minuit, 1972, 1985, 1991, 1997, etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol. [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris