Anciens arrondissements de Paris

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Comparaison des arrondissements de Paris avant et après 1860.
En rouge, anciens arrondissements avec leurs quartiers ; en gris, limites de Paris à partir de 1860.

Les anciens arrondissements de Paris sont les 12 arrondissements de la ville de Paris, depuis leur création en 1795 jusqu'à la réorganisation par la loi du en vingt nouveaux arrondissements.

Historique[modifier | modifier le code]

« Plan de la ville et faubourgs de Paris divisée en 12 municipalités », 1797.
Plan de la ville de Paris divisée en XII arrondissements et en 48 quartiers, 1814.

Par la loi du , la ville de Paris, alors limitée par le mur des Fermiers généraux, est divisée en 48 sections révolutionnaires, chacune ayant son état civil et son juge de paix et étant administrée par un maire, seize adjoints et trente conseillers.

Les arrondissements sont créés par la loi du 19 vendémiaire an IV (), en application de la constitution du 5 fructidor an III ().

Par l'article 3 de la constitution, le Convention nationale maintient le département de Paris mais change son nom en département de la Seine. Mais, par l'article 5, elle supprime les districts dont celui de Paris. D'autre part, par l'article 183 de la constitution, elle prévoit la division des communes « dont la population excède cent mille habitants » en « au moins trois administrations municipales » dont la population « n'excède pas cinquante mille habitants, et ne soit pas moindre de trente mille ».

Par l'article 2 de la loi précitée, la Convention nationale décrète que « le territoire de la ci-devant commune de Paris, circonscrit dans les limites désignées par les lois des 21 mai - 27 juin et 19 - 23 octobre 1790, formera un canton ». Puis, par l'article 3 de la loi, elle décrète qu'« il y aura dans le canton de Paris douze municipalités ». Elle les délimite par l'article 4 de la loi en regroupant par quatre les quarante-huit sections révolutionnaires existantes.

Le remplacement du terme « section » par celui de « quartier », au sens étymologique du terme, a été fixé par un arrêté préfectoral du [1].

Avant l'année 1850, la division de Paris, au point de vue de la police, était conforme à celle des quartiers dans chacun desquels se trouvait un commissaire. Mais comme il existait entre ses quartiers des différences considérables, soit sous le rapport de la population, soit sous le rapport de l'étendue, certains commissaires étaient surchargés, tandis que d'autres n'avaient que peu d'occupations. Les graves inconvénients qui résultaient pour l'action de la police de cet état de choses déterminèrent l'administration à le modifier, afin d'obtenir une répartition à peu près égale[2],[3].
Par décision du 27 décembre 1849, mise à exécution à partir du 1er avril 1850, le préfet de police divise Paris en 48 sections, correspondant au 48 commissariats de police.
Les anciens 3e, 4e, 7e et 9e arrondissements, n'ont alors que 3 sections, les anciens 6e, 10e, 11e et 12e arrondissements ont 4 sections et les anciens 1er, 2e, 5e et 8e arrondissements renferment 5 sections[3].

En 1860, l'extension de Paris jusqu'à l'enceinte de Thiers donne lieu à un nouveau découpage, encore en vigueur, en vingt nouveaux arrondissements[4], certains d'entre eux ayant simplement été, depuis cette date, légèrement étendus en même temps que Paris.

Division en quartiers[modifier | modifier le code]

Plan des 12 arrondissements de Paris entre 1795 et 1860 avec les 48 quartiers.
Plan de Paris divisé en 12 arrondissements et 48 quartiers (1843).
Arrondissement Quartiers (1811-1849) Quartiers (1850-1860)
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X
XI
XII

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Pierre Larousse indique dans son Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, à l'entrée « Arrondissement » :

« Être marié au treizième arrondissement : se disait, lorsque Paris ne comptait que douze arrondissements, pour Vivre maritalement, sans être marié : Le marquis ne fut blâmé par personne de se marier au treizième arrondissement, avec une Béatrice d'occasion. (Balzac) »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Atlas historique des circonscriptions électorales françaises, par Bernard Gaudillère.
  2. Jacques Hillairet : Dictionnaire historique des rues de Paris
  3. a et b Félix et Louis Lazare : Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments
  4. No 7072 — Loi sur l'extension des limites de Paris (du 16 juin 1859), Bulletin des lois de l'Empire français, t. XIV, XIe série, no 738, 3 novembre 1859, p. 747–751, reproduit sur Google Books.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]