Rue Corvisart

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
13e arrt
Rue Corvisart
image illustrative de l’article Rue Corvisart
Vue de la partie haute de la rue.
Situation
Arrondissement 13e
Quartier Croulebarbe
Début 111, rue Léon-Maurice-Nordmann
Fin 56, boulevard Auguste-Blanqui
Morphologie
Longueur 580 m
Largeur 13 m
Historique
Dénomination
Ancien nom Rue Saint-Louis, rue du Champ-de-l'Alouette
Géocodification
Ville de Paris 2351
DGI 2355

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Corvisart
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Corvisart est une voie située dans le quartier Croulebarbe du 13e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Elle joint le boulevard Arago, via une petite portion de la rue Léon-Maurice-Nordmann, au boulevard Auguste-Blanqui.

La rue Corvisart est desservie par la ligne (M)(6) à la station Corvisart, ainsi que par les lignes de bus RATP 83 91.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle porte le nom de Jean-Nicolas Corvisart qui fut notamment le médecin personnel de Napoléon Ier[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Cette rue était anciennement la « rue Saint-Louis », puis pour une grande partie la « rue Champ-de-l'Alouette[2] ». Ce nom provient d’un lotissement en 1547, par Eustache Lalouette, d’un champ lui appartenant pour ouvrir une rue qui correspond à la partie nord de l’actuelle rue Corvisart entre la rue Léon-Maurice-Nordmann, ancienne rue de Lourcine et le croisement avec la rue des Cordelières. Cette origine patronymique fut oubliée au profit d’une évocation plus poétique de l’oiseau[3].

D’après les cartes anciennes, le Champ de l’Alouette était un domaine assez vaste à l’ouest de la vallée de la Bièvre de part et d’autre du boulevard du Midi (actuel boulevard Auguste-Blanqui) créé en 1760. Ses limites approximatives étaient, à l’ouest la rue de la Santé, au nord, la rue Léon-Maurice-Nordmann, à l’est, l'actuelle rue Corvisart, à l'origine même un peu au-delà vers la Bièvre (vers l'actuelle rue des Cordelières) et la rue Vulpian, au sud, la rue Daviel et le passage Victor-Marchand.

Le champ de l’Alouette jouxtait le clos Payen au sud-est, avec lequel il est confondu sur certaines cartes, et le domaine du couvent des Cordelières au nord-est.

La rue porte depuis 1867 son nom actuel, son ancien nom ayant été donné à la rue du Petit-Champ-de l'Alouette.

Au départ de la rue de Lourcine, actuelle rue Broca, la rue longeait le Couvent des Cordelières et leur domaine puis le Clos Payen, franchissait le bras mort de la Bièvre et passait à côté du Moulin de Croulebarbe datant de 1214. L'emplacement de ce moulin détruit en 1841 à l'extrémité sud de l'actuel square René-Le Gall est indiqué par une plaque au sol. A cet endroit, la rue Champ-de-l'Alouette franchissait la Bièvre par le pont de Croulebarbe (également nommé pont aux singes) également signalé au sol et se prolongeait jusqu'au boulevard du Midi (actuel boulevard Auguste-Blanqui) ouvert en 1760. Sur le terrain délimité par la rue du Champ de l'Alouette, le boulevard et le bras vif de la Bièvre (actuelle rue Edmond-Gondinet) s'élevait un hôtel que fit édifier en 1762 le financier Le Prestre de Neufbourg, la folie Neufbourg qui fut détruite en 1909. Corvisart, médecin de Napoléon Ier, résida dans cet hôtel[4].

À la suite de la vente du Couvent des Cordelières comme bien national en 1796, les terrains à l'est de la rue (numéros impairs) furent lotis au début du XIXe siècle et les rues Pascal et des Cordelières furent ouvertes.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, (ISBN 2707310549), p. 394.
  2. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, (lire en ligne), p. 12-13.
  3. Marcel Brongniart, La Paroisse Saint-Médard, A. et J. Picard, , 33 p.
  4. Martial de Pradel de Lamase, « La “folie” Neufbourg », Le Gaulois : littéraire et politique,‎ (lire en ligne).