Stade Charléty

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Stade Sébastien-Charléty
Stade Charléty 4.jpg
Généralités
Adresse
Construction et ouverture
Construction
Architecte
Rénovation
Utilisation
Clubs résidents
Équipement
Capacité
20 000 places[1]
Affluence record
19.700 Stade français - Leicester en 2006
Localisation
Coordonnées
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Le stade Sébastien-Charléty est un complexe sportif omnisports de Paris, comprenant un stade d'athlétisme, de football et de rugby d'une capacité de 20 000 places[1], un terrain d'entrainement ainsi qu'une salle omnisports (salle Charpy) de 1 500 places, des salles spécialisées (musculation, gymnastique, dojo), huit courts de tennis et des courts de squash. Il abrite également la Maison du sport français, avec les bureaux du Comité national olympique et sportif français, et la Fédération française d'athlétisme.

Il est dans le 13e arrondissement de Paris entre le boulevard Kellermann et le boulevard périphérique au niveau de la porte de Gentilly. Il est desservi par la Ligne 3a du tramway d'Île-de-France.

Histoire[modifier | modifier le code]

1939 : le premier stade[modifier | modifier le code]

Le Paris Université Club est chassé en 1929 de son stade de la Porte Dorée. Ce n'est qu'en 1937 qu'il se voit attribuer un terrain vague porte de Gentilly à l'emplacement de l'actuel stade Charléty.

Le stade Sébastien-Charléty, du nom d'un recteur de l'Académie de Paris qui a beaucoup œuvré pour l'obtention de ce stade par le PUC, est construit par le jeune architecte prix de Rome Bernard Zehrfuss et inauguré en 1939.

Durant la guerre, les travaux continuent. Le site est le premier de Paris à être libéré par un détachement de la 2e division blindée du maréchal Leclerc, le 25 août 1944. Une fois la paix restaurée, le travail se poursuit : des gradins en bois apparaissent, puis des vestiaires et enfin un club-house.

Charléty abrite son premier grand événement sportif en septembre 1957 avec les Jeux universitaires de Paris. Le coureur Michel Jazy y bat ensuite le record du monde sur 2 000 mètres en 1962.

En 1968, Charléty fait l'actualité pour un événement non sportif : le 27 mai, le meeting de l'Union nationale des étudiants de France, l'un des événements marquants de mai 68, s'y déroule et rassemble 40 000 personnes. La présence de Pierre Mendès France donne cependant l'impression qu'il souhaite récupérer le mouvement de rue[2].

Le stade continue par la suite à abriter des événements sportifs amateurs et professionnels, ainsi que les différentes sections du PUC. En 1980, après un record de France de José Marajo sur 1 000 m, le puciste Philippe Houvion y bat le record du monde du saut à la perche avec 5,77 mètres.

Le terrain au centre de la piste d'athlétisme est fermé au milieu des années 1980 en raison de la contamination du sol par un virus. Le sol est extrait sur plus d'un mètre d'épaisseur mais n'est pas remplacé pour cause de coût trop élevé. Réduit à une enceinte d'athlétisme, le stade dépérit lentement puis, la vétusté des tribunes le rendant dangereux, il est démoli à la fin de l'année 1989.

1994 : le nouveau Charléty[modifier | modifier le code]

Vue générale du stade Charléty.

Un stade entièrement nouveau, dessiné par l'architecte Henri Gaudin et son fils Bruno Gaudin, est construit à partir de 1991 (pour 120 millions d'euros) et inauguré en 1994, à l'occasion de la finale du Grand Prix IAAF[3].

Le nouveau complexe sportif Charléty abrite au sein de sa salle Charpy (1.500 places)[4] le Paris Volley, issu de la section volley-ball du PUC et plusieurs fois champion de France.

Le stade accueille bien sur les équipes du PUC (Paris Université Club), le principal club parisien résident. Cependant dès 1996, le club de rugby à XIII du Paris Saint-Germain Rugby League, y dispute la Super League européenne et le match inaugural fait pratiquement le plein des tribunes avec plus de 18 000 spectateurs (PSG - Sheffield).

En 1999 la Coupe d'Europe des nations d'athlétisme et le meeting d'athlétisme de Paris, étape de la Golden League professionnelle mondiale, s'y déroulent. Le siège de la Fédération française d'athlétisme est situé comme celui du Comité national olympique et sportif français et du PUC (Paris Université Club), à l'intérieur du complexe sportif de Charléty.

Le stade accueille en 2000 le match de la Coupe du monde de rugby à XIII entre la France et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ainsi que la finale du championnat de France.

l'Américain Tim Montgomery bat le record du monde du 100 m en 9,78 secondes en 2002, lors de la finale du Grand Prix (Ce record est maintenant controversé par la polémique du programme « record du monde » initié par Victor Conte, fondateur du laboratoire Balco et au centre d'un vaste réseau de dopage.) Des compétitions de rugby à 7 sont également organisées par le AIR-France Rugby Seven, cette même année.

Au cours des années 2002 et 2003, le stade Charléty accueille les CAMP MASTERs, une compétition internationale de paintball. Le paintball français entre ainsi dans un stade majeur pour la première fois. En 2005, le DécaNation et divers meetings d'athlétisme s'y déroulent.

Lors de la Coupe du monde de football 2006 en Allemagne, le stade devient site de retransmission sur écran géant. Le public parisien a l'occasion d'y voir sur écran géant les 7 matches de l'équipe de France, avec des affluences dépassant plusieurs fois les 10 000 personnes. D'autres matches de cette Coupe du monde y ont été diffusés, comme Brésil-Ghana ou Portugal-Angleterre. Cette même année, Charléty acueuille le tournage du film : Jean-Philippe, de Laurent Tuel et la ligne 3 de tramway (devenue ligne 3a en 2012), desservant le stade, est mise en circulation.

Un concert-meeting de Ségolène Royal, candidate au second tour de l'élection présidentielle « Pour nous, c'est Elle » a eu lieu à Charléty le . C'est le plus grand meeting jamais organisé par la gauche et le Parti socialiste avec entre 55 000 (selon les forces de l'ordre) et 80 000 participants (selon les organisateurs) à l'intérieur et à l'extérieur du stade. Des sympathisants et élus des Verts, du Parti communiste et du Parti radical de gauche étaient également présents. De nombreux artistes ont participé à cet évènement, parmi lesquels Bénabar, Cali, Saez, Christophe Miossec, Yannick Noah, Renaud, Grand Corps Malade, Mafia K'1 Fry, Michel Delpech, Kery James, Têtes Raides, Sapho, Leni Escudero, Yvan le Bolloch ou encore Disiz la Peste. Un mois plus tard le sport y fait son retour le weekend du 9 et . Le baseball revient au stade après 30 ans d'absence. Les sports de batte, baseball, softball, cricket y sont à l'honneur durant deux jours avec en point d'orgue un match de Nationale 1 en nocturne le samedi soir (victoire du PUC sur Thiais pour la petite histoire)[5],[6] Le stade accueille ensuite la XIIIe édition du Casque de diamant, finale du Championnat de France D1 Elite de football américain, le . Le Flash de La Courneuve s'y est imposé face aux Black Panthers de Thonon sur le score de 21 à 6, gagnant ainsi son 6e titre de champion de France (son 3e titre consécutif égalant ainsi le record établi par la mythique équipe des CASTORS de Paris issue de l'École Spéciale des Travaux Publics). Le stade aura accueilli plus de 10 000 spectateurs à cette occasion, record d'affluence pour une finale de D1 Elite.

La club de football du Paris FC revient également y jouer ses rencontres à domicile. Son stade historique de la Porte de Montreuil, le stade Déjerine étant devenu trop vétuste.

Le stade accueille le match amical France A' - Mali en Football, la finale du Championnat de France Elite de Football américain (D1) et les finales de la Coupe d'Europe des clubs d'ultimate frisbee (EUCF08 ou European Ultimate Championship Finals 2008) au cours de l'année 2008, et en 2009, le match du Gilette Four Nations France-Australie, une compétition internationale de Rugby à XIII.

Durant les travaux de rénovation du stade Jean-Bouin, les matchs à domicile de l'équipe de rugby du Stade Français s'y déroulent jusqu'à la fin de la saison 2012-2013. Le club retrouve son stade Jean-Bouin rénové dès le début de la saison 2013-2014.

Entre 2010 à 2015, le stade acueille les rencontres à domicile du Paris FC, celles de l'équipe de rugby du Paris Université Club ainsi que les finales Championnat de France "Elite" de Football américain - D1

Par ailleurs, la section féminine du Paris Football Club utilise le stade en alternance avec le stade Robert-Bobin de Bondoufle dans l'Essonne. Celle du Paris Saint Germain y évolua pendant quelques années avant de rejoindre le stade Georges-Lefèvre du Camp des Loges à Saint-Germain-en-Laye. Le stade accueille également certains matches à domicile de l'Équipe de France féminine de football. En 2016, Charléty accueille 2 matchs de l'équipe de France de football feminin. Le 16 juillet, les Bleues reçoivent la Chine et s'imposent sur le score de 3 à 0, avec des buts de Kadidiatou Diani dès la 15e minute, Louisa Cadamuro (ex Louisa Necib depuis son mariage) à la 29e avant que Claire Lavogez n'inscrive son second but en sélection en transformant un penalty à la 82e. Après les Jeux olympiques de Rio où l'équipe de France fut éliminée dès les quarts de finale par le Canada, un second match a lieu à Charléty, contre l'Albanie, et est remporté une nouvelle fois par les locales sur le score de 6-0, avec notamment un doublé d'Eugénie Le Sommer. Cette rencontre comptait comme dernier match de qualification à l'Euro 2017.

En 2017, le Stade Charléty accueille le Meeting de Paris qui se disputait au Stade de France jusqu'en 2016[7]. En novembre 2017, la salle Charpy accueillera pour la seconde fois l'Open de Paris IBJJF, de Jiu Jitsu Brésilien.

En 2020, les Championnats d’Europe d’athlétisme se tiendront au Stade Charléty de Paris du 26 au 30 août.

Avenir[modifier | modifier le code]

Une rencontre du Ligue 2 opposant le Paris FC à l'AC Ajaccio en 2018.

Le club de rugby à XIII dédié a disparu (Paris Saint-Germain Rugby League), l'équipe de football féminine du Paris Saint-Germain, les rugbymen du Racing club de France et du Stade Français, les meetings d'athlétisme dont le DécaNation, les matches internationaux de rugby… sont autant de pensionnaires et de manifestations à avoir quitté les lieux. La société gestionnaire a jeté l'éponge et le stade a été repris le par la mairie de Paris.

Hormis le PUC (utilisateur prioritaire jusqu'en 2024), Charléty est devenu depuis l'été 2007 le stade du Paris FC. Le but avoué du club, actuellement en Ligue 2 , est de monter en Ligue 1, ce qui permettrait un retour au premier plan de Charléty, emblème de longue date du sport parisien. Le club est retourné en août 2013 au stade Déjerine à cause des faibles affluences enregistrées au stade Charléty[8],[9]. Lors de la saison 2014-2015, le club revient à Charléty, son stade historique, le stade Déjerine n'étant pas aux normes pour les rencontres du championnat de France de football de Ligue 2. Enfin, il arrive que l'équipe féminine du Paris FC y joue quelques rencontres en alternance avec le stade Robert-Bobin de Bondoufle depuis l'absorption du Football Club Féminin Juvisy Essonne par le club parisien en 2017.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b stade Sébastien-Charléty - Mairie de Paris
  2. Jean Sévillia, « Ces trente jours qui ébranlèrent la France », Le Figaro Magazine, semaine du 2 mars 2018, pages 42-48.
  3. Jacques Chanéac, « Charléty ouvre en fanfare », Athlétisme, no 375,‎ , p. 14 (lire en ligne).
  4. Les grands stades - Charléty sur le site paris.fr
  5. PUC - 2007
  6. Site flickr.com
  7. « Ligue de diamant à Paris: ce sera à Charléty en 2017 », sur ledauphine.com,
  8. Le Paris FC déménage sur sportsco-idf.fr
  9. Le Paris FC retrouve son jardin, site leparisien.fr

Lien externe[modifier | modifier le code]

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