Ligne de Petite Ceinture

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Petite ceinture.
Petite Ceinture de Paris
La Petite Ceinture à la hauteur de la rue Vitruve (20e arrondissement de Paris).
La Petite Ceinture à la hauteur de la rue Vitruve (20e arrondissement de Paris).
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Paris
Historique
Mise en service 1852 – 1869
Électrification 1925 – 1988 (électrification partielle)
Fermeture 1934
Concessionnaires Rive droite :
Syndicat de Petite Ceinture
Rive gauche :
CF de l'Ouest (1853 – 1938)
SNCF (à partir de 1938)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 955 000 / 980 000
Longueur 32 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

1500 V continu
de Av H. Martin aux Épinettes (RER C)
25 kV – 50 Hz
de Porte de la Chapelle
à Porte de la Villette

Nombre de voies Double voie, sauf :
de Orléans-Ceinture à Grenelle
de St-Ouen à Clichy
Signalisation BAL
de H. Martin à Épinettes (RER C)
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic Aucun sauf
de H. Martin à Épinettes (RER C), fret et transfert de matériels sur quelques sections et de façon occasionnelle.
Schéma de la ligne
Train de voyageurs, avant la Première Guerre mondiale

La ligne de Petite Ceinture de Paris est une ancienne ligne de chemin de fer à double voie de 32 kilomètres de longueur (hors raccordements) qui faisait le tour de Paris à l'intérieur des boulevards des Maréchaux. Ouverte par tronçons de 1852 à 1869, elle est d'abord exclusivement consacrée au trafic de marchandises avant d'être ouverte à celui des voyageurs, à l'exception de la ligne d'Auteuil ouverte au trafic des voyageurs en 1854 puis seulement en 1867 pour celui des marchandises.

Elle constitue la ligne 955 000[1] du réseau ferré national sous le nom de « ligne de La Rapée à Batignolles », 971 000[1] pour la ligne d'Auteuil sous le nom de « ligne de Pont-Cardinet à Auteuil-Boulogne » et 980 000[1] pour le tronçon suivant, sous le nom de « ligne d'Auteuil-Boulogne à La Rapée ».

Désertée par les Parisiens en raison de la concurrence croissante du métropolitain, la ligne est, pour l'essentiel de son parcours, fermée au trafic des voyageurs depuis le 23 juillet 1934. Toutefois la ligne d'Auteuil est restée ouverte jusqu'en 1985.

Le trafic des marchandises a également disparu depuis le début des années 1990. La ligne est aujourd'hui en grande partie abandonnée et amputée d'une partie de sa longueur, mais pas déclassée. Une section de la ligne d'Auteuil a toutefois été intégrée en 1988 à la ligne C du RER.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers le milieu du XIXe siècle, la construction des premières liaisons radiales ferroviaires au départ de Paris est réalisée sans aucun plan d'ensemble visant à raccorder les gares terminales des différentes compagnies.

Durant une dizaine d'années, celles-ci ont pu établir, chacune à leur guise, leur propre gare terminale sur des terrains périphériques encore quasiment vierges de bâtiments : gare de Saint-Lazare, de la Compagnie de Paris à Saint Germain (1837) ; gare Montparnasse, de la Compagnie de Versailles-Rive Gauche (1840) ; gare d'Austerlitz, de la Compagnie de Paris à Orléans (1840) ; gare du Nord, de la Compagnie du Nord (1846) ; gare de la Barrière d'Enfer (gare de Denfert-Rochereau), de la Compagnie de Sceaux (1846) ; gare de Lyon, de la Compagnie de Paris à Lyon (1849) ; et la gare de Strasbourg (puis de l'Est) de la Compagnie de Paris à Strasbourg (1849).

Cette situation chaotique fait de la capitale un point de rupture de charge obligatoire. Les échanges des voyageurs et des marchandises entre les dix terminus parisiens s'effectuant tant bien que mal par la voirie urbaine au tracé encore incomplet.

La ville de Paris se dote à partir de 1841 de fortifications pour protéger ses nouvelles limites. Il s'avère nécessaire alors de pouvoir les approvisionner depuis l'intérieur de la ville fortifiée, que ce soit en soldats, en ravitaillement ou en armement.

Paris, 1859 : chemin de fer d'Auteuil (vert) et de Petite Ceinture (orange) entre les limites d'alors de la ville (bleu) et les fortifications Thiers (rouge).

Les compagnies étant réticentes à réaliser un système d'échange entre elles, c'est le gouvernement qui s'intéresse au raccordement des gares de Paris par une ligne circulaire dont le tracé s'inscrit dans la nouvelle enceinte fortifiée.

Ainsi, le 10 décembre 1851, un décret déclare d'utilité publique la construction d'une ligne « entre les gares des Batignolles et la gare d'Orléans »[2].

La ligne est concédée par le ministre des Travaux publics par une convention signée à la même date par les compagnies des chemins de fer de Paris à Rouen, de Paris à Orléans, de Paris à Strasbourg et du Nord, réunies dans un syndicat. Cette convention est approuvée, le lendemain, par un autre décret[3].

Le chantier de construction procure du travail aux chômeurs de la ville. Cette ligne de « ceinture » est construite aux frais de l'État contribuant pour quatre millions de francs au projet avec une contribution forfaitaire d'un million de francs pour les cinq compagnies concernées (de Rouen, d'Orléans, de Strasbourg, du Nord et de Lyon[4]). Toutefois, elles doivent se réunir en syndicat pour l'exploitation commune de la jonction.

Simultanément, une jonction entre La Chapelle et La Villette ( doublant la ceinture sur ce tronçon) est concédée aux Compagnies des chemins de fer du Nord et de Paris à Strasbourg par un décret toujours le 10 décembre 1851[5].

Un prolongement de la ligne entre les Batignolles et Auteuil est concédée par une convention passée le 9 août 1852 entre le ministre des Travaux publics et la Compagnie du chemin de fer de Paris à Saint-Germain. Cette convention est approuvée, et la ligne est déclarée d'utilité publique par un décret le 18 août suivant[6].

Le 30 janvier 1855, les compagnies de Paris à Saint-Germain, de Paris à Rouen, de Rouen au Havre, de l'Ouest et de Paris à Caen et à Cherbourg signent une convention de fusion. Celle-ci est approuvée par une convention signée les 2 février et 6 avril suivants entre le ministre des Travaux publics et les Compagnies. Enfin, la fusion est approuvée par un décret impérial le 7 avril 1855[7]. Cette fusion donne naissance à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest.

Le prolongement du chemin de fer de ceinture sur la rive gauche de la Seine entre Auteuil et la gare d'Orléans est déclaré d'utilité publique par décret impérial le 14 juin 1861[8].

Le coût de sa réalisation est estimé à vingt-deux millions de francs[9]. Cette section est concédée le 31 mai 1865 par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest. Cette convention concède en outre à la compagnie, à titre éventuel, le raccordement au niveau des Batignolles entre la ligne d'Auteuil et la ceinture rive droite. Cette convention est approuvée par un décret impérial le 18 juillet suivant[10].

Un décret impérial du 18 septembre suivant rend cette concession définitive[11].

Afin d'acheminer le bétail aux abattoirs de la Villette, une convention est passée le 26 juillet 1864 entre la ville de Paris et le syndicat du chemin de fer de Ceinture pour la construction et l'exploitation d'une ligne de raccordement ferroviaire sur la Ceinture. Cette convention est approuvée par un décret impérial le 19 octobre suivant[12].

À l'origine, cette ligne de 32 kilomètres de long a un double intérêt : relier entre elles les lignes radiales partant des grandes gares parisiennes , permettre les échanges de marchandise entre les réseaux et desservir les fortifications de Paris par l'intérieur pour des raisons stratégiques.

La ligne de Petite Ceinture est établie le long des boulevards des Maréchaux sur des viaducs ou en tranchée et parfois dans des tunnels.

Locomotive type 040 no 3
du Syndicat de ceinture

La première section de la Ceinture est mise en service le 11 décembre 1852 des Batignolles jusqu'aux voies de la compagnie du Nord, à La Chapelle, puis les mises en service se succèdent : 25 mars 1854, de La Chapelle à Bercy, le 2 mai 1854 pour la ligne d'Auteuil, le 25 février 1867[13] le chemin de fer de Rive Gauche (Auteuil à Ivry, via Grenelle), puis l'embranchement du Champ de Mars.

Le dernier tronçon de la ligne est ouvert le 25 mars 1869 : un raccordement direct entre Clichy (ceinture rive droite) et Courcelles (ligne d'Auteuil).

La nouvelle ligne est rapidement utilisée. Durant la guerre de 1870, elle sert à transporter huit cent mille hommes de troupe entre le 16 juillet 1870 et le 17 mars 1871[14].

Toutefois, la guerre met en évidence sa capacité insuffisante , ce qui aboutit à la création de la Grande Ceinture. Cette dernière ouvre en 1877 amenant à la réduction progressive du trafic des marchandises en transit et libérant des sillons pour le service des voyageurs.

Paris, 1898.
Petite Ceinture (violet).

Sur la rive droite, la ligne avait d'abord été construite à niveau. Dans le but de faciliter la circulation aux carrefours, les passages à niveau sont supprimés pour l'Exposition universelle de 1889, par relèvement de la plate-forme d'environ cinq mètres à l'est (notamment au cours de Vincennes) et par abaissement sur six à sept mètres au nord.

Un rapport est transmis au Conseil municipal de Paris le 7 juin 1931 : il conclut à la fermeture de la ligne au trafic voyageurs. Son auteur, Georges Prade, précise qu'au sommet de l'activité de la ligne dans les années 1890-1900, le trafic voyageurs n'a jamais représenté plus de 10 % du total des transports urbains de Paris intra-muros et, qu'en 1930, il dépasse à peine 1 %.

La suppression des trains de voyageurs est alors décidée : elle est effective le lundi 23 juillet 1934[15]. Dès le 16 juillet, la ligne d'autobus de petite ceinture remplaçait le service ferroviaire[16]. La ligne d'Auteuil (section Pont-Cardinet – Auteuil) demeure toutefois en service, jusque 1985.

Par un arrangement intervenu le 27 août 1934 entre les grandes Compagnies de chemins de fer, le Syndicat du chemin de fer de petite ceinture est démantelé et la Compagnie des chemins de fer du Nord récupère l'exploitation des ceintures rive droite (hors ligne d'Auteuil) et rive gauche, ainsi que du raccordement de Courcelles à l'avenue de Clichy. Cet arrangement est approuvé par un décret le 23 octobre suivant[17].

Horaires Petite Ceinture (mai 1914).
Raccordement (de 1964) avec la ligne des Invalides à Versailles-Rive-Gauche devant le siège de France Télévisions.

De 1994 à 1998, un court tronçon de la ligne, situé dans le 13e arrondissement, est loué par la RATP : la base d'essais de la petite ceinture. Celle-ci est utilisée pour des études d'automatisation intégrale du mouvement des trains (AIMT) dans le cadre du projet ARAMIS, qui a permis aux industriels de développer et mettre au point le système d'automatisation de l'exploitation des trains (SAET).

Ces études ont permis de contribuer à l'avènement du véhicule automatique léger (VAL) utilisé dans plusieurs villes dont en région parisienne pour la liaison entre la ligne B du RER et l'aéroport d'Orly et sur la ligne 14 du métro parisien. À la fin de la campagne d'essais, les installations provisoires sont démontées et la plateforme remise presque en l'état antérieur[18].

Actuellement, 60 % du parcours est à l'air libre (tranchée ouverte, à niveau, en remblais, en ouvrage aérien), et les 40 % restants sont en souterrain, en tranchée couverte ou en tunnel[19].

Trafic[modifier | modifier le code]

En 1855, la Ceinture (Rive droite) transporte 780 000 tonnes de marchandises, dont 20 000 t en trafic local et le reste en transit entre les grands réseaux.

Le trafic voyageurs débute le 14 juillet 1862 entre Batignolles-Clichy et La Rapée-Bercy puis s'étend progressivement à toute la ligne. Il passe de 5 millions en 1878 à 39 millions en 1900, année record liée à l'exposition universelle.

Après cette date, le trafic voyageurs décroît avec l'ouverture progressive du métro par la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP) et la Société du chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris (le Nord-Sud), malgré une amélioration lors de la desserte de l'exposition coloniale de 1931 par la station Claude Decaen.

Après plusieurs tentatives infructueuses de céder la ligne à la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP), le Syndicat de la Ceinture, confronté à d'importantes difficultés financières, obtient de l'État l'autorisation de supprimer le service voyageurs le 22 juillet 1934.

La Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), ancêtre de la Régie autonome des transports parisiens (RATP), met immédiatement en service une ligne de bus, la ligne PC. Le , cette dernière est remplacée par les trois lignes de bus PC1, PC2, PC3.

Le , est mise en service la ligne de tramway T3, dite des Maréchaux sud, renommée T3a le , jour de la mise en service de la ligne de tramway T3b, dite des Maréchaux est.

La partie ouest, entre Pont-Cardinet et Auteuil, connue sous le nom de ligne d'Auteuil, est exploitée jusqu'en 1985, date de début des travaux de la branche nord du RER C, mise en service en 1988.

Le raccordement entre Pont-Cardinet et Pereire - Levallois n'est pas intégré à la ligne C ; il est exploité jusqu'en juillet 1996 en navette, remplacée depuis par des bus.

Le viaduc d'Auteuil, qui franchissait la Seine en reliant le boulevard Victor dans le 15e arrondissement à la porte d'Auteuil dans le 16e, a été démoli en 1962 et remplacé par un pont à un seul niveau (dénommé Pont du Garigliano). Cette amputation supprima la connexion entre l'Ouest et le Sud du réseau.

À partir de juillet 1934, la ligne de Petite Ceinture n'est plus utilisée que par des trains de marchandises.

Au sud, elle dessert les usines Citroën de Grenelle (aujourd'hui parc André-Citroën) jusqu'en 1976 ainsi que les ateliers du métro (ancien Nord-Sud) de Vaugirard, les abattoirs de Vaugirard (actuellement parc Georges-Brassens) jusqu'en 1979 et la gare de Paris-Gobelins (sous le quartier des Olympiades dans le 13e arrondissement) jusqu'en 1991.

Au nord et à l'est, les voies sont utilisées pour les transferts de trains entre gares jusqu'à la fin des années 1980. Le trafic de trains de marchandises se poursuit jusqu'au début des années 1990.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Gestion[modifier | modifier le code]

La ligne de la Petite Ceinture est exploitée à l'origine par une société anonyme administrée par un syndicat constitué par deux membres de chaque compagnie fondatrice. Le 22 janvier 1853, le syndicat est officiellement créé, mais la constitution de la société anonyme est plus complexe car le Conseil d'État n'homologue pas ladite société pour des questions d'ordre financier et des vices de forme.

Gares[modifier | modifier le code]

Les gares ouvertes au service des voyageurs étaient au nombre de trente-quatre. Elles sont listées dans le tableau suivant avec leur géolocalisation.

Outre les gares ouvertes aux voyageurs, la ligne comportait également cinq gares de marchandises, qui assuraient le trafic local :

ainsi que deux gares de triage :

et deux gares réservées au bétail :

  • Paris-Bestiaux (ouverte le 18 octobre 1867[28] et fermée le 31 décembre 1977[22]),
  • Paris-Brancion (ouverte en 1903[23] et fermée par étapes entre 1976 et 1979[22]).

Ponts[modifier | modifier le code]

Il existe 61 ponts : 36 de type « rail » (où la ligne ferroviaire passe au-dessus de la voirie) et 25 de type « rue » (où la voirie passe au-dessus de la ligne ferroviaire).

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Vue des voies de la Petite Ceinture depuis la passerelle de la rue des Meuniers dans le 12e arrondissement.
Vue des voies de la Petite Ceinture dans le 13e arrondissement, près de Maison Blanche.

La ligne comprend 23 kilomètres de voies ferrées entre les voies du faisceau de la gare Saint Lazare au nord (près de la gare de la Porte de Clichy) et la ligne des Invalides (près de la gare du Pont du Garigliano) au sud, en passant par l'Est de Paris.

Totalement déferrée, la partie Ouest a fait l'objet d'une convention d'utilisation entre le propriétaire, Réseau ferré de France (RFF) et la Ville de Paris dans le but d’occuper temporairement le terrain puis de l’acquérir afin d’en conserver les qualités paysagères et naturelles pour l’ouvrir au public.

La Ville a signé au cours de l’été 2007 le protocole d’acquisition du terrain avec Réseau Ferré de France. Elle a ensuite autorisé une association à intervenir dans le cadre d'un marché d’insertion afin de créer une équipe de sept salariés ayant pour premières missions de remettre à niveau l’espace (nettoyage, taille de la végétation, etc.) et de réaliser certains aménagements nécessaires à l’accueil du public puis la prise en charge de l’entretien dans le cadre d’un plan de gestion.

Le site, inauguré le 21 décembre 2007, est devenu une promenade ouverte au public sous forme d'un « sentier nature », constitué d'une bande de terre de 10 mètres de large sur 1,3 kilomètre de long, depuis un point au sud du boulevard de Montmorency à proximité de la porte d'Auteuil jusqu'à l’ancienne gare de Passy-la-Muette[29],[30].

Le raccordement du boulevard Victor, également connu sous le nom de « point X », a été coupé pendant quelques mois pour une remise à niveau technique et a été rouvert début 2007 pour donner accès à la base arrière de travaux liés à l'extension de la ligne de tramway T2 vers Porte de Versailles (empruntant un itinéraire le long du boulevard périphérique).

La voie intérieure est également coupée sur quelques mètres sous le carrefour de la rue Manin avec la rue de Crimée, pour laisser place à l'installation d'un pilier de soutènement de la voirie.

Plusieurs tronçons de la Petite Ceinture sont entretenus par quatre « structures d'insertion par l'activité économique » (les associations Espaces, Études et chantiers, Interface et Halage) exercant quotidiennement un travail de nettoyage, d'entretien et une gestion écologique des sites en faveur de la biodiversité.

Certains ouvrages d'art de la Petite Ceinture sont entretenus ou améliorés : en 2006, le pont sur l'avenue de Flandre a été élargi. L'exploitant (SNCF) a réalisé en 2007 une étude portant sur les parties est et nord, visant à déterminer l'état des infrastructures afin d'établir des estimations chiffrées de remise en état partiel.

Bien que certaines sections soient polluées par des déchets sauvages, la Petite Ceinture est aujourd'hui considérée comme une réserve de biodiversité[31].

La difficulté d'accès à la plateforme a naturellement protégé cet espace où l'on peut observer de nombreuses variétés de plantes et d'arbres et même, plus de 1 500 chauve-souris de l'espèce pipistrelle dans un tunnel près de la porte de Vanves (concentration considérée comme la plus grande colonie d'Île-de-France)[32].

Sur le site de l'ancienne gare des Meuniers[33], rue Claude-Decaen, Jean-Jacques Varin a obtenu un bail d'utilisation d'un tronçon de cette ligne pour exercer une activité de paysagiste[34].

Accès aux piétons[modifier | modifier le code]

L'accès des piétons à la Petite Ceinture est strictement interdit (Art. 5 du décret du 22 mars 1942, modifié par le décret 69-601 du 10 juin 1969 - J.O. du 23 août 1942) et la plupart des accès sont grillagés ou murés, ce qui n'empêche pas des promeneurs et les amateurs d'urbex de s'y retrouver régulièrement.

Quatre sections sont toutefois ouvertes au public :

L'accès public aux différentes sections est documenté par la Mairie de Paris[39],[40],[41],[42].

Des promenades plantées — la Coulée verte René-Dumont et la Promenade Pereire[43],[44],[45] — ainsi que des jardins partagés sont également accessibles sur certains tronçons des 12e, 13e, 14e, 17e et 18e arrondissements (voir plus bas : Jardins partagés).

Avenir[modifier | modifier le code]

Reconquête de la Petite Ceinture, projet de la Ville de Paris[modifier | modifier le code]

Les 13 et 14 avril 2015, a été approuvé au cours de la séance du Conseil municipal de Paris le projet de « protocole-cadre entre la Ville de Paris et le groupe SNCF concernant le devenir de la Petite Ceinture ferroviaire à Paris »[46].

La Ville de Paris et la SNCF y confirment leur volonté que soit préservée la continuité de la Petite Ceinture et la réversibilité des aménagements qui pourraient y être réalisés, afin de ne pas compromettre d’éventuels futurs projets de transport[47]. Rompant avec la tradition de location des lieux, la SNCF mettra gratuitement à disposition certains tronçons de la voie, tandis que la Ville de Paris s'engage en contrepartie à prendre en charge l'entretien et l'aménagement des espaces ouverts au public[48].

Dans le cadre de la reconquête de la Petite Ceinture, ce projet de protocole va permettre d'élaborer d'ici fin 2015 un « plan-programme » pluriannuel qui, selon un communiqué de la Ville[49], « permettra d’engager la reconquête de la Petite ceinture en envisageant l’ouverture du plus grand nombre de tronçons possible pour la promenade et accueillir de nouveaux usages réversibles tout en valorisant la biodiversité ». Cette concertation sera mise au point « avec les Parisiens, les instances participatives et le tissu associatif local. Elle devra s’appuyer sur les réflexions et concertations menées par les mairies d’arrondissement avec les habitants, conseils de quartier et associations ».

Des aménagements légers et réversibles seront créés afin de permettre des espaces verts et de promenade ainsi que des activités culturelles et sportives. Il sera également possible d'y implanter des buvettes et des restaurants, « voire des cinémas ou des boîtes de nuit, en respectant les riverains », a annoncé Anne Hidalgo, la maire de Paris[47].

Interrogée par le groupe PCF regrettant que la Petite Ceinture ne soit pas utilisée pour le transport de voyageurs ou de marchandises alors que la Ville entend lutter contre la pollution de l'air, la même a estimé devoir rappeler qu'il avait déjà été décidé depuis longtemps d'installer une ligne de tramways sur les boulevards des Maréchaux plutôt que de remettre en activité la ligne de Petite Ceinture : « Force est de constater que la Petite Ceinture passe souvent au pied des habitations et que je ne veux pas imposer aux riverains (…) un endroit où il y aurait une activité ferroviaire intense »[50].

L'UMP, quant à elle, a regretté que la friche ferroviaire de la Petite Ceinture n'ait pas été mise à profit pour créer dans Paris une piste cyclable continue[47].

Projets « verts »[modifier | modifier le code]

Promenade plantée[modifier | modifier le code]

Cette promenade est basée sur le modèle de la Coulée verte René-Dumont reprenant le tracé de l'ancienne ligne de la Bastille. Le dossier a fait l'objet de discussions entre RFF (propriétaire des emprises) et la Ville de Paris. Le protocole d'accord qui en découle, a été accepté par le Conseil de Paris au printemps 2006[51] mais n'a jamais été implanté bien qu'il soit également inscrit dans le Plan de déplacement de Paris adopté en février 2006.

Les opposants au projet rappellent que le site de la ligne, souvent en viaduc ou en tranchée, est d'un accès difficile. Par ailleurs, plusieurs tunnels, longs parfois de plus d'un kilomètre comme celui du Parc des Buttes-Chaumont (1 200 m), rendent ces parties de l’ouvrage peu attractives.

Toutefois sur la Petite Ceinture du 15e, un premier tronçon long d’un kilomètre et trois cent mètres, aux aménagements légers et réversibles à la demande de RFF, est ouvert en 2013 dans le 15e arrondissement entre la place Balard et la rue Olivier-de-Serres.

Les travaux ont un coût estimé à quatre millions d’euros[37],[52],[53].

Les élus Verts militent pour transformer la Petite Ceinture en espace vert (gain immédiat de 10 % d'espace vert intra-muros) pour renforcer son rôle de régulation thermique et de trame verte[54].

Piste cyclable[modifier | modifier le code]

Une association[55] soutient l'idée de transformer la ligne en piste cyclable autour de Paris. Cette piste en site propre présenterait l'avantage d'être sécurisée par rapport aux voitures et ne dérangerait pas les piétons ; par ailleurs, les faibles déclivités sont idéales pour circuler dans Paris. Des ascenseurs à vélos pourraient être installés dans les zones trop profondes pour y construire des rampes d'accès. Les anciennes gares seraient reconverties en stations Vélib'.

Réalisations[modifier | modifier le code]

Jardins partagés[modifier | modifier le code]

Les Jardins du Ruisseau, un havre de paix pour les amoureux de la nature en ville.

Les quais de la gare d’Ornano, aujourd'hui en pleine terre sont utilisés depuis de longues années pour y faire pousser des fruits, des légumes et des fleurs. Ce sont des habitants du 18e arrondissement qui, dès 1998, ont proposé la création de ces jardins afin de sensibiliser à l’environnement et au civisme les enfants des écoles voisines par le biais du jardinage[56].

Dénommés « Les Jardins du Ruisseau[57] » – du nom de la rue qui enjambe la voie ferrée – ces jardins partagés situés Porte de Clignancourt, non loin des Puces de Saint-Ouen, sont devenus un havre de paix pour les amoureux de la nature en ville et une promenade prisée des randonneurs depuis que la Mairie de Paris en fait régulièrement la promotion : Fête des abeilles et du miel[58], Fêtes de la nature[59], festival Clignancourt danse sur les rails[60] attestent d'un riche calendrier alternant événements, portes ouvertes et animations diverses, tandis que de l'autre côté des rails se déploie une activité parallèle : la Recyclerie.

D'autres jardins partagés existent également sur l'ancienne ligne ferroviaire, tel celui de la rue de Coulmiers dans le 14e arrondissement[61] et ceux de la Petite Ceinture du 12e arrondissement où un secteur long de 300 mètres situé dans le prolongement du square Charles-Péguy (entrée 21 rue Rottembourg) accueille un jardin partagé et un sentier nature qui permettent d'étudier les biotopes existants. De plus, le jardin partagé Claude Decaen, situé au croisement de la Petite Ceinture du 12e et de la rue Claude-Decaen, au numéro 7, abrite également 500 m2 d'espaces verts destinés à la promenade et animés directement par les habitants du quartier[35],[62].

Dans le nouveau quartier de la gare de Rungis (13e)[40],[63], un nouveau tronçon de 500 m de long et d'un hectare de superficie est également accessible et vient désormais compléter les jardins des 12e, 14e et 18e arrondissements[64]. Des activités sportives et des animations pour enfants pourraient aussi y voir le jour.

La Recyclerie[modifier | modifier le code]

Face aux Jardins du Ruisseau cités plus haut, se déploie une initiative parallèle : la Recyclerie[65], lieu de vie destiné à promouvoir le recyclage, valoriser les initiatives collaboratives et sensibiliser les « consomm'acteurs ». Le lieu comprend également un bar et un restaurant[66] et développe une programmation axée sur les concepts éco-citoyens[67].

Activités culturelles[modifier | modifier le code]

De nombreuses initiatives artistiques ont déjà investi la ligne de Petite Ceinture. La Flèche d'or, une salle de concerts à la programmation éclectique[68], s'était déjà installée dans les bâtiments de l'ancienne gare de Charonne dans les années 1990[69] et c'est ce modèle d'aventure culturelle qui a inspiré la réhabilitation de deux gares laissées à l'abandon dans le 18e arrondissement : la gare d'Ornano, en 2013, avec le projet de la Recyclerie et la gare de Saint-Ouen, en 2015, grâce au projet du Hasard Ludique qui promet « un lieu iconoclaste dédié aux musiques actuelles et aux arts créatifs[70] ».

Cette coopérative, qui ouvrira les lieux à l'automne 2015, s'est déja fait connaître en organisant en septembre 2014, dans les murs encore dénudés de la gare, l'exposition « Égarez-vous![71] » qui retraçait l'histoire de cette dernière dans le cadre des Journées européennes du patrimoine[72] et en programmant avec les Jardins du Ruisseau et la Recyclerie le festival « Clignancourt danse sur les rails[60] ».

Performances et art contemporain[modifier | modifier le code]

Jeff Mills, célèbre performer américain de la scène DJ[73].

Dans son édition de 2014, la Nuit blanche de Paris – intitulée « L'itinéraire de Grande Randonnée Artistique (G.R.A.)[74],[75] » – a également programmé des animations le long de l’artère verte qui relie le parc Georges Brassens au parc André Citroën dans un parcours dénommé « Je perf', ils perfs'... Nous dansons[76] » où des artistes défièrent les règles de la pesanteur avec des performances et des installations hors norme au fil d'un parcours consacré à des expériences proches du cirque et de la danse[77].

Chloé Moglia[78], artiste familière du cirque et des arts martiaux[79], s'est suspendue à une barre fixe à plusieurs mètres du sol au-dessus de la Petite Ceinture, évoluant pendant une bonne partie de la nuit dans un face-à-face avec le vide, à la seule force des bras[80]. Plus loin, Jörg Müller invitait cinq artistes[81] dans un énorme tube à essai de trois mètres de haut et rempli d'eau pour une chorégraphie aquatique explorant l’apnée et les principes du corps flottant[82] . Plus tard pour conclure la soirée, Jeff Mills, célèbre performer américain de la scène DJ[73], concevait un grand bal populaire[83] où il revisitait durant quatre heures, toute l'histoire de la danse à deux depuis le Moyen-Âge en jonglant d'une époque à l'autre au cours d'une performance sonore et visuelle destinée à expérimenter des mouvements et des rythmes dans une expérience collective[84].

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Fascicule Gares et lignes du nord édité par le COPEF (Cercle Ouest Parisien d'Études Ferroviaires) en 1985.
  2. « N° 3434 - Décret portant qu'il sera établi, à l'intérieur du mur d'enceinte des fortifications de Paris, un chemin de fer de ceinture reliant les gares de l'Ouest et Rouen, du Nord, de Strasbourg, de Lyon et d'Orléans : 10 décembre 1851 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série X, vol. 8, no 470,‎ , p. 1105 - 1112 (lire en ligne).
  3. « N° 3435 - Décret qui approuve la convention passée entre le ministre des Travaux publics et les compagnies des chemins de fer de Paris à Rouen, de Paris à Orléans, de Paris à Strasbourg et du Nord pour la concession du chemin de fer de ceinture : 11 décembre 1851 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série X, vol. 8, no 470,‎ , p. 1112 - 1123 (lire en ligne).
  4. La Compagnie de l'Ouest n'est pas concernée ni l'essentiel de la rive gauche.
  5. « N° 3421 - Décret qui autorise les compagnies concessionnaires des chemins de fer du Nord et de Strasbourg à établir un chemin de fer de raccordement entre les gares de la Chapelle et de la Villette : 10 décembre 1851 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série X, vol. 8, no 469,‎ , p. 1075 - 1076 (lire en ligne).
  6. « N° 4396 - Décret qui déclare d'utilité publique l'exécution d'un chemin de fer formant prolongement du chemin de fer de ceinture et se dirigeant de la commune des Batignolles sur Passy et Auteuil : 18 août 1852 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série X, vol. 10, no 573,‎ , p. 447 - 450 (lire en ligne).
  7. « N° 2877 - Décret impérial qui approuve la convention passée, les 2 février et 6 avril 1855, entre le ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics et les compagnies des chemins de fer de Paris à Saint-Germain, de Paris à Rouen, etc. : 7 avril 1855 », Bulletin des lois de l'Empire français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 6, no 313,‎ , p. 57 - 58 (lire en ligne).
  8. « N° 9342 - Décret impérial qui déclare d'utilité publique le prolongement du chemin de fer de ceinture de Paris, sur la rive gauche de la Seine, entre Auteuil et la gare d'Orléans : 14 juin 1861 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 18, no 953,‎ , p. 253 - 254.
  9. Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, p. 765.
  10. « N° 13540 - Décret impérial qui approuve la convention passée, le 31 mai 1865, entre le ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics, et la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest pour la concession du chemin de fer de ceinture de Paris (rive gauche) : 18 juillet 1865 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 26, no 1319,‎ , p. 234 - 237.
  11. « N° 13686 - Décret impérial qui déclare d'utilité publique le raccordement du chemin de fer de ceinture de Paris (rive droite) avec le chemin de fer d'Auteuil, et rend définitive la concession dudit raccordement, accordée à titre éventuel à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest : 18 septembre 1865 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 26, no 1337,‎ , p. 596 - 597.
  12. « N° 13501 - Décret impérial qui, 1° déclare d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer d'embranchement destiné à relier le marché à bestiaux de Paris avec le chemin de fer de Ceinture ; 2° approuve la convention passée, le 26 juillet 1864, entre la ville de Paris, et le syndicat du chemin de fer de Ceinture, pour la construction et l'exploitation dudit embranchement : 19 octobre 1864 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 26, no 1314,‎ , p. 171 - 174.
  13. Voir ce site.
  14. Ibid., p. 765.
  15. La saga de la Petite Ceinture par Bruno Carrière - Éditions La Vie du Rail, 1991 - pages 172-173.
  16. Ibid., p. 766.
  17. « Décret relatif à la réorganisation de l'exploitation des chemins de fer de ceinture de Paris : 23 octobre 1934 », Journal officiel de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, no 257,‎ , p. 10940 - 10942 (lire en ligne).
  18. « La Base d’Essais de la Petite Ceinture (BEPC) », sur metro-pole.net, via web.archive.org,‎ article du 14 mai 2004 (consulté le 10 mars 2015).
  19. Étude prospective sur le devenir de la Petite Ceinture, Atelier parisien d'urbanisme, p. 4.
  20. a et b La saga de la Petite Ceinture par Bruno Carrière - Éditions La Vie du Rail, 1991 - page 23.
  21. a et b La saga de la Petite Ceinture par Bruno Carrière - Éditions La Vie du Rail, 1991 - page 44.
  22. a, b, c, d, e et f La saga de la Petite Ceinture par Bruno Carrière - Éditions La Vie du Rail, 1991 - page 201.
  23. a et b La saga de la Petite Ceinture par Bruno Carrière - Éditions La Vie du Rail, 1991 - page 134.
  24. La saga de la Petite Ceinture par Bruno Carrière - Éditions La Vie du Rail, 1991 - page 198.
  25. La saga de la Petite Ceinture par Bruno Carrière - Éditions La Vie du Rail, 1991 - page 84.
  26. La saga de la Petite Ceinture par Bruno Carrière - Éditions La Vie du Rail, 1991 - page 72.
  27. « La Petite Ceinture est-elle fermée à tout trafic (voyageurs et marchandises) depuis 1934 ? », sur http://www.petiteceinture.org/ (consulté le 14 août 2009).
  28. La saga de la Petite Ceinture par Bruno Carrière - Éditions La Vie du Rail, 1991 - page 43.
  29. [PDF] La Petite Ceinture du 16e arr. - De la friche ferroviaire au sentier nature, document du site Internet paris.fr. Consulté le 30 mai 2013.
  30. a et b Julien Van Hille, « La Petite Ceinture : la reconfiguration d’un site mythique », article du 27 mai 2013, sur metropolitiques.eu. Consulté le 25 août 2013.
  31. Petite Ceinture et biodiversité (Ecofaubourgs, 09 septembre 2008).
  32. Article sur la protection des chauves-souris (Conseil Général de l'Essonne, 15 décembre 2008).
  33. La gare des Meuniers est un autre nom de la gare Rue Claude-Decaen, en raison de sa situation topographique entre la rue des Meuniers au sud-ouest et la rue Claude-Decaen au nord-est.
  34. Film documentaire de 1994 Train spécial (17 minutes) – séquence de 02:27 à 03:54, sur le site petiteceinture.org. Consulté le 23 novembre 2012.
  35. a et b La petite ceinture, mairie12.paris.fr.
  36. [PDF] « Aménagement d'un nouveau tronçon de la Petite ceinture (13e) », sur Mairie de Paris,‎ (consulté le 27 juillet 2015).
  37. a et b Le Parisien - Nouveau départ pour la petite ceinture, article du 6 juillet 2011. Consulté le 25 août 2013.
  38. « Un nouveau tronçon de petite ceinture ouvre au public » (dans le 15e arrondissement), article du 26 août 2013, sur le site paris.fr, consulté le 27 août 2013.
  39. Accès à la Petite Ceinture du 12e (PC 12), Mairie de Paris.
  40. a et b Accès à la Petite Ceinture du 13e (PC 13), Mairie de Paris.
  41. Accès à la Petite Ceinture du 15e (PC 15), Mairie de Paris.
  42. Accès à la Petite Ceinture du 16e (PC 16), Mairie de Paris.
  43. La promenade Pereire, l'autre coulée verte, Yves Jaeglé, 16 Juin 2004, leparisien.fr.
  44. La Promenade Pereire - Paris 17e, paris1900.lartnouveau.com (nombreuses photos).
  45. Accès à la Promenade Pereire, Mairie de Paris.
  46. Situation actuelle de la Petite Ceinture (juin 2015), article de petiteceinture.org, consulté le 3 août 2015.
  47. a, b et c Paris: «L’acte 2» de la reconquête de la Petite ceinture sur le tapis du Conseil de Paris, communiqué AFP repris par 20minutes.fr le 12 avril 2015, consulté le 3 août 2015.
  48. Petite Ceinture: accord entre Paris et la SNCF, article du 7 avril 2015, sur lefigaro.fr, consulté le 3 août 2015.
  49. Petite ceinture, la reconquête continue, article de juin 2015, sur paris.fr, consulté le 3 août 2015.
  50. Paris et la SNCF s’accordent pour reconquérir la Petite Ceinture, article du 8 avril 2015, sur lemoniteur.fr, consulté le 3 aoûi 2015.
  51. [PDF] « Protocole entre la Ville de Paris et Réseau Ferré de France concernant la Petite Ceinture », sur paris.fr via web.archive.org,‎ (consulté le 3 août 2015).
  52. 1km3 de petite ceinture aménagé en promenade verte dans le 15e, article du 18 juillet 2011, sur le site Web de « paris.fr ». Consulté le 20 juillet 2011.
  53. [PDF]« Aménagement d'une promenade sur la Petite Ceinture - 15e arrondissement », Présentation du projet à la mairie du quinzième arrondissement le 7 janvier 2011 (36 pages). Consulté le 20 juillet 2011.
  54. Quel devenir pour la Petite Ceinture dans le 12e ?, Votre 12e, Mars/Avril 2013.
  55. Association des cyclistes des 15e et 7e arrondissements de Paris.
  56. Les Jardins du Ruisseau, Jardinons ensemble.
  57. Les Jardins du Ruisseau, site officiel.
  58. Fête des abeilles et du miel aux Jardins du Ruisseau, blogs.paris.fr.
  59. Les Jardins du Ruisseau vous invitent à fêter la nature, quefaire.paris.fr.
  60. a et b Clignancourt danse sur les rails, un nouveau souffle pour la Petite Ceinture, Vivre Paris, 4 juillet 2015.
  61. Historique du jardin, vert-tige.org.
  62. Promenade dans les « sentiers nature », unjourdeplusaparis.com, 17 septembre 2013.
  63. Les espaces publics, parisgarederungis.fr.
  64. Paris part à la reconquête de son ancienne voie ferrée, Le Parisien, 6 avril 2015.
  65. La Recyclerie, site officiel.
  66. Déjeûner à la Recyclerie, carnet-aux-petites-choses.fr.
  67. La REcyclerie à Paris : bar, restaurant, ateliers…, Caroline J., sortiraparis.com, 21 juillet 2014.
  68. La Flèche d'or, parisbouge.com.
  69. A propos, flechedor.fr.
  70. Avec Le Hasard Ludique, au cœur de la gare de Saint Ouen, Guillaume Deleurence et Philippe Bordier, dixhuitinfo.com, 18 janvier 2014.
  71. Cette exposition retraçait l'histoire de la gare de Saint-Ouen au moyen de témoignages, de documents d’archives et de photos anciennes revisités par des plasticiens, des photographes et des vidéastes dont les créations inédites prirent place sur les façades de la gare et les espaces intérieurs exceptionnellement ouverts au public.
  72. En attendant le Hasard Ludique, égarez-vous!, quefaireparis.fr.
  73. a et b Passez une nuit blanche avec Jeff Mills !, Institut National de l'Audiovisuel.
  74. L'itinéraire de Grande Randonnée Artistique (G.R.A.), quefaire.paris.fr.
  75. La Grande Randonnée Artistique de la Nuit Blanche, Marcel & Simone, marceletsimone.net, 1 octobre 2014.
  76. Je perf', ils perfs'... Nous dansons, quefaire.paris.fr.
  77. Nuit Blanche 2014 : le parcours 'Je perf', ils perfs', nous dansons', Elodie D., sortiraparis.com, 19 septembre 2014.
  78. Chloé Moglia, rhizome-web.com.
  79. Chloé Moglia, risque-tout de la piste, Rosita Boisseau, M le magazine du Monde, 13 décembre 2013.
  80. Chloé Moglia, quefaire.paris.fr.
  81. Vidéo : The Offering / Hennessy+Hindi+Müller, vimeo.com.
  82. Jörg Müller & Steven Cohen, quefaire.paris.fr.
  83. Jeff Mills, quefaire.paris.fr.
  84. Vidéo : Jeff mills - Together is better (nuit blanche Paris 2014), 6 oct. 2014, ▶ 6:16, YouTube.com.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Reda, Marc Soriano (textes), Pierre Pitrou, Bernard Tardien (photographies), 1851-1981 : le Chemin de fer de Petite Ceinture de Paris, Pierre Fanlac éditeur, 1981.
  • J. Banaudo, Trains oubliés volume 4 : L'État, le Nord, les Ceintures, éditions du Cabri, 1982.
  • Hors série de la revue Connaissance du Rail, octobre 1991 : La Petite Ceinture de Paris, éditions de l'Ormet.
  • Bruno Carrière, La saga de la Petite Ceinture, éditions de La Vie du Rail, 1991, réédition en 2001.
  • La Marche Magazine, mai 2004.
  • Philippe-Enrico Attal, « 1934 : La fin de la Petite Ceinture », Historail, no 23,‎ , p. 6-25.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Geographylogo.svg

Les coordonnées de cet article :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]