Mobilier national

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Mobilier national
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Situation
Création 1800
Type service à compétence nationale
Siège 1 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Coordonnées 48° 50′ 02″ N, 2° 21′ 03″ E
Langue Français
Organisation
Organisations affiliées Ministère de la Culture (France)

Site web mobiliernational.culture.gouv.fr

Le Mobilier national est un service à compétence nationale français rattaché à la direction générale de la création artistique du Ministère français de la culture, et dont dépendent la manufacture des Gobelins, la manufacture de Beauvais, la manufacture de la Savonnerie à Paris et Lodève et les Ateliers nationaux de dentelle du Puy-en-Velay et d'Alençon[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Avant le Mobilier national[modifier | modifier le code]

À la fin du Moyen Âge, « l'ameublement des châteaux royaux est un enjeu primordial pour la cour royale qui se met en scène à travers l'exposition de ses collections d'objets d’art, essentiellement l'orfèvrerie et les textiles »[2]. La cour itinérante nécessite ainsi un service de l'intendance royale chargé, en coulisses, de pourvoir en meubles et en tapisseries les différentes résidences royales, ainsi que celles de leurs serviteurs (en premier lieu les ministres) afin de rendre possible cette représentation quasi permanente. La responsabilité des meubles incombe généralement au valet de chambre tandis que l'entretien et la garde des tapisseries et tentures d'apparat est confiée aux tapissiers, ces deux fonctions ayant tendance à fusionner au XVIIe siècle et devenir des valets de chambre-tapissiers[3].

Sous l'Ancien Régime, Henri IV crée le Garde-Meuble royal en 1604[4], administration royale que Colbert réorganise en 1663 sous le nom de Garde-Meuble de la Couronne[5] et qui, après plusieurs lieux, s'installe en 1772 dans un bâtiment spécialement créé, l'hôtel du Garde-Meuble, actuel Hôtel de la Marine à Paris.

Supprimé à la Révolution, le 30 Floréal an VI (19 mai 1798)[6], cette administration renaît en 1800 sous le nom de Garde-Meuble des Consuls, puis Mobilier impérial en 1804[5]. À la suite de plusieurs autres déménagements, il s'installe de 1852 à 1937 au 103 quai d'Orsay, correspondant au terrain aujourd'hui occupé par le musée du quai Branly.

1870 à nos jours[modifier | modifier le code]

Il prend son nom actuel de Mobilier national après la chute du Second Empire en 1870[5]. La dispersion de ses collections entre différents ministères, administrations et palais[5] est alors aggravée par les incendies du palais des Tuileries et du château de Saint-Cloud[5].

Dans ses locaux du 103 quai d'Orsay, en partie reconstruits en 1884, un musée est ouvert deux jours par semaine le jeudi et le dimanche, afin « de faire passer successivement sous les yeux du public les séries de tapisseries et les meubles précieux qui appartiennent au mobilier national ».

En 1892, l'administrateur du Garde-Meuble National, Édouard-Thomas Williamson, est l'auteur d'un catalogue de la collection du musée[7]. La IIIe République ordonne par la loi du , la réalisation d'un inventaire des meubles présents dans les réserves[5].

En 1901, le musée du Louvre prend en charge par décret du gouvernement une partie des collections et des pièces rares, auparavant réunies dans le musée du Garde-Meuble.

En 1937, le Mobilier national quitte le terrain du quai d'Orsay, pour accueillir le Centre des métiers de l'Exposition universelle de 1937 et est installé dans un nouveau bâtiment construit par Auguste Perret sur les anciens jardins de la manufacture des Gobelins.

En 1959, le Mobilier national est rattaché au ministre chargé des Affaires culturelles[5] et en 1982, il est placé sous la tutelle de la Délégation aux Arts plastiques du ministère de la Culture[5].

Le , le Mobilier national est devenu un service à compétence nationale[5].

Missions[modifier | modifier le code]

Action de restauration d'un tapis
Restauration d'un tapis dans un des ateliers de restauration du Mobilier national

Il a pour mission de meubler les bâtiments officiels de la république française (hôtel Matignon, certains ministères et ambassades à l'étranger, etc.), auxquels il prête certains des objets de sa collection. Celle-ci en compte plus de 200 000, datant du XVIIe siècle à nos jours. 75 000 d’entre eux possèdent une valeur patrimoniale, parmi lesquels plusieurs milliers d’objets prestigieux ou précieux[8]. Ils stockent également les drapeaux étrangers utilisés lors des réceptions de dignitaires étrangers[9].

Il est également chargé de la conservation et de l'entretien de ces objets, au sein de sept ateliers d'art : restauration de tapisseries, restauration de tapis, tapisserie d'ameublement, tapisserie de décor, menuiserie en sièges, ébénisterie et lustrerie-bronze.

En 1964, André Malraux, alors ministre de la Culture, fait créer un atelier de recherche et de création au sein du Mobilier national: l'ARC[5].

Ces principales missions ont été définies par un décret en date du [5],[10].

Manufactures et ateliers nationaux[modifier | modifier le code]

Au Mobilier national ont été rattachés :

Le récolement[modifier | modifier le code]

Depuis l'origine de l'institution, l'administration générale du Mobilier national réalise périodiquement l'inventaire de ses richesses. Le premier inventaire connu fut entrepris par Gédéon Berbier du Mets, dès sa nomination par Colbert à la tête du Garde-Meuble royal. L’inventaire entrepris depuis 1950 est aujourd’hui informatisé[11].

L'une des missions importantes de l'établissement, est la vérification régulière de la présence physique des biens mis à disposition, sous sa responsabilité[Note 1], afin d'éviter des « disparitions », lors des prêts aux différents organismes (environ 180 000 prêts)

Les observations successives de la Cour des comptes, et particulièrement son rapport public de 1996, ont conduit le Premier ministre de l'époque, Alain Juppé, à publier une circulaire, le 24 juin de cette même année, à la suite de laquelle le décret no 96-750 du [12] a créé une commission (la CRDOA), chargée de diriger le récolement[Note 2] de tous les dépôts de mobilier et d'œuvres d'art consentis par la Direction des musées de France, le Musée national d'art moderne, le Mobilier national, le Fonds national d'art contemporain. Les travaux de cette nouvelle commission, ont débuté en [13], et depuis lors, de nombreuses irrégularités sont signalées périodiquement aux autorités compétentes, suivies de dépôts de plaintes[14].

En 2007, peu avant son départ, le Premier ministre de l'époque, Dominique de Villepin, avait fait diligenter un inventaire général, transmis à son successeur, et qui avait permis à la commission de récolement, et de l'inventaire physique, de constater la disparition de plus de 17 000 pièces, soit environ 19,1 % des objets prêtés[15],[16].

Plus récemment, la Cour des comptes, dans son rapport 2014, indique que 625 objets, ainsi que 32 œuvres prêtées par les musées nationaux, sont signalés comme « non vus »[17],[18], ce que la Cour des comptes assimile à de pures et simples « disparitions »[Note 3].

Avec un taux de perte de 26 %, le ministère des Affaires étrangères est le plus mauvais élève. Les ambassades, richement dotées, sont les plus faciles à dépouiller. En particulier en Europe de l’Est, où l’on a retrouvé des objets provenant des représentations françaises sur le marché de Naschmarkt (en), à Vienne, en Autriche[19].

Siège[modifier | modifier le code]

Son dépôt est situé 1 rue Berbier-du-Mets, dans le 13e arrondissement de Paris (quartier Croulebarbe), dans un bâtiment en béton armé construit en 1936 par Auguste Perret sur les anciens jardins de la manufacture des Gobelins.

Liste des responsables[modifier | modifier le code]

Liste établie d'après les Almanachs officiels, dossiers de légion d'honneur et la bibliographie indiquée. Les dates avec crochets signifient que ce sont des dates où l'on sait que le personnage occupe ces fonctions, la période peut s'étendre avant ou après. Les dates sans crochets sont les dates de début ou fin avérées

Garde-Meuble de la Couronne[20][modifier | modifier le code]

Intendants

  • 1604-? : Etienne de La Font,sieur de La Motte, auditeur de la Chambre des comptes de Rouen, intendant des meubles de la Couronne par lettres de provision du 28 novembre 1604.
  • 16??-16?? : Jacob de La Font, dates inconnues
  • 31 janvier 1620-1627 : Jean Dujon, sieur de La Vallée d’Assigny (?-1652), trésorier général de la cavalerie légère, intendant des meubles de la Couronne
  • 1627-1642 : Pierre Bonnard (?-1642), contrôleur général des gabelles en la généralité de Paris, intendant général des meubles de la Couronne
  • 1642-1658 : Roger Bonnard, intendant général des meubles de la Couronne
  • 1658-1662 : Paul Dujardin, intendant général des meubles de la Couronne
  • 1662-31 décembre 1663 : Prosper Bauyn, sieur d’Angervillier (?-1700), intendant général des meubles de la Couronne
  • 31 décembre 1663-11 février 1707: Gédéon Berbier du Metz (1626-1709), intendant et contrôleur général des meubles de la Couronne. La rue où se trouve le Mobilier national, dans le 13e arrondissement porte son nom
  • 11 décembre 1707-11 octobre 1711 :
  • 11 octobre 1711-22 décembre 1719 : Moïse-Augustin de Fontanieu (1662-1725), secrétaire du roi, directeur général du commerce, intendant et contrôleur général des meubles de la Couronne
  • 22 décembre 1719-26 septembre 1767 : Gaspard Moïse Augustin de Fontanieu (1694-26 septembre 1767), conseiller au Parlement de Paris, intendant et contrôleur général des meubles de la Couronne en survivance (1717-22 décembre 1719), en titre (22 décembre 1719-26 septembre 1767)
  • 26 septembre 1767-27 mai 1784 : Pierre-Élisabeth de Fontanieu (1731-1784), intendant et contrôleur général des meubles de la Couronne
  • 27 février 1784-20 août 1792 : Marc-Antoine Thierry de Ville-d'Avray (1732-1792), premier valet de chambre du roi, intendant et contrôleur général des meubles de la Couronne, commissaire général de la Maison du roi au département du Garde-meuble de la Couronne en survivance (16 août 1783-27 février 1784), en titre (27 février 1784-20 août 1792)

Gardes généraux

  • 1616-? ;Jacques Valetz, garde-meuble du roi
  • 1630: Nicolas de Jacquinot, garde des meubles du roi
  • 1629-1651: Jean Gaboury, garde-meuble et tapissier du roi
  • 1651-mars 1653: Charles Moysnier, garde général des meubles de la Couronne
  • mars 1653-1665: Henri Guillain, valet de chambre de la reine, garde général des meubles de la Couronne
  • 26 juillet 1665-1685: Louis Le Cosquino, sieur de Fulvy (?-1685), garde général des meubles de la Couronne
  • 1er octobre 1685-1693: Charles-Lavinio Turola ou Tourolle (?-1693), garde-meuble du palais Mazarin, garde général des meubles de la Couronne
  • 7 juin 1693-12 mars 1701: Dominique-Léonard Turola ou Tourolle (?-1701), garde général des meubles de la Couronne
  • 12 mars 1701-16 décembre 1704: Macé Courcelles (?-1728), valet de chambre du roi, garde général des meubles de la Couronne
  • 16 décembre 1704-17 mai 1728: Claude Nérot (1672-1750), receveur général des domaines à Caen puis à Rouen, commis à la garde des meubles de la Couronne (16 décembre 1704-1716), garde général des meubles de la Couronne (12 mars 1716-17 mai 1728)
  • 1742-1748: Charles Tourolle (1693-1748), maréchal des logis du roi, garde général des meubles de la Couronne en survivance (1728-1742), en titre (1742-1748)
  • 1748-8 septembre 1750: Claude Nérot, garde général des meubles de la Couronne
  • 17 septembre 1750-1753: Philibert Chanousse-Ollivier (1700-1773), garde général des meubles de la Couronne
  • 1753-1764: Jean-François Gentil de Coeur vers 1670-1764), garde général des meubles de la Couronne
  • 12 juillet 1764-12 mars 1784: Pierre Randon de Pommery (vers 1714-1787), receveur général des finances de la généralité de Soissons, garde général des meubles de la Couronne; Marc-Antoine-François Randon de La Tour (1736-1793), garde général des meubles de la Couronne en survivance (2 septembre 1769-12 mars 1784)
  • 12 mars 1784-1792: Alexandre Lemoine de Crécy (1735-1794), garde général des meubles de la Couronne

Mobilier national, Mobilier impérial,Garde-meuble de la couronne, Garde-meuble national[modifier | modifier le code]

  • 20 août 1792 - 22 avril 1793 : Jean-Bernard Restout, directeur du Garde-meuble national[21]
  • 10 mai 1793 -11 frimaire an II (1er décembre 1793 : François-Louis Bayard, inspecteur général provisoire du Garde-meuble national[21]
  • 11 frimaire an II (1er décembre 1793)-14 fructidor an II (31 août 1794 : Louis-François Dubois, inspecteur provisoire du Garde-meuble national[21]
  • 14 fructidor an II (31 août 1794)-1er brumaire an V (22 octobre 1796) : François-Louis Bayard (?- ?), inspecteur général provisoire du Garde-meuble national
  • 22 frimaire an IV (13 décembre 1795) - 26 vendémiaire an VI (17 octobre 1797) : Nicolas-Auguste Villette, directeur général du Garde-meuble national[21]
  • 1800-1804: Martin Lefuel, conservateur du Mobilier du Directoire exécutif, contrôleur conservateur du Mobilier du gouvernement
  • 13 brumaire an XIII (4 novembre 1804)-4 février 1806 : Étienne-Jacques Calmelet (1773-1840), administrateur du Mobilier impérial[22],[21]
  • 1806-1813] : Alexandre-Jean Desmazis (1768-1841), administrateur du Mobilier impérial[23],[21]
  • [septembre 1815-24 juillet 1825) : Armand Thierry de Ville-d'Avray (1773-1844), premier valet de chambre du roi, intendant du Garde-meuble de la Couronne
  • [24 juillet 1825-1830] : Louis-Victoire-Xavier Papillon, baron puis vicomte de La Ferté (1784-1849), intendant général de l’argenterie et des menus-plaisirs du roi, directeur général du Mobilier de la Couronne[24].
  • [1832-1847] : Germain Delavigne (1790-1868), conservateur du mobilier de la Couronne[25]
  • 1er août 1848-1er avril 1853 : Louis-Michel Leblond, directeur inspecteur[26] fait une carrière au Garde-meuble comme inspecteur principal (8 mars 1832-1er mars 1844), directeur (1 mars 1848-1er avril 1853), puis inspecteur général (1er novembre 1853-30 août 1855)
  • 1er novembre 1853-1er septembre 1871 : Thomas Moore Williamson (1809-1875)[27], administrateur du Mobilier de la Couronne (né à Londres le 5 juin 1809)
  • 1er août 1872-31 juillet 1878 : Charles Joly dit un temps Joly de Montesson (1834-1916), conservateur du Mobilier national[28] y a commencé sa carrière en 1854. En même temps, Bidos y est inspecteur[29]. Il n'est pas encore clair de savoir lequel exerça le rôle de responsable de l'institution.
  • 1er août 1878[30]-1891]? : Édouard Thomas Williamson (né à Paris le 13 octobre 1839), neveu de Thomas Moore Williamson, conservateur du Mobilier des palais nationaux à partir de 1878, faisant suite à une longue carrière au Mobilier national à compter de 1858, il s'était occupé notamment du sauvetage des meubles les plus précieux lors des incendies de 1870 (Saint-Cloud, etc.)[31]Cf aussi : Almanach impérial 1868, https://books.google.fr/books?id=k41F_i2b47oC&dq=)
  • 4 ou 5 août 1894- 29 juin 1907 : Henri Théodore Locquet (Paris, 28 février 1847 - Paris, 29 juin 1907)[32], administrateur du garde-meuble national
  • 1er août 1907[33]-31 mai 1926 : Ernest Dumonthier (né à Paris le 3 août 1863)[34]
  • 1er juin 1926-14 septembre 1944 : Guillaume Janneau (Saint-Nazaire, 9 décembre 1887-1957), inspecteur des monuments historiques[35]

Mobilier national (avec ajout progressif des manufactures des Gobelins, Savonnerie, Beauvais, Lodève, dentelles d'Alençon et du Puy)[modifier | modifier le code]

Administrateurs généraux et directeurs

  • 1941-1944 : Guillaume Janneau. Il devient à cette date administrateur général à la fois du Mobilier national et des Manufactures nationales des Gobelins, Beauvais, la Savonnerie qui sont rattachés à l'institution
  • 14 septembre 1944-15 mars 1950 : Georges Fontaine (1900-1969), conservateur en chef du département des objets d'art du Musée du Louvre, nommé administrateur général le 14/9/1944. Il poursuit sa carrière comme inspecteur général de l'enseignement artistique en 1950[36].
  • 15/03/1950 ? - 1960 ? : Henri Gleizes (1914-2000), administrateur général
  • 1960 ? - 1963 ?: Michel Florisoone (1904-1973), conservateur des musées nationaux, administrateur général
  • 1963-1991 : Jean Coural (1925-2001), conservateur des musées nationaux, administrateur général
  • 30 septembre 1991-1993] : Raymond Lachat [37], administrateur général
  • 03/02/1994-2003 : Jean-Pierre Samoyault[38], conservateur général du patrimoine, administrateur général
  • 2003-2014 : Bernard Schotter[39], administrateur civil hors classe, administrateur général
  • janvier-juillet 2015 : Jérôme Poulain, administrateur civil hors classe, secrétaire général du Mobilier national, administrateur général par intérim de janvier 2015 au 9 juillet 2015
  • 10 juillet 2015-juillet 2017 : Hervé Barbaret, administrateur civil hors classe, directeur
  • juillet 2017-janvier 2018 : Catherine Ruggeri, directrice par intérim[40].
  • février 2018 : Hervé Lemoine, conservateur général du patrimoine, directeur[41],[42].

Directeurs des collections

  • 1992-1993: Nicole de Reynies (1938-), conservatrice générale du patrimoine, directrice des collections
  • 1994-2003 : Colombe Samoyault-Verlet (1938-2009), conservatrice générale du patrimoine, directrice des collections
  • 2003-2012: Arnauld Brejon de Lavergnée (1945-), conservateur général du patrimoine, directeur des collections
  • 2012-2018 : Christiane Naffah-Bayle (1951-), conservatrice générale du patrimoine, directrice des collections
  • 2018- : Thierry Sarmant (1969-), conservateur en chef du patrimoine, directeur des collections

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La procédure de l’état annuel appliquée au Mobilier National et qui, selon la commission, « engage la responsabilité des dépositaires et devrait être indissociable de l’arrêté de dépôt »
  2. La précédente commission de récolement n'avait été créée qu'en 1966. En 1996, son domaine de compétence a été étendu, et sa mission redéfinie. En ce qui concerne les musées de France, le récolement décennal n'a été rendu obligatoire qu'à partir de l'arrêté du
  3. Parmi les différents ministères, celui de l’Education nationale est le moins soigneux, avec un taux de 45,7 %. La plupart des disparitions sont cependant anciennes : pour les Musées nationaux, 60 % des pertes se situent ainsi avant 1945.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arrêté du 23 décembre 2002 érigeant le Mobilier national et les manufactures nationales des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie en service à compétence nationale, sur le site legifrance.gouv.fr, consulté le 24 septembre 2015
  2. Caroline Vrand, « Tendre » et « destendre » : l’ameublement des résidences royales à la fin du Moyen Âge », Livraisons de l'histoire de l'architecture, no 25,‎ , p. 109 (DOI 10.4000/lha.310).
  3. Le Garde-Meuble de la Couronne et ses intendants du XVIe au XVIIIe siècle, CTHS, , p. 18-19.
  4. Le Garde-Meuble de la Couronne et ses intendants du XVIe au XVIIIe siècle de Stephane Castelluccio, (ISBN 2-7355-0554-5), édition CTHS, 2004, p. 31
  5. a b c d e f g h i j et k Mobilier national, « Mobilier national - Petit Historique », Mobilier national (consulté le 25 février 2010)
  6. Aleth Tisseau des Escotais, Le Garde-Meuble sous la Révolution et l'Empire (1792-1815), Ecole nationale des chartes, (lire en ligne)
  7. Édouard-Thomas Williamson, « Musée du Garde-Meuble », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 6 novembre 2015).
  8. Les Collections
  9. Claire Bommelaer, « Le Mobilier national dans tous ses états », Le Figaro, vendredi 24 avril 2015, page 28.
  10. Décret n°80-167 du 23 février 1980 Fixant les modalités de mise en dépôt, de contrôle et d'entretien par l'administration générale du mobilier national, de meubles et objets mobiliers dans les immeubles administratifs, sur le site legifrance.gouv.fr, consulté le 24 août 2014
  11. Mobilier National, « Mobilier National : Conserver, Inventorier, Inspecter », sur www.mobiliernational.culture.gouv.fr (consulté le 24 septembre 2015).
  12. Décret n°96-750 du 20 août 1996 portant création d'une nouvelle commission de récolement des dépôts d'œuvres d'art, sur le site legifrance.gouv.fr, consulté le 24 août 2014
  13. Le Sénat, « Disparition de meubles mis en dépôt par le Mobilier national, 12ème législature », sur Année 2004 (consulté le 25 septembre 2015).
  14. Ministère de la Culture, « CBCR - CRDOA - Catalogue interministériel des Dépôts d'Œuvres d'Art de l'Etat - SHERLOCK : Catalogue des œuvres déposées recherchées », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 24 septembre 2015).
  15. Jeanne Pavard - Contrepoints, « Face au pillage du mobilier national, l’État doit améliorer la gestion de son patrimoine », sur www.contrepoints.org, (consulté le 24 septembre 2015).
  16. forums France 2, « Inventaire 2007 du mobilier national », sur forums.france2.fr, (consulté le 24 septembre 2015).
  17. Cour des Comptes - Chambres régionales des comptes, « Rapport public annuel 2014 », sur www.ccomptes.fr, année 2014 (consulté le 24 septembre 2015).
  18. Dominique Albertini - Libération, « Les meubles disparus de la République », sur www.liberation.fr, (consulté le 24 septembre 2015).
  19. Roland du Luart - Sénat, commission des Finances, « Rapport d'information fait au nom de la commission des finances sur l'inventaire des œuvres d'art en dépôt dans les représentations diplomatiques », sur www.ladocumentationfrancaise.fr, (consulté le 24 septembre 2015).
  20. Stéphane Casteluccion, ses deux ouvrages sur les intendants du garde-meuble de la Couronne
  21. a b c d e et f Aleth Tisseau des Escotais, Le Garde-Meuble sous la Révolution et l’Empire (1792-1815). Une institution royale en contexte républicain puis impérial (thèse d'édole des chartes : http://theses.enc.sorbonne.fr/2013/tisseau-des-escotais
  22. Pierre Branda, Napoléon et ses hommes: La Maison de l'Empereur, 1804-1815, Fayard, 2011, 584 pages https://books.google.fr/books?id=LKF4CgAAQBAJ&lpg=PT340&vq= ; Mathieu DA VINHA, Raphaël MASSON, Versailles: Histoire, Dictionnaire et Anthologie, Groupe Robert Laffont, 2015, 1292 pages, https://books.google.fr/books?id=LKF4CgAAQBAJ&lpg=PT340&vq=
  23. Almanach impérial 1813 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k204215b/f60.item.r=mobilier
  24. Almanach royal, 1826 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2039170/f205.item); 1827 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203918c/f212.item) ; 1828 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203919r/f264.item) ; 1829 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203920p/f268.item) ; 1830 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2042215/f77.item)
  25. Almanach royal, 1832 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203759h/f60.item); 1835 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k204222j/f60.item); 1839 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203765b/f62.item ); 1844 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203769v/f63.item) ; 1845 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203770s/f61.item) ; 1847 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203772j/f66.item)
  26. Almanach impérial, 1853 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203775p/f107.item
  27. Almanach impérial 1854, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2037762/f109.item.r=mobilier et 1868 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203934j/f246.item (sans prénom, sans doute s'agit-il de lui) ; Dossier de légion d'honneur : http://www2.culture.gouv.fr/LH/LH278/PG/FRDAFAN83_OL2758062V001.htm ; Archives du Mobilier national, registre matricule du personnel
  28. Almanach national, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208144s/f245.item ; dossier de légion d'honneur : http://www2.culture.gouv.fr/LH/LH093/PG/FRDAFAN83_OL1371039v011.htm
  29. Almanach national 1873 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208143d/f224.item
  30. Dossier de légion d'honneur, http://www2.culture.gouv.fr/LH/LH278/PG/FRDAFAN83_OL2758061V001.htm ; Almanach national, 1879 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2081455/f264.item) ; 1886 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2081489/f232.item)
  31. Marius Vachon, Château de Saint-Cloud, son incendie en 1870: Inventaire des oeuvres, 2016, https://books.google.fr/books?isbn=2346105392. Almanach national 1879, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2081455/f264.item.r=williamson. Almanach national 1886 sous le titre d'administrateur : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2081489/f235.item.r=williamson. Almanach national 1887 sous le titre de conservateur : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208149p/f244.item.r=williamson
  32. Dossier de légion d'honneur : http://www2.culture.gouv.fr/LH/LH132/PG/FRDAFAN83_OL1649017v001.htm (indiquant prise de fonction au 4/8) ; Archives du Mobilier national, registre matricule, indiquant arrivée au 5/8)
  33. Dossier de légion d'honneur : http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=NOM&VALUE_1=DUMONTHIER
  34. Dossier de légion d'honneur : http://www2.culture.gouv.fr/LH/LH202/PG/FRDAFAN84_O19800035v0916416.htm ; Archives du Mobilier national, registre matricule du personnel
  35. Archives du Mobilier national : administrateur adjoint du Mobilier national en 1923 puis administrateur en 1926. Il est en plus chargé en plus provisoirement des fonctions de directeur de la manufacture nationale de Beauvais le 1/1/1935, et de Sèvres au 1/1/1937. A compter du 1er janvier 1941 administrateur général du Mobilier national et des manufactures nationales des Gobelins, Beauvais, Sèvres. Suspendu le 14/9/1944, il est réintégré le 29/8/1945 et admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 14/9/1945. La Manufacture des Gobelins, dans la Première moitié du XXe siècle.
  36. Archives du Mobilier national
  37. JORF no 239 du 12 octobre 1991 page 13420, https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000721335
  38. JORF n°JORF n°38 du 15 février 1994, page 2614, https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000728844
  39. JORF n°44 du 21 février 2003, page 3207, texte n° 61 : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000234793
  40. JORF n°0169 du 21 juillet 2017, texte n° 40, https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000035251132
  41. « Hervé Lemoine, nouveau directeur du mobilier national », sur mobiliernational.culture.gouv.fr, (consulté le 10 mars 2018)
  42. ORF n°0020 du 25 janvier 2018, , texte n° 57, https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036538439

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Liste des publications réalisées par le Mobilier national (voir)
  • Édouard-Thomas Williamson, Catalogue des objets appartenant au service du mobilier national, Ministère de l'instruction publique, 1882 (voir)
  • Edouard-Thomas Williamson, Les Meubles d'art du mobilier national, choix des plus belles pièces ..., 1888.
  • Stéphane Castelluccio, Le Garde-meuble de la Couronne et ses intendants du XVIe au XVIIIe siècle, Paris, CTHS, 2004.
  • Henri Gleizes, Dans les coulisses du Mobilier National, Paris, Olivier Orban, 1983.
  • Jean-Pierre Samoyault, Le Mobilier National et les manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais sous la IVe République, commandes et achats, Centre national des arts plastiques, 1997.
  • Aleth Tisseau des Escotais, Le Garde-Meuble sous la Révolution et l’Empire (1792-1815) : une institution royale en contexte républicain puis impérial, thèse de l’Ecole nationale des chartes, 2013.
  • Jules Guiffrey, Inventaire général du mobilier de la couronne sous Louis XIV (1663-1715), Paris, 1885-1886 :

Liens externes[modifier | modifier le code]