Sainte-Marie (rivière)

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la Sainte-Marie
Illustration
La Sainte-Marie au moulin de Glaignes.
Caractéristiques
Longueur 11,3 km
Bassin 99 km2
Bassin collecteur la Seine
Débit moyen 0,789 m3/s (Glaignes)
Régime pluvial océanique
Cours
Confluence l'Automne
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Régions traversées Hauts-de-France

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

La Sainte-Marie est une rivière française qui coule dans le département de l'Oise dans les Hauts-de-France. C'est un affluent de l'Automne en rive gauche, et donc un sous-affluent de la Seine par l'Automne et l'Oise.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Sainte-Marie prend sa source à Auger-Saint-Vincent dans le département de l'Oise entre Senlis et Crépy-en-Valois, et rejoint l'Automne, en rive gauche, à Orrouy, petite localité située entre Morienval et Verberie, à moins de deux kilomètres au sud de la forêt de Compiègne.

Communes traversées[modifier | modifier le code]

Longue de 11,3 kilomètres[1] elle traverse les communes de : Auger-Saint-Vincent, Duvy, Séry-Magneval, Glaignes et Orrouy.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Sainte-Marie à Duvy.

Le débit moyen annuel ou module de la Sainte-Marie, observé durant une période de 21 ans (de 1987 à 2008), à Glaignes, localité située peu avant son confluent avec l'Automne à six kilomètres au nord-ouest de Crépy-en-Valois, est de 0,789 m3/s pour une surface de bassin de 99 km2[2], soit la quasi-totalité de ce dernier.

La Sainte-Marie présente des fluctuations saisonnières de débit extrêmement modérées. À l'instar de l'Automne, il est bien difficile de parler de hautes et de basses eaux pour ce cours d'eau étonnamment régulier. Disons que les débits mensuels moyens sont légèrement plus importants à la fin de l'hiver et au début du printemps. Ils oscillent entre 0,836 et 0,903 m3/s, de janvier à mai inclus (avec un maximum en mars et surtout en avril). En juin le débit baisse doucement ce qui mène à une période de "basses eaux" qui a lieu de juillet à octobre inclus, avec un plancher de 0,673 m3/s au mois d'août, ce qui est encore franchement abondant, pour un aussi petit cours d'eau. Cependant les fluctuations de débit peuvent être plus importantes selon les années et sur de courtes périodes.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Glaignes
(données calculées sur 21 ans)

À l'étiage le VCN3 peut baisser jusque 0,250 m3/s, en cas de période quinquennale sèche, soit 250 litres par seconde, ce qui est cependant encore loin d'être sévère.

Les crues sont peu importantes, mais nullement inexistantes. Les QIX 2 et QIX 5, valent respectivement 2,3 et 2,8 m3/s. Le QIX 10 est de 3,2 m3/s, le QIX 20 de 3,5 m3/s, tandis que le QIX 50 n'a pas encore été calculé en 2008, faute d'une durée d'observation suffisante pour le faire valablement.

Le débit instantané maximal enregistré à Glaignes durant cette période, a été de 3,53 m3/s le 9 mai 1988, tandis que le débit journalier maximal enregistré était de 2,54 m3/s le 21 octobre 2001. Le premier de ces chiffres correspond au QIX 20, ce qui indique que cette crue était d'ordre vicennal, et donc destinée à se répéter tous les 20 ans en moyenne.

Au total, la Sainte-Marie est une rivière très régulière, et assez abondante, plus même que l'Automne dans laquelle elle se jette. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 256 millimètres annuellement (contre 238 pour l'Automne), ce qui est certes un peu inférieur à la moyenne de la France, tous bassins confondus, mais est supérieur à la moyenne du bassin de la Seine (plus ou moins 240 millimètres). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint de ce fait le chiffre élevé pour la région de 8,1 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]