Rue des Bernardins

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5e arrt
Rue des Bernardins
Situation
Arrondissement 5e
Quartier Saint-Victor
Début 57, quai de la Tournelle
Fin En impasse au-delà du 14, rue des Écoles
Morphologie
Longueur 370 m
Largeur 12 m
Historique
Création 1246
Ancien nom Rue Saint-Nicolas-du-Chardonnet
Géocodification
Ville de Paris 0898
DGI 0896

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue des Bernardins
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue des Bernardins est une voie située dans le quartier Saint-Victor du 5e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi par :

La rue des Bernardins croise les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La rue doit son nom au voisinage du collège des Bernardins[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Rue des Bernardins (notée « R.DESBERNARDINS »), partie haute et senestre de l'image, sur le plan de Truschet et Hoyau (1550).

Cette rue a été percée en 1246 sur un terrain appelé « clos du Chardonnet ». En raison de la présence du couvent des Bernardins, elle prit le nom de « rue des Bernardins », toutefois elle est mentionnée en 1427 sous le nom de « rue Saint-Nicolas-du-Chardonnet » car elle en est la continuation.

Quelques siècles plus tard, l'extrémité sud de la rue des Bernardins a été formée par l'absorption d'une partie de la rue Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Au XIXe siècle, cette rue qui commençait quai de la Tournelle et finissait rue Saint-Victor, était située dans l'ancien 12e arrondissement de Paris.

Les numéros de la rue étaient noirs[2]. Le dernier numéro impair était le no 23 et le dernier numéro pair était le no 44.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Hôtel de Nesmond[modifier | modifier le code]

La rue commence au 57, quai de la Tournelle à l'angle de l'hôtel de Nesmond, qui fut initialement la résidence du panetier de Philippe le Bel au XIVe siècle, puis du duc de Bar. L'hôtel fut racheté en 1586 par Jacques Faye d'Espesse au duc de Montpensier, François de Bourbon. En 1643, François-Théodore de Nesmond, président du Parlement de Paris, le réaménage complètement et lui donne son aspect actuel. Saint-Simon raconte dans ses Mémoires que la bru de monsieur de Nesmond, fille de madame de Miramion, avait par vanité fait graver son nom sur le fronton de la porte cochère. Au XVIIIe siècle, l'hôtel devient la résidence de Michel Blondy, maître de danse, puis au XIXe siècle le siège d’une distillerie d'absinthe qui le remodela.

Le côté de l’hôtel qui donne sur la rue des Bernardins est composé de bâtiments des XVIe et XVIIe siècles avec une galerie de passage, étroite et à plafond bas.

  • Nos 2 et 4 : la cave voutée de l'ancien immeuble du no 4 fut rattachée à celle du no 2. Le no 2 était au XVe siècle un hôtel pour les cochers du couvent des Bernardins[réf. nécessaire].
  • No 17 : emplacement de l'ancien hôtel du Faur dit Torpanne, qui fut démoli en 1840 et dont le soubassement de la galerie sur les jardins fut replacé dans les jardins de l'École nationale supérieure des beaux-arts à Paris, dont les sculptures sont de Martin Le Fort (mort en 1624)[3]. Y demeurait en 1742 le père de Jouy[4], avocat au Parlement de Paris, agent général du clergé de France[5]. De nos jours, c'est un immeuble de rapport en brique grise construit en 1890 par l'architecte Jean-Marie Boussard. L'immeuble se distingue des constructions traditionnelles d'époque et annonce les prémices de l'Art nouveau. Le dernier étage possède un balcon avec arcades mauresques. Les autres étages sont garnis de balcons en fer forgé reliés entre eux. Le dessous des balcons est recouvert de briques émaillées.

Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet[modifier | modifier le code]

La rue longe l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, construite au XIIIe siècle, actuellement le fief d’un mouvement catholique traditionaliste. Un portail en bois sculpté donne sur la rue. Plus loin, une signature gravée dans la pierre donne le nom de l'architecte du clocher, Charles Comtesse[6], et la date de construction en 1625.

  • No 29 : immeuble construit par E. Seitz en 1877, bas-reliefs à tête de lion dégorgeant un faisceau de fruits et légumes.
  • No 50 : immeuble construit en 1879 par Jean-Marie Boussard (1844-1923), sur le pan coupé entre la rue des Bernardins et la rue des Écoles, un médaillon en bas-relief du mathématicien Gaspard Monge (1746-1818). Ces deux immeubles se trouvent à l'intersection avec la rue des Écoles.

Ancienne École Polytechnique[modifier | modifier le code]

Tour de l'ancienne École polytechnique.

La rue se termine en cul-de-sac à hauteur du square Claude-Langevin et de l'arrière du bâtiment de l'ancienne École polytechnique, devenu l'actuel ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, p. 185.
  2. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris.
  3. Slatkine, Actes d'état-civil d'artistes français, 1972, p. 230.
  4. Almanach Royal, Testu, 1762, p. 56.
  5. Procès-verbal de l'Assemblée générale du clergé de France, tenue à Paris en 1755…, Desprez, 1764.
  6. Le nom fut martelé durant la Révolution.