Reyersviller

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Reyersviller
L'église Saint-Bernard.
L'église Saint-Bernard.
Blason de Reyersviller
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Bitche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Édouard Schaming
2014-2020
Code postal 57230
Code commune 57577
Démographie
Population
municipale
366 hab. (2011)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 32″ N 7° 23′ 44″ E / 49.0422, 7.3956 ()49° 02′ 32″ Nord 7° 23′ 44″ Est / 49.0422, 7.3956 ()  
Altitude Min. 266 m – Max. 428 m
Superficie 8,32 km2
Localisation

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Reyersviller est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine. Le village fait partie du Pays de Bitche, du Parc naturel régional des Vosges du Nord et du bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Avec ses maisons dispersées en ordre lâche, le village de Reyersviller s'étire dans la vallée du Schwangerbach, à deux kilomètres au sud-ouest de la ville de Bitche.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ryswilre (1285), Reygerssweiller (1594), Reyerschweiller (1626), Rayersweiller (1681), Reigerswiller (XVIIIe siècle), Reiersweiller (1756), Reyerswiller (1771), Reyersweiller (1793), Reyersviller (1801), Reichersweiller (Delisle-carte du cours du Rhin).
  • Reierschwiller en francique lorrain[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné pour la première fois en 1577 sous la forme Reihersweiler, de l'allemand Reiher qui signifie Héron et du substantif weyler, qui désigne en allemand un hameau ou, en forêt, un lieu de repos voire une clairière. C'est en quelque sorte la clairière des hérons ou le hameau aux hérons. Reyersviller est donnée en gage en 1275 par le duc Ferry III de Lorraine à Henri de Fleckenstein, dont l'un des descendants, Balthazar, vendra en 1527 ses possessions dans ce lieu au comte Jacques de Deux-Ponts-Bitche. Le chêne des Suédois, sur la route menant à Siersthal, rappelle combien le pays et ses habitants ont été éprouvés durant la guerre de Trente Ans. C'est à ses branches que l'armée suédoise pendait les prisonniers.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la commune est évacuée le 1er septembre 1939 à Ars, en Charente. Bombardée de décembre 1944 à mars 1945, l'agglomération subit des pertes considérables et l'église Saint-Bernard est détruite.

Cultes[modifier | modifier le code]

Du point de vue spirituel, le village est succursale de la paroisse de Schorbach jusqu'en 1802, puis de celle de Bitche jusqu'en 1863, date de son érection en paroisse.

C'est de cette année-là que date la construction de l'église Saint-Bernard, dans le style néogothique. Détruite complètement durant les bombardements de 1945, elle est reconstruite de 1956 à 1959 sur les plans de l'architecte bitchois Roger Sarraih.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995   Édouard Schaming    
Les données manquantes sont à compléter.

Du point de vue administratif, le village est une commune du canton de Bitche depuis 1790.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 366 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
388 457 520 432 624 609 541 516 513
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
426 379 370 375 377 387 391 393 380
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
350 353 336 311 366 366 386 407 376
1990 1999 2004 2006 2009 2011 - - -
382 360 364 368 370 366 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le chêne dit des Suédois sur la route vers Siersthal.
  • L'ancien bunker de la Ligne Maginot le long de la voie militaire.
  • Le site botanique, en bordure de la route de Lemberg : pelouse abritant deux botryches : le botryche lunaire et le botryche à feuilles matricaires.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]


  • Scouts et Guides de France Groupe du Pays de Bitche, installé dans la salle du presbytère rue de l'église. Le groupe SGDF du Pays de Bitche a été créé en 2008 par le curé du village.

Le groupe est composé de 3 unités :

  • Les louveteaux et Jeannettes de 8 à 11 ans (Le goût du jeu)
  • Les scouts et Guides de 12 à 14 ans (le goût de l'aventure)
  • Les pionniers et caravelles de 15 à 17 ans (le goût d'entreprendre)

Le groupe a en projet la création à la rentrée 2014 d'une unité de Farfadets, enfants de 6 à 8 ans.

Le groupe accueil des jeunes et moins jeunes qui souhaitent s'engager dans le mouvement et de venir encadrant du groupe, ou chef dans les unités.


Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason de la commune

Les armes de la commune sont parti d'or à la bande de gueules chargé de trois alérions d'argent, et fascé de sinople et d'argent.

Ce sont à dextre les armes des ducs de Lorraine, seigneurs de Reyersviller en tant que comtes de Bitche, et à senestre les armes de la famille de Fleckenstein, à laquelle les ducs ont remis en gage la seigneurie au Moyen Âge.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les moulins et scieries du Pays de Bitche, Joël Beck, 1999.
  • Le Pays de Bitche 1900-1939, Joël Beck, 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Geoplatt
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011