Saint-Louis-lès-Bitche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Louis-lès-Bitche
La cristallerie de Saint-Louis-lès-Bitche
La cristallerie de Saint-Louis-lès-Bitche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Bitche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Fabien Ledig
2014-2020
Code postal 57620
Code commune 57619
Démographie
Population
municipale
527 hab. (2011)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 20″ N 7° 21′ 15″ E / 48.9889, 7.3542 ()48° 59′ 20″ Nord 7° 21′ 15″ Est / 48.9889, 7.3542 ()  
Altitude Min. 256 m – Max. 403 m
Superficie 4,53 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de Moselle
City locator 14.svg
Saint-Louis-lès-Bitche

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de Moselle
City locator 14.svg
Saint-Louis-lès-Bitche

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Louis-lès-Bitche

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Louis-lès-Bitche

Saint-Louis-lès-Bitche est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine. Le village fait partie du Pays de Bitche, du Parc naturel régional des Vosges du Nord et du bassin de vie de la Moselle-est.

Il est surtout connu pour sa Cristallerie Saint-Louis.

Ses habitants sont appelés Ludoviciens et les Ludoviciennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Tableau d'Édouard Pingret de 1836 donnant une vue générale de l'usine

En pays couvert, dans un vallon encaissé creusé par le ruisseau de Saint-Louis et ses affluents, le village est une création récente liée à l'installation de la verrerie et à un défrichement tardif.

Au sortir de la forêt de Dürrenwald, la route venant de Lemberg débouche sur un profond vallon. Ce site exceptionnel est occupé par la cristallerie et les maisons ouvrières, l'église paroissiale surplombant la vallée. Imbriqués les uns dans les autres, les bâtiments industriels, construits tout au long du XIXe siècle, se rattachent à l'architecture régionale plus quà l'architecture industrielle, par leurs toits de tuiles à longs pans et croupes et l'emploi de matériaux locaux tels que le moellon crépi et le grès appareillé.

Les cités et les maisons ouvrières ont envahi tout l'espace disponible autour de la cristallerie, jusque dans les vallons adjacents et sur les flancs du coteau au nord-ouest. Dans la rue Didierjean, au nord de l'usine, se font face des immeubles et des dépendances toutes construites sur le même modèle, destinées à abriter les chèvres, le petit matériel agricole, le fourrage et le bois de chauffage.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • La forêt de Dürrenwald.
  • Le Gros Chêne, ou chêne Georgel.
  • Münzthal, hameau à l'origine du village.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du village de Saint-Louis provient de l'établissement d'une première verrerie au lieu-dit Münzthal, la vallée des moines, en 1586. Elle s'explique par l'abandon de la verrerie d'Holbach l'année précédente. La guerre de Trente Ans provoque des ravages dans la région et la verrerie cesse ses activités au milieu du XVIIe siècle. En 1767, deux avocats à la Cour souveraine de Lorraine et Barrois, René-François Jolly et Pierre-Étienne Ollivier, obtiennent l'autorisation du roi Louis XV de ressusciter l'ancienne industrie. Elle portera le titre de verrerie royale et sera placée sous le vocable de Saint Louis, en souvenir de Louis IX. Autour des fours s'élèvent au fur et à mesure des années une chapelle, des logements pour les maîtres, les ouvriers et les fermiers, un moulin, une scierie et une platinerie.

En 1781, les nouvelles verreries royales de Saint-Louis sont parmi les premières sur le continent à mettre au point le cristal, dont l'Angleterre détenait le monopole depuis son invention en 1627 à Newcastle et que Sébastien Zoude produisait à Namur dès 1761.

La verrerie devient en 1767 la Compagnie des Cristalleries de Saint Louis, reprise en 1989 par la maison Hermès et toujours en fonction de nos jours.

Cultes[modifier | modifier le code]

Église Saint Louis

Du point de vue spirituel, le village est succursale de la paroisse de Soucht jusqu'en 1802, puis de celle de Lemberg jusqu'en 1846, avant d'être érigé en paroisse de l'archiprêtré de Bitche. L'église, construite de 1897 à 1902 en grès rose, est un somptueux bâtiment de style néoroman rhénan. Dû à l'architecte Charles Winkler et financé par la famille du Coëtlosquet, propriétaire de l'usine, elle remplace l'ancienne chapelle des verriers, bénie en 1776 et devenue trop petite.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Julien Schilt    
mars 2008 en cours Fabien Ledig PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Du point de vue administratif, le village est un écart de Lemberg jusqu'en 1845, date de son érection en commune du canton de Bitche.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 527 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1861. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
784 710 733 865 864 857 697 730 807
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
882 878 805 829 936 864 811 782 743
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
708 682 677 641 634 576 556 530 527
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population est restée relativement stable. Elle compte 727 habitants en 1852, 807 en 1900 et 677 au recensement de 1982.

Avant 1845 la village de Saint-Louis-lès-Bitche appartenait à la commune de Lemberg.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Les armoiries de la commune sont d'azur aux lettres S et L entrelacées surmontées d'une couronne royale, entourées de la couronne d'épines, le tout d'or, au chef d'or au lion léopardée de gueules.

Les armes rappellent le comté de Bitche et la célèbre cristallerie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les moulins et scieries du Pays de Bitche, Joël Beck, 1999.
  • Le Pays de Bitche 1900-1939, Joël Beck, 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Passé-Présent : La Moselle dévoilée n°1 (Mai-Juin 2011)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011