Éguelshardt

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Éguelshardt
L'étang de Hanau et le château de Waldeck
L'étang de Hanau et le château de Waldeck
Blason de Éguelshardt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Bitche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Émile Eitel
2014-2020
Code postal 57230
Code commune 57188
Démographie
Population
municipale
445 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 10″ N 7° 29′ 33″ E / 49.0194, 7.4925 ()49° 01′ 10″ Nord 7° 29′ 33″ Est / 49.0194, 7.4925 ()  
Altitude Min. 234 m – Max. 400 m
Superficie 16,8 km2
Localisation

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Éguelshardt

Éguelshardt est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine. Le village fait partie du Pays de Bitche, du Parc naturel régional des Vosges du Nord et du bassin de vie de la Moselle-est. Elle abrite l'Étoile du Matin, une école pour garçons tenue par les prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village à vaste ban se situe dans la vallée du Falkensteinerbach et fait partie du Parc naturel régional des Vosges du Nord. Il est situé au cœur du Pays de Bitche, en pays couvert, sur la route menant de Bitche à Niederbronn.

L'agglomération s'étire en un tissu très lâche dans la vallée du Falkensteinerbach et le long de la route de Waldeck. À mi-chemin entre ces deux zones, isolée sur une légère éminence, s'élève l'église paroissiale.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Egelshat en francique lorrain[1], Egelshardt en allemand (1871-1918).
  • 1329: Egelshard, 1592: Egelsshart, 1751: Egelshardt, 1744: Igelshard, 1771: Igelshart, 1793: Eguelshard, 1801: Eguelshart.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des polissoirs sont visibles dans le centre du village. Le nom du village est mentionné dans sa forme actuelle en 1329, Eguelshardt, du nom du vieil allemand Hard, la forêt à pâturages, et Egel de Egala, la sangsue.

En 1337, le château de Waldeck revient à la famille de Deux-Ponts-Bitche puis, en 1571, au duc de Lorraine. Eguelshardt est château et fief puis, depuis 1594, mairie de la seigneurie de Bitche avec les anciens fiefs de Gentersberg et Waldeck. Le village est indiqué au XVIe siècle avec église et fief des seigneurs d'Ettendorf. En 1592, la ferme de Eguelshardt est indiquée comme étant en ruines. En 1603 débute la pose des pierres marquant la frontière entre le comté de Hanau-Lichtenberg et le duché de Lorraine. Le château de Waldeck est intégré au duché de Lorraine en 1606. En 1616, des deniers de réparation sont attribués pour réparation de la ferme, démolie par faits de guerre. Après la Guerre de Trente Ans, en 1661, le village est encore abandonné et complètement détruit. En 1635, le château de Waldeck est démantelé par les troupes françaises du maréchal de La Force. En 1708, Eguelshardt et Waldeck comptent chacun trois familles, soit environ trente-cinq personnes, puis une dizaine de familles en 1732. En 1750, on dénombre cent cinquante âmes.

Éguelshardt et sa douzaine d'écarts se sont transformés en village au XVIIIe siècle en raison du développement d'activités industrielles installées le long du Falkensteinerbach, et que sont les scieries, forges, papeteries et moulins. En 1732, le village, d'origine récente, est encore mentionné comme simple ferme. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les habitants sont évacués à Saint-Simon (Charente) le 1er septembre 1939. Le village est bombardé en décembre 1944 et libéré le 28 mars 1945 par les troupes américaines. La Croix de guerre avec étoile de bronze est attribuée à la commune pour " ses sacrifices, l'aide apportée aux prisonniers de guerre évadés et son attachement à la France ".

Cultes[modifier | modifier le code]

Du point de vue spirituel, le village est une ancienne filiale de la paroisse de Schorbach, érigée en paroisse de l'archiprêtré de Bitche en 1802. L'église de l'Exaltation de la Sainte-Croix, joli édifice de grès rose, est construite de 1854 à 1858.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 1995 Christiane Rapin    
mars 1995 mars 2001 Jean-Marie Haller    
mars 2001 mars 2008 François-Alfred Roesslinger    
mars 2008 en cours Émile Eitel    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 445 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
248 272 251 400 396 450 495 534 559
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
527 551 505 483 458 480 484 476 450
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
412 366 399 370 377 390 355 303 364
1990 1999 2006 2011 - - - - -
371 401 436 445 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population du village a augmenté dans le courant du XIXe siècle, passant de 265 habitants en 1817 à 477 en 1852, le chiffre du recensement de 1882 faisant état de 403 habitants.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'étang et le château de Waldeck, édifié au début du XIIIe siècle.
  • Les bornes mises en place en 1605 pour matérialiser la nouvelle frontière entre le duché de Lorraine et le comté de Hanau. Elles sont visibles sur la route forestière de Hanau.
  • En contrebas de l'église, sur la route de Waldeck, une ferme est construite en 1767 pour le meunier Jean Dubernel et son épouse Anna-Maria Stuhl, avec le logis et l'exploitation séparés, précédés d'une cour fermée. À l'exception du rez-de-chaussée construit en maçonnerie, le reste du logis est entièrement en pan-de-bois, dans une mise en œuvre traditionnelle. À droite de la façade principale, le poteau cornier creusé d'une niche, qui abritait une statue de la sainte Vierge, porte le nom des propriétaires et la date 1767, que l'on retrouve sur le linteau de la porte et de la grange. Une inscription prophylactique, gravée et peinte sur la sablière de comble du mur pignon droit, appelle la protection de Dieu sur la maison et l'invoque contre les calamités : le feu du ciel, l'eau, le meurtre et l'incendie.
Erbsenfelsen.
  • Les polissoirs, très nombreux dans ce secteur géographique des Vosges du Nord.
  • Plusieurs formations gréseuses remarquables, dont certaines sont conventionnées pour la pratique de l'escalade sportive (aménagement de voies d'escalade aux degrés de difficulté variés) ; exemples : Schloesschen (Bellerstein), Armsberg (Nord et Sud), Sandkopf et Waldeck (aménagés), Kandelfels (classé en Réserve Naturelle, accès réglementé mais visite si passionnante...), Erbsenfels (célèbre pour son arche impressionnante).

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église de l'Exaltation de la Sainte-Croix

Armoiries[modifier | modifier le code]

Les armoiries du village sont : d'or à la fasce vivrée de gueules, surmontée d'une croix de Lorraine du même.

La fasce vivrée est empruntée aux armes de la famille de Kirkel, qui possédait au Moyen Âge le château de Waldeck. La croix de Lorraine rappelle l'appartenance du village au comté lorrain de Bitche, et aussi que l'église de la commune est dédiée à la Sainte Croix.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les moulins et scieries du Pays de Bitche, Joël Beck, 1999.
  • Le Pays de Bitche 1900-1939, Joël Beck, 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Geoplatt
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011