Haspelschiedt

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Haspelschiedt
L'église Saint-Nicolas.
L'église Saint-Nicolas.
Blason de Haspelschiedt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Bitche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Justin Hornbeck
2014-2020
Code postal 57230
Code commune 57301
Démographie
Population
municipale
285 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 12″ N 7° 29′ 11″ E / 49.0867, 7.4864 ()49° 05′ 12″ Nord 7° 29′ 11″ Est / 49.0867, 7.4864 ()  
Altitude Min. 257 m – Max. 404 m
Superficie 25,2 km2
Localisation

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Haspelschiedt est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine. Le village fait partie du Pays de Bitche, du Parc naturel régional des Vosges du Nord et du bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au nord-est de la ville de Bitche, en pays couvert, le village et son grand ban forestier sont traversés par le Schwartzenbach, qui alimente un étang long de plus de deux kilomètres.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Haspelschied (1544), Huspelschidt (1594), Hazpelschitt (XVIIIe siècle), Halspeschied ou Hanpelscheid (1756), Haspelscheidt[1], Haspelschille (1793), Haspelchitt (1801), Haspelscheid (1871-1918).
  • Haschbelschitt en francique lorrain[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue du village

Des témoignages archéologiques importants ont été dénombrés sur son territoire : une enceinte préhistorique, le Schlossberg, un polissoir et une stèle de Mercure mise au jour avant 1855 près de la maison forestière de la Main du Prince, dont le nom rappelle un épisode de la guerre entre le duc de Lorraine Ferry III et l'évêque de Metz Bouchard d'Avesnes, à la fin du XIIIe siècle. Mentonné en 1544 sous une forme très proche de son nom actuel, Haspelschid, du vieil allemand Aspel-Scheide, la forêt des trembles, le village fait partie de la mairie de Walschbronn au XVIe siècle.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les habitants sont évacués le 1er septembre 1939 à Lignières-Sonneville, en Charente, et rentrent en septembre 1940. Le village est évacué une seconde fois le 7 novembre 1940 dans les villages de Lezey, Bezange-la-Petite, Ley, Ommeray et Juvelize, dans le canton de Vic-sur-Seille, le village étant intégré au camp militaire de Bitche. Le village est libéré par les troupes américaines le 17 mars 1945 et détruit par la suite.

Cultes[modifier | modifier le code]

Du point de vue spirituel, le village devient paroisse de l'archiprêtré de Bitche en 1802. Outre l'église paroissiale, dédiée à saint Nicolas, il existe encore deux chapelles reconstruites après la Seconde Guerre mondiale : la chapelle Saint-Sébastien, remplaçant un bâtiment du XVIIe siècle et la chapelle Saint-Wendelin, rétablie sur le site d'un édifice construit en 1792.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 2001 Eugène Muller    
mars 2001   Justin Hornbeck    
Les données manquantes sont à compléter.

Du point de vue administratif, le village, faisant partie du canton de Bitche depuis 1790, est intégré au camp militaire de Bitche et sert de champ de manœuvres à l'armée allemande, ce qui explique sa destruction en mars 1945, au moment de la Libération.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 285 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
511 479 509 595 753 757 776 805 705
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
683 631 632 642 638 612 574 576 512
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
495 464 452 154 301 291 284 301 306
1990 1999 2006 2008 2011 - - - -
253 263 283 288 285 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population, qui augmente entre 1817 et 1852, passant de 578 à 750, diminue considérablement depuis le début du XXe siècle. En raison de l'extension du camp militaire de Bitche installé depuis 1900 sur le ban de la commune, de nombreux habitants choisissent l'émigration vers les États-Unis et, de ce fait, le village ne compte plus que 306 habitants au recensement de 1982.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le polissoir préhistorique, qui est la plus ancienne preuve de la présence de l'homme.
  • Camp au lieu-dit : Schlossberg, enceinte à 1 500 m au sud-ouest du village, camp fortifié entouré d'un mur en pierres sèches, considéré par les archéologues du XIXe siècle comme un refuge des Huns. Deux enceintes concentriques en ellipse (160 x 300 m)
  • L'étang, lieu de prédilection des pêcheurs, civils et militaires.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Armes du village.

Les armoiries de la commune sont d'or à la fasce bretessée de gueules.

La fasce, muraille crénelée, symbolise le mur préhistorique, principale curiosité du village. Les couleurs sont celles des ducs de Lorraine, qui possédaient la seigneurie par le comté de Bitche.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les moulins et scieries du Pays de Bitche, Joël Beck, 1999.
  • Le Pays de Bitche 1900-1939, Joël Beck, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. Geoplatt
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011