Herbitzheim

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Herbitzheim
L'écluse.
L'écluse.
Blason de Herbitzheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Saverne
Canton Sarre-Union
Intercommunalité C.C. du Pays de Sarre-Union
Maire
Mandat
Michel Kuffler
2014-2020
Code postal 67260
Code commune 67191
Démographie
Gentilé Herbitzheimois(es)
Population
municipale
1 898 hab. (2011)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 56″ N 7° 05′ 06″ E / 49.01555556, 7.08549° 00′ 56″ Nord 7° 05′ 06″ Est / 49.01555556, 7.085  
Altitude Min. 203 m – Max. 282 m
Superficie 21,73 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte administrative du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Herbitzheim

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte topographique du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Herbitzheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Herbitzheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Herbitzheim

Herbitzheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Herbitzheim faisait partie de la ligne Maginot aquatique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Herbitzheim de Heribodesheim, « lieu herbeux » d'autres sources parle de :demeure du chef des armées. L’histoire du village a longtemps été liée à celle de l’abbaye bénédictine, citée dès 870, dont quelques reliquats subsistent. Deux localités distinctes, Saint-Michel et Sainte-Marie, sont unifiées en 1293 par l’abbesse qui fait construire un pont.

Abbaye de Herbitzheim : Le fils naturel de Pépin, Charles Martel, favorisa avec d'autres princes la naissance de la célèbre abbaye de Reichenau, fondée en 724 par l'évêque missionnaire Pirmin (Permin, Perminius, Primenus, † 753), et qui obtiendra ses lettres de noblesse sous les Ottoniens. Pirmin fonda plusieurs monastères. En Alsace il y a Murbach (728), mais aussi Herbitzheim, vers 740, dans l'ancien comté de Sarrewerden. De nombreux domaines dépendent de l'abbaye Oermingen, Salzbronn, Keskastel… et le patronage de Remering, Grundviller, Volmunster ainsi que Rahling. Par le traité de Verdun, le couvent et ses biens deviennent successivement propriétés de la Lorraine, de Louis le Germanique(870), du comte Gérard de Metz (908). Keskastel semble alors être devenu la résidence de l'avoué de la "prévôté d'Herbitzheim" (1055).

L’abbaye de Herbitzheim fût lors de la guerre des paysans ravagée (1525) . Le comte Johann-Ludwig de Nassau Saarbrücken, se débarrassant de la tutelle de l'évêque de Metz, dissout en 1544 l'abbaye des bénédictines de Herbitzheim. Il semble que le pape ait donné son accord à ce que le comte s'attribue ainsi la plus riche institution ecclésiale de l’archiprêtre de Bockenheim. Après la destruction de l’abbaye en 1557, le patronage passe au duc de Lorraine. De son côté, le duc céda au comte de Sarrebruck en 1581 (25 août) la vouerie sur les biens de l’abbaye dissoute : « à perpétuité et héréditairement l’advocatie et le droit de haute justice, en cinq cas appelés communément le grand criminel, à savoir : meurtre, incendie, vol, viol et plaies, comme aussi les droits régaliens et autres droits et revenus à cause de sa seigneurie de Sarralbe sur le monastère de Herbitzheim et dans les villages de Herbitzheim, Keskastel, St-Michel, Rémering et Grundviller, ez bans, sujets, maisons, cours, bois, moulins et autres profits, et émoluments dont il jouissait ou qui lui pouvaient compéter ou appartenir ».

Eglise Luthérienne : Une grande partie du clocher de l'église protestante est aujourd'hui le seul vestige important restant de l'ancienne abbaye. Ce clocher date de la fin du gothique. Le néo-gothique fait une entrée discrète dans la nef construite pendant le second empire (1861). Le presbytère protestant, lui aussi, se place dans la continuité en affichant visiblement la date de 1586 !

Guerre des paysans (extraits de http://www.shpn.fr/page105/page105.html) : En 1525 éclate la grande révolte des Paysans ou Bauernkrieg, appelés aussi Rustauds, excités par des prédicants luthériens fanatiques. Les revendications sociales, certes justifiées, sont trop radicales. Mais interprétant à leur façon la Réforme luthérienne, les révoltés commettent d’abominables violences contre les églises et les couvents. Après le 24 avril, sans qu'on puisse en fixer exactement le jour, des paysans se rendirent dans les couvents de Herbitzheim (au sud de la ville) et de Notre-Dame-des-Traits (Graeimtal en Sarre), dont ils confisquèrent les biens mobiliers. Les insurgés occupent l’abbaye d’Herbitzheim qui devient un grand centre de rassemblement où 3 000 paysans lorrains rejoignent les révoltés alsaciens à Saverne. Après le massacre de 18000 paysans à Saverne par les troupes du Duc de Lorraine, le régime antérieur fut partout rétabli. Bien rares sont les lieux où l'on discerne une amélioration légère de la condition paysanne par l'abolition d'une redevance.

Ancien pont de Herbitzheim : Ancien en grès composé de 16 arches pont (XIIe siècle) .Il s’agit du plus grand pont d’Alsace Bossue construit, mais il fut partiellement détruit en 1940 pour l’être entièrement détruit en 1965.

Menrichingen : L'ancienne localité disparue du nom de Menrichingen etait située entre Sarralbe et Herbitzheim, faisait partie de l'avouerie d'Herbitzheim. Mentionnée en 1373 comme engagé aux seigneurs de Sarralbe et en 1460 au duc de Lorraine.

Anecdotes : - Hans,le Nachdwächder (http://leonibas.free.fr/histoire/herbitzheim.html) - Famille Streiff Von Lauenstein : Histoire autour de la cloche de l'abbaye de Herbitzheim (http://lichtydiedendorf.unblog.fr/)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Herbitzheim

Les armes d'Herbitzheim se blasonnent ainsi :
« De sable aux deux clefs d'argent passées en sautoir. »[3].

Le blason d'Herbitzheim est celui de son abbaye. Les deux clefs symbolisent les deux patrons du monastère d'Herbitzheim : saint Jean et saint Pierre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Michel Kuffler[4]    
mars 1989 mars 2008 Michel Kuffler Verts  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 898 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
912 1 029 1 161 1 462 1 810 1 803 1 895 1 771 1 706
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 639 1 637 1 722 1 622 1 600 1 569 1 547 1 517 1 717
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 641 1 619 1 644 1 607 1 626 1 593 1 618 1 550 1 622
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 739 1 850 1 814 1 834 1 894 1 832 1 899 1 914 1 912
2011 - - - - - - - -
1 898 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale de la Nativité de la bienheureuse Vierge Marie
  • Ancienne abbaye : Saint Pirmin fonde l'abbaye de Herbitzheim vers 740. Depuis le début du XIIIe siècle, l'abbaye d'Herbitzheim, a le droit de patronage de la paroisse de Volmunster (Lorraine) jusqu'à sa suppression en 1554.
  • Ancien pont détruit à la fin du XXe siècle.
  • Ancienne chapelle dédiée à saint Michel.
  • Vieux chêne de plus de trois siècles.
  • Pistes cyclables (dans le village et au bord du canal des houillères).
  • Fontaine à la sortie du village (Simmelsbrunnen).
  • Étangs du Kissfeld.
  • Église Catholique.
  • Gare de Herbitzheim

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Abbé Muser : ancien curé du village.
  • Thomas Voeckler : cycliste.
  • Arsène Niederlender (1946-2012) : enseignant qui s'est illustré par sa fibre artistique (théâtre, carnaval, poésie) et son engagement associatif (pêche, chorale, ...)
  • Albert Ehrhard (1862-1940) : prêtre historien de l'Église.

Annexes[modifier | modifier le code]

L'annexe d'Herbitzheim : Salzbronn se situe entre Herbitzheim et Sarralbe.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Geschichte des Klosters, der Vogtei und Pfarrei Herbitzheim, par Joseph Levy (Strasbourg, 1892)
  • Histoire de l'ancien comté de Saarwerden et de la prévoté de Herbitzheim, Dagobert Fischer (1877), Res Universis, 1993, 2-87760-950-2
  • SCHAUBER-LEFEBVRE Marthe, Le journal d’une "Malgré-Elle" de Herbitzheim, Pays d’Alsace n°218, 2007, p. 39-47.
  • Parisse, Michel. Agnes abbesse de Sainte-Glossinde de Metz et de Notre-Dame d'Herbitzheim (1965). 43 (1965): 44-51.
  • Groupe d'Histoire Locale: édition de cahiers sur l'histoire de Herbitzheim, cahier sur la libération, nos calvaires, cahier 18 édité en juin 2010 etc. J Cl Schmitt

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Geoplatt
  3. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  4. [PDF] « Liste des maires du Bas-Rhin au 1er avril 2008 », sur www.bas-rhin.pref.gouv.fr,‎ 2008 (consulté le 22 mai 2009)
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011