Sigogne

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Sigogne
La mairie de Sigogne
La mairie de Sigogne
Blason de Sigogne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Jarnac
Intercommunalité Communauté de communes de Jarnac
Maire
Mandat
Jean-Philippe Roy
2014-2020
Code postal 16200
Code commune 16369
Démographie
Gentilé Sigognois
Population
municipale
961 hab. (2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 16″ N 0° 09′ 25″ O / 45.7378, -0.1569 ()45° 44′ 16″ Nord 0° 09′ 25″ Ouest / 45.7378, -0.1569 ()  
Altitude Min. 20 m – Max. 91 m
Superficie 22,16 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-sigogne.fr

Sigogne est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Sigogne est une commune de l'ouest du département de la Charente située à 6 km au nord de Jarnac et 26 km à l'ouest d'Angoulême. Elle est la plus vaste commune du canton de Jarnac.

Le bourg de Sigogne, est un gros bourg, régulièrement bâti, aux rues larges et spacieuses. Il est aussi situé à 14 km au nord-est de Cognac et 9 km au sud-ouest de Rouillac[1].

Il se trouve au carrefour de la D 736, route de Ruffec à Barbezieux par Rouillac et Jarnac, et de la D 15 qui s'en détache pour se diriger vers Cognac.

D'autres routes départementales de moindre importance irriguent la commune et passent par le bourg : les D 1, D 55 et D 75[2].

La gare la plus proche est celle de Jarnac, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Cognac, Saintes et Royan.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les principaux hameaux de la commune sont: la Jarrie dans l'ouest de la commune Rulle, dans le nord Boisfaucon, à l'extrême sud, la Pouade, au sud du bourg, etc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sigogne
Houlette Courbillac Mareuil
Réparsac Sigogne Plaizac,
Vaux-Rouillac
Chassors Les Métairies Foussignac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe un bas plateau calcaire qui s'abaisse doucement vers l'ouest, et qui appartient au Portlandien (Jurassique supérieur). Dans la carrière de pierre située à l'est de la commune, les strates portlandiennes ont livré l'un des plus beaux fossiles de lépidote d'Europe. Ce poisson du Jurassique vivait dans des milieux lagunaires peu profonds et très salés. D'une longueur d'environ 1,20 m, on distingue très nettement son corps recouvert d'écailles, ainsi que les nageoires[3].

En bordure occidentale, on arrive à la plaine du Pays-Bas, ancienne zone lagunaire du Purbeckien (fin du Jurassique), qui s'étendait vers le nord-ouest et riche en gypse. Une petite zone de grèzes du Quaternaire est située à l'est du territoire communal (Bois Dagnaud)[4],[5],[6].
Article connexe : Géologie de la Charente.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 91 m, situé en limite nord-est. Le point le plus bas est à 20 m, situé sur la limite occidentale le long du Tourtrat. Le bourg, situé sur une faible hauteur, est à 65 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ce vaste territoire n'est parcouru par aucun cours d'eau. Seul, le ruisseau intermittent du Tourtrat, affluent de la Soloire donc sous-affluent de la Charente sert de limite à la commune, à l'ouest, pendant quelques kilomètres[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

On a trouvé, au lieu-dit le Temple, les vestiges d'une bourgade celtique : dans un ancien cimetière, des bracelets en fer, un bracelet en or et des anneaux en fer[7].

La limite nord de la commune est formée par la voie d'Agrippa, dite aussi chemin des Romains ou Chemin chaussé, ancienne voie romaine de Saintes à Lyon.

Cette paroisse relevait directement de la châtellenie de Jarnac.

On trouvait dans le nord de la paroisse le petit fief de Rulle, propriété d'une branche de la famille de Lestang[8].

À la Quantinerie, au sud du bourg de Sigogne, existe un logis, qui appartenait autrefois à la famille de Bonnegens[9].,[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles d'argent et en pointe d'une cigogne arrêtée du même, becquée et membrée de gueules, le bec vers la pointe du chevron; au chef losangé d'or et de gueule.

Administration[modifier | modifier le code]

Sigogne a été créée en 1793 dans le canton de Jarnac le district devenu arrondissement de Cognac et le département de la Charente.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ?  ? Jean-Baptiste Montaxier SE Probablement le tout premier maire de Sigogne, car il figure en cette qualité dans un document daté de 1790 et conservé dans les archives municipales de Cognac[11].
 ?  ? Asserin SE Asserin signa en qualité de maire l'inventaire du logis de Rulle établi en 1793.
 ? 1800 Louis-Philippe de Bonnegens SE Agent municipal représentant Sigogne au sein de la municipalité cantonale de Jarnac (période du Directoire); entre 1795 et 1800, outre Louis-Philippe de Bonnegens, plusieurs personnes figurent dans les documents en cette qualité : Delaborde, Martin, Ranson, Asserin et Guay.
1800 1818 Louis-Philippe de Bonnegens SE  
1818 1830 Philippe de Bonnegens "l'aîné" SE Propriétaire, ancien militaire
1830 1834 Bussac SE  
1834 1840 François Asserin SE  
1840 1843 Jean Bernard SE  
1843 1846 Philippe Lotte SE Propriétaire
1846 1852 Jean Delage SE  
1852 1860 Jean-Baptiste Delage SE  
1860 1884 Philippe de Bonnegens SE Propriétaire
1884 1904 Gaston Faurichon de la Bardonnie SE Militaire (zouave pontifical), puis propriétaire
1904 1919 Jules Moquet SE  
1919 1929 Octave Robert SE Viticulteur
1929 1944 Henri Daniault SE Viticulteur
1944 1945 Emile Cheneby SE Maire de la municipalité provisoire désignée par Joseph Garnier, chargé des fonctions préfectorales de la Charente
1945 1947 Camille Blanchet SE Viticulteur
1947 1983 Claude Veillon SE Viticulteur bouilleur de cru
1983 1989 Pierrette Delavier SE  
1989 en cours Jean-Philippe Roy SE Viticulteur bouilleur de cru

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité en 2007 est d'un taux de 15 % sur le bâti, 42,16 % sur le non bâti, et 8,19 % pour la taxe d'habitation.

La communauté de communes de Jarnac prélève la taxe professionnelle au taux 10,26 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 961 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 217 1 158 1 309 1 329 1 371 1 372 1 395 1 437 1 469
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 538 1 525 1 511 1 444 1 250 1 127 1 123 1 010 1 009
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
993 901 869 891 877 884 853 859 930
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
950 914 883 946 896 1 003 961 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 12,2 %, 30 à 44 ans = 24,7 %, 45 à 59 ans = 25,9 %, plus de 60 ans = 18,5 %) ;
  • 50,3 % de femmes (0 à 14 ans = 22 %, 15 à 29 ans = 10,5 %, 30 à 44 ans = 21,8 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 22,4 %).

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,6 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Sigogne en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,2 
5,8 
75 à 89 ans
9,9 
12,7 
60 à 74 ans
12,3 
25,9 
45 à 59 ans
23,4 
24,7 
30 à 44 ans
21,8 
12,2 
15 à 29 ans
10,5 
18,7 
0 à 14 ans
22,0 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Sigogne, florissante commune viticole au début du XIXe siècle, et qui a compté jusqu'à 1 538 habitants en 1861 a perdu plus d'un tiers de sa population lors de la crise du phylloxéra. Avant cette époque néfaste, Sigogne produisait d'excellents vins rouges, très estimés, qui s'exportaient au loin et s'expédiaient dans tout le centre de la France. Restée stable entre 850 et 950 habitants, sa population vient, en repassant la barre des 1 000 habitants en 2006 de retrouver son niveau de 1901.

Économie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Sigogne est presque uniquement voué à la viticulture. Ses vins blancs de très bonne qualité alimentent les nombreuses distilleries de la région.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sigogne possède une école primaire publique comprenant quatre classes (une de maternelle et trois d'élémentaire). Le secteur du collège est Jarnac[16].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Martin, de l'ancien diocèse de Saintes est de style roman ogivé des XIIe et XIIIe siècle ; elle possède une large nef de deux travées, sous berceau brisé en pierre, percées de baies sur les côtés. Le faux carré, sous le clocher, et le chœur rectangulaire, percés de baies en plein cintre au nord, au sud et à l'est, sont voûtés sur croisées d'ogives. Ces voûtes sont portées, ainsi que les doubleaux : à l'ouest par de larges pilastres doublés, entre elles, par les mêmes supports ; à l'est, par un faisceau de colonnes. Au sud du faux carré existe une petite porte. Plusieurs chapiteaux présentent de magnifiques sculptures de griffons, de masques de démons et de têtes humaines.

Sur la façade ouvre un portail en plein cintre à trois voussures ; une longue fenêtre et un pignon surmontent la porte. Les murs latéraux sont renforcés de contreforts doublés ; le chevet est surmonté d'un pignon.

Le clocher rectangulaire a deux étages. le premier est décoré sur chaque face de quatre arcades aveugles ; le second est percé de trois baies encadrées de colonnes aux chapiteaux sculptées. La grande tour de son clocher, remarquable par son architecture, est l'une des plus belles de Charente[9],[17].

Elle est inscrite monument historique depuis 1957[18].

Église Saint-Martin
Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur l’église Saint-Martin de Sigogne.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le logis de Rulle

À trois kilomètres, en suivant la route de Courbillac à Cognac par le Peyrat de Houlette, on découvre sur la gauche le vieux logis de Rulle, présumé être du XVIIe siècle[8]. Sous l'Ancien Régime, il appartenait à la famille de Lestang de Rulle, seigneurs de Sigogne[3]. Cette famille a compté en son sein des ancêtres de Madame de Maintenon et de l'écrivain Agrippa d'Aubigné[19].

De nombreuses fermes, inscrites mais non classées, recensées par la base Mérimée sont du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. a et b Jean-Maurice Durand, Sigogne, un village sans histoires, éditions du GREH (Groupement de recherches et d'études sur l'Histoire de la Charente),‎ 2007
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Matha », sur Infoterre,‎ 1986 (consulté le 20 novembre 2011)
  7. F. Marvaud, Répertoire archéologique du département de la Charente, 1863, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente.
  8. a et b « Logis de Rulle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, vol. II : Arrondissement de Cognac et Barbezieux, L.Coquemard, Angoulême,‎ 1915 (réimpr. Éd. de la Tour Gile, 1996), 512 p. (ISBN 2-878022-8-07), p. 138
  10. « Logis de la Quantinerie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Biard, R.; Les débuts de la Révolution dans le Cognaçais; Annales du GREH numéro 10; 1989
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. « Évolution et structure de la population à Sigogne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté en 3 août 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté en 3 août 2010)
  16. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 21 juillet 2012)
  17. « Église Saint-Martin (notice) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Jean-Maurice Durand, Les racines sigognaises de la reine secrète, éditions Pays et Terroirs,‎ 2012
  20. « Sigogne », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]