Saint-Mandrier-sur-Mer
| Saint-Mandrier-sur-Mer | ||
Saint-Mandrier-sur-Mer sur la presqu'île de Saint-Mandrier. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Var | |
| Arrondissement | Toulon | |
| Canton | Saint Mandrier sur Mer | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée | |
| Maire Mandat |
Gilles Vincent (UMP) 1995- |
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| Code postal | 83430 | |
| Code commune | 83153 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Mandréen, Mandréenne | |
| Population municipale |
6 038 hab. (2008) | |
| Densité | 1 179 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 124 m | |
| Superficie | 5,12 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Ville de Saint Mandrier | |
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Saint-Mandrier-sur-Mer est une commune du Var située sur la presqu'île de Saint-Mandrier, qui est l'extrémité sud de la petite rade de Toulon. Elle est reliée au massif du Cap-Sicié par l'isthme des Sablettes. Elle est membre de la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée. Ses habitants sont appelés les Mandréens.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune se situe dans le département du Var à 15 km de Toulon par la route, 7 km à l'est de La Seyne-sur-Mer et à 70 km de Marseille. Sa superficie est de 512 hectares soit 5 12 km². Son altitude la plus basse se situe au niveau de la mer, le point culminant se trouve à 123 m , la moyenne étant de 62 m[1].
Municipalités limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Origine du nom [modifier]
L'origine du nom de la commune remonte au VIe siècle lorsque Mandrianus et Flavianus, deux illustres soldats saxons de l'armée des Ostrogoths, baptisés par Saint-Cyprien prêtre de Toulon, vinrent se réfugier sur « l'Isle de Sépet » où ils vécurent jusqu'à leur mort[2].
L'Île Cépet [modifier]
Fermant la célèbre rade, tel un verrou, la presqu'île de Saint-Mandrier, aux temps les plus reculés, était formée de trois îles rapprochées devenues au cours des siècles « l'Isle de Sépet ». Les Phéniciens, les Rhodiens, les Ligures, les Celto-ligures, les Massadiens, les Romains s'y arrêtèrent. Ainsi, la baie du Creux Saint-Georges abrita de nombreux navigateurs et quelques huttes apparurent sur le rivage.
Au VIe siècle, Six Fours, La Seyne, l'Île de Cépet ne formaient alors qu'un seul territoire. Du VIe au XIe siècle, cette île n'était qu'un ensemble de fermes. Sa renommée provenait de la présence sur ses terres d'une tour phocéenne transformée en chapelle en 566 et de la chapelle Saint-Honorat avec son prieuré, datant de 1020.
La Seyne sur Mer [modifier]
En 1657, La Seyne obtient son indépendance communale avec bornage des terrains s'étendant jusqu'à la presqu'île de Sépet, car l'île était devenue presqu'île entre 1630 et 1657 grâce à la formation de l'isthme des Sablettes. Le village, appelé aussi le « Cros Saint-Georges » commence à prendre forme et devient alors une section de la commune-mère La Seyne.
En 1670, on construisit « l'infirmerie Royale Saint-Louis » remplacée en 1818 par l'hôpital Maritime Saint-Mandrier. Tout au long du XVIIIe siècle, la vie à Saint-Mandrier a été intimement liée aux événements se déroulant dans la rade.
Seconde Guerre mondiale [modifier]
Après le sabordage de la flotte française à Toulon, les Allemands ont fortifié Saint-Mandrier en installant deux tourelles prises de l'ancien cuirassé Provence. Chaque tourelle était armée de deux pièces de type 340mm/45 Modèle 1912, ayant une portée maximale d'environ 35 km. Lors du débarquement de Provence en 1944, la batterie fut engagée par les vaisseaux Alliés, avec au moins un cuirassé ou croiseur lourd tirant sur batterie chaque jour. Le cuirassé Lorraine des Forces françaises libres, un sister-ship du Provence et montant le même type de canon, était le premier vaisseau à engager. La batterie a été finalement réduite au silence le 23 août.[3],[4]
Blasonnement [modifier]
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Les armoiries de Saint-Mandrier-sur-Mer se blasonnent ainsi : |
Le blason fut imaginé par Jean-Baptiste Clément (qui par ailleurs était le fils de Louis Clément) et retenu lors d'un concours anonyme[réf. nécessaire]. La lance et le casque évoquent le soldat romain Mandrianus qui donna son nom à la presqu'île. Le chef de gueules chargé de deux poissons rappelle les armoiries de La Seyne, commune mère, mais aussi que Saint-Mandrier est le port de pêche le plus important de l'Inscription maritime de Toulon. La pointe d'azur chargée d'une ancre rappelle que le port de Saint Mandrier a toujours été un havre contre le mauvais temps[5].
Administration [modifier]
Création de la commune [modifier]
L'indépendance de la commune a été proclamée le 24 avril 1950, et menée par Louis Clément, son premier maire. Le 24 avril de l'année suivante Saint-Mandrier devient Saint-Mandrier-sur-Mer[6]. Gilles Vincent est actuellement maire de la commune depuis 1995.
Liste des maires depuis 1950 [modifier]
Services publics [modifier]
- Mairie
- Pompiers
- Office du tourisme
- Résidence de retraite
- Groupe scolaire (maternelle, primaire, collège) à Saint Mandrier
- Groupe scolaire (maternelle, primaire) au Pin Rolland
- Crèche parentale, Halte-garderie
Jumelage [modifier]
La commune de Saint-Mandrier-sur-Mer n'est jumelée avec aucune autre commune.
Population [modifier]
La commune ayant été créée en 1950, la population n'est pas indiquée pour les dates antérieures [8].
En 2010, la commune comptait 5 750 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1954. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Le recensement de 2004 fait état de 58,1 % d'hommes et 41,9 % de femmes[11].
Économie [modifier]
- Tourisme estival
- Activités liées à la plaisance
- Marine nationale (Centre d'instruction Naval, École des Mécaniciens, École de Plongée, Commando Hubert, Phare du cap Cépet)
- Huile d'olive de Provence AOC
Monuments et lieux touristiques [modifier]
- Cimetière militaire franco-italien.
- Sentier des douaniers.
- Port de plaisance.
- Phare du cap Cépet[12].
- La chapelle Saint-Louis (ou « chapelle des Mécaniciens », ou encore « chapelle de l'ancien hôpital » et « chapelle des bagnards ») datant de la première moitié du XIXe siècle siècle a été inscrite à la protection des Monuments Historiques le 10 mai 1990[13].
- Divers points de vue sur le Mont Faron, la rade de Toulon, la mer Méditerranée.
- Plages de sable (Pin Rolland, La Vieille, Saint-Asile, Le Touring, Le Canon) ou de galets (Coudoulière, Grave).
- Le jardin botanique de la Marine à Saint-Mandrier, aujourd'hui disparu[14]. Ce jardin, créé à Toulon en 1786 sur le site de l'actuel Jardin Alexandre 1er, est transféré à Saint-Mandrier en 1850. Un de ses directeurs fut J. Benjamin Chabaud qui y introduisit de nombreux palmiers et cycas. Ce jardin cesse d'exister en 1884 et les plantes sont transférées à la Porte de France à Toulon[15].
Vivre à Saint Mandrier [modifier]
Accès [modifier]
- par la route : accès depuis la Seyne sur Mer (Les Sablettes) par la D18
- par la mer : navettes depuis et vers le port de Toulon (durée de la traversée 20 min)
- en bus : lignes 18 et 28 du Réseau Mistral[16]
Sports [modifier]
- Clubs de football, rugby à XV (US Saint-Mandrier), basket-ball, aïkido, tennis, cyclisme, danse, country, chasse, boulistes, plongée, rame traditionnelle...
- Manifestations : combat de franc-jouteurs provençaux de juin à septembre, régate vers Le Pradet en juillet, concours de Beach-volley de juin à septembre
Vie culturelle [modifier]
- Salle Marc Baron : cinéma, théâtre, concert
- Salle de théâtre, galerie de peintures
- Diverses associations culturelles, patriotiques, de loisir et de tradition provençale
- Manifestations : Fête de la Saint Pierre (fête des pécheurs) le 29 juin
- Culte : paroisse de St Mandrier (place du 11 novembre), Église Saint Joseph au Pin Rolland
Récompenses [modifier]
- Une étoile au Concours des villes et villages fleuris depuis 2006 qui récompense les communes pour leur patrimoine paysager et végétal et leur efforts dans l'amélioration du cadre de vie et du développement durable[17].
- Titulaire Pavillon bleu d'Europe depuis 2006 : celui-ci distingue et valorise les communes et ports de plaisance français qui répondent à des critères d'excellence pour la gestion globale de leur environnement[18].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- L'amiral Latouche-Tréville y est enterré (mausolée en forme de pyramide situé dans le Cimetière militaire franco-italien)[19].
- George Sand, qui a écrit le roman Tamaris, dépeint le paysage avoisinant de la presqu'île au XIXe siècle et livre ses impressions[20].
Films tournés à Saint-Mandrier [modifier]
- 1964 : L'Âge ingrat de Gilles Grangier
- 1965 : Pierrot le fou de Jean-Luc Godard
- 1968 : Le Petit Baigneur de Robert Dhéry
- 2001 : Une fille dans l'azur de Jean-Pierre Vergne (téléfilm)
- 2007 : Enfin veuve d'Isabelle Mergault
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Superficie et altitude de Saint-Mandrier-sur-Mer. Consulté le 19 novembre 2010
- Histoire de Saint Mandrier. Consulté le 18 novembre 2010
- Karig, Commander Walter ; Burton, Lieutenant Earl ; Freeland, Lieutenant Stephen L., Battle Report (Volume 2) ; The Atlantic War, New York/Toronto, Farrar and Rinehart, Inc., 1946, p. 386–387
- (en) Earl Burton et JH Pincus, « The Other D-Day : The Invasion Of Southern France », Sea Classics, vol. 37, no 9, septembre 2004, p. 60–70 [texte intégral, lien PMID (pages consultées le 2009-06-23)]
- Dominique Cureau, « Vexillologie provençale ». Consulté le 18 novembre 2010
- Histoire de Saint-Mandrier-sur-Mer. Consulté le 19 novembre 2010
- Max Juvenal, sur assembleenationale.fr. Consulté le 18 novembre 2010
- Notice explicative des résultats de l'enquête de recensement 2004 à Saint-Mandrier-sur-Mer comparés au recensement 1999, sur saint-mandrier.com. Consulté le 18 novembre 2010
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- La population de Saint-Mandrier-sur-Mer, sur annuaire-mairie.fr. Consulté le 19 novembre 2010
- Phare du cap Cépet à l'inventaire général du patrimoine culturel, sur culture.gouv.fr. Mis en ligne le 12 mars 2007, consulté le 19 novembre 2010
- Monuments historiques, sur culture.gouv.fr. Consulté le 19 novembre 2010
- « La résistance au froid des palmiers » (Archive • Wikiwix • Que faire ?). Consulté le 2013-03-30.
- A. Robertson – Proschowsky, G. Roster et B. Chabaud, La résistance au froid des palmiers, Champflour, 1998 (ISBN 2-87655-039-3), p. 247.
- Réseau Bus et Bateaux de la Communauté d'Agglomération Toulon Provence. Consulté le 18 novembre 2010
- « Palmarès des communes labellisées (Var) » (Archive • Wikiwix • Que faire ?) sur Concours des villes et villages fleuris. Consulté le 19 novembre 2010
- Lauréats communes 2010, sur pavillonbleu.org. Consulté le 19 novembre 2010
- L'amiral Latouche-Treville, sur ville-saintmandrier.fr. Consulté le 19 novembre 2010. « Une pyramide de 7,25 m de hauteur qui renferme la dépouille mortelle de l'amiral Latouche-Treville »
- George Sand, Tamaris, éditions Paléo, 1862, 254 p. (ISBN 978-2849094990)
