Saint-Mandrier-sur-Mer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Saint-Mandrier)
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Mandrier-sur-Mer
Saint-Mandrier-sur-Mer sur la presqu'île de Saint-Mandrier.
Saint-Mandrier-sur-Mer sur la presqu'île de Saint-Mandrier.
Blason de Saint-Mandrier-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton Saint Mandrier sur Mer
Intercommunalité Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée
Maire
Mandat
Gilles Vincent (UMP)
2014-2020
Code postal 83430
Code commune 83153
Démographie
Gentilé Mandréen, Mandréenne
Population
municipale
5 708 hab. (2011)
Densité 1 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 00″ N 5° 56′ 00″ E / 43.0833, 5.9333 ()43° 05′ 00″ Nord 5° 56′ 00″ Est / 43.0833, 5.9333 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 124 m
Superficie 5,12 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Var

Voir sur la carte administrative du Var
City locator 14.svg
Saint-Mandrier-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : Var

Voir sur la carte topographique du Var
City locator 14.svg
Saint-Mandrier-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Mandrier-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Mandrier-sur-Mer
Liens
Site web Ville de Saint Mandrier

Saint-Mandrier-sur-Mer est une commune du Var située sur la presqu'île de Saint-Mandrier, qui est l'extrémité sud de la petite rade de Toulon. Elle est reliée au massif du Cap-Sicié par l'isthme des Sablettes. Elle est membre de la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée. Ses habitants sont appelés les Mandréens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le département du Var à 15 km de Toulon par la route, 7 km à l'est de La Seyne-sur-Mer et à 70 km de Marseille. Sa superficie est de 512 hectares soit 5,12 km2. Son altitude la plus basse se situe au niveau de la mer, le point culminant se trouve à 123 m, la moyenne étant de 62 m[1].

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Toulon Rose des vents
La Seyne-sur-Mer N Mer Méditerranée
O    Saint-Mandrier-sur-Mer    E
S
Mer Méditerranée

Histoire[modifier | modifier le code]

Le port civil de Saint-Mandrier
La presqu'île de Saint-Mandrier dans la rade de Toulon
Presqu'ile de Saint-Mandrier vue du Mont Faron

Origine du nom[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la commune remonte au VIe siècle lorsque Mandrianus et Flavianus, deux illustres soldats saxons de l'armée des Ostrogoths, baptisés par Saint-Cyprien prêtre de Toulon, vinrent se réfugier sur « l'Isle de Sépet » où ils vécurent jusqu'à leur mort[2].

L'Île Cépet[modifier | modifier le code]

Fermant la célèbre rade, tel un verrou, la presqu'île de Saint-Mandrier, aux temps les plus reculés, était formée de trois îles rapprochées devenues au cours des siècles « l'Isle de Sépet ». Les Phéniciens, les Rhodiens, les Ligures, les Celto-ligures, les Massadiens, les Romains s'y arrêtèrent. Ainsi, la baie du Creux Saint-Georges abrita de nombreux navigateurs et quelques huttes apparurent sur le rivage.

Au VIe siècle, Six Fours, La Seyne, l'Île de Cépet ne formaient alors qu'un seul territoire. Du VIe au XIe siècle, cette île n'était qu'un ensemble de fermes. Sa renommée provenait de la présence sur ses terres d'une tour phocéenne transformée en chapelle en 566 et de la chapelle Saint-Honorat avec son prieuré, datant de 1020.

La Seyne sur Mer[modifier | modifier le code]

En 1657, La Seyne obtient son indépendance communale avec bornage des terrains s'étendant jusqu'à la presqu'île de Sépet, car l'île était devenue presqu'île entre 1630 et 1657 grâce à la formation de l'isthme des Sablettes. Le village, appelé aussi le « Cros Saint-Georges » commence à prendre forme et devient alors une section de la commune-mère La Seyne.

En 1670, on construisit « l'infirmerie Royale Saint-Louis » remplacée en 1818 par l'hôpital Maritime Saint-Mandrier. Tout au long du XVIIIe siècle, la vie à Saint-Mandrier a été intimement liée aux événements se déroulant dans la rade.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après le sabordage de la flotte française à Toulon, les Allemands ont fortifié Saint-Mandrier en installant deux tourelles prises de l'ancien cuirassé Provence. Chaque tourelle était armée de deux pièces de type 340 mm/45 Modèle 1912, ayant une portée maximale d'environ 35 km. Lors du débarquement de Provence en 1944, la batterie fut engagée par les vaisseaux Alliés, avec au moins un cuirassé ou croiseur lourd tirant sur batterie chaque jour. Le cuirassé Lorraine des Forces françaises libres, un sister-ship du Provence et montant le même type de canon, était le premier vaisseau à engager. La batterie a été finalement réduite au silence le 23 août[3],[4].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason Saint-Mandrier.svg

Les armoiries de Saint-Mandrier-sur-Mer se blasonnent ainsi :

Taillé de gueules et d'azur à la lance d'or posée en barre brochant sur la partition, chargée en cœur d'un casque romain du même, accompagnée en chef de deux poissons d'argent contre-nageant et nageant l'un sur l'autre et en pointe d'une ancre de marine du même.
Devise : semper mandrianus vigil (toujours Saint Mandrier veille).

Le blason fut imaginé par Jean-Baptiste Clément (qui par ailleurs était le fils de Louis Clément) et retenu lors d'un concours anonyme[réf. nécessaire]. La lance et le casque évoquent le soldat romain Mandrianus qui donna son nom à la presqu'île. Le chef de gueules chargé de deux poissons rappelle les armoiries de La Seyne, commune mère, mais aussi que Saint-Mandrier est le port de pêche le plus important de l'Inscription maritime de Toulon. La pointe d'azur chargée d'une ancre rappelle que le port de Saint Mandrier a toujours été un havre contre le mauvais temps[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Création de la commune[modifier | modifier le code]

L'indépendance de la commune a été proclamée le 24 avril 1950, et menée par Louis Clément, son premier maire. Le 24 avril de l'année suivante Saint-Mandrier devient Saint-Mandrier-sur-Mer[6]. Gilles Vincent est actuellement maire de la commune depuis 1995.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
1950 1970 Louis Clément Parti Socialiste  
1970 1983 Max Juvenal[7] Parti Socialiste avocat
1983 1989 Joseph Quilgars    
1989 1995 Guy Moine   Armurier et Officier des équipages
1995   Gilles Vincent Union pour un mouvement populaire  

Services publics[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

La commune ayant été créée en 1950, la population n'est pas indiquée pour les dates antérieures[8].

Le recensement de 2004 fait état de 58,1 % d'hommes et 41,9 % de femmes[9].


En 2011, la commune comptait 5 708 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1954. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006
4 327 2 321 3 018 4 272 4 946 5 175 5 232 6 657 6 565
2009 2011 - - - - - - -
5 773 5 708 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le jardin botanique de Saint-Mandrier en 1848 par P. Lethuaire.

Vivre à Saint Mandrier[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Vue de Saint-Mandrier depuis la navette bateau du réseau Mistral.
  • par la route : accès depuis la Seyne sur Mer (Les Sablettes) par la D18
  • par la mer : navettes depuis et vers le port de Toulon (durée de la traversée 20 min)
  • en bus : lignes 18 et 28 du Réseau Mistral[16].

Sports[modifier | modifier le code]

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

  • Salle Marc-Baron : cinéma, théâtre, concert.
  • Salle de théâtre, galerie de peintures.
  • Diverses associations culturelles, patriotiques, de loisir et de tradition provençale.
  • Manifestations : Fête de la Saint Pierre (fête des pécheurs) le 29 juin.
  • Culte : paroisse de Saint-Mandrier (place du 11 novembre), Église Saint-Joseph-au-Pin-Rolland.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Films tournés à Saint-Mandrier[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Ribot (dir.), Jean Ajello, Jean-claude Autran, Céline Chicharo, Robert Hervé, Antoine Peretti, Jacqueline Viollet-Repetto et al., La Seyne-sur-Mer, Saint-Mandrier-sur-Mer : Regards sur deux terroirs, Sanary-sur-Mer et Toulon, Éditions du Foyer Pierre Singal et Centre archéologique du Var, coll. « Cahier du Patrimoine Ouest Varois » (no 14),‎ 2012, 21 cm × 15 cm, 711 p. (ISBN 2-9511673-0-X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Superficie et altitude de Saint-Mandrier-sur-Mer » (consulté le 19 novembre 2010)
  2. « Histoire de Saint Mandrier » (consulté le 18 novembre 2010)
  3. Karig, Commander Walter ; Burton, Lieutenant Earl ; Freeland, Lieutenant Stephen L., Battle Report (Volume 2) ; The Atlantic War, New York/Toronto, Farrar and Rinehart, Inc.,‎ 1946, p. 386–387
  4. (en) Earl Burton et JH Pincus, « The Other D-Day : The Invasion Of Southern France », Sea Classics, vol. 37, no 9,‎ septembre 2004, p. 60–70 (PMID 37452, lire en ligne)
  5. Dominique Cureau, « Vexillologie provençale » (consulté le 18 novembre 2010)
  6. « Histoire de Saint-Mandrier-sur-Mer » (consulté le 19 novembre 2010)
  7. « Max Juvenal », sur assembleenationale.fr (consulté le 18 novembre 2010)
  8. « Notice explicative des résultats de l'enquête de recensement 2004 à Saint-Mandrier-sur-Mer comparés au recensement 1999 », sur saint-mandrier.com (consulté le 18 novembre 2010)
  9. « La population de Saint-Mandrier-sur-Mer », sur annuaire-mairie.fr (consulté le 19 novembre 2010)
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  12. « Phare du cap Cépet à l'inventaire général du patrimoine culturel », sur culture.gouv.fr,‎ 12 mars 2007 (consulté le 19 novembre 2010)
  13. « Monuments historiques », sur culture.gouv.fr (consulté le 19 novembre 2010)
  14. « La résistance au froid des palmiers » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30.
  15. A. Robertson – Proschowsky, G. Roster et B. Chabaud, La résistance au froid des palmiers, Champflour,‎ 1998 (ISBN 2-87655-039-3), p. 247.
  16. « Réseau Bus et Bateaux de la Communauté d'Agglomération Toulon Provence » (consulté le 18 novembre 2010)
  17. « Palmarès des communes labellisées (Var) » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Concours des villes et villages fleuris. Consulté le 19 novembre 2010
  18. « Lauréats communes 2010 », sur pavillonbleu.org (consulté le 19 novembre 2010)
  19. « L'amiral Latouche-Treville », sur ville-saintmandrier.fr (consulté le 19 novembre 2010) : « Une pyramide de 7,25 m de hauteur qui renferme la dépouille mortelle de l'amiral Latouche-Treville »
  20. George Sand, Tamaris, éditions Paléo,‎ 1862, 254 p. (ISBN 978-2849094990)