Aphrodite

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Aphrodite sur son cygne, médaillon d'un kylix à fond blanc du Peintre de Pistoxénos, vers 460 av. J.-C., British Museum.

Aphrodite (en grec ancien Ἀφροδίτη / Aphrodítê), Ἀφρός / Aphrós signifie écume). Née, selon Hésiode, suite à l'émasculation d'Ouranos par Cronos, elle est une déesse grecque associée à l'amour et à la sexualité[1]. Assimilée à la Vénus de la mythologie romaine, elle a fait depuis la Renaissance l'objet d'un grand intérêt, de nombreuses interprétations artistiques et, depuis le XIXe siècle, de nombreuses études et controverses. L'opinion dominante la fait dériver de divinités du Moyen-Orient, que les Grecs auraient adoptée et transformée au cours du temps[2].

Attributions[modifier | modifier le code]

Le culte d'Aphrodite s'associe le plus souvent à la sexualité humaine, mais ce n'est pas la seule prérogative de la déesse. Elle est en rapport avec les activités des jeunes filles en général[3]. Les détails du mythe de Thésée et ses amours avec Ariane montrent une Aphrodite impliquée dans la sexualité hors mariage, tandis que celui-ci est du domaine d'Apollon, alors que dans l'Illiade, Zeus lui attribue « les charmantes œuvres du mariage ». Le culte athénien, ainsi que celui d'autres cités grecques, l'associe à la fécondité[4].

Les attributions d'Aphrodite ont pu évoluer selon les époques et les cités. À Sparte, où l'on contrôle plus rigoureusement la sexualité des jeunes filles, elle est associés à des divinités plus sévères[5] À l'époque tardive, les auteurs tentent de séparer plus rigoureusement les attributions des divinités de l'Olympe, et celles d'Aphrodite se trouvent plus étroitement circonscrites. Cependant, en tous temps, ce sont surtout les jeunes filles et les femmes, plus que les hommes et les garçons, qui ont des devoirs envers la déesse.

La beauté féminine, précieuse aux jeunes filles en vue de leur mariage, aux femmes à qui elle facilite l'harmonie avec leurs époux, et aux courtisanes pour qui elle est une nécessité de leur commerce, se reflète dans les miroirs décorés de la figure d'Aphrodite, parfois offerts au temple de la déesse quand leurs propriétaires ont vieilli[6].

Les deux Aphrodite[modifier | modifier le code]

Dans le Banquet de Platon, alors que la discussion s'engage, le personnage de Pausanias déclare « Tout le monde sait bien qu'Amour est inséparable d'Aphrodite. Ceci posé, si Aphrodite était unique, unique aussi serait Amour. Mais, puisqu'il y a deux Aphrodite, forcément il y a aussi deux Amours. (...) L'une, sans doute la plus ancienne, qui n'a point de mère et est fille de Ciel, est celle que nous nommons Céleste [Ourania]. Mais il y en a une autre, moins ancienne, qui est fille de Zeus et de Dioné, celle-là même que nous appelons Populaire [Pandème] ». Celle-ci influence ceux qui, dans l'amour, visent « uniquement à l'accomplissement de l'acte » ; la première inspire ceux qui, particulièrement avec les jeunes garçons « lorsque ceux-ci ont déjà commencé d'avoir de l'intelligence, ce qui se produit au voisinage du temps où la barbe leur pousse », dans le but de « se préparer à passer ensemble leur existence entière, dans une complète communauté[7] ». Après des considérations d'ordre politique et moral sur l'amour, le personnage de Pausanias s'interrompt, sans avoir plus éclairci la question de la dualité d'Aphrodite, qui servira pendant tout le reste de la discussion qui parcourt les différentes sortes d'amour, pour lesquels la langue grecque ancienne connaissait plusieurs termes. Xénophon, dans son Banquet, parle également d'une Aphrodite Vulgaire et une Aphrodite Céleste[8]

Culte[modifier | modifier le code]

La Vénus du Capitole, l'une des meilleures copies du type de l'Aphrodite de Cnide, musées du Capitole

Origine[modifier | modifier le code]

Aphrodite est reconnue par les Grecs comme une divinité sémitique, et plus précisément phénicienne[9]. De fait, elle correspond très probablement à la déesse Ishtar-Astarté, avec laquelle elle partage de nombreux traits : ce sont des divinités androgynes[10] ; Astarté est la « reine du ciel » alors qu'Aphrodite est dite « la céleste » (Ourania) ; leur culte comprend l'offrande d'encens et le sacrifice de colombes. Par ailleurs, le nom d'Aphrodite n'a pas été retrouvé sur les tablettes de linéaire B, témoignages écrits de la civilisation mycénienne[11].

La recherche sur l'origine n'a pas manqué d'interroger l'étymologie du nom Aphrodite. Pour les Grecs, son nom vient de ἀφρός (aphrós), l'écume ; mais cette construction ne reçoit aucune preuve archéologique. L'étymologie reste mystérieuse, faute d'indices pour en décider, et cette question n'a que peu d'influence sur la personnalité et le culte de la déesse[12].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Selon Pausanias, son premier lieu de culte est la cité de Paphos[13], sur l'île de Chypre, que l’Odyssée mentionne déjà comme son lieu de séjour[14]. Chaque année sont célébrés ses mystères, qui comprennent une procession allant de Paphos à Golgoi. C'est peut-être à cette fête qu'il faut rattacher un rite rapporté par l'apologiste chrétien Clément d'Alexandrie, selon lequel les participants reçoivent un gâteau en forme de phallus et apportent une pièce de monnaie, « comme à une courtisane ses amants »[15]. Il est probable que Clément parle en fait de l'argent destiné aux sacrifices, ou la taxe pour les oracles[16], mais il est également possible que la prostitution sacrée ait également été pratiquée[17]. Aphrodite est également vénérée à Salamine de Chypre[18], sur le mont Idalion[19] et à Amathonte[20]. Un mois du calendrier chypriote, Aphrodisios, lui est consacré[21] : La déesse Aphrodite prit à Chypre la forme d'un homme ; Théophraste, expliquant le nom Aphroditos [22] sous lequel elle est vénérée, dit que c’est l'Hermaphrodite[23]. Aphrodite est particulièrement vénérée en Asie mineure, notamment en Troade. La cité de Nouvelle-Ilion (Novum Ilium) frappe des monnaies à son effigie[réf. nécessaire] et la ville d'Aphrodisias porte son nom. La ville de Cnide lui consacre des jeux annuels, les Euploia ou les Knidia[24] ; elle achète également au sculpteur Praxitèle l'une des statues les plus connues de l'Antiquité, dite « Aphrodite de Cnide[25] ».

Dans le Péloponnèse, son lieu de culte le plus connu est Corinthe : en armes, elle est vénérée sur l'Acrocorinthe et sous l'épiclèse de Mélainis, dans le bois du Cranion. Selon Strabon, qui écrit aux débuts de l'ère chrétienne, on y pratique la prostitution sacrée : « le temple d'Aphrodite à Corinthe était si riche, qu'il possédait à titre de hiérodules ou d'esclaves sacrés plus de mille courtisanes, vouées au culte de la déesse par des donateurs de l'un et de l'autre sexe[26]. » Déjà au Ve siècle av. J.-C., Xénophon de Corinthe consacre au temple plusieurs prostituées sacrées en remerciement de sa double victoire aux jeux Olympiques et commande à Pindare un chant de gala (scolie) qui chante les « filles très accueillantes, servantes de Peïtho [la persuasion] en la fastueuse Corinthe[27]. » Ces hiérodules prennent part aux Aphrodisies locales et intercèdent pour la cité en cas de danger[28].

Toujours dans le Péloponnèse, Gytheion voue un culte à Aphrodite Migonitis fondé, suivant la légende, par Pâris lui-même, après avoir obtenu pour la première fois les faveurs d'Hélène sur l'îlot voisin, Cranaé[29]. À Sparte, elle possède plusieurs sanctuaires, dont le plus ancien comporte deux statues archaïques : une Aphrodite en armes et Aphrodite Morpho, chargée de chaînes[30].

Épiclèses, attributs et sanctuaires[modifier | modifier le code]

  • Épiclèses : Elle était à la fois la déesse de l'amour céleste (Ourania), vulgaire (Pandémos), du mariage (Nymphidia), ou des courtisanes (Hétaïra), la déesse marine (Pontia), ou la déesse victorieuse (Nikêphoros, puis Vénus Victrix). On l'appelait encore Euplea (heureuse navigation) comme protectrice des navigateurs ou Pelagia[31], déesse de la mer et de la navigation[32], mais aussi Amathusie, Cypris, Cythérée ou Érycine, à cause de ses temples célèbres de Chypre, de Cythère ou du mont Éryx, ou encore Acidale, en référence à la fontaine près d'Orchomène, en Béotie, où on dit qu'elle se baigne avec les Grâces.
  • Attributs : le collier d'or, la ceinture magique, cadeau de mariage de Zeus, qu'elle prêtait parfois à Héra pour ravir l'amour de son époux volage.
  • Végétaux favoris : le myrte, la rose, la myrrhe, la grenade, la pomme, le pavot
  • Animaux favoris : le bélier, le bouc, le lièvre, le cygne, la tourterelle, la colombe, le coquillage
  • Sanctuaires : l'Aphrodision d'Aphrodisias, ville portant le nom de la déesse ; Paphos, sur l'île de Chypre (autel d'Aphrodite Ourania) ; Olbia (Hyères) ; l'île de Cythère ; deux au Pirée, au bord du port de Kantharos, l'un attribué à Thémistocle, l'autre à Conon qu'il « fit bâtir après la victoire navale qu'il remporta sur les Lacédémoniens, vers Guide, dans la Chersonèse de la Carie »[33].

Mythe[modifier | modifier le code]

Naissance[modifier | modifier le code]

Il existe deux légendes différentes sur sa naissance. Chez Homère, elle est la fille de Zeus[34] et Dioné[35], l'une des filles d'Océan. Dioné est une figure mal connue, mais son nom, version féminine des formes obliques du nom de Zeus, suggère qu'elle était initialement sa parèdre[36]. Aphrodite appelle Arès son « bon frère[37] », alors que son mari Héphaïstos, après l'avoir surprise avec ce même Arès, menace de réclamer à Zeus les cadeaux qu'il lui a offerts en échange de la main de sa fille[38].

Dans la Théogonie d'Hésiode et selon la tradition la plus populaire, Aphrodite naît de la mer fécondée par le sexe d'Ouranos, tranché par Cronos : « tout autour, une blanche écume sortait du membre divin. De cette écume une fille se forma[39] ». Pour les Grecs, cette légende s'inscrit dans le nom même de la déesse : elle est « née de l'écume[40] » (ἀφρός / aphrós) — cependant, il ne s'agit en fait que d'une étymologie populaire, sans fondement[41]. Poussée par les Vents, elle vogue jusqu'à Cythère, puis Chypre. Ainsi s'expliquent, selon Hésiode, ses principaux surnoms : « Cypris » et « Cythérée », mais aussi son épithète homérique[42] φιλομμειδής / philommeidếs, qu'il interprète comme signifiant « sortie des testicules » (μήδεα / mếdea)[43].

Diverses traditions post-homérique et post-hésiodique font naître Aphrodite du sang de Cronos mutilé par Zeus, ou bien des amours de Cronos et d'une mystérieuse Évonymé (fragment d'Epiménide), auquel cas elle apparaît comme la sœur aînée des Moires et des Érinyes. Chez Cicéron (De la nature des dieux, III, 21), elle est, comme Hermès, la fille d'Ouranos (Cœlus) et d'Héméra (Dies, déesse du Jour)…

Amours d'Aphrodite[modifier | modifier le code]

Mariée à Héphaïstos (dieu forgeron boiteux), elle a de multiples aventures extra-conjugales. La principale est celle avec Arès, d'où naissent Harmonie, Déimos, Phobos[44], auxquels Simonide ajoute Éros et Cicéron, Antéros (De la nature des dieux, III, 21). Informé de la relation adultère par Hélios, qui voit tout de sa position élevée, Héphaïstos crée un filet magique qu'il place sur le lit pour emprisonner le couple. Convoquant Zeus et les Olympiens, il leur révèle la duperie devant les amants emprisonnés[45]. Les dieux, hilares, y vont de leur commentaire, en particulier Hermès, qui dit qu'il voudrait bien, pour coucher avec Aphrodite, devoir être découvert par tous les dieux. Par suite, Aphrodite maudit Hélios et sa descendance, c'est-à-dire Pasiphaé et ses filles Ariane et Phèdre (malédiction qui sera aggravée par celle dont Poséidon affligera Minos, époux de Pasiphaé et père d'Ariane et Phèdre). Elle doit toutefois, de honte, s'exiler à Rhodes pendant qu'Arès part en Thrace. À l'époque classique, Arès est également réputé être le père d'Éros[46], qu'Hésiode dépeignait auparavant comme une force primordiale — on attribue aussi la paternité de l'Amour à Ouranos[47]. On notera en revanche que, dans la Théogonie d'Hésiode (v. 934 à 938), Arès et Aphrodite sont bien époux légitimes, la mention de leur union et de leur descendance intervenant entre celle de Poséidon et Amphitrite et celle de Zeus et de Maïa.

Aphrodite a également une liaison avec :

Aphrodite passe en outre pour avoir distingué de nombreux héros mortels, parmi lesquels :

  • le jeune Phaéton, dont elle fait le gardien immortel de son sanctuaire et l'un des deux dieux présidant alternativement à la course de la planète portant son nom latin Vénus[53].
  • l'Argonaute Boutès qu'elle rend père d'Éryx (roi sanguinaire plus tard abattu par Héraclès) et de Polycaon[54].
  • le Troyen Anchise dont elle a Énée[55], qu'elle protège et aide à emporter les Pénates de Troie jusqu'en Italie, avant d'obtenir pour lui l'Immortalité que lui accorde Zeus[56].
  • Adonis[57] est un bel enfant né de l'arbre à myrrhe. Quand sa mère incestueuse, Myrrha, est transformée[58], Perséphone lui dispute l'enfant et Zeus doit partager le temps d'Adonis. Un tiers de l'année pour chacune et le troisième à son choix, qu'il passe toujours avec Aphrodite, jusqu'à ce qu'il soit mortellement blessé par un sanglier. Priape passait parfois pour être né de cette union, de même que la nymphe et héroïne fondatrice Béroé, l'une des innombrables maîtresses de Dionysos (Nonnos de Panopolis, Dionysiaques, divers chants).

Éros et son double jumeau Antéros passent parfois pour ses enfants, alors que selon Hésiode, Éros est une des premières divinités, non engendré mais issu directement du Chaos.

La vengeance d'Aphrodite[modifier | modifier le code]

La Vénus d'Arles, dont le prototype est attribué à Praxitèle, restaurée par Girardon comme tenant la pomme du jugement de Pâris.

La vengeance d'Aphrodite est terrible. Pour la vindicte, elle ne le cède en rien à Héra, mais si cette dernière ne poursuit les femmes que par jalousie, Aphrodite ne les frappe que lorsqu'elles la servent mal ou refusent de la servir, et les femmes sont alors tant ses victimes que ses instruments destinés aux hommes, plus rarement par jalousie, leur inspirant parfois des amours très difficiles :

  • par jalousie, elle condamne Éos (l'Aurore) à l'érotomanie ;
  • pour punir Hippolyte, qui ne respecte qu'Artémis, elle provoque la passion de Phèdre ;
  • à la demande de Poséidon, elle suscite le désir monstrueux de Pasiphaé pour un taureau ;
  • les filles du roi de Chypre refusent de l'honorer : elle les force à se prostituer ;
  • pour la même faute, elle afflige les femmes de Lemnos d'une odeur effroyable qui fait fuir tous les hommes ;
  • elle tente également de pousser Psyché à tomber amoureuse d'un homme mauvais grâce à une flèche d'Éros, lequel désobéit et décide de l'épouser.

Ses protégées ne sont guère mieux loties. Hélène se plaint amèrement de la faveur de la déesse : « Infortunée que je suis, lui dit-elle, te voilà encore à mes côtés, pleine de desseins perfides ! »

Dans l'Iliade[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pomme de discorde.

La légende la plus connue concernant Aphrodite est peut-être celle qui raconte la cause de la guerre de Troie. Éris, la seule déesse à ne pas être invitée au mariage du roi Pélée et de la nymphe de la mer Thétis, jette par dépit une pomme d'or dans la salle du banquet avec l'inscription « À la plus belle ». Zeus refuse de choisir entre Héra, Athéna et Aphrodite, les trois déesses qui, selon lui, méritent la pomme. Elles demandent à Pâris, prince de Troie, d'être le juge. Toutes les trois essaient de le soudoyer. Héra lui promet la puissance royale, Athéna, la gloire militaire, et Aphrodite, la plus belle femme du monde. Pâris choisit Aphrodite et demande en récompense Hélène de Troie, femme du roi grec Ménélas. L'enlèvement d'Hélène par Pâris provoque la guerre de Troie. Au cours de cette guerre, la déesse sera légèrement blessée par le héros grec Diomède en portant secours à son fils Énée.

Représentations artistiques[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Petite Aphrodite, musée de Brindisi.
Vénus anadyomène, fresque de Pompéi attribuée à Apelle de Cos

La représentation d'Aphrodite nue apparaît au sixième siècle, et est encore très rare au cinquième. Une des modalités en est l'Aphrodite anadyomène, surprise sortant de l'eau, quelquefois avec son fils Éros[59].

La naissance d'Aphrodite sortie des eaux est représentée pour la première fois sur les vases attiques à figures rouges, vers 460 av. J.-C.. Elle entraîne à sa suite Éros et des divinités allégoriques comme Péitho (la Persuasion), Pothos ou Himéros (le Désir). Mais elle est aussi souvent accompagnée des Nymphes, des Heures, des Charites, des Tritons et des Néréides.

Il existe aussi des effigies d'Aphrodite courotrophe (avec un enfant dans les bras)[60].

D'autres représentations :

En littérature[modifier | modifier le code]

  • Aphrodite (Mœurs antiques). Roman de l'écrivain français Pierre Louÿs, publié en 1896.
  • Aphrodite en Aulide (Aphrodite in Aulis). Roman de l'écrivain irlandais George Augustus Moore, publié en 1931.
  • L'Effeuillée, Aphrodite en trente variations. Poèmes en prose du poète français Serge Venturini, publié en 2004.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Walter Burkert (trad. John Raffan), Greek Religion [« Griechische Religion des archaischen und klassichen Epoche »], Oxford, Blackwell,‎ 1985 (éd. orig. 1977) (ISBN 978-0-631-15624-6), p. 152-156.
  • Monica M. Cyrino, Aphrodite, Routledge, Londres et New York, 2010 (ISBN 978-0-415-77523-6).
  • (en) Timothy Gantz, Early Greek Myth, Johns Hopkins University Press,‎ 1993 [détail de l’édition], p. 99-105.
  • Pierre Lévêque et Louis Séchan, Les Grandes divinités de la Grèce, Armand Colin, coll. « l'Ancien et le nouveau », Paris, 1990 (ISBN 2-200-37211-6), p. 367-389.
  • Vinciane Pirenne-Delforge, L’Aphrodite grecque : Contribution à l’étude de ses cultes et de sa personnalité dans le panthéon archaïque et classique, Liège, Centre international d'étude de la religion grecque,‎ 1994, 554 p. (lire en ligne) (revue Kernos - supplément n° 4)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Homère, Illiade, II, V, 429; Hesiode Théogonie, 203-206, voir Pirenne-Delforge 1994, p. 418.
  2. Pirenne-Delforge 1994 donne dans son Introduction, p. 1-9, un résumé de ces controverses.
  3. Pirenne-Delforge 1994, p. 419.
  4. Pirenne-Delforge 1994, p. 421-422, 427.
  5. Pirenne-Delforge 1994, p. 423.
  6. Pirenne-Delforge 1994, p. 429
  7. Platon, Le Banquet, 1.2. Paris:Gallimard, Pléiade, vol. 1 pp.704-705, pour tout le paragraphe. (texte sur Wikisource
  8. Chapitre VIII (traduction Talbot sur wikisource)
  9. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], I, 105 et 131.
  10. Il existe des représentations d'Aphrodite barbue et des mentions d'un « Aphroditos ». Burkert, p. 152.
  11. Burkert, p. 51 et 153.
  12. Voir Pirenne-Delforge 1994, p. 9, 225, 317 qui s'appuie sur J.-E. Dugand, « Aphrodite-Astarté (de l'étymologie du nom d'Aphrodite) », in AFLNice, 21 (1974), p. 73-98.
  13. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], I, 14, 7.
  14. Odyssée, Chant VIII (363)
  15. Clément d'Alexandrie, Exhortation aux Grecs (Protreptique) [lire en ligne], II, 14, 2.
  16. Claude Mondésert et André Plassart, notes à l'édition du Protreptique pour la collection Sources chrétiennes, p. 72, note 3.
  17. Séchan et Lévêque, p. 377.
  18. Hymne homérique à Aphrodite, 3, 4.
  19. Théocrite, XV, 100.
  20. Tacite, Annales, III, 62.
  21. Porphyre de Tyr, De l'abstinence (II, 54)
  22. en grec ancien Άφρόδιτος
  23. Synésios de Cyrène atteste l’existence à Chypre d’un simulacre barbu d’Aphrodite
  24. Alcman, frag. 21, Bergk.
  25. Pline l'Ancien, Histoire naturelle [détail des éditions] [lire en ligne], XXXVI, 20.
  26. Strabon, Géographie [détail des éditions] [lire en ligne], VIII, 6, 20 ; voir aussi Athénée, Deipnosophistes [détail des éditions] [lire en ligne], XIII, 573c-574c.
  27. Pindare, Odes [détail des éditions] [lire en ligne], chants de gala, frag. 122 Snell. Traduction de Jean-Paul Savignac.
  28. Deipnosophistes, XIII, 573.
  29. Pausanias, III, 22, 2.
  30. Pausanias, III, 15, 10.
  31. Des mythologues comme Hermann Usener l'ont assimilée à cette déesse, ce qui s'explique par l'étymologie grecque pélagos signifiant « la pleine mer », Aphrodite étant la fille du Ciel et de la Mer dont elle surgit nue de l'écume
  32. Louis Réau, Iconographie de l'art chrétien, Presses universitaires de France,‎ 1959, p. 1058
  33. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], I[Où ?].
  34. Iliade [détail des éditions] [lire en ligne], III, 374, etc. et Odyssée [détail des éditions] [lire en ligne], VIII, 308 et 320.
  35. Iliade, V, 370.
  36. Cyrino, p. 14.
  37. Iliade, V, 359.
  38. Odyssée, VIII, 306-320.
  39. Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne], 189-191. Extrait de la traduction de Paul Mazon pour les Belles-Lettres, 1928.
  40. Théogonie, 197-198 ; voir aussi Platon, Cratyle, 406c.
  41. Q.v., Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, Paris, Klincksieck,‎ 1999 (édition mise à jour) (ISBN 2-252-03277-4), p. 147-148.
  42. Iliade, III, 424 et Odyssée, VIII, 362.
  43. Simple jeu de mots en réalité, l'épithète se rattachant à μειδιάω / meidiáô et signifiant « qui aime les sourires ». Chantraine, s.v. μειδιάω, p. 677.
  44. Théogonie, 933-937.
  45. Odyssée (VIII, 266 et suivants).
  46. Première mention chez Simonide de Céos, frag. 575 PMG.
  47. Sappho, frag. 198 LP.
  48. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne], IV, 6, 5.
  49. La bisexualité semble exister dès la naissance chez Diodore ; elle résulte d'une fusion avec la nymphe Salmacis chez Ovide, Métamorphoses, IV, 285-388.
  50. De Natura deorum (Livre III, 21)
  51. Diodore de Sicile, IV, 6, 1.
  52. Pindare, Odes [détail des éditions] [lire en ligne], Olympiques, VII, 14.
  53. Théogonie, 990-992.
  54. Apollonios de Rhodes, Argonautiques [détail des éditions] [lire en ligne], IV, 910 et suivants ; Diodore de Sicile, III, 83, 1.
  55. Iliade, V, 311 et suivants ; Hymnes homériques [détail des éditions] [lire en ligne] à Aphrodite, I, 68 et suivants.
  56. Ovide, Métamorphoses [détail des éditions] [lire en ligne], XIV.
  57. Théocrite (III, 46-48).
  58. Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], III, 14, 4.
  59. (en) Kenneth Clark, The Nude, an Essay in Ideal Form, Princeton University Press,‎ 1984 (1re éd. 1956) ; traduction en français Kenneth Clark, Le Nu, Paris, Hachette,‎ 1998 (1re éd. 1969) (ISBN 2-01-278909-9), p. 72 ; conférences de 1953.
  60. 1.er siècle avant J.C. Musée du Louvre