Trial

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Trial (homonymie).
Pilote de trial passant une zone

Le trial est une discipline sportive à moto, à vélo, voire en vélo monocycle, en automobile ou en camion. Ce mot désigne aussi les motos spécialement conçues pour ce sport. « Trial » signifie « essai » en anglais, car le succès n'est pas assuré. Le trial consiste, en effet, à franchir des obstacles naturels ou artificiels. Il est né au Royaume-Uni, au début du XXe siècle, pratiqué par des gentlemen farmers sur des motos traditionnelles. Le nom original en anglais est « observed trial ».

Le trial est un sport où la notion de vitesse n'intervient pas, seul un temps limite est imposé.

En compétition ce sport se pratique du printemps à l'automne en extérieur (« outdoor ») et en hiver à l’intérieur (« indoor »). L'indoor de par sa difficulté très importante est plutôt réservé aux meilleurs pilotes.

Le trial en moto[modifier | modifier le code]

Franchissement d'une marche

Règlement du Trial[modifier | modifier le code]

Une compétition « outdoor » de moto trial se déroule sur un circuit (interzone) d'une quinzaine de kilomètres, sur lequel se trouvent des sections délimitées (zones) dans lesquelles les concurrents, chacun à leur tour, essayent de franchir les obstacles (rochers, talus, racines, etc.) en posant le moins possible de pieds à terre, tous les pilotes évoluant successivement dans les mêmes zones. Mais, selon leurs qualités de pilotes, ils évoluent dans des tracés différents. Il existe plusieurs niveaux de difficultés allant du débutant (Sénior 4) jusqu'au pilote élite (expert).

En moto trial, les catégories sont dans l'ordre croissant de difficulté  : Sénior 4 (S4), Sénior 3 (S3), Sénior 3+ (S3+), Sénior 2 (S2), Open (S2+), S1, Expert. La catégorie S3+ consiste à effectuer la moitié des zones en S3 et l'autre moitié en S2, c'est le même cas pour la catégorie Open avec la moitié des zones en S2 et l'autre moitié en S1. Les pilotes circulent tout d'abord à pied dans chaque zone pour observer le terrain, voir les passages délicats et observer d'autres pilotes de leur catégorie passer dans la zone. Ensuite, ils ont droit à un seul passage en moto par tour. Plusieurs commissaires comptabilisent le nombre de pieds posés par le concurrent et attribuent un total de points. Chaque concurrent porte un petit carton (cravate) sur lequel le commissaire poinçonnera le nombre de points attribués au pilote. À la fin de chaque tour (trois en général) le pilote donnera sa cravate au bureau des inscriptions qui totalisera le nombre de points et ce bureau fera le total des points obtenus sur le total des tours. Les pilotes vainqueurs seront ceux, dans chacune des catégories, ayant le moins de points.

Pénalités[modifier | modifier le code]

  • 1 pied ou 1 appui = 1 point
  • 2 pieds ou 2 appuis = 2 points
  • 3 pieds ou 3 appuis, et plus = 3 points
  • échec = 5 points

Il n y a pas de temps imparti dans les championnats régionaux mais sont applicables en championnat de France, d'Europe et du Monde.

Est défini comme échec, entre autres[modifier | modifier le code]

  • recul de la moto ;
  • chute ;
  • guidon touchant le sol ;
  • avoir les deux pieds du même côté de la moto ou derrière l'axe arrière de la moto ;
  • arrêt du moteur avec appuis ;
  • aide extérieure ;
  • sortir de la zone délimitée avec n'importe quelle roue ;
  • franchir à l'envers une porte ;
  • effectuer une boucle (un tour complet) dans la zone ;
  • dépasser le temps imparti.

Le Trial Freestyle ou Trial X[modifier | modifier le code]

Discipline très récentes, celle-ci est née de la pratique du moto trial de manière libre (freeride et street), l'amenant forcément chez ses disciplines cousines, le Stunt et le Fmx. Cette discipline permet donc aux pilotes de pousser leur polyvalence à l'extrême, leur permettant de réaliser presque tout avec leur moto trial (généralement modifiée pour les sauts, car depuis 2011, nous voyons des riders en trial X commencer à utiliser les rampes Fmx sur les mêmes distances).

Associations[modifier | modifier le code]

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques de ces motos sont :

  • un faible poids (moins de 70 kg),
  • des dimensions réduites,
  • un moteur dont le couple joue un rôle plus important que la puissance proprement dite,
  • boîte de vitesses à 5 rapports courts sur les machines anciennes et 5 ou 6 rapports sur les machines après 1990 (4 courts, 2 longs pour l'interzone),
  • pas de selle pour faciliter le placement du pilote,
  • des roues équipées de pneumatiques à crampons gonflés à basse pression (entre 250 et 450 g/cm²) pour une meilleure adhérence,
  • une suspension souple pour favoriser l'adhérence et les déplacements,
  • un équipement de série conforme au code de la route rendant la machine homologuée sur voie publique,
  • une prédominance des moteurs 2 temps, mais une arrivée remarquée des moteurs 4 temps depuis 2003. Dans les années 1980, le pilote belge Eddy Lejeune, plusieurs fois champion du monde sur une Honda à 4-temps avait déjà prouvé les performances de ce type de moteur malgré son poids plus élevé ; malgré tout, le moteur 2-temps reste majoritaire en trial.

Ces caractéristiques confèrent à ces motos une très grande maniabilité et une capacité de franchissement hors du commun.

Les motos de trial aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Les principales marques sont les suivantes :

Les cylindrées vont de 50 cm³ à 300 cm³ environ, la cylindrée la plus adaptée se situant aux alentours de 250 cm³.

Le championnat du monde de trial[modifier | modifier le code]

En moto, cette discipline est dominée par les Espagnols, les Britanniques et les Japonais. Les derniers champions du monde français sont Gilles Burgat en 1981 puis Thierry Michaud en 1985, 1986 et 1988. En 2004, Adam Raga détient le titre de champion du monde indoor (FIM) et Takahisa Fujinami a gagné le championnat outdoor mettant ainsi fin à sept ans de domination de Doug Lampkin. Ce dernier est considéré comme le meilleur trialiste de tous les temps car il a gagné sept fois le titre Outdoor ainsi que cinq fois le titre Indoor, de manière consécutive. L'autre meilleur trialiste de tous les temps s'appelle Jordi Tarrès. Il a été champion du monde outdoor en 1987 puis de 1989 à 1994. L'Espagnol Adam Raga a décroché en septembre 2005 sa première couronne mondiale en outdoor au guidon d'une Gas Gas.

En février 2007, Toni Bou gagne son premier titre Indoor à 20 ans avec une Montesa 4-temps. C'est d'ailleurs, le premier titre Indoor pour une moto 4-temps. 2007 Adam Raga laissant filer la victoire en indoor, tente de maintenir les assauts de Toni Bou sur le championnat outdoor mais le jeune pilote Montesa semble imbattable et décroche le titre avec une avance confortable. Il remporte par la suite les championnats indoor et outdoor 2008, 2009 et se place il y a peu une nouvelle fois sur la plus haute marche du championnat outdoor 2010.

Le championnat de France de trial[modifier | modifier le code]

En Championnat de France Expert, on peut noter la domination de Bruno Camozzi, pilote Gas Gas, treize fois champion de France depuis 1992. Sa carrière a fait une pose en 2004 sur blessure. Son frère Christophe Camozzi lui a pris son titre en 2005 (Bruno étant vice-champion) et Bruno l'a repris en 2006. En 2007, le champion de France Expert est Jérôme Béthune sur Beta[1]. Pour l'année 2008, le champion de France Expert est Christophe Bruand sur SCORPA.

Le championnat de France de trial 2009 est lui dominé par Loris Gubian qui obtient le titre avant même la dernière épreuve et qui règne sans partage sur ce championnat en remportant la majorité des épreuves. En 2010 Loris doit pourtant supporter les assauts soutenus d'un nouveau pilote expert Alexandre Ferrer. Le titre se joue au coude à coude, Loris finit quand même par l'emporter sur la dernière manche. En 2011, la performance de Loris et une blessure d'Alexandre ont permis un troisième titre consécutif de Gubian et ce avant la dernière manche en septembre.

Le trial en moto ancienne[modifier | modifier le code]

Le trial se pratique également avec des motos anciennes sur des tracés similaires à ceux de l’époque de ces machines, avec des obstacles adaptés à leurs performances où l’on privilégie plus la technique de passage que la prise de risque.

L'UFOLEP est la fédération la plus active des trialistes à l'ancienne.

L'AFATA (Association française des amateurs de trial à l'ancienne) est l'association organisatrice du Championnat de motos trial à l'ancienne. Deux catégories importantes existent : les pré-1965 et les post-1965 jusqu'au alentours de 1985.

Types de machines : Les machines d’avant 1965 essentiellement des motos anglaises à moteur 4-temps (Triumph, BSA, Ariel, AJS, Matchless, etc.) ou à moteur 2-temps (Greeves (en), James (en), etc.) mais aussi quelques marques de motos françaises (Motobécane, Peugeot) ou encore allemandes (Zündapp).

Les machines de 1965 à 1985 avec beaucoup de motos espagnoles (Montesa (en), Ossa, Bultaco), italiennes (SWM, Fantic), ou encore japonaises (Honda, Yamaha, Suzuki, Kawasaki).

Les caractéristiques principales des post-1965 : freinage à tambour sur les deux roues, deux amortisseurs à l'arrière, un moteur à refroidissement à air.

Après 1985, des motos de trial équipées de freins à disque ou/et de monoamortisseur arrière ou/et de refroidissement liquide ne peuvent pas prétendre à l'appellation « moto ancienne » et ne peuvent pas participer au championnat AFATA.

Le trial à vélo[modifier | modifier le code]

Épreuve de trial en coupe de France, 2011.

Règlement[modifier | modifier le code]

Les compétitions de trial à vélo se déroulent en outdoor ou indoor de la même façon. Selon la compétition, on trouve de quatre à six zones environ, à parcourir trois à cinq fois, dans lesquelles les concurrents, chacun à leur tour, essayent de franchir les obstacles tels que rochers, talus, racines, etc, en posant le moins possible de pieds à terre. Tous les pilotes évoluent successivement dans les mêmes parcours appelés zones. Mais selon leurs qualités de pilotes, ils évoluent dans des tracés différents. Il existe plusieurs niveaux de difficultés allant de débutant à élite. Dans ces zones, un ou plusieurs commissaires comptabilisent le nombre de pieds posés par le concurrent et attribuent un total de points (voir tableau). Chaque concurrent porte un petit carton sur lequel le commissaire poinçonnera le nombre de points attribués au pilote. À la fin de chaque tour, le pilote donnera sa carte au bureau des inscriptions qui totalisera le nombre de points et ce bureau fera le total des points obtenus sur le total des tours. Le pilote vainqueur sera le pilote ayant le moins de points.

Pénalités[modifier | modifier le code]

  • 1 pied = 1 point
  • 3 pieds ou 4 pieds = 3 points
  • 5 pieds ou échec = 5 points
  • Temps imparti pour franchir une zone : min 30 s ou 1 minute (suivant les règlements)

En France, en UFOLEP, le temps est de min 30 s et au bout de ces minutes, si le pilote n'est pas sorti de la zone, il reçoit la pénalité maximale (5 points). En FFC, le pilote peut continuer sa zone après les min 15 s imparties mais il se voit attribuer 1 point de pénalité par tranche de 15 secondes supplémentaires. La Fédération française de cyclisme (FFC) est la plus importante fédération de trialistes vélo, mais l'UFOLEP regroupe également beaucoup de pilotes, surtout dans le sud de la France.

Est défini comme échec[modifier | modifier le code]

  • Deux pieds en même temps
  • Chute
  • Recul en posant un pied
  • Temps imparti dépassé

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Il existe deux types principaux de vélos de trial : les VTT Trial aux roues de 26 pouces, et les vélos de trial aux roues de 20 pouces.

  • un cadre spécifique à la catégorie de vélo choisi : pour un vélo avec des roues de 20 pouces, le cadre s'apparente à celui d'un BMX, en plus long et pour un vélo avec des roues de 26 pouces, le cadre ressemble à celui d'un VTT habituel, malgré une « selle » plus basse ou inexistante, un boîtier de pédalier plus haut et une position debout obligatoire.
  • un faible poids : 7 à 9 kg (avec pédales) pour les vélos haut de gamme,
  • une géométrie spécifique : un empattement allongé, environ 1 080 mm pour les vélos modernes,
  • un poste de pilotage réhaussé et un guidon élargi (environ 720 mm), des bases arrières raccourcies (environ 380 mm), et sur les vélos récents, un boîtier de pédalier réhaussé de quelques centimètres par rapport à la ligne horizontale et virtuelle reliant les axes des roues (en moyenne 60 mm plus haut que cette ligne actuellement),
  • une seule vitesse (en 20 et 26 pouces) ou alors très peu (en 26 pouces, pour les anciennes générations, dû à l'ancien règlement imposant six vitesses),
  • pas de selle pour faciliter le déplacement du pilote, ou une selle symbolique,
  • un vélo très rigide : pas de suspension,
  • un petit plateau (18 dents généralement) et un pignon légèrement plus petit,
  • un « sabot », sorte de plaque métallique le plus souvent non existante sur des 26 pouces, située sous le plateau de façon à le protéger des chocs.

Ces caractéristiques confèrent à ces vélos une très grande maniabilité associée à une grande stabilité en équilibre sur la roue arrière, et enfin une capacité de franchissement hors du commun.

Les vélos de trial aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Les principales marques sont les suivantes :

Le championnat du monde de trial vélo[modifier | modifier le code]

Le trial camion[modifier | modifier le code]

Ce sport est apparu en France à la fin des années 1990.[réf. nécessaire] Il existe un championnat d’Europe, l’Europa Truck Trial[2].

Le Trial 4x4[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Trial 4x4.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Information sur moto.caradisiac.com
  2. « Le trial camion est de retour », La Dépêche du Midi,‎ 24 décembre 2002 (consulté en 19 décembre 2012)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]