Lanvénégen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lanvénégen
Vue aérienne du bourg de Lanvénégen
Vue aérienne du bourg de Lanvénégen
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Le Faouët
Intercommunalité Communauté de communes du pays du roi Morvan
Maire
Mandat
Marie-José Carlac
2014-2020
Code postal 56320
Code commune 56105
Démographie
Gentilé Lanvénégenois[1])
Population
municipale
1 220 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 56″ N 3° 32′ 25″ O / 47.9988888889, -3.5402777777847° 59′ 56″ Nord 3° 32′ 25″ Ouest / 47.9988888889, -3.54027777778  
Altitude Min. 52 m – Max. 188 m
Superficie 29,42 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte administrative du Morbihan
City locator 14.svg
Lanvénégen

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Lanvénégen

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lanvénégen

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lanvénégen
Liens
Site web lanvenegen.fr

Lanvénégen [lɑ̃veneʒɛ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Lanvénégen se dit Lannejenn en breton.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

localisation de Lanvénégen sur une carte des communes du Morbihan

Lanvénégen est une commune bretonne située à mi-distance du littoral et du centre de la péninsule, à l’est de Quimper (42,3 km à vol d'oiseau[2]) et au nord-ouest de Lorient (31,0 km à vol d'oiseau[3]).

Elle appartient à la Cornouaille morbihannaise. Elle est délimitée à l’est par la rivière Ellé, au nord et au sud par deux de ses affluents l’Inam ou Ster Laër et le Naïc. La commune est par ailleurs traversée par l’Elise, affluent de l’Inam.

Le cours de l’Inam sert de frontière naturelle avec la commune du Faouët, tandis que le cours de l’Ellé sert de frontière avec Meslan et le cours du Naïc avec Querrien. D’une superficie de 29,42 km2, elle s’étend sur 8 km d’est en ouest et 6,5 km du nord au sud.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Les étangs sur les anciennes carrières de Kaolin.

La commune s’étage d’ouest en est avec un point culminant à 188 mètres, près de Kériel et un point bas, 52 mètres, qui correspond au point de confluence de l’Ellé et du Naïc. La commune, très vallonnée, a su conserver partiellement son bocage et possède plusieurs secteurs boisés.

En partie sur son territoire et en partie sur Guiscriff, un gisement de kaolin fut exploité à partir de 1930 pendant une trentaine d’années sur une surface de 20 hectares. L’exploitation a été abandonnée car pas assez rentable. En lieu et place des carrières, subsistent des étangs poissonneux.

La majeure partie du territoire communal repose sur des terrains schisteux qui occupent la partie occidentale de la vallée «pourlet» qui relie le bassin de Pontivy aux plateaux sédimentaires s’étendant au sud des montagnes noires. À Lanvénégen, il[Quoi ?] s’intercale entre le massif granitique de Langonnet/Guémené-sur-Scorff, au nord, et celui de Douarnenez/Malguénac, au sud.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Lanvénégen est tempéré, de type océanique dégradé. Les relevés concernant les précipitations montrent que les mois les plus humides sont octobre, novembre, décembre, janvier et février avec plus de 100 mm de précipitations moyennes mensuelles, tandis que de juin à août il pleut moins de 75 mm. En termes de température moyenne annuelle, le secteur est l’un des plus froids de Bretagne (environ 10 °C) alors que la température moyenne annuelle est de 12,5 °C dans les îles morbihannaises[4].

La durée moyenne d’insolation annuelle se situe dans la tranche 1 700/1 800 heures. Du côté des vents, on note une nette prédominance des vents d’ouest/sud-ouest, qui peuvent se maintenir durant des périodes prolongées[5].

Moyenne mensuelle (en mm) de la pluviométrie relevée à Lanvénégen de 1986 à 2009[6]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La rivière Inam à Lanvénégen

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est concerné par quatre routes départementales : le bourg est traversé par un axe ouest/nord, la RD 177 reliant Bannalec (Finistère) au Faouët. La RD 782 reliant le Faouët à Scaër passe dans la partie nord de la commune, la RD 790 passe au sud-est de la commune, elle relie le Faouët à Quimperlé et la RD 309 permet de lier Lanvénégen à la RD 790 en passant par Querrien. Le maillage routier est complété par de nombreuses routes communales et chemins agricoles.

Transports[modifier | modifier le code]

Une ligne de bus dessert la commune sur le trajet Quimperlé - Le Faouët. Elle dispose d’un arrêt au bourg, utilisé par les scolaires tout au long de la semaine. Tous les mercredis de marché au Faouët, un service dénommé Ty Bus, est mis en place pour permettre aux habitants de s'y rendre.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La population se disperse dans environ 80 lieux-dits et écarts appelés plus communément villages. En voici un récapitulatif précisant le toponyme, l’année de la première graphie, lorsqu’elle est connue, et l’origine réelle ou supposée du nom[7]. Cette liste suit une logique géographique qui commence par l’ouest de la commune et se poursuit dans le sens des aiguilles d’une montre.

  • Castellou (1426) : Du latin castellum et correspond au gallois castell, murailles (au pluriel)
  • Gossal (1601) : Déformation d’un toponyme ancien Coetsal, de coet, bois et sal, manoir, cour
  • Kergariou (1426) : Associe ker, village, au vieux-breton cariou, de car, ami, parent, cher, agréable
  • Ty Bezen (1635) : À l’origine Botfau, de bot, bosquet, buisson et fau, hêtre. Devenu depuis le XVIIIe siècle Ty, maison et patronyme Beuzen
  • Moulin de la Trinité (1426) : Peut-être le plus ancien édifice de Lanvénégen qui porte le nom d’une chapelle voisine, antérieurs à l’actuelle chapelle qui a été reconstruite peu avant 1669 sur les fonds de Messire Louis Richer, prêtre et seigneur de Coatsal
  • Kergoff d’en haut (1513) : Associe ker, village et Le Goff. Gorré en Baros au XVIIe siècle, en haut de la paroisse, pour le distinguer de l’autre Kergoff
  • Keroual d’en Haut (1475) : Associe ker, village, au patronyme Roual
  • Les Kaolins (1930) : Exploitation de kaolin durant une trentaine d’années
  • Kerlégant (1578) : Associe ker, village au patronyme Elegan, de l’ancien Haelocan
  • Kerihuel (1563) : Associe ker, village et uhel, d’en haut, mais peut être aussi le patronyme Uhel
  • Kerancargour (1541) : Associe ker, village, au patronyme Cargour ou An Cargour
  • Lescréant et moulin de Lescréan (1440) : Associe les, orée, lisière et cran, essart, mais comme la présence d’un manoir est attestée dès 1440, il faut y voir Les comme manoir, cour. Le moulin est en aval de celui de la Trinité
  • Métairie de Lescréant (1578) : À l’origine Coat Met, de coat, bois et met, coupé. Devenu ensuite métairie du manoir
  • Lanzonnet (1426) : Village le plus peuplé de la commune en 1793. Associe lan, lieu consacré, ermitage et saint Sonnet
  • Penéven (1477) : Associe pen, bout, extrémité à even, forme locale de ruisseau. Source d’un ruisseau qui se jette dans le Naïc
  • Kériel (1477) : Associe ker, village, au patronyme Guel, brun, roux
  • Petit Kériel (1962) : Lieu-dit très récent
  • Boutel (1448) : Associe bod, résidence, demeure au patronyme Hélan, anciennement Haelan
  • Kerroué d’en haut (1539) : Associe ker, village, au patronyme An Ro ou Le Ro, aujourd’hui disparu. Il est localisé Gorré er Barros, en haut de la paroisse dès le XVIIIe siècle
  • Guernléoret (1477) : Associe guern, marais au patronyme Gléoret d’un vieux nom guerrier Gleuuoret, de gleu, fort, brave hardi et uuoret, secours
  • Guern Vihan (1477) : Associe guern, marais et l’adjectif bihan, petit, pour différencier avec le grand village de Guernléoret
  • Kergaouidal (1477) : Associe ker, village à Cadoudal, issu d’un vieux nom guerrier Catuuotal de cat, combat et uuotal, élevé, imminent
  • Ker Anna (1928) : Toponyme récent associant ker, chez, au prénom Anna
  • Moulin de la Villeneuve (1539) : Moulin dépendant du manoir de La Villeneuve
  • Kervennec (1962) : Associe ker, village, à un second élément non identifié
  • Miné Riou (1672) : Associe menez, miné, lande, au patronyme Riou
  • Saint-Urlo (1496) : Issu du latin populaire monasterium, d’où le premier nom de Moustoerhellou, associant moustoer au patronyme Hellou, dérivé de Haelou, noble, généreux. Les patronages successifs de saint Mor et saint Gurloes ont modifié le nom du village et ont évoqué le droug an urlou, la maladie de la goutte
  • Vetvihan-Vetveur (1541) : Du vieux-breton bedu, bouleau et moyen-breton, bezu, bezuet, lieu planté de bouleaux. Ces 2 villages sont qualifiés de meur, grand ou bihan, petit, évoluant en veur et vihan
  • Le Bourgeal (1504) : Première graphie, Bourchjezecael. Associe bourch, bourg, au patronyme Jezecael, très présent dans le secteur
  • Kérizac (1540) : Associe ker, village au patrimoine d’origine biblique Isac
  • Le Quilliou (1460) : Représente la forme plurielle du vieux-breton celli, killi, bosquet
  • Resteninic (1540) : Associe rest, essart de landes, au patronyme Daniélic, diminutif de Daniel
  • Saint Georges (1460) : Associe moustoer et le patronyme An Guen, Le Guen. Ce village appartient alors à Yvon Le Digoedec, seigneur de Kerlen, en Priziac
  • Moulin Baden (1460) : Portait le nom de moulin de la Grande Rivière, appelée aussi Staer Lazrun. Ce moulin était celui de la petite seigneurie de Crechilliou, actuel Kerliou
  • Toul Bren : Nom postérieur à la construction de la nouvelle route du Faouët, vers 1846-1848, qui associe toul, trou et bren, jonc
  • Kerhouarn (1460) : Associe ker, village, au patronyme Gléhouarn, issu d’un vieux nom guerrier Gleuhoiarn, de gleu, fort, brave, hardi et hoiarn, fer
  • Rosquéo (1477) : Associe ros, tertre, colline, au patronyme Quéau, du moyen-breton caff, creux, cave ou queu, creux, cavité
  • Rosengat (1477) : Associe ros, tertre, colline, au patronyme An Gat
  • Kerliou (1426) : Deux hypothèses : soit ker, village, soit le moyen-breton knech, du vieux breton cnoc, monticule, tertre, hauteur. Est associé au patronyme Heliou, de hael, noble, généreux et la terminaison iou
  • Kerdellec (1426) : Associe ker, village, au patronyme Derec, d’un ancien Deurec, du vieux-breton deur, vaillant, fougueux
  • La Ville Neuve (1448) : Associe ker, village, au qualificatif nouveau
  • Kernégont (1483) : Associe ker, village, au patronyme Jarnegan ou Jernégan (le j prononcé i). C’est un double diminutif sur jarn, du vieux-breton iarn, forme de hoiarn, fer
  • Traouman (1430) : Associe le vieux-breton treb, village au patronyme Hourman
  • Le Bruguel : Terre donnée par le duc Conan aux templiers vers 1180. Vient de brug, bruyère; brugel, lieu couvert de bruyère
  • Moulin du pont-Lédan (1483) : Appartenait à la seigneurie de Penéhoc. Vient du patronyme de Le Ledan
  • Traouguen (1578) : Associe le vieux-breton treb, village au patronyme Ourguen, issu du prénom féminin Aourken
  • Le Restou (1445) : Issu du pluriel de rest, essarts de landes
  • Kerlen (1455) : Associe ker, village, à len, étang et en moyen-breton lenn, mais quel étang ? Le second élément est plus probablement le patronyme Len ou Lan
  • Léonas (1426) : Associe leff, correspondant au gallois IIyf, courant, flot, à noez, du vieux-breton nou, nau,: écoulement, noue courant de la noue. Un ancien canal permettait-il d’irriguer en contrebas, près du Ster-Laer?
  • Moulin du Rest (1518) : En 1543, était situé sur un affluent du Ster-Laer, nommé alors Staer Frodudel, puis ster C’halloud au XVIIe siècle.
  • Kerbouer (1518) : Associe ker, village, au patronyme An Bouer, qui a évolué en Le Bouard, de bouzar, sourd
  • Kerhern (1539) : Associe ker, village au patronyme Hern, du vieux-breton hern, autre forme de hoiarn, fer
  • Kerhellou (1518) : Associe ker, village au patronyme Hezrou, diminutif en ou du vieux-breton hedr et moyen-breton hezr, hardi
  • Keroual d’en Bas (1518) : Associe ker, village au patronyme Goal, issu du vieux-breton uual, valeur, puissance
  • Croix de Keroual : Lieu-dit et carrefour pour se rendre à Keroual
  • Kerendreut (1455) : Associe ker, village, au patronyme Derhet, de derh, derch, drech, vue, aspect
  • Le lijou (1543) : Associe les, cour, manoir au patronyme Siou
  • Le Cleustrou (1543) : Issu de kloestr, cloître, kloestrou, les cloîtres, à prendre dans le sens d’ermitages
  • Ninez (1426) : An enes évoque un site topographique en hauteur entouré de ruisseaux, d’où cette impression d’île
  • Kerman (1543), Associe ker, village, au patronyme Hourman
  • Kergoff d’en Bas (1539) : Associe ker, village au patronyme An Goff
  • Kerbrestou (1484) : Associe ker, village, au patronyme Pronost, prononcé probablement preuneust, prévôt
  • Saint-Quijeau (1426) : Vient de Saint-Citiaw. Avec Saint-Yvinet, c’est un des deux manoirs entre Ellé et Isole portant un nom de saint
  • La Chapelle (1690) : Une des deux métairies de Saint-Quijeau
  • Nordréhan (1374) : Associe run, colline à un patronyme non attesté (G)ordrehan
  • Le Gouahel (1700) : Métairie du manoir de Saint-Quijeau, d’abord nommée Nedou, de an edou, les blés. Le toponyme actuel vient du breton moderne gwazhell, terrain très humide, fondrière
  • Beg-en-Allée (1791) : Associe bec, bout, extrémité au mot français allée
  • Guernbrigent (1610) : Associe ker, village au patronyme Prigent. Le toponyme a hésité entre ker et guern, marais, conservé depuis 1827
  • Caraizic (1426) : Nom d’un manoir du nom d’un ancien propriétaire, Kerahes
  • Kerroué-d’en-Bas (1539) : Associe ker, village au patronyme ancien Gouhezre, de Guehedr
  • Roscoat (1426) : Associe ros, tertre, colline à coet, bois ou au patronyme Coet ou An Coet
  • Le Cleuziou (1426) : Un des nombreux Cleuziou recensés en Bretagne, du vieux-breton clud, retranchement, à cleuz, haie, fossé
  • Le Pont Saint-Mélaine (1566) : Dénommé au début Pont de Plancoet. Associe plain, ouvert, à coet, bois. Nom associé aujourd’hui à celui de la chapelle de Saint-Mélaine
  • Le Quinquis (1464) : Désignait une habitation protégée par une haie formée de branches entrelacées. Vient de Kenk, identique au gallois caine, cangen, branche
  • Le Rhède (1462) : Issu du vieux-breton rit, ret, gué (gallois, rhyd), apparenté au latin portus, (p)rotu, passage
  • Le Sterlé (1518) : Associe ster, rivière et Ellé, distante de 400 m du village
  • Le Quilloten (1543) : Associe probablement ker, village au patronyme Rimanton, attesté à Lanvénégen à la fin du XVIIe siècle
  • Loge Coucou : Toponyme récent qui associe peut-être lonj, cabane, hutte (de sabotier ?) à un surnom
  • Minemeur : Nouveau lieu-dit : la grande montagne ou la lande de Le Meur ?
  • Mineguen : Nouveau lieu-dit : la lande blanche ou la lande de Le Guen ?
  • Prezal Puz : Nouveau lieu-dit qui associe prezal, pradel, prairie et puns, puits
  • Parc er Gat : Nouveau lieu-dit : le champ du lièvre ou le champ de Le Gat ?
  • Minebrienne : Nouveau lieu-dit : lande
  • Kerisole : Nouveau lieu-dit qui associe ker, village de manière étrange à la rivière Isole !
  • Le Douar Roux : Associe douar, terre à rouz, brun, roux : la terre rousse, à moins qu’il s’agisse de la terre de Le Roux
  • Minegroes : Nouveau lieu-dit : la lande de la croix

Logement[modifier | modifier le code]

La commune comprend 770 logements relativement anciens, 43 % des logements ont été construits avant 1949. Le nombre de résidences principales est de 534 contre 164 résidences secondaires. On dénombre 12 logements locatifs communaux et 56 logements HLM, représentant 5 % du parc total[5].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Les principaux objectifs d’aménagement établis dans le cadre de la carte communale réalisée en 2006 sont de réfléchir à un développement cohérent du bourg, à prévoir des terrains constructibles dans une démarche globale, de protéger et préserver l’activité agricole et enfin de préserver le patrimoine végétal et bâti de la commune[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Lanvénégen vient du breton lan, un lieu consacré associé à un saint catholique. Il est difficile de déterminer avec précision le saint dont il s'agit dans le cas de Lanvénégen. Ce ne peut être ni saint Conogan, ni saint Monocan, à cause de la façon dont la langue bretonne a évolué. Un Lanconogan n'aurait pu donner les formes du XVIe siècle Lanmenegan ou Lanmenegean : le c-dur initial ne peut évoluer en m. Pour Monocan (dérivé du vieux-breton monoc, « personnage éminent ») le c- dur de la dernière syllabe ne peut passer en j- sans la présence d'une voyelle palatale de type i ou é.

Ce pourrait être un saint inconnu du nom de Menegean (? monoc + gen', race, famille, naissance), dont le toponyme est attesté, et porté par Jan (Menegan/Menegant/Menegean), beau-père d'Alain Guégant, seigneur de Saint-Quijeau de 1632 à 1661.

Aux XVe et XVIe siècles, le g ne représentait pas nécessairement un son dur devant le a, d'où l'alternance Menegan / Menegean. Les notaires utilisaient rarement le j pour transcrire ce phonème, en raison d'une confusion possible avec le i à la lecture.

Dans la Liste des exceptés de l'amnistie de 1676 en Bretagne du 5 février 1676, la graphie est Lennuian [8] .

Cependant il est généralement admis que saint Conogan soit bien la personne en question sous la graphie Gwenegan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Vue sud de l'allée couverte de Keroual

Une allée couverte, cernée d'un cairn avec une pierre tombale, dont la construction remonte de 2000 à 2500 ans avant Jésus-Christ, se situe à proximité du village de Keroual d'en Haut. L'allée couverte se trouve en partie dans un talus. Sa longueur est de dix mètres environ pour une largeur de 1,60 mètres. Ce mégalithe servait probablement de lieu d'inhumation à un groupe d'agriculteurs et d'éleveurs de la région.

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Motte féodale à Menez an Lez

Une tombe de l’âge du bronze a été trouvée dans un champ près du village du Quilliou. Dans le village du Rhède, on a aussi découvert un Penret dans le cartulaire de Redon. La localisation permet de s’interroger sur ce gué qui serait le lieu de passage d’un tronçon de la voie romaine de Quimper à Rennes. Ce village est proche d’une motte féodale nommée Menez an Lez, toponyme qui associe menez, la « montagne », dans le sens ancien de « landes » et an lez, « la cour, le manoir ».

Maisons nobles[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, Lanvénégen comptait plusieurs maisons nobles[9]. Les armes des seigneurs de Lanvénégen au début du XVIe siècle figurent sur les vitraux de l'église paroissiale.

Les blasons des seigneurs de la commune

Ces vitraux incluent des représentations des armes mi-partie du Chastel et du Chastelier, en mémoire de François du Chastel, seigneur supérieur de Guiscriff et de Lanvénégen par son mariage en 1522 avec Claudine du Chastelier, dame de Gournois. Ces armes sont : Fascé d'or et de gueules de 6 pièces, qui est du Chastel, et d'or à 9 quintefeuilles de gueules posées 3,3,3, qui est du Chastelier, seigneur de Gournois. D'autres armes sont également représentées :

  • celles de Guéguen, seigneur de Saint-Quijeau : d'or à l'arbre de sinople, le tronc chargé d'un sanglier passant de sable;
  • celles de la Teste, seigneur de Lescréant : de gueules au cygne d'argent tenant en son bec une croix dentelée de même;
  • celles de Kervenozaël, seigneur de Rozengat : d'argent à 5 fusées rangées en fasce et accolées de gueules, surmontées de 4 molettes de même;
  • celles du seigneur de Lanzonnet : d'azur au cor d'argent accompagné en chef d'un fer de lance de même, la pointe en haut;
  • et celles des Saint-Pezran qui ont succédé aux Kervenozaël, comme seigneurs de Rozengat : de sable à la croix pattée d'argent[10].

XVe siècle[modifier | modifier le code]

Lors de la réformation des fouages de 1426-1427, on recense à Lanvénégen 80 ménages imposables répartis en 24 feux fiscaux. On dénombre également 4 nobles, 6 métayers et 11 pauvres exemptés de fouage[11] . Sont cités comme nobles Jehan Le Rest, Yvon, Bizien et Guillaume ses enfants, Yvon Botdelen, Jehan Botdelen et Guillaume Olier. Les métayers exemptés sont les deux métayers d'Alain de Stanghingant demeurant en son manoir de Caraizic, le métayer de Jehan du Combout demeurant en son ancien manoir de An Nevez, le métayer de Jehan de Cornouailles demeurant au village de Kerdellec, les deux à Jehan Le Rest, l'un demeurant en son manoir de Saint Quijeau et l'autre en son manoir de Léonas.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1508, débute l'édification de l'actuelle église paroissiale dédiée à Saint Cognogan. Bertrand du Rusquec, qui est à l'origine des travaux, en est le premier desservant avant d'être nommé recteur de Guiscriff en 1514[12] . Entre 1513 et 1518 est bâti l'actuelle chapelle de Saint-Urlo.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

À la suite d'un incident survenu au pardon de Saint-Urlo fin juillet 1675 pendant la révolte des Bonnets rouges[13],[8], Alain Maillard, un prêtre de Lanvénégen, «homme lestré mais de mauvaise vie» tombe sous le coup d'un arrêt du parlement pour avoir excité le peuple «soubz ombre d'une imposition imaginaire de gabelle».

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Fin mai 1748, François Mahé et Yves Bulze, deux membres de la bande de Marie Tromel, dite Marion du Faouët, exécutés à Vannes, furent pendus à la branche d'un chêne et laissés pourrir à un carrefour de l'ancienne route royale qui reliait Quimperlé à Gourin, à quelques centaines de mètres au nord du village de Saint-Urlo, en Lanvénégen [14] .

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le 31 mars 1789 se sont assemblés à la sacristie de la trève de Lanvénégen pour rédiger le cahier de doléances : Nicolas Le Galguen, meunier, Louis Riou, cultivateur, François Le Puillandre, Jacques Le Flecher, Jean Cadic, Louis Jaouen, Mathurin Le Beux, Antoine Simon, René Droallen, Louis Le Glouedec, Vincent Le Hervet, arpenteur, Corentin Salaun, cultivateur à Rosquéo, accompagnés de Joseph Le Poulichet, marchand épicier, Jacques Le Moigne, aubergiste, Corentin Le Fournier, Joseph Le Sour, Julien Le Roux, Louis Auffret, Louis Le Poulichet, René Christien et d'autres laboureurs en présence de Louis Nicolas Gourhaël, leur greffier. Ils réclament l'égalité des citoyens devant tous les impôts et l'assujettissement au tirage au sort, pour la milice, des bourgeois, gens des métairies, artisans, domestiques de seigneurs comme les laboureurs et les paysans.

Simple trève de Guiscriff, Lanvénégen devient commune, chef-lieu de canton et paroisse en 1790[15]. Ce canton sera supprimé par loi du 8 pluviôse an IX (28 janvier 1801) intitulée « loi portant réduction du nombre de justices de paix ». La commune de Lanvénégen est alors intégrée au Canton du Faouët.

Le commissaire Gourhaël est désigné pour procéder au tirage au sort dans le canton de Lanvénégen le 27 septembre 1792, l'Assemblée législative ayant décrété la patrie en danger et demandé la levée de volontaires. Les jeunes de Lanvénégen et de Locunolé semblent consentant mais voilà qu'arrivent de Guiscriff une foule armée de bâtons. Recruteur et greffier s'enfuient. Ils sont obligés de se retirer sans avoir pu accomplir leur mission. Le directoire du département alerté, envoie Julien Bosquet à Guiscriff pour y rétablir l'ordre, au besoin par la force armée et pour se saisir de la personne du maire. Il s'y présente le 4 octobre avec un détachement de 100 hommes. Le tocsin sonne. Coups de fusil. Combats dans le cimetière, l'église, le presbytère. Les Républicains font une dizaine de prisonniers. Les officiers municipaux capitulent. Ils promettent tout et attribuent à Lanvénégen l'origine du rassemblement populaire et de la rébellion[16].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les noms de 145 jeunes Lanvénégenois figurent sur le monument aux morts communal en tant que victimes de la Première Guerre mondiale; quatre au moins sont décédés sur le front belge lors de la Course à la mer en 1914 ou 1915 , dont le lieutenant de vaisseau Pierre Blanchin, fusilier marin, tué à l'ennemi le 9 décembre 1915 à Nieuport, qui fut décoré à titre posthume de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre avec palme ; quatre au moins sont décédés dans les Balkans alors qu'ils étaient membres de l'Armée française d'Orient, dont Jean Le Bidan lors de l'expédition des Dardanelles. La plupart des autres sont décédés sur le sol français (parmi eux Y. Le Hars, mort des suites de ses blessures le 7 décembre 1916 à Fontaine-Routon en Les Souhesmes-Rampont (Meuse) et qui fut décoré de la Croix de guerre), à l'exception de Joseph Stranguennec, décédé le 9 février 1916 lors du naufrage du croiseur cuirassé Amiral Charner torpillé par le sous-marin allemand U-21[17].

François Ulliac, né en 1887 à Lanvénégen, soldat au 1er régiment étranger, fut tué le 19 mars 1917 au Maroc par une sentinelle « alors qu'il cherchait à déserter »[18].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Un soldat originaire de Lanvénégen, François Flejou, est mort le 5 janvier 1922 à Alep (Syrie) alors que membre de l'Armée du Levant, il participait à l'occupation française de la Syrie.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Cette commune est également réputée pour son rôle dans la Résistance ; treize résistants originaires de Lanvénégen ont été fusillés, notamment à Port-Louis[19] et cinq habitants de la commune sont morts dans des camps de concentration : parmi eux, Louis Brette[20], déporté depuis Compiègne vers le camp de concentration de Neuengamme le 28 juillet 1944. est mort en déportation le 11 avril 1945 à Sandbostel (Allemagne) ; Yves Cadic[21], déporté le 29 août 1944 à Neuengamme, est mort en déportation dans ce camp le 13 février 1945 ; Louis Le Flécher[22], déporté depuis Compiègne le 28 juillet 1944, mort le 19 décembre 1944 à Brême[23].

Le 1er mai 1944, des manifestants portant des drapeaux rouges et des drapeaux tricolores défilent dans le bourg et dans les villages alentour en chantant La Marseillaise et L'Internationale[24].

Le 8 mai 1944, les Allemands procèdent à une rafle, puis à des arrestations ciblées dans la nuit du 22 au 23 mai et encore dans la nuit du 31 mai au 1er juin[24].

Le 24 juin 1944, dix-sept résistants, dont six Belges de Blankenberge, condamnés à mort par la cour martiale allemande siégeant à l'École Sainte-Barbe au Faouët, sont fusillés à Rosquéo[25]. Deux des morts n'ont pu être identifiés. L'un des Belges, Jean de Coninck, n'est que blessé : il s'enfuit sous les tirs. Il sera soigné et caché par des habitants et survivra[26].

Le même jour, dix résistants de Spézet et un de Saint-Goazec sont fusillés à Rozangat[27]. Un autre fusillé, inconnu, est retrouvé dans une tombe sommaire au Pont-Neuf.

Le 27 juin 1944, c'est Jean Jamet, lieutenant de gendarmerie à Quimperlé, originaire de Lanvénégen, qui est arrêté à Bubry en compagnie de Mathieu Donnart, chef de l'Armée secrète dans le Finistère. Ils sont fusillés à Pluméliau le 29 juillet[28].

Le 7 juillet 1944, trois maquisards sont tués à Bellevue, près de Boutel. Ce sont Jean Le Bloas, originaire du Vetveur en Lanvénégen, Raymond Denise et Robert Kessler. Les corps sont sommairement enterrés. Deux autres résistants sont faits prisonniers, ils seront fusillés. D'autres résistants parviennent à s'enfuir. Les morts et les prisonniers étaient porteurs de faux papiers, ce qui évite, semble-t-il, des représailles aux villageois des alentours; plusieurs hommes du village de Boutel, arrêtés, sont en effet rapidement relâchés. L'incompétence du chef de ce groupe est soulignée par les témoins de l'époque, ainsi que la probabilité d'un mouchardage[26].

Certains de ces faits entraînent l'exécution de mouchards par la Résistance[24].

L'après-Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

En 1949, un conflit éclate entre le maire de la commune et le recteur. Ce dernier refuse en effet une révision à la hausse du loyer payé pour le presbytère et ses dépendances. Après une tentative de médiation infructueuse entre l'Église et le maire soutenu par son conseil municipal et la population, l'évêque de Vannes jette l'interdit sur la commune. L'église est fermée, les cloches ne sonnent plus, les offices et les sacrements sont célébrés dans les paroisses voisines. En 1950, de guerre lasse, l'évêché fait rouvrir l'église, mais le curé annonce lors de la messe du 15 août l'interdiction des treize membres du conseil municipal et du bureau de bienfaisance. Dans le Code de droit canonique, l’interdit est une sanction proche de l'excommunication qui entraine privation des biens spirituels : offices divins, sépulture en terre consacrée, sacrements. Cette interdiction ne sera levée qu'en 1965, après le départ en retraite de l'évêque de Vannes, Mgr Le Bellec[29].

Deux soldats originaires de Lanvénégen sont morts pendant la guerre d'Algérie : Lucien Le Hars et Gérard Pouliquen, décédé le 21 mai 1961[30].

Au début des années 1980, Lanvénégen a connu le « choc des cultures » avec l'installation dans la commune de plusieurs familles de réfugiés laotiens, des boat people. La plupart de ces familles sont parties depuis pour s'installer notamment dans la région lyonnaise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune a été, pendant 24 ans, ancrée à gauche sous la bannière PS avec son maire, Louis Le Guern, dit «Lili». En 2001, Marie-Louise Mounier, Sans Etiquette, prend la tête de l’équipe communale et se voit réélue en 2008.

Aux présidentielles de 2002, la commune vote à 87,55 % pour Jacques Chirac. Aux Européennes de 2004, avec 49,89 % d’abstentions, c’est le PS qui l’emporte avec 36,88 % des voix, l’UMP se plaçant à 14,71 % des voix. Aux présidentielles de 2007, Ségolène Royal remporte 61,58 % des voix devançant Nicolas Sarkozy avec 38,42 % des suffrages. Aux dernières élections européennes, c’est la liste de la majorité qui reçoit 25,32 % des suffrages, devançant la liste PS (21,77 %) et les Verts (13,67 %).

Au second tour des élections régionales (21 mars 2010), ont remporté 305 voix (57,98 %) la liste PS conduite par Jean-Yves Le Drian, 148 voix (28,14 %) la liste de la majorité conduite par Bernadette Malgorn et 73 voix (13,88 %) la liste Verts-Europe écologie conduite par Guy Hascoët.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est constitué de 14 membres.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
29 mars 2014 en cours Marie-José Carlac SE  
mars 2001 mars 2014 Marie-Louise Mounier SE  
1977 2001 Louis Le Guern PS Cultivateur
1965 1971 Marcel Le Strat    
  1965 Jean Cadic   Instituteur
    Jean Le Du   Instituteur
1896   Yves Le Guilchet    
1869 1896 Yves Jean Le Guilchet   Cultivateur
1844 1869 Nicolas Barthélémy Le Guern   Cultivateur
1830 1844 Jacques Henry    
1821 1830 Hyacinthe Antoine Jean-Baptiste Victor Du Botdéru   Capitaine des chasses pour la Bretagne
1815 1821 Jacques Henry    
1802 1815 Vincent Le Hervet    
1799 1801 Joseph Paul Le Borgne    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Les asphodèles d'Arrondeau

Dans le cadre de sa carte communale, la commune s’est engagée à protéger les éléments du patrimoine bâti et naturel. Talus et zones boisées seront conservées et certaines friches surveillées, notamment dans le secteur de Prédel Ar Puz qui accueille une densité importante d’asphodèles d’Arrondeau, espèce végétale protégée au niveau national.

Du côté de la faune, on note la présence de loutres, avec une population sédentaire signalée sur l’Inam en aval du moulin Baden. Le saumon est présent sur la totalité du bassin versant de l’Ellé, ainsi que de fortes densités de truites fario. L’indice «truite», l’un des meilleurs du Morbihan, est de 19/20, faisant de l’Ellé un parcours de pêche très renommé. Enfin, il est à noter la présence certaine de l’escargot de Quimper dans les boisements frais du vallon de l’Inam, espèce également protégée.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à partir de 1790 à travers les recensements de la population effectués à Lanvénégen. Lanvénégen totalise une population de 1 497 habitants, selon un état dressé par les commissaires du roi en 1790. Le bourg, avec 158 habitants et 34 ménages, constitue à cette date la principale agglomération. Les villages les plus peuplés sont Lanzonnet ( 82 habitants et 19 ménages), Quilliou ( 66 habitants et 11 ménages ) et Boutel ( 59 habitants et 14 ménages).

En 2011, la commune comptait 1 220 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 413 1 408 1 473 1 606 1 690 1 858 1 770 1 797 1 961
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 893 1 896 1 942 1 827 1 979 2 092 2 155 2 234 2 322
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 510 2 651 2 715 2 693 2 790 2 744 2 450 2 310 2 033
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 727 1 513 1 330 1 232 1 221 1 180 1 182 1 184 1 217
2011 - - - - - - - -
1 220 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2004[32].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population de Lanvénégen après avoir connu son maximum démographique en 1926 avec 2 790 habitants a fortement décliné pour se stabiliser à environ 1 200 habitants depuis les années 1980.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lanvénégen est située dans l'académie de Rennes. La ville administre une école maternelle et une école élémentaire regroupées au sein de l’école communale, Ar Milads, nom breton des asphodèles. 93 élèves sont inscrits pour l’année scolaire 2009-2010 contre 86 l’année précédente.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

22 associations sont déclarées sur la commune en 2009. Deux manifestations importantes marquent la commune tous les ans, le troc et puces du 8 mai qui transforme, le temps d’une journée, la rue principale du bourg en un immense vide grenier et les fêtes patronales, le troisième week-end d’octobre. Durant 3 jours, le bourg est de nouveau animé par de nombreuses manifestations festives. Chaque année, depuis plus de cinq ans, la traditionnelle fête de la musique accompagnée du feu de la Saint Jean se déroule aux ateliers communaux chaque troisième week-end du mois de juin. Cet évènement est l'occasion de découvrir ou redécouvrir les talents musicaux de la commune.

Santé[modifier | modifier le code]

Un médecin est installé dans le bourg de la commune depuis plus de 30 ans.

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade Louis Le Flécher accueille l’union sportive de Lanvénégen, USL. En cours de rénovation durant l’année 2009, le stade accueille aussi un court de tennis. Le 28 avril 1971, le conseil municipal prend l’arrêté dénommant le Stade Louis Le Flécher en souvenir de l’intéressé, athlète complet, mort en déportation le 19 décembre 1944. À l’autre extrémité du bourg, l’espace Le Mestre accueille un boulodrome où les amateurs de boules bretonnes se retrouvent régulièrement au sein de l’association de la Boule Lanvénégénoise. Cet espace est également utilisé par d’autres associations, on y retrouve aussi la Maison des Jeunes Communale (MJC) dirigée par la Communauté de communes du pays du roi Morvan (CCPRM).

Médias[modifier | modifier le code]

La médiathèque de Lanvénégen

La commune a inauguré en 2004 la poste/médiathèque, ouverte 6 jours sur 7. La médiathèque est gérée par l’association « Lire » mais le personnel est communal.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Conogan au cœur du bourg de la commune

En dehors des cinq pardons annuels, le culte a lieu toute l’année dans l’église Saint-Cognogan.

Les pardons se tiennent dans ou autour des chapelles : le dernier dimanche d’avril pour Saint Georges ; le dernier dimanche de mai pour La Trinité ; le deuxième dimanche de juillet pour Saint Mélaine ; le dernier dimanche de juillet pour Saint Urlo ; Le troisième dimanche d’octobre pour Saint Conogan.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 13 847 €, ce qui place Lanvénégen au 25 853e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[33].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d’activité de la population active est de 70,6 % avec un taux de chômage de 12,20 %. 138 personnes travaillent à Lanvénégen et une grosse majorité travaille au Faouët, ensuite vient le bassin d’activités de Quimperlé et de Lorient. Le secteur primaire reste le plus important. La population active agricole reste jeune : 14 agriculteurs sur 34 ont moins de 40 ans[5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La conserverie Morbihannaise

Une usine de conserves de légumes et d’aliments pour chien et chats, la Conserverie Morbihannaise, du groupe CECAB, est implantée sur le cours de l’Inam à l’emplacement de l’ancien moulin de la Coutume qui appartenait à la famille Bompol. Elle a été construite durant la guerre 1939-1945 par M. Dumenil.

En plus des bâtiments de l’usine, il a été construit un barrage permettant de faire tourner deux turbines. La plus grande sert à faire fonctionner les machines électriques de l’usine, et la plus petite fournit du courant électrique dans toutes les maisons des villages environnants : Pont Saint-Mélaine, le Rhède, Le Quinquis, Guernalez (commune du Faouët), Sterlé.

À l’époque la contribution mensuelle pour chaque famille était d’une livre de beurre ou une douzaine d’œufs. Par ailleurs, grâce à M. Dumenil, dans les villages ayant été électrifiés, les battages ne se font plus avec manège et chevaux, mais plus rapidement et facilement en utilisant un moteur électrique.

On compte aussi sur la commune des activités artisanales avec deux couvreurs, un électricien et un peintre en bâtiment. Du côté commercial, le bourg accueille une boulangerie, une supérette (boucherie, charcuterie, alimentation), un café restaurant et un garage. À l’extérieur du bourg se trouvent une ferme auberge (Kerizac) et un café restaurant, crêperie (Loge Coucou).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Classements et inscriptions à l'inventaire des monuments historiques[modifier | modifier le code]

La base de données Mérimée des œuvres du patrimoine de France recense 20 monuments à Lanvénégen[34] et la base de données Palissy des œuvres du patrimoine de France recense 62 œuvres[35], dont :

Église paroissiale de Saint-Cognogan (ou Conogan)[modifier | modifier le code]

Église paroissiale de Saint-Conogan (anciennement Saint Cognogan) à fêté ses 500 ans en mai 2008. Située dans le bourg, d’importants travaux de rénovation ont été réalisés en 2005 et 2006. Jadis tréviale, aujourd’hui paroissiale, est sous le vocable de Saint Conogan. C’est un édifice du XVIe siècle, en grand et moyen appareils, de forme rectangulaire, avec deux bas-côtés prolongés jusqu’au fond du chœur. Sur l’un des piliers se trouve une inscription gothique en relief : rectur de Guisguri fit fair ceste eglise l’an M. Vcc VIII.

Les fenêtres sont ogivales, à meneaux en flammes, fleurs de lys et trilobes, et renferment des restes considérables de vitraux. Au sud, porche carré, à l’ouest, tour en pierre surmontée d’une flèche polygonale à crosses. On a fait dans cette église depuis une quinzaine d’années, de grands travaux de restauration. Le dallage et le lambris ont été renouvelés, les piliers repiqués, l’enduit des murs des côtés entièrement refait. Le chœur est garni de stalles sculptées.

Le tympan de la fenêtre a été entièrement refait. Il se compose de dix lobes, les quatre principaux qui forment un cœur parfait sont peuplés d’anges portant les instruments de la Passion. Les six autres, à droite et à gauche ou au-dessous, sont ornés de branches de grenadier avec feuilles, fleurs ou fruits. Sur ces branches on a eu l’heureuse idée de dessiner les armoiries des principaux seigneurs de Lanvénégen au commencement du XVIe siècle, et contemporains de l’exécution du vitrail. Grâce à cette importante restauration, cette verrière est devenue, sans contredit, l’une des plus remarquables du diocèse. Un peintre verrier, l’ayant examinée en 1891, n’a pas hésité à dire qu’il l’estimait vingt mille francs[36].

Chapelle Saint-Urlo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle Saint-Urlo.
La chapelle Saint Urlo

La chapelle Saint-Urlo, construite en 1513-1518 (appelée alors chapelle Mgr Sainct Mor), restaurée en 1851- 1853, 1929-1930 et 1971. Saint Urlo ou saint Gurloës fut le premier abbé de l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé.

Tous les ans, le dernier dimanche de juillet, se tient un grand pardon. Le Saint y est invoqué pour soigner les paralytiques, les goutteux et les boiteux.

Chapelle Saint-Georges[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint Georges

Sa partie est et ses murs latéraux ont été construits au XVIe siècle comme l’église paroissiale de Lanvénégen et sa voisine, la chapelle Saint-Urlo. Le pignon ouest et son clocheton sont un peu plus récents (XVIIe siècle). Ainsi, la chapelle est maintenant riche de 300 à 400 ans d’histoire. Pendant tout ce temps, elle a été le cœur de son quartier[37].

Chapelle de Saint-Melaine[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint Mélaine

La chapelle de Saint-Melaine (ou Saint-Melen) a été offerte par Mme Caillerec à l’association Diocésaine de Vannes. Elle héritera de ce bien de son époux Mathurin Jean Caillerec, leur fils unique étant mort à la guerre. Immeuble situé aux dépendances du village de Ninez, ainsi que le placître à condition expresse que l’immeuble continuera à servir à perpétuité de chapelle dans la commune. Cet immeuble est évalué à quatre milles francs, Rf/acte de vente 11 mars 1927. Le comité de Saint Melaine a continué la restauration et l’entretien de la chapelle au fil des années.

Chapelle de la Trinité[modifier | modifier le code]

Construite au XVIIe siècle, cette chapelle a été dévastée par un incendie en 1948 et est en partie en ruines.

Manoir de Saint-Quijeau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Manoir de Saint-Quijeau.
Le manoir de Saint Quijeau en septembre 2009.

Le manoir de Saint Quijeau, construit au XVIIe siècle, a appartenu successivement aux Guégant, aux Kervenozaël et aux Ploeuc. Le dernier seigneur du lieu, le comte Hyacinthe Antoine Jean Baptiste Victor Du Botdéru, n'a pas laissé de bons souvenirs dans la mémoire des Lanvénégenois en raison de ses nombreux écarts de conduite. C'était un homme violent et coléreux, toujours habillé en noir. Son visage était marqué par la petite vérole. Sa passion était la chasse à laquelle il consacrait la majeure partie de son temps. De nombreuses histoires circulent à son sujet. On l'accuse d'être responsable de la mort d'un de ses vassaux à qui il reprochait de braconner. Pendant la révolution il se fit enfermer dans un cercueil, lequel fut chargé dans une charrette, afin de gagner Paris sans encombres et échapper ainsi à la vindicte populaire.

Le pont Saint Mélaine[modifier | modifier le code]

Le pont de Saint Mélaine

Pont Plancoët en 1566 puis pont de la coutume en 1721. Dénommé Pont Plancoët en 1566, il était dominé par les patibulaires de la juridiction de Penéhoc, jusqu’à la révolution, situés sur la terre du Quinquis. Le nom de ce pont est associé, à partir du XVIIe siècle, au droit de passage perçu par le seigneur du Faouët.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean René Maurice Le Souef de Montalembert (° 1757 – † ?) - Membre d'une famille noble de Lanvénégen, homme de loi. Avant la Révolution française, il est avocat, bailli et juge au siège royal de Gourin, Morbihan. En 1790, il est élu au tribunal de district du Faouët (Morbihan). En septembre 1794, il est mis provisoirement en arrestation par le comité de surveillance du Faouët puis très vite libéré. En 1807, il est greffier de justice de paix et proposé comme juge[15].
  • Allain Maillard, prêtre mêlé à l'incident qui se produit au pardon de Saint-Urlo fin juillet 1675 pendant la révolte des Bonnets rouges.
  • Hyacinthe-Antoine-Jean-Baptiste-Victor Du Botdéru (1764 - 1834)- Propriétaire du manoir de Saint-Quijeau et maire de Lanvénégen de 1821 à 1830. Capitaine au Régiment du Comte d'Artois avant la Révolution. Lieutenant de louveterie pour le Morbihan puis capitaine de chasse pour la Bretagne et pair de France pendant la Restauration. Il abandonne toutes ses fonctions après la Révolution de 1830 et décède en 1834 à la suite d'une chute sur la chaussée de l'étang de Pontcallec.
  • Erwan Evenou (° 1940) - Auteur d'une thèse de doctorat sur le breton (langue) de Lanvénégen.
  • Louis Le Flécher (1920 - 1944) né à Lanvénégen, le 15 juin 1920. Lanvénégen, en 1940, n’a pas d’association sportive, aussi est-ce au sein des « chasseurs de Gourin » et de « la garde de l’Ellé du Faouët » que « la Flèche » se fait connaître sur les stades. En 1943, il adhère à un premier mouvement de résistance qui se développe à partir du Finistère : l’Organisation civile et militaire de la jeunesse (OCMJ). En novembre 1943, il adhère au mouvement « Libération nord », animé dans le nord-ouest du département par Jean le Coutaller ; mouvement à l’origine du 5e Bataillon FFI (Forces Françaises de l’Intérieur). Il est arrêté le 23 mai 1944 au petit matin, comme le sont deux autres jeunes du pays, Joseph Boulben et Joseph Jamet. Alors que l’on fête la libération, un train de marchandises l’emporte avec ses semblables vers Neuengamme (région de Hambourg). Une lettre, rédigée au départ de Quimper et jetée d’un wagon en région parisienne, est recueillie par un inconnu. Elle finit par parvenir à ses parents. Quelques lignes avant qu’il ne disparaisse à jamais : « ... Ne vous inquiétez pas de trop sur mon sort, et de mon côté, je tâcherai d’être courageux et fort malgré les moments de défaillance que je peux avoir quelquefois. Je vais terminer en vous disant « courage » et en vous embrassant de tout mon cœur. A Dieu vat. » Il meurt le 19 décembre 1944 au kommando de Bremenfarge, dépendant du camp de concentration de Neuengamme.
  • Lieutenant de Vaisseau Pierre Marie Marcellin Joseph Blanchin, mort pour la France en 1915. Polytechnicien.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « noms des habitants des communes françaises » (consulté le 3 février 2013)
  2. « Calcul de l'orthodromie entre Lanvénégen et Quimper » (consulté le 23 novembre 2009)
  3. « Calcul de l'orthodromie entre Lanvénégen et Lorient » (consulté le 23 novembre 2009)
  4. Météo-France - Climatologie
  5. a, b, c et d Carte communale 2006
  6. Bro Lanejen, Bulletin municipal no 67, juillet 2010
  7. Pierre Hollocou et Jean-Yves Plourin, Les noms de lieux et leur histoire, De Quimperlé aux montagnes noires, éditions Emgleo Breizh, (ISBN 978-2-911210-59-xx[à vérifier : ISBN invalide])
  8. a et b Arthur Le Moyne de La Borderie, La Révolte du Papier Timbré advenue en Bretagne en 1675, réédité dans Les Bonnets Rouges, Union Générale d'Éditions (collection 10/18), Paris, 1975.
  9. Jean Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la Province de Bretagne, dédié à la Nation Bretonne, chez Vatar, Nantes, 1779
  10. Joseph-Marie Le Mené, Histoire archéologique, féodale et religieuse des Paroisses du Diocèse de Vannes, Éditions Gallès, Vannes, 1891-1894, deux volumes, Reprint Slatkine/Coop Breizh, 1994
  11. Jean-Yves Plourin et Pierre Hollocou, De Quimperlé aux Montagnes Noires, Les noms de famille et leur histoire, Éditions Emgleo Breiz, 2007
  12. Armel Calvé, Guiscriff en Cornouaille, page 177, Le Thabor, 2008.
  13. Boris Porchnev, Les buts et les revendications des paysans lors de la révolte bretonne de 1675, paru dans Les Bonnets Rouges, Union Générale d'Éditions (collection 10/18), Paris, 1975.
  14. Lice Nédellec et Jean Rieux, Marion Du Faouet et ses brigands, Éditions Artra, 1976.
  15. a et b Jean-Louis Debauve, La Justice révolutionnaire dans le Morbihan, chez l'auteur, Paris, 1965.
  16. publication de 3 numéros consacrés à la Révolution par la mairie de Lanvénégen à l'occasion du bicentenaire de 1789/1989 Lanvénégen 89.
  17. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=56105&pays=France&dpt=56&idsource=24166&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  18. http://www.letelegramme.fr/histoire/fusilles-pour-l-exemple-ils-furent-51-en-bretagne-15-11-2014-10426033.php
  19. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/styled-9/page89/index.html
  20. Louis Brette, né le 19 octobre 1925 à Lanvénégen
  21. Yves Cadic, né le 30 avril 1887 à Lanvénégen
  22. Louis Le Flécher, né le 15 juin 1920 à Lanvénégen
  23. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/56/deportes56-ae.htm
  24. a, b et c Association Mémoire du canton du Faouët, 39-45 en Centre-Bretagne, Éditions Liv éditions, Le Faouët, ISBN 2-84497-096-6 ISBN 978-2-84497-096-1
  25. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=56105&dpt=56&idsource=44765&table=bp07
  26. a et b René Le Guénic, Les Maquisards chez nous en 1944; Gourin, Le Faouët, Guémené, Éditions BP 10, 1998
  27. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/styled-9/page235/index.html et http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=56105&dpt=56&idsource=47804&table=bp07
  28. Gilbert Charles, préface de Robert Schuman, Soldats bleus dans l'ombre - Le commandant Guillaudot et ses gendarmes dans la Résistance, Éditions du Cercle d'or, Paris, 1978
  29. Brigitte Chevet, « Catholique, la Bretagne ? », ArMen, Quimper, éditions Fitamant, no 193,‎ mars-avril 2013, p. 60 (ISSN 0297-8644)
  30. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/complementter.php?id=1143204&largeur=1600&hauteur=900
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  33. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 9 septembre 2009)
  34. « Patrimoine monumental à Lanvénégen », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Patrimoine mobilier à Lanvénégen », base Palissy, ministère français de la Culture
  36. J. M. Le Méné, Histoire archéologique, féodale et religieuse des paroisses du diocèse de Vannes, 1898, p. 424-425
  37. Mémoire du Pays de Saint-Georges, Regards et sillons de Cornouaille, 1994