Rosporden

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Rosporden
L'église de Rosporden et son imposant clocher.
L'église de Rosporden et son imposant clocher.
Blason de Rosporden
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Rosporden (chef-lieu)
Intercommunalité Concarneau Cornouaille Agglomération
Maire
Mandat
Christine Le Tennier
2014-2020
Code postal 29140
Code commune 29241
Démographie
Gentilé Rospordinois, Rospordinoises
Population
municipale
7 334 hab. (2011)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 41″ N 3° 50′ 01″ O / 47.9613888889, -3.833611111147° 57′ 41″ Nord 3° 50′ 01″ Ouest / 47.9613888889, -3.8336111111  
Altitude Min. 25 m – Max. 171 m
Superficie 57,37 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte administrative du Finistère
City locator 14.svg
Rosporden

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte topographique du Finistère
City locator 14.svg
Rosporden

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rosporden

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rosporden
Liens
Site web Site de la commune

Rosporden [ʁɔspɔʁdɛ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Ses habitants se nomment les Rospordinois et les Rospordinoises.

Sa population s'élève à 6 441 habitants (1999), dont 2 664 pour la commune associée de Kernével, qui s'associa avec Rosporden en 1974 suite à un référendum.

La petite cité, située au bord d'un étang, formé par l'Aven, s'est spécialisée dans la fabrication du chouchen (version bretonne de l'hydromel), boisson faite d'eau et de miel, au point d'être considérée comme étant sa capitale[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Rosporden dans le Finistère.

La commune de Rosporden est située dans le sud-est du Finistère. La ville proprement dite est située, à vol d'oiseau, à 11,4 km au nord-est de Concarneau[2] et à 21,0 km à l'est de Quimper[3].

La ville de Rosporden, sise au bord de l'étang du même nom, constitue la principale agglomération de la commune, tandis que le bourg de Kernével, distant de 4 km en direction de l'est, et doté d'une mairie annexe, constitue une importante agglomération secondaire.

La commune est arrosée par l'Aven, un petit fleuve côtier qui a une direction générale nord-sud, et le Ster Goz, son principal affluent, ainsi que par de nombreux autres cours d'eau plus modestes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de Rosporden[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine une villa, dans le sens de domaine, était implantée sur le territoire actuel de Rosporden. Au début du XIe siècle le comte de Cornouaille confie cette contrée à un de ses vassaux, Preden. Ce dernier établira son fief sur une éminence dominant l'Aven. Celui-ci prendra le nom de Roz Preden, Roz signifiant colline en breton, pour donner plus tard Rosporden. Afin d'assurer une meilleure protection des lieux, on entreprit l'édification d'une digue barrant le cours de l'Aven, qui fut à l'origine du grand étang de Rosporden

Rosporden était le chef-lieu d'une châtellenie sous l'Ancien Régime, souvent associée aux châtellenies de Fouesnant et de Concarneau. Au point de vue religieux, Rosporden était une trêve de la paroisse d'Elliant. Cette châtellenie de Rosporden fut concédée en 1334 par le duc Jean III à son fils illégitime Jean « Bâtard de Bretagne ». En 1382 elle sera concédée à Jeanne de Retz.

Incendie de Rosporden par les troupes espagnoles (août 1594)[modifier | modifier le code]

En cette funeste année 1594 la Bretagne est à feu et à sang. Les troupes royalistes soutenues par les anglais et les troupes des ligueurs soutenues par les espagnols s'entredéchirent. Les espagnols, qui disposent de 7000 hommes de troupe dans la péninsule sous les ordres de Don Juan d'Aguila, possèdent une solide base arrière avec la citadelle de Blavet futur Port-Louis et sont en train de construire un fort en face de Brest dans la presqu'ile de Crozon. C'est que Philippe II d'Espagne aimerait bien faire main basse sur la péninsule. Les habitants de Rosporden, qui étaient de la ligue, firent fête aux espagnols. Ceux-ci y passèrent une douzaine de jours en divers jeux: tournois et courses de bague. Mais ils furent mal récompensés de leur hospitalité. En effet, peu de temps après, une trentaine d'espagnols furent surpris et tués par les hommes du commandant de la place forte de Conq, futur Concarneau, qui soutenait le roi Henri IV, aux environs de Locmaria-an-Hent. Pour se venger, faute de mieux, les espagnols s'en prirent aux habitants de la région. Ils mirent le feu aux maisons de Rosporden dont les toitures étaient couvertes de chaume. La cité se transforma rapidement en un brasier. L'incendie endommagea même l'église dont une partie du mobilier et le beffroi furent brûlés. Les habitants qui n'arrivèrent pas à leur échapper furent massacrés.

Autonomisme Breton[modifier | modifier le code]

Louis Caradec : Fileuse de Rosporden - Fouesnant ("Musée départemental breton" de Quimper)

Le Parti Autonomiste Breton tint à Rosporden sa première réunion officielle et aussi son premier congrès. Il eut lieu le 10 septembre 1927 dans l'établissement dit de la "Vieille Auberge" toujours ouvert aujourd'hui. Y figuraient entre autres des autonomistes alsaciens et corses. Le parti inaugura le concept autonomiste en Bretagne sur le modèle alsacien. Y étaient présents Yann Sohier, Olier Mordrel, François Debauvais, Morvan Marchal, Paul Schall et Petru Rocca.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 21 mai 1944 un train est mitraillé entre Rosporden et Concarneau (4 blessés)[4].

Le général de Gaulle vint à la Libération de la France à Rosporden, le 22 juillet 1945, durement touchée durant les terribles heures de la Libération. Il s'arrêta également à la Croix-Lanveur (commune de Kernével à l'époque) où il fut salué par les autorités de la commune de Kernével et par la population du bourg et de ses alentours.

En effet, Rosporden fut le théâtre de crimes de guerre, commis par les Allemands mais hélas également par des Rospordinois. C'est ainsi que pour répliquer à une escarmouche de la résistance contre les troupes allemandes en retraite vers Lorient, une quinzaine de maisons furent incendiées par les Allemands et les Russes Blancs entre le quartier des Prés verts lieu de l'escarmouche et celui du pont biais. Plusieurs dizaines d'otages emmenés vers Lorient par le train furent libérés suite à une attaque du convoi par l'aviation américaine. Plusieurs jours plus tard, en représailles, des responsables locaux de la Résistance se firent remettre des soldats allemands faits prisonniers à Riec-sur-Bélon et totalement étrangers à ces exactions. Un soldat fut fusillé sans jugement dans chaque maison brûlée, le plus jeune d'entre eux n'avait pas 18 ans. Les corps laissés à l'abandon furent récupérés par l'armée américaine qui leur donna une sépulture décente.

Evénement récent[modifier | modifier le code]

En pleine campagne présidentielle 2007, Ségolène Royal (PS) vint inaugurer la nouvelle mairie de Rosporden.

Langue[modifier | modifier le code]

Si le français est aujourd'hui la langue usitée quotidiennement par les Rospordinois, cela n'a pas toujours été le cas par le passé. Un voyageur de la seconde moitié du XVIIe siècle, Albert Jouvin de Rochefort, n'a retenu de son séjour dans la ville de Rosporden que son embarras pour se faire servir dans une auberge à cause de son ignorance du breton. « Il faut que je l'avoue que c'est une incommodité de ne pas entendre entièrement la langue du pays où l'on voyage.» En 1902, le breton était déjà en net recul dans la ville, puisque selon une enquête diocésaine, le catéchisme y était enseigné majoritairement en français.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs Rosporden
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Christine Le Tennier Sans étiquette Maire
2008 2014 Gilbert Monfort PS Conseiller Général jusqu'en 2011
mars 2001 2008 Gilbert Monfort PS Conseiller Général
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires successifs de Kernével
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Andrée SALOMON Sans étiquette maire délégué de Kernével (sectionnement électoral supprimé)
2007 2014 Norbert Bourgeois Sans étiquette maire délégué de Kernével
1998 2007 Jacques Rannou PCF maire délégué de Kernével
1977 1998 Francis Dufour PCF maire délégué de Kernével
1949 1977 René Nicolas PCF maire délégué de Kernével à partir de 1974
1945 1949 Marie Mahé tendance communiste  
1935 1945 Ernest Boédec radical-socialiste  
1919 1935 Jean Créo radical-socialiste propriétaire, médaille militaire et croix de guerre
1910 1919 Yves Boédec radical-socialiste  
1902 1910 Jean Marie Kersulec    
1888 1902 François Montfort    
1876 1888 Henri Burel   propriétaire cultivateur
1870 1876 Louis Le Bihan    
1855 1870 Henri Gorret    
1853 1855 Henri Burel   Propriétaire Cultivateur
1842 1853 L’Haridon    
1839 1842 Laporte    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2011, Rosporden compte 7 334 habitants). La commune occupe le 1 401e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 429e en 1999, et le 22e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Rosporden depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2011 avec 7 334 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
749 765 768 867 927 1 006 1 033 1 048 1 186
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 229 1 242 1 284 1 213 1 325 1 539 1 742 1 847 2 069
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 197 2 360 2 450 2 386 2 438 2 464 2 594 2 887 2 876
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 416 3 378 7 082 6 735 6 485 6 441 6 784 6 859 7 227
2011 - - - - - - - -
7 334 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 22,6 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 23,8 %) ;
  • 51,8 % de femmes (0 à 14 ans = 15,3 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 33,4 %).
Pyramide des âges à Rosporden en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
2,3 
8,6 
75 à 89 ans
13,9 
14,7 
60 à 74 ans
17,2 
19,9 
45 à 59 ans
18,3 
22,6 
30 à 44 ans
20,0 
15,0 
15 à 29 ans
13,0 
18,8 
0 à 14 ans
15,3 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Commune associée de Kernével[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Kernével (Finistère).
Hôtel de ville de Rosporden.

Jusqu'en 1975, Kernével était une commune indépendante de Rosporden appartenant au canton de Bannalec. À l'inverse de la commune de Rosporden de taille très modeste et très urbanisée, la commune de Kernével était essentiellement rurale et de taille assez importante. Selon, la notice sur la paroisse écrite par les chanoines Peyron et Abgrall en 1915, la première mention de Kernével remonte au cartulaire de Quimper de 1368. Kernével faisait partie des terres de Trevennou cédées à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé en l'an 1030 et devait appartenir à une des communes primitives (Bannalec ou Scaër). Le bourg de Kernevel est situé à quatre kilomètres à l'est de Rosporden et possède l'èglise paroissiale de Saint-Colomban[9], une maire annexe, une école primaire et maternelle ainsi qu'une agence postale et des commerces de proximité.

La commune de Kernével appartenait à une vicomté de vaste dimension dont le siège se trouvait à Goarlot (petit hameau situé à quatre kilomètres au sud du bourg de Kernevel) qui fut rattachée à la fin du XIIIe siècle à la seigneurie de Pont-l'Abbé. Le livre de l'Ost de Cornouaille nous apprend qu'en l'an 1294, le seigneur de Pont-l'Abbé doit deux chevaliers dont l'un pour la vicomté de Goarlot. Le vicomte de Goarlot avait droit à la basse et moyenne justice tandis que la haute justice était du ressort des seigneurs de Quimerc'h (Bannalec) malgré la présence de Justices et de fourches patibulaires attestées sur le territoire communal.

Informations diverses[modifier | modifier le code]

Etang de Rosporden
  • Article "Rosporden" du dictionnaire de la province de Bretagne Ogée de 1778

Rosporden; petite ville qui relève du roi, et trêve de la paroisse d'Elliant; ail. '/» au S.-E. de Quimper; son évêché; à 35 1. de Rennes, et à 2 1. Va de Concarneau, sa subdélégation. Deux grandes routes arrivent à cette ville, où il y a une poste aux chevaux, et où l'on compte 900 habitants. Il s'y tient quatorze foires par an, et un marché par semaine. On y remarque un très-bel étang, qui forme la rivière de Pont-d'Aven*. L'an 1331, le duc Jean lII donna à Jean de Bretagne, son fils, la petite ville de Rosporden, avec toutes les seigneuries et jurisdictions qui en dépendaient, et les foires et marchés qui y étaient établis. La jurisdiction royale de cette ville fut unie et incorporée au siège présidial de Quimper, par édit du roi Charles IX, donné à Troyes en Champagne, le29 mars 1564. La haute-justice de Coëtcanton * appartient à M. de Ploeuc, et la haute-justice de Garlot, à M. de Guernisac.

  • Article "Rosporden" du dictionnaire de la province de Bretagne Ogée de 1848

ROSPORDEN ; commune formée de l'anc. trêve d'Elliant aujourd'hui cure de 2- classe ; chef-lieu de perception ; résidence d'une brigade de gendarmerie à cheval ; bureau de poste et relai. — Lirait. : N. Tourc'h, E. Kernevel- S MelgVen ; O. Elliant, Saint-Yvi. — Princip. villages : Kit'anou Coat-Culodcn, tylué, Hnion. rçdannes. -Maisons notables : les châteaux de kmnio et de Coat-Canton ; chapelle Saint Eloi. — Superf. tot. : 1071 hect., dont les princip. div. sont : 1er. lab. 376; prés et pat. 95; verg. et jard. 19; étangs et canaux 52; bois 20; incultes 458; sup. des prop. bat. 8 ; cont. non imp. 42. Const div. 151; moul. 1 (de Rosporden, à eau). Cjf Rosporden est situé sur le bord d'un joli étang pouvant avoir 45 hect. de superficie. La rivière d'Aven s'y jette, au lieu de s'y former comme le dit Ogée ; au sortir elle est assez forte pour porter bateau. — Le bourg est lui-même d'un aspect attrayant. L'église, d'un gothique lourd et massif, qui peut remonter au XVIIe siècle, est surmontée par une élégante flèche en granite. — A un quart de lieue de Rosporden est le château de Coat-Canton, dont l'arrière-façade est du style XIV siècle, alors que la façade principale est d'une restauration qui remonte tout au plus à la fin du XVII'. — Les fermiers âgés agissent généralement dans cette commune ainsi que nous venons de le dire pour celle de Rosnoén (voy. ce mot) ; quelquefois aussi les parents se retirent dans des maisons qu'ils afferment, faisant sur la ferme qu'ils abandonnent à leurs enfants des réserves proportionnées à l'importance de ces fermes, et qui s'élèvent quelquefois à 18 quintaux de blé froment. — Rosporden ne manque pas de bois de chauffage ; mais il faut aller chercher le bois de construction à plus de trois lieues. —Il y a foire au chef-lieu les 7 janvier, 8 février, 19 mars, 25 avril, 25 juin, 22 juillet, 16 août, 18 octobre et 6 décembre, le lendemain de la Trinité, le jeudi après le 14 septembre, et le 1er jeudi de novembre. Ces foires et celles de Coray sont à peu près les seules que les habitants de cette commune fréquentent. — Archéologie • Dom Morice. Preuves, t. II, col. 433, 434,1320, 1418; t. III col. 348, 102 t. — Géologie : constitution granitique. — On parle le breton et le français.

  • Article "Kernevel" du dictionnaire de la province de Bretagne Ogée de 1778

Dans un fond ; à 5 lieux 1/4 à l'E.S.E de Quimper, son évéché; à 34 lieux de Rennes, et à 3 Lieux de Concarneau, sa subdélégation et son ressort. On y compte 1700 communiants. La cure est à l'alternative. Ce territoire, arrosé de plusieurs ruisseaux, renferme des terres en labour, des prairies, des landes, et produit beaucoup de cidre. Ses maisons nobles, en 1400, étaient le Quinilit, le Gouazel, Kerronay, le Querlot, Kergouet, Trelouarn et Bihan.

  • Article "Kernevel" du dictionnaire de la province de Bretagne Ogée de 1848

QUERNEVEL ou mieux KERNEVEL (sous l'invocation de Saint Gilles); commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom; aujourd'hui succursale; bureau des douanes. Cambry rapporte une coutume particulière à cette localité. Pendant toute la première nuit de noces, on donne des noisettes à la mariée. Les noix chez les Romains, étaient l'emblème du mariage, sans doute à cause de leur double enveloppe. Les noisettes avaient elles chez les celtes la même signification ? Il y a en QUERNEVEL, outre l'église qui n'offre rien de remarquable, les chapelles du Moustoir, sous l'invocation de Saint Maurice; de Locjean sous l'invocation de Saint Jean; de Beniguel, enfin sous l'invocation de Sainte Yvonne. La chapelle du Moustoir, située à l'extrémité d'une belle avenue de hêtres, date de 1538. Son portail gothique est d'un style élégant, et fait un bel effet sous le dôme de verdure qui l'ombrage. Cet édifice parait avoir été construit sur les débris d'une chapelle qui avait appartenu aux templiers. On trouve, à peu de distance, une butte artificielle, en forme de cône, au sommet de laquelle s'élevait une tour fortifiée, appelée le Moustoir (du latin Monasterium). Les paysans des environs appellent encore cette butte C'hastel ar Menech ruz (Château des Moines Rouges), dénomination par laquelle ils désignent constamment les Templiers, erreur que nous avons déjà relevée plusieurs fois. Géologie : constitution granitique. On parle le breton.

Monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Colomban de Kernével
Église Notre-Dame de Rosporden
  • L'église Saint Colomban (l'église paroissial du bourg de Kernével):

L'église de Kernevel fut dédiée en premier à Saint-Colomban puis à Saint-Gilles, le pardon de l'église à d'ailleurs lieu le jour de la Saint-Gilles.

Tableaux représentant Rosporden et sa région[modifier | modifier le code]

Média local[modifier | modifier le code]

  • La chaîne radiophonique associative « Rospordinoise MAXXI ONE » émet aujourd'hui ses émissions au-delà de son territoire entre Pleyben et Lorient sur le 107.50 FM. Ces émissions estivales ne sont que temporaire pour l'instant. Le station entend émettre à l'année sur la bande FM dès 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « l'hydromel jouit, depuis la crise du cidre, environ 1925, d'une fortune éclatante dans sa capitale de Rosporden », dans La revue des deux mondes, 1941, p. 229 extrait en ligne (consulté le 25 septembre 2010).
  2. « Calcul de l'orthodromie entre Rosporden et Concarneau » (consulté le 23 novembre 2009)
  3. « Calcul de l'orthodromie entre Rosporden et Quimper » (consulté le 23 novembre 2009)
  4. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Évolution et structure de la population à Rosporden en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  9. L'eglise de Saint-Colomban
  10. http://www.infobretagne.com/rosporden.htm

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Guiriec, Rosporden, histoire de la paroisse, première édition 1951, le Livre d'histoire, 143 p., 2003 (ISBN 9782843734250).
  • Annick Fleitour, Le petit train Rosporden - Plouescat, éditions Ressac, Quimper, 2001 (ISBN 2-904966-40-4).
  • Cyrille Maguer, Rosporden, Mémoire en images, A. Sutton, 127 p., 2007 (ISBN 9782849106501).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]