Locunolé

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Locunolé
L'église Saint-Guénolé
L'église Saint-Guénolé
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Arzano
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Quimperlé
Maire
Mandat
Murielle Le Rest
2014-2020
Code postal 29310
Code commune 29136
Démographie
Gentilé Locunolois, Locunoloise
Population
municipale
1 129 hab. (2011)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 11″ N 3° 28′ 43″ O / 47.9364, -3.478547° 56′ 11″ Nord 3° 28′ 43″ Ouest / 47.9364, -3.4785  
Altitude Min. 12 m – Max. 121 m
Superficie 16,78 km2
Localisation

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Locunolé

Locunolé [lokynole] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Locunolé vient du vieux-breton « loc », lieu consacré, et de saint Guénolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec. Locunolé est mentionné pour la première fois en 1426 sous la forme Locguenolay. Locunolé semble bien être le « quartier » ou tref Uuinguiri, donné à l'abbaye de Landévennec par le roi Gradlon et localisé, par l'acte qui le relate au XIe siècle, dans la paroisse de Niuliac… Le nom de tref Uuinguiri disparut, remplacé par celui de Locunolé, à partir du XIe siècle…

Géographie[modifier | modifier le code]

plan de la commune

Locunolé est une petite commune dont le bourg est situé à un peu moins de 10 km de Quimperlé. Le cours de l'Ellé longe le territoire communal et son tracé sert de frontière naturelle avec les communes voisines de Guilligomarc'h et Arzano.

Locunolé est surtout réputé pour le site spectaculaire des Roches du Diable où la rivière Ellé se faufile entre d'énormes rochers polis par l'érosion. Ce site de grande renommée, accueille régulièrement des compétitions de canoë-kayak de catégories nationales et internationales.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • XVIIe

1667: Locunolé, jusqu'alors simple prieuré dépendant de Rome, est érigé en paroisse dépendant du diocèse de Quimper.

  • XVIIIe

En 1790, Locunolé est érigé en commune et rattaché au département du Morbihan nouvellement créé.

  • XIXe

En 1801, le Concordat en fait une paroisse du diocèse de Vannes. Les prêtres faisant défaut, la paroisse est annexée à Meslan vers 1812 puis est érigée en succursale du Faouët en 1820.

Par décret du 4 avril 1857, la commune de Locunolé est rattachée au Finistère. Locunolé, constituée uniquement de 7 villages annexe 20 villages de Querrien pour pouvoir devenir une paroisse de plein exercice. La superficie de la commune passe ainsi de 605 hectares[1] à 1678 hectares. Les villages transférés formaient auparavant un quartier de Querrien du nom de Coat ar C'hrann. Ils s'appellent : Cosquer, Sainte Gertrude, L'Île Gourlay, Kernon, Bélénou, Kerduan, Kerdonars, Le Grannec, Ty Danigou, Moulin Mohot, Kereven, Lonjou, Mongariou, Méné Bloc'h, Ty Nadan, Kerrouarch, Carlay, La Villeneuve et Kerret. Une vieille expression en langue bretonne parlant de l'ancien Locunolé disait : « E Nikinolé e oa diou vilin, seiz ker hag eur maner.» c'est-à-dire à Locunolé il y a deux moulins, sept villages et un manoir.

Le 13 mai 1867 fut bénie la première pierre de l'actuelle église paroissiale et le 25 mai 1869 celle-ci fut consacrée. Elle a été construite sur l'emplacement de l'ancienne dont il ne reste que le clocher et les fonts baptismaux. Le clocher porte la date de 1671 avec l'inscription suivante : VENERABLE ET DISCRET MESSIRE P. CADIC RECTEUR.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 2001 Mars 2008 Louis Rousseau SE Maire
Mars 2008 Mars 2014 Jean-Yves Le COZ SE Maire
Mars 2014 en cours Murielle Le Rest SE Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 129 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
598 422 412 417 431 463 502 480 435
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
977 1 028 963 1 109 1 093 1 170 1 224 1 263 1 320
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 343 1 455 1 453 1 505 1 434 1 382 1 330 1 117 1 018
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
852 824 836 875 869 912 950 1 078 1 129
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évènements[modifier | modifier le code]

  • le 13 janvier 2007 inauguration de la salle multifonctions.
  • le 24 mars 2010 signature de la charte Ya d’ar brezhoneg par le maire, engagement pris par son Conseil municipal quelques mois plus tôt en faveur de la langue bretonne, concernant notamment la mise en place d’une signalisation bilingue dans la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne par Jean Ogée, nouvelle édition, tome 1
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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