Le Faouët (Morbihan)
| Le Faouët | ||
La chapelle Sainte-Barbe du Faouët. |
||
Blason |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Morbihan | |
| Arrondissement | Pontivy | |
| Canton | Faouët (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays du roi Morvan | |
| Maire Mandat |
André Le Corre 2008-2014 |
|
| Code postal | 56320 | |
| Code commune | 56057 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Faouëtais, Faouëtaises | |
| Population municipale |
2 866 hab. (2010) | |
| Densité | 84 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
25 412 hab. | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 53 m — Max. 202 m | |
| Superficie | 34,03 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Le Faouët [lə fawɛt] est une commune bretonne de la République française, située dans le département du Morbihan dans la région Bretagne.
Sommaire |
Nom [modifier]
Les plus anciennes graphies connues du nom de la ville sont Fauoet vers 1330 et Le Fauoet au XVe siècle. Le nom en breton de la commune est Ar Faoued (à comparer au gallois ffawydd) qui signifie « hêtraie » en français. Cependant, on peut, en se tournant vers le latin du Glossaire de dom Lobineau, trouver la racine dans faveta / foveta, soit Les Fossées. Ce qui indiquerait les traces de l'établissement d'un camp romain (fovere castra : se retrancher dans un camp).
Géographie [modifier]
Le Faouët/Ar Faoued fait partie de la Cornouaille morbihannaise. Son territoire est délimité à l'ouest par le cours du ruisseau du moulin du Duc (frontière avec la commune limitrophe de Le Saint), au sud-ouest par celui de la rivière Inam (frontière avec les communes limitrophes de Guiscriff et Lanvénégen) et à l'est par celui de la rivière Ellé (frontière avec les communes limitrophes de Priziac et Meslan). La confluence de l'Ellé et de l'Inam constitue l'extrémité sud de la commune.
La ville est installée sur une colline qui culmine à 152 mètres d'altitude. Au centre de la ville, se trouve les halles du XVIe siècle, vers lesquelles convergent les routes des villages voisins. La route départementale 769, une voie rapide reliant Lorient à Roscoff, contourne par l'est la ville en décrivant une grande courbe. Le plateau de Sainte Barbe, au nord-est de la petite cité, sur lequel est construit un clocher-beffroi abritant une cloche, surplombe de plus de 100 mètres le cours de l'Ellé. Ses versants abrupts, au sud et à l'est, sont occupés par une futaie. Au XVIe siècle, sur un terrain exigu, une chapelle dédiée à Sainte-Barbe a été construite.
À environ 2 km au sud de la ville, le bourg de Saint-Fiacre, qui s'est développé à proximité de la chapelle homonyme, constitue une importante agglomération secondaire. En 1793, y était recensés 129 habitants.
Liste des lieux-dits [modifier]
|
|
|
|
Distance de plusieurs villes françaises [modifier]
| Ville | Quimperlé | Lorient | Pontivy | Quimper | Morlaix | Vannes | Saint-Brieuc | Brest | Rennes | Nantes | Paris | Nice |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Distance
Orientation |
19 km
(S) |
33 km
(S-E) |
39 km
(E) |
47 km
(O) |
66 km
(N-O) |
69 km
(S-E) |
75 km
(N-E) |
84 km
(N-O) |
134 km
(E) |
171 km
(S-E) |
439 km
(N-E) |
959 km
(S-E) |
Histoire [modifier]
Préhistoire [modifier]
Plusieurs trouvailles attestent d'une présence humaine à l'âge du bronze sur le territoire de la commune. Ainsi une hache de combat en cuivre arsenié a été découverte en 1882 au village de Kersoufflet et un petit dépôt de 14 haches à douille, sorte de monnaie avant l'heure, a été découvert en 1909 au village de Keranval.
Les seigneurs du Faouët [modifier]
Le Faouët était le siège d'une seigneurie. Les premiers seigneurs, dont nous ignorons le nom, furent sans doute des cadets des Vicomtes de Gourin. L'un d'entre eux, Geoffroy du Faouët, participa aux croisades au temps de Saint Louis. Plusieurs familles se succédèrent par la suite à la tête de celle-ci : les Bouteville, originaires de Normandie, du XIVe au XVIe siècle puis suite à une alliance les Goulaine du XVIe au XVIIe siècle, puis les Du Fresnay, puis en 1740 les Argouges de Rannes et enfin à la veille de la Révolution les Montreuil. La seigneurie fut érigée en baronnie en 1495 par la duchesse Anne de Bretagne. La famille de Bouteville a laissé le souvenir d'une famille de grands bâtisseurs. On leur doit notamment la construction des chapelles de Saint-Fiacre et de Sainte-Barbe, des joyaux de l'art gothique flamboyant, et des halles du Faouët. Ils occupèrent des charges importantes de chambellan du duc François II et du roi de France François Ier. Leurs armes « d'argent à cinq fusées de gueules en fasce » figurent toujours sur les vitraux des chapelles Sainte-Barbe et Saint-Fiacre. Elles y sont soit entières soit mi-parti avec celles des Quimerch, des Coëtquenan et des du Chastel, les familles avec qui ils étaient alliés. Elles servent aujourd'hui de blason à la ville du Faouët. Les Goulaine participèrent activement aux guerres de la ligue. Bien qu'ils aient soutenu Mercœur dans ses visées séparatistes ils réussirent à obtenir le pardon du roi en raison de leur droiture. Claude II de Goulaine, le dernier des Goulaine, démembra le domaine de la baronnie et vendit séparément les différentes parties. René Du Fresnay de Coetcodu dont la famille était originaire de Langoëlan lui acheta en 1644 le château du Faouët et de nombreuses terres. Les seigneurs du Faouët percevaient de nombreux droits et taxes dont un droit de passage sur les différents ponts permettant d'accéder à la ville : le pont Dynam à l'ouest, le pont de la Coutume au sud et le pont Tanguy à l'est.
Les Halles [modifier]
L'existence des halles est attestée dès 1542. Celles-ci sont mentionnées dans un aveu du seigneur du Faouët où il est dit qu'elles lui appartenaient de temps immémorial. Il s'y tenait marché tous les mercredis, ainsi que neuf foires annuelles, puis quatorze à partir du XVIIe siècle. Elles constituaient un revenu substantiel pour le seigneur du lieu qui percevait diverses taxes. La plus rentable était celle dite de la « grande verge » prélevée sur les papiers (110 livres par an), venaient ensuite la « place des estaulx » (22 livres/an), la « place de cuyr » (8 livres/an), la « place de laine » (8 livres/an) et la « coutume des mareschaulx » (20 sous/an). L'édifice sera racheté par la municipalité en 1815 à la famille d'Argouges de Ranes alors que celui-ci est à moitié en ruine et fera l'objet par la suite de nombreux travaux de restauration. Une chambre d'horloge sera installée sur le faîtage, remplacée ensuite par un clocher[1].
XIVe siècle [modifier]
Le château fort des Boutteville au Faouët, que le chroniqueur médiéval Jean Froissart qualifie de « petit fort », fut assiégé en 1342 par les troupes du roi d'Angleterre Edouard III pendant la Guerre de succession de Bretagne. Une garnison anglaise s'y installa mais le château fut successivement repris par les partisans de Charles de Blois et de Jean de Montfort. À la fin de la guerre le château était ruiné et les seigneurs du Faouët firent de leur manoir à Le Saint leur résidence principale. Ils ne se réinstalleront dans la petite ville qu'au milieu du XVIe siècle.
XVe siècle [modifier]
Dans un acte daté du 6 juillet 1489, Jean De Bouteville, à la demande de Jean de Toulbodou, fait donation d'une parcelle de terre au lieu-dit Roc'h ar Marc'h bran (nom signifiant montagne du corbeau mâle en français) pour l'édification d'une chapelle en l'honneur de sainte Barbe. En effet une légende rapporte que Jean de Toulboudou, seigneur de Guidfoss en Plouray, fut surpris par un violent orage dans les environs de Roc'h ar Marc'h bran alors qu'il était parti à la chasse. Craignant pour sa vie, d'énormes rochers frappés par la foudre étant sur le point de le broyer, il invoqua alors sainte Barbe et lui promit de lui bâtir une chapelle à cet endroit même s'il en réchappait. Ayant eu la vie sauve, ce sera chose faite.
XVIe siècle [modifier]
En 1595, La Fontenelle dut abandonner le bourg; il s'empara du château de Cremenec, situé non loin de là à Priziac.
XVIIe siècle [modifier]
Cette commune est citée pour avoir participé à la « Révolte des Bonnets rouges » ou « Révolte du papier timbré » survenue en 1675[2].
XVIIIe siècle [modifier]
Cette petite ville devient célèbre par les activités de Marion du Faouët, chef d'une bande de brigands. L'agglomération du Faouët dépasse alors le millier d'habitants comme ses voisines de Gourin et Guémené. La place des halles est entourée de constructions à piliers permettant d'en faire le tour sans être mouillée ce qui fait dire au marquis De Robien en 1756 que les devants des maisons soutenus par des piliers entourant la place forment un porche agréable à la vue. La dernière maison à piliers de l'agglomération, située rue du château, sera détruite dans les années 1950.
Révolution française [modifier]
Le Faouët devient chef-lieu d'un district[3] de 1790 à 1795 ; il y est donc créé un tribunal de district. Jean René Maurice Le Souef de Montalembert, né en 1757 à Lanvénégen, y est élu comme juge. En septembre 1794, il est mis provisoirement en arrestation par le comité de surveillance de Le Faouët et est très vite libéré[3]. La ville devient rapidement acquise aux idées révolutionnaires tandis que la campagne alentour y devient hostile. Ses administrateurs, notamment Jean-Marie Bargain, commissaire du district, font preuve d'un grand zèle républicain. Ils n'hésitent pas à se porter acquéreurs de biens nationaux et appliquent sans hésitation les mesures votées à l'assemblée nationale. La ville est attaquée à trois reprises par les chouans durant cette période troublée. La première attaque se produit dans la nuit du 28 au 29 janvier 1795. Les assaillants attaquent de plusieurs côtés à la fois : par la rue du Poher, la rue du château et l'actuelle rue de Saint-Fiacre. Ils sont repoussés par la petite garnison du Faouët qui s'est retranchée sous les halles. Celle-ci est constituée de 12 canonniers, 90 hommes de la garde nationale, 38 hommes de lignes, 5 chasseurs à cheval et 3 gendarmes. Elle oppose un feu nourri. Les deux canons notamment causent de lourdes pertes. Les chouans laissent sur le terrain 14 morts, 8 blessés et plusieurs prisonniers. La seconde attaque a lieu le 30 juin 1795 mais les chouans ne rencontrent aucune résistance, la garnison étant absente, et sont plutôt bien accueillis par la population. Les patriotes de la ville ont en effet pris la fuite pour trouver refuge à Lorient. La troisième attaque se produit le 6 janvier 1800. Les chouans pénètrent dans une ville une nouvelle fois désertée par sa garnison et ses patriotes. Ils abattent l'arbre de la liberté et pillent les demeures de Jean Marie Bargain et des principaux acquéreurs de biens nationaux[4].
Première Guerre mondiale [modifier]
Le nombre de tués sur les champs de bataille ou des suites de leurs blessures reçues au cours des combats, lors de la Première Guerre mondiale, s'élève à 165 pour la seule commune du Faouët et 922 pour l'ensemble du canton. Un chiffre élevé qui s'explique par une population très jeune et constituée majoritairement de paysans faiblement instruits versés de préférence dans les régiments d'infanterie de l'Armée de terre. L'un d'entre eux, Corentin Jean Carré, engagé volontaire ayant devancé l'appel en mentant sur son âge, est considéré comme le plus jeune poilu de France.
Seconde Guerre mondiale [modifier]
- Deux familles juives, venues de région parisienne, trouvent refuge au Faouët après la rafle du vélodrome d'hiver en juillet 1942. Elles échappent aux recherches et regagnent Paris à la fin de l'année 1944[5].
- Une cour martiale allemande a siégé pendant deux jours de juin 1944 à l'école Sainte-Barbe (actuellement collège Sainte-Barbe). Ce lieu servait également de prison et de centre de torture. Plusieurs dizaines de résistants furent condamnés à mort pendant ces deux jours. Vingt-huit d'entre eux ont été fusillés à Lanvénégen le 24 juin 1944 ; l'un d'eux a survécu[5].
Héraldique [modifier]
|
d'argent à cinq fusées de geules en fasce. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 866 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Culture [modifier]
Le Faouët dépendait du présidial de Quimper (sénéchaussée de Gourin) et de l'évêché de Cornouaille. La population parlait en majorité le Breton cornouaillais jusqu'au basculement linguistique des années 1950-60 qui a vu le français dépasser, puis marginaliser le breton. Le Cornouaillais n'est utilisé que dans quatre communes du canton de Gourin et trois communes du canton du Faouët, tandis que les autres bretonnants du département du Morbihan parlent le Breton vannetais. Pour tenir compte de ce particularisme local, on imprima à Vannes jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale des livres de prière et cantiques particuliers, assortis de la mention : « Escopti Guened, evit bro Gourin hag ar Faoued » (Evêché de Vannes, pour les pays de Gourin et du Faouët). À la rentrée 2007, 13,5 % des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[8].
Au XIXe siècle le costume porté au Faouët était celui également porté dans le pays Pourlet ainsi qu'à Guiscriff, Lanvénégen et Langonnet. Les hommes portaient une culotte bouffante, remplacé plus tard par un pantalon étroit, retenue par une large ceinture de cuir à boucle de métal ciselé, ainsi qu'une veste caractérisée par un empiècement dans le dos, d'où partaient onze raies piquées. Fernand Cadoret rapporte dans ses mémoires que le gilet et les braies de toile écrue du paysan du Faouët ne devaient jamais connaître le contact d'un lavoir. Les femmes portaient en hiver sur la tête un capot dit kapot ribot auquel était fixé à la base arrière un large mantelet triangulaire bordé d'un ruban de velours. Le capot était remplacé en été par une coiffe de toile blanche. Entre 1890 et 1930 les hommes et les femmes du Faouët adoptèrent le costume de Rosporden tout en maintenant certains particularismes locaux. Les hommes adoptèrent un gilet mod skaër qui montait jusqu'au col ainsi qu'un grand chapeau à larges bords dit tok mod skaër qui leur donnaient une fière allure. Les femmes adoptèrent la grande coiffe en dentelle de Rosporden appelée c'hoeff mod skaër[9].
Lieux et monuments [modifier]
Patrimoine religieux [modifier]
La Chapelle Sainte-Barbe [modifier]
Située à flanc de colline, elle domine la vallée de l'Ellé. Elle est accessible, soit à pied en remontant l'Ellé, soit depuis le bourg (distance assez longue). Elle est enchâssée dans un site remarquable : le sommet de la colline offre une vue magnifique de la vallée. En dessous, au pied d'un escalier monumental à balustres, se trouve la chapelle ; seule une cloche pour les pèlerins se trouve en haut. La chapelle est dépourvue de nef en raison de l'exiguïté du terrain sur lequel elle est construite. Les insignes de la noblesse abondent dans le décor sculpté et peint. On peut y voir notamment les armes pleines des Boutteville, des Toulboudou et des Talhouët ; et les écus parti Boutteville-Du Chastel, parti Boutteville-Quimerch, parti Bouteville-Coëtquenan. Elle est classée aux monuments historiques[10]. Dans le voisinage immédiat de la chapelle :
- L'oratoire Saint-Michel construit sur un piton rocheux, relié par une passerelle à l'escalier conduisant à Sainte-Barbe.
- La fontaine Sainte-Barbe, en contrebas dans la vallée. Elle porte la date 1708. Autrefois les jeunes filles y laissaient tomber une épingle pour savoir si elles se marieraient dans l'année. Aujourd'hui, les pièces de monnaie les ont remplacées.
- En descendant dans la vallée, le visiteur peut, par ailleurs, découvrir le monde des fourmis et celui des abeilles dans une ferme-musée. Une rave-partie interdite s'est déroulée sur les lieux en 2004, et un jeune raveur a perdu la main en saisissant une grenade contenant du gaz incapacitant et de la tolite.
La chapelle Saint-Fiacre [modifier]
Elle a été reconstruite à partir de 1450 sur l'ordre des seigneurs de Boutteville. Son exceptionnel jubé de bois polychrome (datant de 1480) valut à son auteur, Olivier Le Loergan, d'être anobli par le duc de Bretagne. Elle possède également des vitraux de qualité. Elle est classée aux monuments historiques[11].
L'Église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption [modifier]
(XVIe siècle), incendiée en 1917 mais restaurée dix ans plus tard. Elle se singularise par son clocher aux formes originales. Elle abrite en outre deux très vieilles pierres tombales ornées des gisants de Peronelle de Bouteville et Bertrand de Trogoff, seigneurs locaux.
La chapelle Saint-Sébastien [modifier]
Construite fin du XVIe siècle et début XVIIe siècle, bas reliefs sculptés sur des sablières représentant divers scènes : sarabande conduite par un diable, martyre de saint sébastien, scène du roman de Renart. Elle est classée aux monuments historiques[12].
Autres monuments [modifier]
- La chapelle Saint-Adrien, probablement première moitié du XVIe siècle.
- La chapelle Saint-Jean, probablement fin XVe siècle et début XVIe siècle
- l'Ancien couvent des Ursulines du Faouët fondé en 1658 par Sébastien du Fresnay, accueille depuis 1987 le musée de peinture : le musée du Faouët
Maisons et autres établissements [modifier]
Les Halles du Faouët [modifier]
Edifiées entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle, elles sont longues de 53 mètres et larges de 19 mètres. Couvert d'une vaste toiture reposant sur de petites colonnes de granite, l'édifice s'ouvre de chaque côté par deux imposants portiques. Elles offrent un magnifique exemple de charpente ancienne, impressionnante par leur qualité et leur volume. Elles sont classées aux monuments historiques[13].
Le Musée du Faouët [modifier]
Situé au 1 rue de Quimper dans l'ancien couvent des Ursulines du XVIIe siècle, ouvert en 1987. Il présente une collection constituée de dessins, peintures, gravures et sculptures, témoignant de la vie quotidienne au Faouët de 1845 à 1945, il comprend plus de 400 œuvres.
Châteaux et manoirs [modifier]
- le Château de Barrégan, vestiges
- Manoir de Diarnelez, propriété de la famille Rousseau depuis le XIVe siècle jusqu'en 1717. En 1973 l'aile ouest qui comportait une belle galerie à arcades a été démontée et transférée dans le Finistère.
- Manoir de Kerihuel
Galerie photos [modifier]
-
Chapelle Saint-Fiacre, par Henri Alphonse Barnoin (1882–1940)
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Henri Alphonse Barnoin, (1882-1940), peintre français.
- Marius Borgeaud, peintre suisse, y a peint plusieurs années de suite, à partir de 1920
- Corentin-Jean Carré (1900-1918), le plus jeune poilu de la République, engagé à 15 ans, mort en 1918 ;
- Erwan Evenou, enseignant et écrivain de langue bretonne ;
- Lucien Kerjean, fondateur du bagad du Faouët.
- Jean-François Le Ny, (1924-2006), psychologue
- Le Soueff de Montalembert, homme de loi ; membre d'une famille noble de Lanvénégen. Né en 1757. Avant la Révolution française, il est avocat, bailli et juge au siège royal de Gourin. En 1790, il est élu au tribunal de district du Faouët. En septembre 1794, il est mis provisoirement en arrestation par le comité de surveillance de Le Faouët et est très vite libéré. En 1807, il est greffier de justice de paix et proposé comme juge[3].
- Marion du Faouët.
- Guy Wilthew, (1876-1930), peintre œuvres au musée du Faouët.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Secrétariat d'état à la culture Le Faouët et Gourin, inventaire topographique, Imprimerie Nationale, 1975.
- in Les Bonnets Rouges, Paris, Union Générale d'Éditions, coll. « 10/18 », 1975 : Boris Porchnev, Les buts et les revendications des paysans lors de la révolte bretonne de 1675 et Arthur Le Moyne de La Borderie, La Révolte du Papier Timbré advenue en Bretagne en 1675.
- Jean-Louis Debauve 1965
- Laurent Léna , Le Faouët sous la révolution et l'empire Son district, Saint Michel en Priziac, 1987.
- Association Mémoire du canton du Faouët, 39-45 en Centre-Bretagne, Le Faouët, Éditions Liv éditions, 2006 (ISBN 2-84497-096-6 et 978-2844970961)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
- Le Faouët , ouvrage collectif, L'aventure Carto,Quistinic, 2 e trimestre 1995
- Notice no PA00091189, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Notice no PA00091190, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Notice no PA00091192, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Notice no PA00091195, base Mérimée, ministère français de la Culture.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- R. Bouexel, Au pays du Faouët. E bro Ar Faoued, Quistinic, L'aventure Carto, 1991, 40 p.
- R. Bouexel, Y. Kervinio, D. Le Mestre, Le Faouët, Quistinic, L'aventure Carto, 1994, 143 p.
- B. Cadoret, « Le Faouët vers 1900 », Ar Men, no 108, 1999
- A.-L. Charles, Le Faouët autrefois. Ar Favoet gwechall, Le Faouët, Association « Mémoire de le Faouët », 1992, 222 p.
- J. Danigo, Le Faouët et ses chapelles, Châteaulin, Ed. Jos Le Doare, 1982, 32 p.
- L. Lena, Le Faouët au temps des seigneurs : des origines à la Révolution de 1789, Priziac, Presses de Saint-Michel, 1985, 225 p.
- L. Lena, Le Faouët sous la Révolution et l'Empire, Priziac, Presses de Saint-Michel, 1987, 408 p.
- L. Lena, Le Faouët, la chapelle Saint-Fiacre : son histoire et ses merveilles, Priziac, Presses de Saint-Michel, 1990, 104 p.
- G. Peron, Les Brizeux au Faouët, Carhaix, C.G.H.P, 2006, 8 p.
- E. Royer, Le Faouët, Rennes, Ed. Ouest-France, 1980, 32 p.
- Jean-Louis Debauve, La Justice révolutionnaire dans le Morbihan, Paris, à compte d'auteur, 1965
- Secrétariat d'état à la culture, Le Faouët et Gourin. Inventaire topographique, Paris, Imprimerie Nationale, 1975, 678 p.
