Le Faouët (Morbihan)

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Le Faouët
La chapelle Sainte-Barbe du Faouët.
La chapelle Sainte-Barbe du Faouët.
Blason de Le Faouët
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Faouët (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du pays du roi Morvan
Maire
Mandat
André Le Corre
2014-2020
Code postal 56320
Code commune 56057
Démographie
Gentilé Faouëtais, Faouëtaises
Population
municipale
2 840 hab. (2011)
Densité 83 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 02″ N 3° 29′ 25″ O / 48.0338888889, -3.4902777777848° 02′ 02″ Nord 3° 29′ 25″ Ouest / 48.0338888889, -3.49027777778  
Altitude Min. 53 m – Max. 202 m
Superficie 34,03 km2
Localisation

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Le Faouët

Le Faouët [lə fawɛt] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Nom[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes graphies connues du nom de la ville sont Fauoet vers 1330 et Le Fauoet au XVe siècle. Le nom en breton de la commune est Ar Faoued (à comparer au gallois ffawydd) qui signifie « hêtraie » en français. Cependant, on peut, en se tournant vers le latin du Glossaire de dom Lobineau, trouver la racine dans faveta / foveta, soit Les Fossées. Ce qui indiquerait les traces de l'établissement d'un camp romain (fovere castra : se retrancher dans un camp).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune du Faouët au nord-ouest du Morbihan.

Situation[modifier | modifier le code]

Le Faouët/Ar Faoued fait partie de la Cornouaille morbihannaise. Son territoire est délimité à l'ouest par le cours du ruisseau du moulin du Duc (frontière avec la commune limitrophe de Le Saint), au sud-ouest par celui de la rivière Inam (frontière avec les communes limitrophes de Guiscriff et Lanvénégen) et à l'est par celui de la rivière Ellé (frontière avec les communes limitrophes de Priziac et Meslan). La confluence de l'Ellé et de l'Inam constitue l'extrémité sud de la commune.

La ville est installée sur une colline qui culmine à 152 mètres d'altitude. Au centre de la ville, se trouvent les halles du XVIe siècle, vers lesquelles convergent les routes des villages voisins. La route départementale 769, une voie rapide reliant Lorient à Roscoff, contourne par l'est la ville en décrivant une grande courbe. Le plateau de Sainte Barbe, au nord-est de la petite cité, sur lequel est construit un clocher-beffroi abritant une cloche, surplombe de plus de 100 mètres le cours de l'Ellé. Ses versants abrupts, au sud et à l'est, sont occupés par une futaie. Au XVIe siècle, sur un terrain exigu, une chapelle dédiée à Sainte-Barbe a été construite.

L'Ellé, en contrebas de la chapelle Sainte-Barbe du Faouët.

À environ 2 km au sud de la ville, le bourg de Saint-Fiacre, qui s'est développé à proximité de la chapelle homonyme, constitue une importante agglomération secondaire. En 1793, y était recensés 129 habitants.

Liste des lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Barregan
  • Beg er Roch
  • Beg Roz
  • Bodez
  • Bois Clos, le
  • Bois du Mur
  • Botoharec
  • Boutouloué
  • Brancardic
  • Brugou, le
  • Coadic en Ny
  • Coat en Haie
  • Coat Loret
  • Coat Palès
  • Coat Quenven
  • Cosquéric
  • Cravic, le
  • Croch Besquellou
  • Croch Morvan
  • Croix Verte, la
  • Diarnelez
  • Drezers
  • Faouët, le
  • Gohlen, le
  • Gorez
  • Grand Pont, le
  • Guernalez
  • Guervienne
  • Helles le
  • Keranna
  • Ker Baniel
  • Ker Calvez
  • Ker Maria
  • Ker Yannick
  • Keranrouë
  • Keranval
  • Kerauffrédic
  • Kerballec
  • Kerbic
  • Kerbloch
  • Kercadoret
  • Kerdaouscoët
  • Kerdouriou
  • Kerdudou
  • Kerforc'h
  • Kerforc'h Vihan
  • Kergoff
  • Kergroës
  • Kerihuel
  • Keriellou Vihan
  • Keriellou Vras
  • Kerly
  • Kermaguer
  • Kermine
  • Kernot Vian
  • Kernot Vras
  • Kernou
  • Kerosa
  • Kerozec
  • Kerroc'h
  • Kerrousseau
  • Kerscoët
  • Kerscuber
  • Kersoufflet
  • Kervidonnic d'en Haut
  • Kervinien
  • Lambelleguic
  • Lande de Saint Fiacre
  • Leinlosten
  • Leinmeur
  • Lindorum
  • Métairie Neuve, la
  • Miné Cosquer
  • Miné, le
  • Minémeur
  • Moulin Berzen
  • Moulin Blanc
  • Moulin de Barregan
  • Moulin d'en Haut
  • Moulin du Guel
  • Moulin du Mur
  • Moulin du Pont Blanc
  • Ouarioua
  • Parc Charles
  • Parc Marrec
  • Penanrun
  • Penfel
  • Petit Coat Loret
  • Petit Coat Queven
  • Petit Cosqueric
  • Pont Blanc
  • Pont du Duc
  • Pont du Hellès
  • Pont du Mabot
  • Pont er Lann
  • Pont er Mahat
  • Pont Priant
  • Pont Tanguy
  • Porz en Haie
  • Restalgon
  • Restemblaye
  • Rozenlaër
  • Saint Adrien
  • Sainte Barbe
  • Saint Fiacre
  • Saint Jean
  • Saint Sébastien
  • Stang Groez
  • Stéroulin
  • Toulsable
  • Trosalaün
  • Ty Ascouët
  • Ty Blomen
  • Ty Cosquéric
  • Ty Cravic
  • Ty Lann
  • Ty Nehué
  • Ty Parc
  • Ty Planche
  • Ty Poder
  • Villeneuve Barrégan
  • Villeneuve Pont er Lann
  • Villeneuve Rouzen

Distance de plusieurs villes françaises[modifier | modifier le code]

Ville Quimperlé Lorient Pontivy Quimper Morlaix Vannes Saint-Brieuc Brest Rennes Nantes Paris Nice
Distance

Orientation

19 km

(S)

33 km

(S-E)

39 km

(E)

47 km

(O)

66 km

(N-O)

69 km

(S-E)

75 km

(N-E)

84 km

(N-O)

134 km

(E)

171 km

(S-E)

439 km

(N-E)

959 km

(S-E)

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs trouvailles attestent d'une présence humaine à l'âge du bronze sur le territoire de la commune. Ainsi une hache de combat en cuivre arsenié a été découverte en 1882 au village de Kersoufflet et un petit dépôt de 14 haches à douille, sorte de monnaie avant l'heure, a été découvert en 1909 au village de Keranval.

Les seigneurs du Faouët[modifier | modifier le code]

Gisants de Perronnelle de Boutteville et de Bertrand de Trogoff, seigneurs locaux.

Le Faouët était le siège d'une seigneurie. Les premiers seigneurs, dont nous ignorons le nom, furent sans doute des cadets des Vicomtes de Gourin. L'un d'entre eux, Geoffroy du Faouët, participa aux croisades au temps de Saint Louis. Plusieurs familles se succédèrent par la suite à la tête de celle-ci : les Bouteville, originaires de Normandie, du XIVe au XVIe siècle puis à la suite d'une alliance, les Goulaine du XVIe au XVIIe siècle, puis les Du Fresnay, puis en 1740 les Argouges de Rannes et enfin à la veille de la Révolution, les Montreuil. La seigneurie fut érigée en baronnie en 1495 par la duchesse Anne de Bretagne. La famille de Bouteville a laissé le souvenir d'une famille de grands bâtisseurs. On leur doit notamment la construction des chapelles de Saint-Fiacre et de Sainte-Barbe, des joyaux de l'art gothique flamboyant, et des halles du Faouët. Ils occupèrent des charges importantes de chambellan du duc François II et du roi de France François Ier. Leurs armes « d'argent à cinq fusées de gueules en fasce » figurent toujours sur les vitraux des chapelles Sainte-Barbe et Saint-Fiacre. Elles y sont soit entières soit mi-parti avec celles des Quimerch, des Coëtquenan et des du Chastel, les familles avec qui ils étaient alliés. Elles servent aujourd'hui de blason à la ville du Faouët. Les Goulaine participèrent activement aux guerres de la ligue. Bien qu'ils aient soutenu Mercœur dans ses visées séparatistes, ils réussirent à obtenir le pardon du roi en raison de leur droiture. Claude II de Goulaine, le dernier des Goulaine, démembra le domaine de la baronnie et vendit séparément les différentes parties. René Du Fresnay de Coetcodu, dont la famille était originaire de Langoëlan, lui acheta en 1644 le château du Faouët et de nombreuses terres. Les seigneurs du Faouët percevaient de nombreux droits et taxes dont un droit de passage sur les différents ponts permettant d'accéder à la ville : le pont Dynam à l'ouest, le pont de la Coutume au sud et le pont Tanguy à l'est.

Les Halles[modifier | modifier le code]

Les halles

L'existence des halles est attestée dès 1542. Celles-ci sont mentionnées dans un aveu du seigneur du Faouët où il est dit qu'elles lui appartenaient de temps immémorial. Il s'y tenait marché tous les mercredis, ainsi que neuf foires annuelles, puis quatorze à partir du XVIIe siècle. Elles constituaient un revenu substantiel pour le seigneur du lieu qui percevait diverses taxes. La plus rentable était celle dite de la « grande verge » prélevée sur les papiers (110 livres par an), venaient ensuite la « place des estaulx » (22 livres/an), la « place de cuyr » (8 livres/an), la « place de laine » (8 livres/an) et la « coutume des mareschaulx » (20 sous/an). L'édifice sera racheté par la municipalité en 1815 à la famille d'Argouges de Ranes alors que celui-ci est à moitié en ruine et fera l'objet par la suite de nombreux travaux de restauration. Une chambre d'horloge sera installée sur le faîtage, remplacée ensuite par un clocher[1].

XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Le château fort des Boutteville au Faouët, que le chroniqueur médiéval Jean Froissart qualifie de « petit fort », fut assiégé en 1342 par les troupes du roi d'Angleterre Édouard III pendant la guerre de Succession de Bretagne. Une garnison anglaise s'y installa mais le château fut successivement repris par les partisans de Charles de Blois et de Jean de Montfort. À la fin de la guerre, le château était ruiné et les seigneurs du Faouët firent de leur manoir à Le Saint leur résidence principale. Ils ne se réinstalleront dans la petite ville qu'au milieu du XVIe siècle.

XVe siècle[modifier | modifier le code]

Blasons d'un vitrail de la chapelle Sainte-Barbe du Faouët; y figurent les armes des Bouteville ( en entier en supériorité et sinon mi-parti avec celles des familles alliées : du Chastel; Quimerch; Coëtquenan ) ainsi que les armes entières des Toulbodou

Dans un acte daté du 6 juillet 1489, Jean De Bouteville, à la demande de Jean de Toulbodou, fait donation d'une parcelle de terre au lieu-dit Roc'h ar Marc'h bran (nom signifiant montagne du corbeau mâle en français) pour l'édification d'une chapelle en l'honneur de sainte Barbe. En effet une légende rapporte que Jean de Toulboudou, seigneur de Guidfoss en Plouray, fut surpris par un violent orage dans les environs de Roc'h ar Marc'h bran alors qu'il était parti à la chasse. Craignant pour sa vie, d'énormes rochers frappés par la foudre étant sur le point de le broyer, il invoqua alors sainte Barbe et lui promit de lui bâtir une chapelle à cet endroit même s'il en réchappait. Ayant eu la vie sauve, ce sera chose faite.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1595, La Fontenelle dut abandonner le bourg ; il s'empara du château de Cremenec, situé non loin de là à Priziac.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Cette commune est citée pour avoir participé à la « Révolte des Bonnets rouges » ou « Révolte du papier timbré » survenue en 1675[2].

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

L'auberge du Lion d'or devenue les Trois-Piliers puis démolie en 1878

Cette petite ville devient célèbre par les activités de Marion du Faouët, chef d'une bande de brigands. L'agglomération du Faouët dépasse alors le millier d'habitants comme ses voisines de Gourin et Guémené. La place des halles est entourée de constructions à piliers permettant d'en faire le tour sans être mouillée ce qui fait dire au marquis De Robien en 1756 que les devants des maisons soutenus par des piliers entourant la place forment un porche agréable à la vue. La dernière maison à piliers de l'agglomération, située rue du château, sera détruite dans les années 1950.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille du Faouët.

Le Faouët devient chef-lieu d'un district[3] de 1790 à 1795 ; il y est donc créé un tribunal de district. Jean René Maurice Le Souef de Montalembert, né en 1757 à Lanvénégen, y est élu comme juge. En septembre 1794, il est mis provisoirement en arrestation par le comité de surveillance de Le Faouët et est très vite libéré[3]. La ville devient rapidement acquise aux idées révolutionnaires tandis que la campagne alentour y devient hostile. Ses administrateurs, notamment Jean-Marie Bargain, commissaire du district, font preuve d'un grand zèle républicain. Ils n'hésitent pas à se porter acquéreurs de biens nationaux et appliquent sans hésitation les mesures votées à l'assemblée nationale. La ville est attaquée à trois reprises par les chouans durant cette période troublée. La première attaque se produit dans la nuit du 28 au 29 janvier 1795. Les assaillants attaquent de plusieurs côtés à la fois : par la rue du Poher, la rue du château et l'actuelle rue de Saint-Fiacre. Ils sont repoussés par la petite garnison du Faouët qui s'est retranchée sous les halles. Celle-ci est constituée de 12 canonniers, 90 hommes de la garde nationale, 38 hommes de lignes, 5 chasseurs à cheval et 3 gendarmes. Elle oppose un feu nourri. Les deux canons notamment causent de lourdes pertes. Les chouans laissent sur le terrain 14 morts, 8 blessés et plusieurs prisonniers. La seconde attaque a lieu le 30 juin 1795 mais les chouans ne rencontrent aucune résistance, la garnison étant absente, et sont plutôt bien accueillis par la population. Les patriotes de la ville ont en effet pris la fuite pour trouver refuge à Lorient. La troisième attaque se produit le 6 janvier 1800. Les chouans pénètrent dans une ville une nouvelle fois désertée par sa garnison et ses patriotes. Ils abattent l'arbre de la liberté et pillent les demeures de Jean Marie Bargain et des principaux acquéreurs de biens nationaux[4].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les peintres du Faouët à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

De 1860 à 1920, Le Faouët devint l'un des principaux centres artistiques de la Bretagne intérieure, attirant de nombreux peintres et photographes français et étrangers. Leur venue fut facilitée par l'arrivée du chemin de fer à Quimperlé en 1865, ville distante de 26 kilomètres, puis au Faouët même en 1906. Les artistes sont hébergés principalement dans les deux hôtels, Le Lion d'Or et La Croix d'Or, donnant sur la place des Halles, qui s'équipent d'ateliers pour artistes et de chambres noires pour photographes. Leurs sujets de prédilection sont les scènes de marchés et de vie quotidienne, donnant l’image d’une Bretagne immuable ancrée dans le passé, ainsi que les monuments, principalement les Halles du XVIe siècle et les chapelles du Faouët et de la région, ainsi que les paysages avoisinants.

Les premiers peintres à s'être intéressés au Faouët fut François Hippolyte Lalaisse qui s'intéressa au costume faouëtais, et Léon Gaucherel.

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Guy Wilthew : Le bénitier de la chapelle Saint-Fiacre (1878, Musée du Faouët)

« À la veille de la guerre de 1914, Le Faouët était une véritable ruche d'artistes cosmopolites qui parcouraient la campagne à la recherche de chapelles, de chaumières ou de personnages pittoresques. Ils arrivaient aux beaux jours par le train et logeaient pendant deux ou trois mois à l'Hôtel de la Croix d'Or ou du Lion d'Or, liant amitié avec des notables comme le député-maire[5] ou le pharmacien[6]. »

Parmi ces peintres, l'anglais Guy Wilthew (1876-1920), qui loge à l'hôtel de la Croix d'Or, épouse l'une des filles du peintre Louis-Marie Le Leuxhe (1847-1896) et séjourne régulièrement au Faouët jusqu'à son décès[7]. Le fils de ce dernier, Alphonse Le Leuxhe[8] (1880-1914), débuta aussi une carrière d'artiste-peintre, prématurément interrompue par son décès pendant la Première Guerre mondiale.

Un autre peintre britannique fréquentant Le Faouët est le gentilhomme gallois Sydney Curnow Vospers (1866-1942)[9] ; le belge Oscar Chauvaux[10] (1874-1965), naturalisé français, séjourna aussi à plusieurs reprises au Faouët au début du XXe siècle avant de devenir en 1934 conservateur du Musée de Locronan[11]. Trois peintres y installent un atelier à demeure : les français Germain David-Nillet, qui vint au Faouët pour la première fois en 1902, et Arthur Midy, ainsi que le suisse Marius Borgeaud, qui ne passe que quelques années au Faouët entre 1920 et 1922, séjournant principalement à Rochefort-en-terre. De nombreux autres peintres viennent plus brièvement comme Fernand Legout-Gérard, Émile Compard, Auguste Leroux, Charles Rivière, Émile Schmidt-Vehrlin[12], Robert Yan, etc.. ou encore Jeanne-Marie Barbey (1876-1960), également photographe[13]. Élisabeth Sonrel (1874-1953) séjourne également, réalisant plusieurs œuvres au Faouët, peignant notamment Femme et enfants sur la place des Halles du Faouët (vers 1910, Musée du Faouët)[14].

Tous ces peintres ont laissé de nombreux témoignages de la vie au Faouët à cette époque :

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Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument commémoratif en l'honneur de Corentin Carré

Le nombre de tués sur les champs de bataille ou des suites de leurs blessures reçues au cours des combats, lors de la Première Guerre mondiale, s'élève à 165 pour la seule commune du Faouët et 922 pour l'ensemble du canton. Un chiffre élevé qui s'explique par une population très jeune et constituée majoritairement de paysans faiblement instruits versés de préférence dans les régiments d'infanterie de l'Armée de terre. L'un d'entre eux, Corentin-Jean Carré, engagé volontaire à 15 ans au 410ème régiment d'infanterie, ayant devancé l'appel en mentant sur son âge, est considéré comme le plus jeune poilu de France. Il mourut après avoir été abattu lors d'un combat aérien au-dessus de Verdun le 18 mars 1918.

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Des "fêtes bardiques" sont organisées au Faouët par le Gorsedd le dimanche 23 août 1931, rencontrant selon le journal Ouest-Éclair un grand succès populaire[15].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Soldats allemands procédant à des contrôles d'identité place des halles le 7 mai 1944
  • Deux familles juives, venues de région parisienne, trouvent refuge au Faouët après la rafle du vélodrome d'hiver en juillet 1942. Elles échappent aux recherches et regagnent Paris à la fin de l'année 1944[16].
  • Une cour martiale allemande a siégé pendant deux jours de juin 1944 à l'école Sainte-Barbe (actuellement collège Sainte-Barbe). Ce lieu servait également de prison et de centre de torture. Plusieurs dizaines de résistants furent condamnés à mort pendant ces deux jours. Vingt-huit d'entre eux ont été fusillés à Lanvénégen le 24 juin 1944 ; l'un d'eux a survécu[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Le Faouët

d'argent à cinq fusées de geules en fasce.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie du Faouët
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1989 Raymond Noël Lannuzel    
1989 1995 Francis Le Pichon PS  
1995 2001 Raymond Noël Lannuzel    
mars 2001 2008 Francis Le Pichon PS  
mars 2008 en cours André Le Corre    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 840 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 800 2 580 2 570 2 129 2 662 2 911 2 958 3 228 3 160
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 038 2 945 2 977 2 760 2 922 3 105 3 258 3 277 3 142
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 260 3 526 3 702 3 727 3 760 3 561 3 567 3 893 3 307
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 057 3 048 3 149 3 177 2 869 2 806 2 882 2 840 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le Faouët dépendait du présidial de Quimper (sénéchaussée de Gourin) et de l'évêché de Cornouaille. La population parlait en majorité le Breton cornouaillais jusqu'au basculement linguistique des années 1950-60 qui a vu le français dépasser, puis marginaliser le breton. Le Cornouaillais n'est utilisé que dans quatre communes du canton de Gourin et trois communes du canton du Faouët, tandis que les autres bretonnants du département du Morbihan parlent le Breton vannetais. Pour tenir compte de ce particularisme local, on imprima à Vannes jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale des livres de prière et cantiques particuliers, assortis de la mention : « Escopti Guened, evit bro Gourin hag ar Faoued » (Evêché de Vannes, pour les pays de Gourin et du Faouët). À la rentrée 2013, 32 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique[19].

Costumes[modifier | modifier le code]

Henri Guinier : Veille Bretonne portant un capot sur la tête.

Au XIXe siècle, le costume porté au Faouët était celui également porté dans le pays Pourlet ainsi qu'à Guiscriff, Lanvénégen et Langonnet. Les hommes portaient une culotte bouffante, remplacée plus tard par un pantalon étroit, retenue par une large ceinture de cuir à boucle de métal ciselé, ainsi qu'une veste caractérisée par un empiècement dans le dos, d'où partaient onze raies piquées. Fernand Cadoret rapporte dans ses mémoires que le gilet et les braies de toile écrue du paysan du Faouët ne devaient jamais connaître le contact d'un lavoir. Les femmes portaient en hiver sur la tête un capot dit kapot ribot auquel était fixé à la base arrière un large mantelet triangulaire bordé d'un ruban de velours. Le capot était remplacé en été par une coiffe de toile blanche. Entre 1890 et 1930, les hommes et les femmes du Faouët adoptèrent le costume de Rosporden tout en maintenant certains particularismes locaux. Les hommes adoptèrent un gilet mod skaër qui montait jusqu'au col ainsi qu'un grand chapeau à larges bords dit tok mod skaër qui leur donnaient une fière allure. Les femmes adoptèrent la grande coiffe en dentelle de Rosporden appelée c'hoeff mod skaër[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La Chapelle Sainte-Barbe[modifier | modifier le code]

Située à flanc de colline, elle domine la vallée de l'Ellé. Elle est accessible, soit à pied en remontant l'Ellé, soit depuis le bourg (distance assez longue). Elle est enchâssée dans un site remarquable : le sommet de la colline offre une vue magnifique de la vallée. En dessous, au pied d'un escalier monumental à balustres, se trouve la chapelle ; seule une cloche pour les pèlerins se trouve en haut. La chapelle est dépourvue de nef en raison de l'exiguïté du terrain sur lequel elle est construite. Les insignes de la noblesse abondent dans le décor sculpté et peint. On peut y voir notamment les armes pleines des Boutteville, des Toulboudou et des Talhouët ; et les écus parti Boutteville-Du Chastel, parti Boutteville-Quimerch, parti Bouteville-Coëtquenan. Elle est classée aux monuments historiques[21]. Dans le voisinage immédiat de la chapelle :

  • L'oratoire Saint-Michel construit sur un piton rocheux, relié par une passerelle à l'escalier conduisant à Sainte-Barbe.
  • La fontaine Sainte-Barbe, en contrebas dans la vallée. Elle porte la date 1708. Autrefois les jeunes filles y laissaient tomber une épingle pour savoir si elles se marieraient dans l'année. Aujourd'hui, les pièces de monnaie les ont remplacées.
  • En descendant dans la vallée, le visiteur peut, par ailleurs, découvrir le monde des fourmis et celui des abeilles dans une ferme-musée. Une rave-partie interdite s'est déroulée sur les lieux en 2004, et un jeune raveur a perdu la main en saisissant une grenade contenant du gaz incapacitant et de la tolite.

La chapelle Saint-Fiacre[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Fiacre.

Elle a été reconstruite à partir de 1450 sur l'ordre des seigneurs de Boutteville. Son exceptionnel jubé de bois polychrome (datant de 1480) valut à son auteur, Olivier Le Loergan, d'être anobli par le duc de Bretagne. Elle possède également des vitraux de qualité. Elle est classée aux monuments historiques[22].

L'Église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption.

Elle date du XVIe siècle ; elle est victime d'unincendiée en 1917 qui en détruisit totlement la toiture, mais elle fut restaurée dix ans plus tard. Elle se singularise par son clocher aux formes originales. Elle abrite en outre deux très vieilles pierres tombales ornées des gisants de Peronelle de Bouteville et Bertrand de Trogoff, seigneurs locaux[23].

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La chapelle Saint-Sébastien[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Sébastien.

Construite fin du XVIe siècle et début XVIIe siècle, bas reliefs sculptés sur des sablières représentant divers scènes : sarabande conduite par un diable, martyre de saint sébastien, scène du roman de Renart. Elle est classée aux monuments historiques[24].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Jean.

Maisons et autres établissements[modifier | modifier le code]

Les Halles du Faouët[modifier | modifier le code]

Les halles du Faouët ont été édifiées entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle, elles sont longues de 53 mètres et larges de 19 mètres. Couvert d'une vaste toiture reposant sur de petites colonnes de granite, l'édifice s'ouvre de chaque côté par deux imposants portiques. Elles offrent un magnifique exemple de charpente ancienne, impressionnante par leur qualité et leur volume. Elles sont classées aux monuments historiques[25].

Le musée du Faouët[modifier | modifier le code]

Situé au no 1, rue de Quimper dans l'ancien couvent des Ursulines du XVIIe siècle, le musée est ouvert en 1987. Il présente en particulier une collection, dédiée aux peintres du Faouët, constituée de dessins, peintures, gravures et sculptures, témoignant de la vie quotidienne au Faouët de 1845 à 1945, et comprend plus de 400 œuvres.

Le Faouët est l'un des rares bourgs de la Bretagne intérieure[26] à avoir intéressé les artistes, généralement plus attirés par le littoral et les thèmes marins. Dès la fin du XIXe siècle, Le Faouët est fréquenté par des peintres comme Emmanuel Lansyer, Léon Germain Pelouse, Peder Severin Krøyer, Léon Couturier, suivis dans les premières décennies du XXe siècle par Germain David-Nillet, Constant Puyo, Philippe Tassier, Charles Lhermitte, Arthur Midy, Fernand Legout-Gérard, Marius Borgeaud, Émile Compard, Élisabeth Sonrel, Charles Rivière[27]. Mais d'autres peintres, sans avoir fréquenté longuement la commune, l'ont aussi représentée comme Maxime Maufra, Henri Alphonse Barnoin ou Mathurin Méheut. Des artistes anglais sont aussi venus au Faouët tels que Charles W. Bartlett, Guy Wilthew, Walter Chetwood Aiken, Claude Marks, etc[28].

Article détaillé : Musée du Faouët.

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

  • le Château de Barrégan, vestiges
  • Manoir de Diarnelez, propriété de la famille Rousseau depuis le XIVe siècle jusqu'en 1717. En 1973 l'aile ouest qui comportait une belle galerie à arcades a été démontée et transférée dans le Finistère.
  • Manoir de Kerihuel


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument à Corentin-Jean Carré (1900-1918).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Secrétariat d'état à la culture Le Faouët et Gourin, inventaire topographique, Imprimerie Nationale, 1975.
  2. in Les Bonnets Rouges, Paris, Union Générale d'Éditions, coll. « 10/18 »,‎ 1975 : Boris Porchnev, Les buts et les revendications des paysans lors de la révolte bretonne de 1675 et Arthur Le Moyne de La Borderie, La Révolte du Papier Timbré advenue en Bretagne en 1675.
  3. a et b Jean-Louis Debauve 1965
  4. Laurent Léna , Le Faouët sous la révolution et l'empire Son district, Saint Michel en Priziac, 1987.
  5. Victor-Robic
  6. Bertand Frélaut, La merveilleuse Bretagne des peintres, Geoges Naef, 20004 [ISBN 2-8313-0387-7]
  7. http://fr.topic-topos.com/le-benitier-de-la-chapelle-saint-fiacre-le-faouet-pays-du-roi-morvan
  8. Né le 5 février 1880 au Faouët, tué le 17 décembre 1914 à Mesnil-Martinsart (Somme), http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/complementter.php?id=642786&largeur=1600&hauteur=900
  9. https://en.wikipedia.org/wiki/Sydney_Curnow_Vosper
  10. Oscar Chauvaux est né à Bruxelles en 1874 et décédé à Montgeron en 1965. Le musée du Faouët possède une toile de lui, représentant la chapelle Saint-Tugen en Primelin (Finistère)
  11. http://fr.topic-topos.com/oscar-chauvaux
  12. Né en 1850 à Glaris (Suisse), décédé en 1925
  13. http://www.editionsdejuillet.com/products/jeanna-marie-barbey-une-peintre-photographe-en-centre-bretagne et http://www.lumieredesroses.com/expositions/52/jeanne-marie-barbey
  14. http://www.museedufaouet.fr/pages/boutique/article-76-18-0-0-carte_postale_mere_et_enfants_sur_la_place_des_halles_au_faouet-la_premiere_guerre_mondiale_vue_par_les_peintres_de_la_bretagne--.html
  15. Journal Ouest-Éclair no 12709 du 24 août 1931, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k624547c/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  16. a et b Association Mémoire du canton du Faouët, 39-45 en Centre-Bretagne, Le Faouët, Éditions Liv éditions,‎ 2006 (ISBN 2-84497-096-6 et 978-2844970961)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  19. Sifroù distro-skol ar c'helenn divyezhek e 2013' rapport sur le site de l'Office public de la langue bretonne.
  20. Le Faouët, ouvrage collectif, L'aventure Carto,Quistinic, 2e trimestre 1995
  21. « Notice no PA00091189 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Notice no PA00091190 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. http://www.morbihan.com/eglise-notre-dame-de-l-assomption/le-faouet/tabid/7430/offreid/da4833e8-218d-461d-a693-4532fc035224/detail-visites.aspx
  24. « Notice no PA00091192 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Notice no PA00091195 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. On peut toutefois aussi citer Rochefort-en-Terre, Châteauneuf-du-Faou, Huelgoat
  27. Peintre né à Orléans en 1848 et décédé à Paris en 1920, voir http://fr.topic-topos.com/le-tambour-de-ville-le-faouet-pays-du-roi-morvan
  28. Henri Belbéoch et René Le Bihan, 100 peintres en Bretagne, éditions Palantines, 1995 (ISBN 2-9504685-7-8).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • R. Bouexel, Au pays du Faouët. E bro Ar Faoued, Quistinic, L'aventure Carto,‎ 1991, 40 p.
  • R. Bouexel, Y. Kervinio, D. Le Mestre, Le Faouët, Quistinic, L'aventure Carto,‎ 1994, 143 p.
  • B. Cadoret, « Le Faouët vers 1900 », Ar Men, no 108,‎ 1999
  • A.-L. Charles, Le Faouët autrefois. Ar Favoet gwechall, Le Faouët, Association « Mémoire de le Faouët »,‎ 1992, 222 p.
  • J. Danigo, Le Faouët et ses chapelles, Châteaulin, Ed. Jos Le Doare,‎ 1982, 32 p.
  • L. Lena, Le Faouët au temps des seigneurs : des origines à la Révolution de 1789, Priziac, Presses de Saint-Michel,‎ 1985, 225 p.
  • L. Lena, Le Faouët sous la Révolution et l'Empire, Priziac, Presses de Saint-Michel,‎ 1987, 408 p.
  • L. Lena, Le Faouët, la chapelle Saint-Fiacre : son histoire et ses merveilles, Priziac, Presses de Saint-Michel,‎ 1990, 104 p.
  • G. Peron, Les Brizeux au Faouët, Carhaix, C.G.H.P,‎ 2006, 8 p.
  • E. Royer, Le Faouët, Rennes, Ed. Ouest-France,‎ 1980, 32 p.
  • Jean-Louis Debauve, La Justice révolutionnaire dans le Morbihan, Paris, à compte d'auteur,‎ 1965
  • Secrétariat d'état à la culture, Le Faouët et Gourin. Inventaire topographique, Paris, Imprimerie Nationale,‎ 1975, 678 p.