Lannilis
| Lannilis | ||
Le château de Kerouartz |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Finistère | |
| Arrondissement | Brest | |
| Canton | Lannilis (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Plabennec et des Abers | |
| Maire Mandat |
Claude Guiavarc'h 2008-2014 |
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| Code postal | 29870 | |
| Code commune | 29117 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Lannilisien | |
| Population municipale |
5 293 hab. (2010) | |
| Densité | 225 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
37 226 hab. | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 58 m | |
| Superficie | 23,52 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel de la mairie de Lannilis | |
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Lannilis [lanilis] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Située sur la côte nord du département, à 25 km de Brest, son territoire est inséré entre deux abers, l'Aber-Benoît au sud-est et l'Aber-Wrac'h au nord-est, qui s'ouvrent sur l'océan Atlantique.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Communes limitrophes [modifier]
Les communes limitrophes sont les suivantes :
Accès [modifier]
Lannilis est desservie par quatre routes départementales : la D 113 qui vient de Plouguerneau au nord, la D 128 qui mène à Landéda à l'ouest, la D 28 qui relie Lesneven à Tréglonou d'est au sud et la D 13 qui relie Plouguerneau à Brest, par Bourg-Blanc et Gouesnou.
La ligne 36 Brest - Plouguerneau du réseau d'autocars départemental Penn-ar-Bed dessert également la commune plusieurs fois par jour. Les arrêts de car sont situés à Paluden, à la Croix Rouge, au Flescou, au Prat, au Bourg et à Kerveur.
Le port de Paluden [modifier]
En descendant vers l'aber, vous trouverez le « vieux pont » inauguré le 19 novembre 1933, en présence des notables départementaux et sous la présidence de Monsieur Audren de Kerdrel, maire de Lannilis et conseiller général du canton. Faites un crochet pour aller voir le petit port de Paluden, niché au fond d'un bras de l'aber. Ce petit port est un havre de calme. Il est en effet protégé des tempêtes qui fouettent la côte, le vent ne remontant pas la rivière, c'est pourquoi beaucoup de plaisanciers ont choisi cet endroit comme port d'attache.
Paluden est aussi un petit port de marchandises. La région compte en effet de nombreux négociants en matériaux, importateurs de bois du Nord (Norvège, Suède, Finlande, Russie etc.) et bon an mal an ce sont environ 35 000 m3 de bois qui sont ainsi débarqués.
Il y a plus d'une trentaine d'années, ce port servait aussi à faire venir le ciment des grandes cimenteries du Nord ou de Marseille. Les bateaux accostaient au rythme d'un par semaine. Cette activité a cessé depuis qu'une usine d'ensachage s'est installée à Landerneau. Pendant plusieurs années, des « sabliers » s'en allaient à l'embouchure de l'aber, sur les bancs, pour prélever le sable employé par les entreprises du bâtiments. Leurs allées et venues étaient rythmées par les marées.
Sous l'Ancien Régime déjà, le port de Paluden connaissait une activité soutenue : blé, épices, bois, sel y étaient débarqués. Une description du port de Paluden datant de 1889 précise :
« À deux kilomètres de Lannilis, et sur la rivière de l'Aber Wrac'h, au point où elle cesse d'être navigable, c'est-à-dire à quatre kilomètres dans les terres, se trouve le petit port de Paluden, recevant chaque année de 30 à 40 navires, qui y apportent des marchandises pour Plouguerneau et Lannilis. Placé au sein d'une riche contrée, il se trouve, de plus, dans d'excellentes conditions nautiques, étant accessible, à toute heure de marée, aux bâtiments calant de 6 à 7 mètres d'eau. Il est à regretter qu'il soit encore dépourvu de quais et des ouvrages nécessaires pour faciliter les opérations qui y ont lieu[1]. »
À proximité, en descendant l'aber, on aperçoit les vestiges imposants d'une ancienne usine, restes d'un projet avorté d'une usine marémotrice qui n'a jamais vu le jour.
Histoire [modifier]
Toponymie [modifier]
Le toponyme Lannilis se compose de deux éléments bretons :
- Lann : ce terme d'origine celtique remonte aux migrations bretonnes des Ve et VIIe siècles en Armorique. Il désigne un « lieu consacré, un ermitage, un monastère » ou une « église »[2].
- Iliz : ce mot signifie « église » et la traduction latine Lanna Ecclesiae du nom figurant dans un acte de cession par Even Bohic daté du 16 mai 1344 plaide en ce sens.
Lannilis voudrait donc dire le lieu consacré ou l'ermitage de l'église, sous-entendu près de ou lié à l'église[3].
Lannilis dépendait de l'ancienne paroisse de Ploudiner et n'est devenue autonome qu'au XVe siècle[4].
Héraldique [modifier]
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Les armes de Lannilis se blasonnent ainsi : d'azur à trois macles d'or[5]. |
Origines [modifier]
La commune de Lannilis est issue de la paroisse du même nom. Celle-ci résulte elle-même d'un démembrement de la paroisse primitive de Ploudiner au XVe siècle[4], dont sont également issus les territoires de Landéda et Brouennou. Lannilis correspondait à l'ancien chef-lieu de Ploudiner. Ce n'est qu'en 1842 que la frontière communale avec Landeda, qui a absorbé Brouennou en 1829, est établie.
Selon l'hagiographie, en l'occurrence la Vie de saint Goueznou, écrite en 1019, la création de ce territoire remonte à saint Tudogilus. Ce personnage y est décrit comme père de plusieurs autres fondateurs, dont celui qui est l'objet de la Vita. Venant de Grande-Bretagne, il installe quant à lui son ermitage au lieu dénommé Lothonou ou Lothuznou en Ploudiner.
La paroisse de Lannilis faisait partie de l'archidiaconé de Kemenet-Ily relevant de l'évêché de Léon et était sous les vocables de saint Pierre et de saint Paul.
La famille de Kerouartz à Lannilis [modifier]
La famille de Kerouartz a marqué l'histoire de Lannilis et de la région[6] ; plusieurs membres de cette famille[7] ont laissé une place notable dans l'histoire :
- Macé de Kerouartz, qui participa en 1248 à la Septième croisade.
- Hervé de Kerouartz, homme d'armes au service du pape Grégoire XI et se battit contre les Florentins en 1396.
- Allain II, sieur de Kerthomas, décédé en 1602, marié avec Isabeau du Chastel.
- Leur fils, Claude de Kerouartz, né le 8 août 1581, décédé en 1627, chevalier de l'Ordre du roi, qui reconstruisit vers 1620 le château de Kerouartz. Marié avec Françoise de Kerbic.
- Leur fils, Jean II de Kerouartz, né le 8 janvier 1606, décédé le 10 mai 1661, époux de Catherine du Lys
- Leur fils,Paul-François-Xavier, marquis de Kerouartz, né le 12 décembre 1649, marié avec Marie Madeleine de Rhunes de D'Auffroy, puis avec Louise Ane Dauvet de Rieux. Capitaine de chevau-légers, il participa aux guerres de Louis XIV.
- Leur fils, Sébastien-Louis de Kerouartz, né vers 1704, décédé le 20 décembre 1772, qui épousa en 1732 Marie-Jeanne de Kergroadès, de Brélès
- Leur fille, Marie-Jeanne-Charlotte de Kerouartz, née en 1734, décédée le 12 juin 1775 à Morlaix, mariée avec son cousin au 7e degré François-Jacques de Kerouartz, seigneur de L'Isle, né le 21 avril 1734 à Guiclan, décédé le 5 août 1775 à Lannilis.
- Leur fils, Jacques-Louis-François-Marie-Toussaint, né le 25 août 1761 à Morlaix, décédé le 25 février 1844 à Guingamp, chef de nom et d’armes, chevalier, et marquis de Kerouartz, comte de Penhoët, vicomte de Kermolic, châtelain de Lossulien, seigneur de Lezarazien, lieutenant-colonel de cavalerie et Major en second d’infanterie, parrain de l'une des cloches de l'église paroissiale de Lannilis en 1790[8].
- Louis-Marie-Joseph de Kerouartz de Lézérazien, frère du précédent, né le 22 juillet 1766 au château de Kerouartz et décédé le 7 mai 1825 se maria d'abord le 21 août 1798 avec Mathurine de La Porte Vezins, décédée le 28 mars 1803, puis le 10 mars 1805 avec Aimée Marie Miorcec de Kerdanet, née le 1er novembre 1783 et décédée le 25 octobre 1853.
- Leur fille, Marie-Jeanne-Charlotte de Kerouartz, née en 1734, décédée le 12 juin 1775 à Morlaix, mariée avec son cousin au 7e degré François-Jacques de Kerouartz, seigneur de L'Isle, né le 21 avril 1734 à Guiclan, décédé le 5 août 1775 à Lannilis.
- Leur fils, Sébastien-Louis de Kerouartz, né vers 1704, décédé le 20 décembre 1772, qui épousa en 1732 Marie-Jeanne de Kergroadès, de Brélès
- Leur fils,Paul-François-Xavier, marquis de Kerouartz, né le 12 décembre 1649, marié avec Marie Madeleine de Rhunes de D'Auffroy, puis avec Louise Ane Dauvet de Rieux. Capitaine de chevau-légers, il participa aux guerres de Louis XIV.
- Leur fils, Jean II de Kerouartz, né le 8 janvier 1606, décédé le 10 mai 1661, époux de Catherine du Lys
- Leur fils, Claude de Kerouartz, né le 8 août 1581, décédé en 1627, chevalier de l'Ordre du roi, qui reconstruisit vers 1620 le château de Kerouartz. Marié avec Françoise de Kerbic.
Pendant la Révolution française de 1789, six des sept enfants de François-Jacques de Kerouartz et de Marie-Jeanne-Charlotte de Kerouartz émigrèrent. Seul Louis-Marie-Joseph de Kerouartz de Lézérazien fit un choix opposé, restant faire carrière dans la marine française, embarquant à la fin de l'année 1790 comme lieutenant de vaisseau sur l' Éole à destination de Saint-Domingue ; rentré en France le 1er janvier 1793 (il débarqua à Paimbœuf), il s'engage le 23 juillet 1793 à Saumur dans le 7e régiment de hussards et combat dans les rangs de l'armée républicaine en Vendée, puis dans l'Armée de Sambre-et-Meuse jusqu'au 13 germinal an III (4 avril 1795), où, atteint par la maladie (il séjourne à l'hôpital militaire de Bruxelles), il est réformé. Il rentre à Lannilis le 10 fructidor an III (28 août 1795) et récupère la propriété des manoir, métairie et moulin de Lézérazien (en Guiclan) en passe d'être vendus comme biens nationaux. « Considérant qu'aucune prescription, aucune fin de non recevoir ne peut être opposée à un défenseur de la Patrie, qui a combattu pour elle sur mer, contre la Vendée et dans les armées triomphantes de Sambre et Meuse et devant Mayence jusqu'en Thermidor an IV, sans interruption et tant que sa santé lui a permis. Il sera sursis à toute vente de bien indivis entre la République et le citoyen Louis Kerouartz », tranche l'administration du département du Finistère[9].
La Révolution française [modifier]
- 22 mai 1794 : François-Marie Deniel, ancien maire de Lannilis, est guillotiné à Brest avec vingt-six autres administrateurs du département Finistère, pour « fédéralisme ».
Le XIXe siècle [modifier]
- 1869 : reconstruction de l'église paroissiale, avec incorporation de l'ancien clocher.
Les potiers de Lanveur [modifier]
Des potiers exerçaient leur activité à Lannilis et Plouvien au XIXe siècle et au début du XXe siècle[10] sur le site de la « Lande de Lanveur » à Kerambo. Le Bottin du commerce de 1842 indique déjà la fabrication de poteries et de briques à Plouvien[11].
« Au XVIe siècle, l'industrie des potiers semble déjà très florissante à Lanveur. Sous la Révolution, Cambry, qui visita le Finistère en 1794; signale qu'il y avait alors 50 à 60 poteries en Lannilis et en Plouvien. En 1807, aux foires de Lannilis, on signale des poteries innombrables. (...) La Terre de Lanveur se vend partout dans le Léon. Mais, après cette période de prospérité, trois actes préfectoraux (1872, 1874, 1878) vinrent porter une atteinte sérieuse à cette industrie. Les poteries sont recouvertes d'une peinture à l'oxyde de plomb qui n'est pas sans danger. (...) 250 personnes [furent] réduites à la misère la plus noire[12]. »
L'industrie des potiers est alors en pleine période de prospérité. En 1811, on estime qu'elle emploie un millier d'individus environ dans la région de Lannilis-Plouvien. C'est à cette époque et jusqu'en 1874 que sont notées de nombreuses demandes d'achats de terrain, à la commune de Lannilis, sur la terre alors disputée de Lanveur. Disposés en ceinture autour d'elle, se peuplent les groupements de Prat-Torchen, Prat-Lédan, Kerizaouen, Kerien, Grollo, Bergot, Kerabo… C'est là que s'installent les familles Corre, Cléac’h, Guéguen, Aballéa, Cloarec, Jaffrès, Tréguer, Allégoet, Gouez, autant de noms familiers de nos jours. À ces noms, il convient de rajouter celui de Landuré, potier aveugle, né en 1827 à Lannilis. Des charrettes remplies de poteries s'en vont, par toutes les routes du Léon, écouler leur contenu sur les foires et les marchés. La terre de Lanveur se vend à Landerneau, au Faou, à Chateaulin, à Carhaix, à St-Pol de Léon[13].
Leur travail est ainsi décrit :
« Dans la lande, il fallait creuser de grandes fosses, profondes d'environ deux mètres (…) pour en extraire une terre (…) variant du jaune indien au rougeâtre foncé. Cette terre argileuse, mélangée de sable dans de bonnes proportions, était naturellement favorable à la bonne tenue des poteries au feu. Pour piocher la terre dans ce terrain imperméable, le potier était souvent dans l'eau jusqu'aux genoux[12]. »
La concurrence des ustensiles en fer blanc et des poteries et faïences d'autres provenances accentuèrent la crise et les derniers potiers disparurent pendant l'Entre-Deux-Guerres.
Cette description qui date de 1935 illustre la fin de l'activité potière :
« Dans cette campagne bretonne du Léon, où toute rudesse est beauté à qui sait la découvrir, après l'arrêt de Plouvien, on se trouvait soudain dans une étendue de plusieurs kilomètres de lande inculte, couverte d'ajoncs ras et de bruyères, et dont la terre au ton chaud avait été creusée de place en place ; le train coupait par le milieu la terre de Lanveur, précédant de trois kilomètres la commune de Lannilis à laquelle elle se rattache en partie (l'autre partie dépendant de la commune de Plouvien). (…) Aujourd'hui, on cherche vainement autour de soi une activité, une présence même, dans cette lande à l'aspect désolé, aux crevasses béantes. À peine une fumée monte-t-elle, à longs intervalles, du dernier four de Prat-Torchen[14]. »
Le XXe siècle [modifier]
La Première Guerre mondiale [modifier]
- Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale
La Seconde Guerre mondiale [modifier]
- 8 août 1944 : un groupe de résistants donne l'assaut aux soldats allemands cantonnés au village de Kerbabu et subit de lourdes pertes. Dix résistants meurent directement au cours de l'attaque, auxquels l'on doit ajouter l'exécution de deux hommes.
Le XXIe siècle [modifier]
- 26 mars 2011 : Le SC Lannilis devient officiellement champion de Départementale 5 après une saison sans défaite sous l'impulsion de Noute et de Obél.
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
D’après le recensement Insee de 2007, Lannilis compte 5 016 habitants (soit une augmentation de 12 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 985e rang au niveau national, alors qu'elle était au 2 094e en 1999, et le 35e au niveau départemental sur 283 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Lannilis depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2007 avec 5 016 habitants.
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,9 %, 15 à 29 ans = 16,5 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 19,3 %) ;
- 51 % de femmes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 16,8 %, plus de 60 ans = 26,5 %).
Administration [modifier]
Enfance, enseignement, langue bretonne, jumelage [modifier]
- L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 27 juin 2008.
- A la rentrée 2007, 34,2 % des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[21].
- La commune de Lannilis a signé une charte d'amitié avec Lapoutroie en Alsace (département du Haut-Rhin) en 1987.
Monuments [modifier]
Édifices religieux [modifier]
- L'église paroissiale
Elle est placée sous le double vocable de Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1774-1876). Elle a été précédée d'au moins deux autres édifices au même endroit : l'un est mentionné pour la première fois le 25 mars 1516. En 1730, son état de délabrement nécessite une restauration. Les réparations sont insuffisantes et l'édifice est interdit aux paroissiens en 1767. C'est la chapelle de Trobérou qui sert alors aux offices paroissiaux, le temps d'élever une autre église paroissiale. L'église actuelle est bénite le 15 octobre 1775. L'édifice comprend un clocher semi-encastré, une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept avec deux absidioles et un chœur avec déambulatoire sur lequel s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. À l'exception du clocher à deux galeries provenant de l'ancien édifice et daté de 1774, l'église a été reconstruite vers 1869 et agrandie de 1874 à 1876. Le clocher est d'une hauteur de 36 m et renferme 4 cloches. La chaire à prêche Paul de Tarser, qui date du XVIIIe siècle, se trouve au Musée départemental breton à Quimper. On dénombre plusieurs statues dont celles des saints patrons, saint Pierre et saint Paul, ainsi que deux Vierges à l'Enfant. Les objets les plus précieux, dont un magnifique reliquaire en argent, deux calices, en argent, une Vierge en argent, ont été mis à l'abri pour raison de sécurité.
Un orgue, datant de 1851, est adossé au mur du clocher, sur une tribune. Il comprend 19 jeux et 1 102 tuyaux et est l'œuvre du silésien Carl, Awald, Julius Heyer. Il a fait l'objet de plusieurs restaurations, dont la dernière en 1999 par l'atelier Menoret de Nantes.
- Les chapelles
- La chapelle Saint Sébastien : plusieurs vagues d'épidémie de peste très dévastatrices touchent la Basse-Bretagne à la fin du XVIe et dans la première moitié du XVIIe siècle. Le seigneur de Kerbabu, Ollivier de Bellingant, offre à la paroisse un terrain isolé pour enterrer les cadavres. Les inhumations à l'intérieur de l'église paroissiale engendraient des risques sanitaires. La chapelle est construite sur ce terrain légué et dédié à saint Sébastien, particulièrement invoqué contre la peste. Beaucoup d'habitants participent gracieusement à l'édification de la chapelle. Les travaux qui débutent en 1641 sont achevés au début de l'année 1644. La chapelle Saint-Sébastien est rénovée en 1785, puis en 1819. Elle est propriété communale depuis 1905.
- La chapelle Notre-Dame de Consolation, dite du Roual, a été reconstruite en 1859. C'est à cette occasion qu'elle est dédiée à Notre-Dame de Consolation. Elle est dite du Roual, probablement en raison des privilèges de cette maison nobiliaire en l'endroit, comme le signale un document de 1788[22]. L'édifice est rectangulaire et de taille modeste, couvert d'un toit très pentu[23].
- La chapelle de Coum (nom du village où elle se trouve), dite de Tavay ou Tanvaï servit de lieu de culte clandestin à un prêtre réfractaire, l'abbé Le Floc'h, durant la Révolution. Une carte marine indique qu'elle est en ruines au début du XIXe siècle[24]. L'origine de sa seconde appellation reste incertaine. Il ne faut pas confondre Ta(n)vai avec le patron de la chapelle Saint-Tavaioc, non loin en Brouennou (actuellement sur la commune limitrophe de Landéda), affirme le chanoine Peyron[25].
- La chapelle Saint-Yves du Bergod (ou du Moguer) est l'ancienne chapelle seigneuriale du manoir du Bergod. Elle remonte au XVIe siècle. La descente des cloches de cette chapelle et de celle de Poulfougou pour la refonte en 1793, a provoqué une réaction très hostile parmi les habitants de Lannilis. L'édifice appartient désormais à la paroisse et l'association Sauvegarde du Patrimoine de Lannilis l'a restaurée récemment (2004-2007)[26].
- La chapelle Saint Antoine est le lieu de culte de l'ancienne école des Frères[27].
- La chapelle de Saint Illuminat se trouve près du château de Kerouartz. Elle a été élevée au XVIIe siècle par la maison noble de Kerouartz. Le saint honoré nous est fort mal connu. Il est aussi nommé Eluminat et passe pour avoir été un martyr. Hervé de Kerouartz en aurait obtenu du Pape une insigne faveur, le don du corps. La chapelle, comme le château, est pillée durant la Révolution et le corps du saint retiré. Il en subsiste une relique en l'église paroissiale. La chapelle a été restaurée en 1951[28],[29].
- La chapelle Sainte-Geneviève est également appelée chapelle de la Motte, du nom du manoir dont elle dépendait[30],[31].
- Les chapelles disparues
- La chapelle Notre-Dame de Troubirou ou Trebérou, placée sous le vocable de la Vierge, a été importante dans l'histoire de Lannilis. Il n'en reste de nos jours qu'une croix, une fontaine (du XVIe siècle) et une table d'autel. La date d'édification est inconnue. La chapelle est attestée au milieu du XVIe siècle. Les seigneurs locaux de Bellingant obtiennent de l'évêque de Léon en 1653 le droit d'y pratiquer des enterrements. Dans le troisième quart du XVIIIe siècle, on y assure le culte paroissial car l'église est fermée. La chapelle tombe ensuite en ruines durant la Révolution et ses matériaux sont utilisés plus tard pour la restauration de la chapelle Saint-Sébastien[32].
- La chapelle Notre-Dame-des-Neiges était située au village de Poulfougou. Elle est attestée à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècles[33]. En 1793, on retire les cloches de cette chapelle et de celle du Bergod pour obtenir de la fonte[34]. Elle est indiquée en ruines au XIXe siècle.
- La chapelle Notre-Dame de Kerguiskin se trouvait non loin de l'Aber-Benoît[35]. Elle est déclarée en mauvais état en 1643 et en ruines au XVIIe siècle[36].
- La chapelle Sainte-Apolline, située près du manoir de Kerdrel.
- La chapelle Saint-Julien, qui se trouvait au village homonyme, n'existe sans doute plus depuis le XVIIe siècle[36].
- La chapelle Saint-Tugdual était la chapelle privée du château de Kerbabu.
- La chapelle Saint Tudon faisait partie du prieuré à Lothuznou, endroit où, selon la tradition hagiographique, se serait installé saint Tudogilus. Elle est attestée sous l'Ancien Régime. L'établissement dépendait semble t-il de l'abbaye de Saint-Mathieu. La chapelle a disparu, comme le prieuré[37]. Saint Tudon est d'après Joseph Loth, également honoré à Guipavas, non loin, et il serait le père de saint Gouesnou[38]: Tudon et Tudogilus seraient par conséquent deux formes pour désigner le même personnage.
- Il existait également une chapelle à l'ancien hospice, qui était administrée par les filles du Saint-Esprit depuis le XIXe siècle. L'établissement abrite désormais la maison de retraite « Kermaria »[39].
- La chapelle Saint-Guénolé, également nommée chapelle de Kerengar ou de Tréfily, a été fondée en 1531.
- La chapelle Notre-Dame de Bonne-Espérance ou de Bonne-Nouvelle se trouvait non loin du manoir de Kerdrel et est déjà notée comme disparue avant la Révolution[36],[40].
- Près de Kerbabu et de Valeury existait autrefois une chapelle dédiée à Saint-Fiacre, dont seule une croix en atteste la présence aujourd'hui[36]. Il ne faut pas confondre cet édifice avec la chapelle privée du manoir de Kerbabu, placé sous le vocable de Saint-Tugdual[41].
- La chapelle Sainte-Catherine, située à Trélan, n'existe plus dès le XIXe siècle[36].
- La chapelle Saint-Alphonse faisait partie de la maternité tenue par les religieuses de "Jésus au Temple", installées en 1949 à Lannilis. L'endroit est désormais occupé par une résidence médicalisée pour malades d'Alzheimer et la chapelle a été sécularisée[36].
- La construction de la chapelle Saint-Michel, qui se trouvait dans l'ancien cimetière, a débuté en 1641. L'on y exerçait le catéchisme et l'on y délivrait des rudiments d'enseignement. L'édifice a été démoli en 1792[42].
- Autres chapelles disparues sur lesquelles il n'existe pas d'informations : la chapelle de Langaer, la chapelle du Styvel, la chapelle Saint-Guénolé ou Sainte-Marguerite à Kerengar, la chapelle de Mescaradec.
Châteaux et manoirs[43] [modifier]
- Le château de Kerouartz (propriété privée, non visitable) est l'un des monuments les plus remarquables de Lannilis. Il a été édifié de 1580 à 1602 sur les vestiges d'un manoir du XVe-XVIe siècles. Une grande allée d'un kilomètre y conduit. Le portail extérieur à portes cavalière et piétonne, dont les claveaux sont piquetés, est surmonté de mâchicoulis et est défendu par deux tourelles percées d'une double batterie d'embrasures. L'édifice principal remonte au XVIIe siècle (1602). Le corps de logis est décoré d'une belle porte à pilastres ioniques, tympans triangulaires et urnes, ainsi que des lucarnes à frontons. À droite, fait saillie une tour carrée couverte en dôme avec angles brisés. Une autre tour ronde, amortie elle aussi en coupole et munie de meurtrières, se dresse à l'angle nord de l'arrière façade. Dans la cour, coule une fontaine à édicule de plomb et grande auge dont les coins sont entaillés pour y déposer cruches et seaux. Les restaurations du château ont conservé le style Renaissance. Une chapelle du XVIIe restaurée en 1951 jouxte le château. On peut ajouter, pour l'anecdote, que le château a servi de décor pour la série télévisée Dolmen dans laquelle il est la demeure de la famille Kersaint.
- Du manoir de la Motte (propriété privée, non visitable) initial, il ne subsiste que la maison principale et quelques ruines aux alentours. Cette demeure consiste en une bâtisse assez haute, avec des lucarnes historiées et une porte Renaissance à colonnes. L'on ignore à quelle époque remonte la construction. Au XVIe siècle, les Campir étaient seigneurs de la Motte. En 1557, le mariage de Marie Campir et d'Alain de Kerouartz, fait passer le manoir aux mains de cette dernière maison pendant plus de deux siècles. Il est possible, comme son nom le laisse entendre, que le manoir ait supplanté un édifice antérieur, comme une motte castrale[44].
- La construction du manoir du Bergot daterait du XVIe siècle. Il dispose d'une façade en grand appareil, d'ouvertures dissymétriques, d'une porte à accolade blasonnée, d'une tour. Le nom est porté par une famille noble léonarde (De Bergoët ou De Bergoat). Le manoir appartient la maison de Kerouartz à partir de 1543. Il est appelé Maner Bras ar Bergod en breton.
- Le château de Kerbabu (propriété privée) est un manoir de l'époque médiévale agrandi à la Renaissance, disposé un temps autour d'une cour fermée. Le corps de logis est flanqué d'une échauguette. À l'arrière, il y a une tourelle carrée autrefois couverte en dôme. Un colombier doté de 919 boulins se trouve à proximité. Les Bellingant semblent être les premiers seigneurs attestés en l'endroit. Une ancienne dépendance notable du château se trouve au village de Guervian, à savoir une buanderie.
- Le manoir de Kerdrel appartient à la maison de Kerdrel depuis le Moyen Âge. L'un des membres de cette famille noble - Raoul Audren de Kerdrel - fait partie de la Septième croisade (1248) menée par Louis IX en Orient. Le dernier représentant de cette famille localement est le comte Jean Audren de Kerdrel, qui fut maire de Lannilis et conseiller général de 1919 à 1948[45].
- Le manoir de Kerosven. Sa construction remonte au XVIe siècle. L'édifice principal est remarquable par une tourelle couverte d'un toit en dôme[46].
- Le manoir de Rascol (propriété privée) est une demeure du XVIe siècle aux ouvertures asymétriques. Il s'organise autour d'une cour sur laquelle se trouve un puits. Il a fait l'objet d'une rénovation il y a une dizaine d'années.
- Les ruines du manoir du Coum étaient encore bien visibles au début du XXe siècle. Aujourd'hui, il n'en reste rien. Certaines pierres d'ouverture ou pierres sculptées ont été réemployées sur place dans d'autres bâtiments.
- Le manoir de Mescaradec a été détruit et il ne reste que quelques pierres éparses de l'édifice. Le colombier semble avoir disparu au XXe siècle.
Autres monuments [modifier]
- Le Pont Krac'h, dit « Pont du Diable », est une chaussée de pierres de 3 à 5 mètres de large qui permet de traverser l'Aber-Wrac'h et de passer de Lannilis à Plouguerneau. Elle prend appui au centre de l'aber sur un éperon rocheux. Elle est constituée de gros blocs de pierre maçonnés, recouverts de dalles transversales. Quatre arches laissent passer les eaux de la rivière et de la marée montante. Elle est complètement recouverte à marée haute. L'époque de la construction n'est pas clairement établie. Différents indices, dont sa structure cyclopéenne et son niveau très bas par rapport au niveau actuel de la mer, tendent à montrer que l'édifice date de l'Antiquité. Il aurait été remanié au Moyen Âge ou au début de l'Époque moderne pour permettre la navigation sur l'aber. À partir des années 1960, le pont n'est plus entretenu en raison du pont plus pratique de Paluden. Il se délabre peu à peu et des brèches s'y font jour. Ce pont multi-séculaire est restauré en 2008 par l'association Plouguerneau Nature Environnement[47].
- Les croix dites « Kroazioù an Tri Persoun » sont trois petites croix basses et frustes en pierre. Chacune de ces « croix des trois recteurs », telle est la signification de leur noms en français, représente l'une des trois entités qui formaient la paroisse primitive de Ploudiner par le passé, soit Lannilis, Landéda et Brouennou. Les croix seraient du haut Moyen Âge[44].
Événements [modifier]
- Le marché a lieu le mercredi matin.
- Le 1er samedi du mois d'août : Foire aux Moules.
- Grande fête populaire (l'une des plus importantes de ce genre dans la région).
- C'est une fête conviviale et familiale qui draine chaque année des milliers de convives.
- Le 1er dimanche de décembre : Foulées An Aberiou
- Le matin une marche est organisée dans la campagne lannilisienne, les droits d'inscription (5 euros) sont intégralement reversés au Téléthon.
- L'après-midi : Courses hors stade ouvertes à tous (licenciés et non licenciés)
- Certificat médical obligatoire ou licence sportive.
- Deux courses : l'une de 7 kilomètres, l'autre de 15 kilomètres.
Pour des renseignements supplémentaires : Comité d’animation de Lannilis
- Au printemps : le célèbre « Tro Bro Leon », course cycliste créée en 1984, organisée chaque année autour de Lannilis. Elle est surnommée le « Paris-Roubaix breton ». Elle a été remportée par des coureurs de renommée internationale, comme Jaan Kirsipuu, Jo Planckaert, Jacky Durand ou Frédéric Guesdon. Le nom de la course est une expression bretonne qui signifie « tour du Léon » en français.
La commune accueillera les championnats de France de Cyclisme sur route en 2013
Musique [modifier]
- Anecdote
- L'un des airs bretons les plus connus, Tri Martolod, est une gavotte de Lannilis[réf. nécessaire], il a été repris notamment par Alan Stivell et Manau.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Naissances [modifier]
- Claude-Marie Le Laé (1745-1791), avocat, juge, poète en breton et en français.
- Laurent François Legendre (1741-1802), homme politique.
- Léocadie Salaün[48] (Léocadie Auguste Salaün-Penquer par son mariage) est née en 1817 au château de Kerouartz en Lannilis. Influencée par Lamartine, elle publia ses premiers vers en 1862 (Chants du foyer), puis en 1864 Révélations poétiques, en 1868 Velléda, une épopée glorifiant l'idée chrétienne et la Bretagne ; enfin un ouvrage posthume Mes nuits fut publié plus tard en 1891[49].
- Augustin Morvan (1819-1897), médecin, maire, conseiller général, député.
- Charles Fercoc (1764-1841), prêtre émigré, secrétaire de Talleyrand, au ministère des relations extérieures.
- Goulven Mazéas (1895-1981), militant fédéraliste breton et antifasciste.
- Mathilde Delaporte (1866-1941), poétesse.
- Gabriel de Poulpiquet (1914-2013), homme politique.
- Rozenn Milin (1960-), première directrice de TV Breizh.
Décès [modifier]
- Louis Le Floc'h, dit « Loeiz », barde breton, 1867-1936
- Édouard François Armand Raoul, explorateur et naturaliste, 1845-1898
Notes et références [modifier]
- Benjamin Girard, La Bretgne maritime, 1889, [lire en ligne]
- Jean-Marie Ploneis, La toponymie celtique : L'origine des noms de lieux en Bretagne. la géographie et l'histoire., Editions du Félin, 1989, 226 p. (ISBN 978-2-86645-167-7)
- Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Paris, éd. Gisserot, 2000, p. 27 et p. 78.
- Erwan Vallerie, Communes bretonnes et paroisses d'Armorique, Editions Beltan, 1986, 288 p. (ISBN 978-2-905939-04-3)
- GASO - La Banque du blason
- http://www.animation-lannilis.org/index.php?page=chateau-de-kerouartz
- La généalogie détaillée de cette famille est consultable http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/Genea_Kerouartz2.pdf
- http://www.animation-lannilis.org/index.php?page=moyot-francois-marie
- http://www.cgf-forum.fr/phpBB2/viewtopic.php?p=93656&sid=bb7dd92328c02f565a77d3eff8fe6067
- Paul Guérin, Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle, tome 7, fin XIXe siècle, [lire en ligne] et revue La Céramique, Paris, 1912, [lire en ligne]
- Sébastien Bottin, Almanach-Bottin du commerce de Paris, des départemens de la France et des principales villes du monde, 182=42, [lire en ligne]
- http://www.rade-de-brest.infini.fr/spip.php?article121
- D'après le registre des délibérations de 1828, cité par http://www.animation-lannilis.org/index.php?page=histoire-de-la-poterie
- R. Chevallier-Kervern, Cahiers de l'Iroise, n° d'avril-juin 1956, cité par http://www.animation-lannilis.org/index.php?page=histoire-de-la-poterie
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Lannilis en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 22 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 22 novembre 2010
- Comité d'animaion de Lannilis. Consulté le 28 Septembre 2009
- Pour l'anecdote : la liste menée par C. Guiavarc'h a été élue avec 2 voix d'avance sur celle de Jean-Yves Lhotellier ; Le Télégramme 10/03/2008
- Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
- Chanoine Peyron, 1904, opt. cit., p. 309 disponible sur Gallica
- Croix des Abers. Consulté le 19 septembre 2009
- Croix des Abers. Consulté le 19 septembre 2009
- Chanoine Peyron, 1904, opt. cit., p. 306 disponible sur Gallica
- Croix des Abers. Consulté le 19 septembre 2009
- Croix des Abers. Consulté le 25 septembre 2009
- Comité d'animation de Lannilis. Consulté le 25 septembre 2009
- Topic-Topos : le patrimoine des communes de France. Consulté le 25 septembre 2009
- Comité d'animation de Lannilis. Consulté le 26 septembre 2009
- Topic-Topos : le patrimoine des communes de France. Consulté le 26 septembre 2009
- Chanoine Peyron, « Les églises et chapelles du diocèse de Quimper (suite); doyennés de Pont-l’Abbé (fin), Brest, Lambézellec, Daoulas, Landerneau, Lannilis », in: Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, tome XXXI, 1904, p. 305 disponible sur Gallica ; Croix des Abers. Consulté le 13 septembre 2009
- name="lancaster"
- Lannilis, carrefour des Abers. Consulté le 19 septembre 2009
- Chanoine Peyron, 1904, opt. cit., p. 306
- Croix des Abers. Consulté le 19 septembre 2009
- Chanoines Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron, « Notices sur les paroisses : Lannilis » in : Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Quimper, 19e année 1919, p. 64-76 et 97-114.
- Joseph Loth, Les noms des saints bretons, Paris, H. Champion, 1910, 151 p. [lire en ligne (page consultée le 25 septembre 2009)]
- Croix des Abers. Consulté le 25 septembre 2009
- Chanoine Peyron, 1904, opt. cit., p. 308 disponible sur Gallica
- Chanoines Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron, 1919, op. cit., p. 27.
- Croix des Abers. Consulté le 26 septembre 2009
- Croix des Abers. Consulté le 26 septembre 2009
- Topic Topos : le patrimoine des communes de France. Consulté le 13 septembre 2009
- Comité d'animation de Lannilis. Consulté le 15 septembre 2009
- Topic Topos : le patrimoine des communes de France. Consulté le 15 septembre 2009
- Plouguerneau Nature Environnement. Consulté le 13 septembre 2009
- http://www.wiki-brest.net/index.php/L%C3%A9ocadie_Salaun-Penquer,_femme_de_lettres
- Édouard Langeron, "(Œuvres posthumes de Léocadie Auguste Salaün-Penquer). Mes nuits : veuve, chrétienne, grand'mère", 1891, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54387369/f12.image.r=Kerouartz.langFR
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Ouvrage collectif, Lannilis - Lanniliz, 1900-2000, cent ans en images : Lannilis-Info hors-série, décembre 2000
- Abbé Albert Bossard, Lannilis, cœur des Abers, 1985, 222 p.
- Mathilde Delaporte, La Petite Fille de Lannilis, La Découvrance, 2007, 160 p. (ISBN 978-2-84265-230-2)
