Le Trévoux
| Le Trévoux | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Finistère | |
| Arrondissement | Quimper | |
| Canton | Bannalec | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays de Quimperlé |
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| Maire Mandat |
André Fraval 2008-2014 |
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| Code postal | 29380 | |
| Code commune | 29300 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Trévoltois | |
| Population municipale |
1 500 hab. (2010) | |
| Densité | 72 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 82 m (min. : 47 m) (max. : 105 m) | |
| Superficie | 20,83 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site de la commune | |
| modifier |
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Le Trévoux [lə tʁevu] (en breton : An Treoù-Kerne) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
Sommaire |
Héraldique [modifier]
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Les armes du Trévoux se blasonnent ainsi : « D'or aux trois clochers de sable rangés en pal, soutenus chacun de deux coquelicots de gueule boutonnés aussi de sable, aux tiges de sinople passées en sautoir, au comble d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable et soutenu d'un filet du même. » |
Administration [modifier]
Monuments [modifier]
L'église [modifier]
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul a été édifiée par l'abbé Desportes vers 1500, puis restaurée en 1753 et 1757.
L'édifice actuel comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés et un chœur accentué accosté de deux sacristies.
On distingue deux campagnes : les quatre premières travées de la nef datent du XVIe siècle et la dernière travée date du XVIIIe siècle (deux des piliers portent d'ailleurs les dates de 1748 près du chœur, et 1753). Le chœur et les sacristies ont été édifiés en 1898. Le retable date du XVIIe siècle. Dans le retable sud, on peut voir un tableau allégorique du rattachement de la Bretagne à la France, œuvre de Philippe et qui date de 1759. La chaire à prêcher date du XVIIIe siècle. Sur la porte située au fond du porche et datée de 1678, un panneau, divisé en deux parties, représente saint Pierre portant des clefs et le Baptême de Notre Seigneur par Saint Jean. L'église abrite les statues de saint Pierre, saint Paul, saint Jean-Baptiste, sainte Catherine, saint Sébastien, saint Christophe, un saint évêque en pierre du XVIe siècle et un Crucifix ;
La chapelle Saint Corentin [modifier]
Il s'agit d'un édifice moderne en forme de croix latine avec chevet à pans coupés. Un bénitier date de 1783. La chapelle abrite les statues de saint Corentin du XVIIe siècle, Notre-Dame de Quelven (Vierge-Mère), Notre-Dame des Fleurs (Vierge-Mère), saint Antoine en ermite, saint Léger en évêque et sainte Appoline.
La chapelle de Kerduté [modifier]
Également appelée chapelle Notre-Dame-de-Pitié, cette chapelle, qui date du XVIe siècle, desservait les villages de Kerduté et de Kervran. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine. Sur le pignon ouest, se trouve un escalier d'accès au beffroi. La chapelle abrite les statues de Notre-Dame de Pitié, sainte Trinité, saint Pierre en pape, saint Michel, saint Denis en évêque et saint Alar en évêque.
La chapelle Saint-Herbot [modifier]
L'ancienne chapelle Saint-Herbot, aujourd'hui disparue (transportée, semble-t-il, à Léchiagat). Il s'agissait d'un édifice du XVIe siècle en forme de croix avec faux transept, dont les ailes étaient séparées du vaisseau par deux arcades chacune. Sur le pignon ouest, se trouvait un petit clocheton amorti par une flèche octogonale.
Les trois autels de pierre ont été transférés en 1957 à la chapelle Notre-Dame de la Paix au Pouldu, sur la commune de Clohars-Carnoët.
Autres monuments [modifier]
Préhistoire [modifier]
- Le menhir de Laniscar (époque néolithique)
- Le dolmen de Goalichet
- Le tumulus de Kerboulou
- Les vestiges gallo-romains de Beuz, de Kerbonit et de Beuz-an-Dourdu
À partir du XVIe siècle [modifier]
- Le calvaire de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié (1562)
- Les remparts de Lanorgard, édifiés aux XVIe et XVIIe siècles, au monastère Saint François à Lanorgard.
- La croix de Kerduté (1676)
- La fontaine Saint-Herbot (XVIIe siècle)
- L'ancien manoir de Lanorgard (1724), édifié sur l'ancienne demeure de Jean Briant (en 1688). Il appartint, à partir de 1855, aux Sœurs de l'Immaculée Conception (fondée par mère Marie de Mélient). Il devint un aérium avant d'être, aujourd'hui, partie intégrante du Monastère de Saint-François-d'Assise à Lanorgard où se sont installées, en 1986, des sœurs franciscaines.
- La croix du cimetière du Trévoux (XIXe siècle)
- Le lavoir couvert (XIXe siècle)
- La Croix-de-Logan (1903)
- La croix de Pont-Trévoux (1910)
- Le monastère Saint François de Lanorgard
- L'ancienne chapelle Saint Sébastien. On y trouvait quelques statues anciennes : sainte Véronique, sainte Catherine, saint Yves, saint Jean, saint Christophe et Notre-Dame de Kergornet
- L'ancienne chapelle des Sœurs de l'Immaculée Conception, située jadis à Lanorgard.
- Les moulins à eau du Vieux-Trévoux, de Trévous-Bras, d’Enbas, d’Enhaut
Histoire [modifier]
La paroisse du Trévoux (Treuuou) est mentionnée dès le XIIe siècle. Elle est née d'un démembrement de la paroisse primitive de Bannalec et/ou d'un démembrement de la paroisse primitive de Riec-sur-Belon. Un village de Bannalec à la limite du Trévoux se nomme Kerantrévoux (le village du Trévoux). La paroisse du Trévoux dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille[1].
Au fil du temps, le village porte différents noms : Plebs Treuuou (en 1161), Trevou (en 1220), Treffou (en 1426 et 1535), Trévon (Carte de Cassini, levés effectués en 1783 pour la carte de Quimper, numéro 172).
Quelques dates [modifier]
- 1161 : Premier document évoquant Le Trévoux. Dans un document établi de l'Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, la localité du Trévoux est mentionnée : cet acte formalise les droits de l'abbaye sur 3 villages de la localité dont Roz Kéréon (écrite Caer Chéréon)[2].
- vers 1500 : Création de la paroisse du Trévoux. Le Trévoux, jusqu'à présent trève de Bannalec, devient une paroisse. L'église actuelle est construite; elle sera agrandie par la suite[2].
- vers 1600 : Guerre de la Ligue. La paroisse, comme ses voisines, est dévastée par les deux partis en présence. Les habitants ont fui, les champs ne sont plus cultivés depuis 5 ans[2].
- 1789 : Cahier de doléances de 1789. Le corps politique de la paroisse, constitué de Luc PETIT, Joseph COATSALIOU, Charles LE GAL, Charles LE DEUF, Jean BERTHOU, Mathurin GUILLOU, Joseph DANIELOU, Joseph KERBIQUET, Nicolas LE GAL, Joseph COATSALIOU, Joseph KERBIQUET, Nicolas LE GALL, Joseph COATSALIOU, Maurice POSTEC, Gilles BERTHOU rédige le cahier de Doléances. Ils réclament dans ce document[2] :
- la liberté d'aller moudre nos blés ou on nous grèvera moins
- la liberté de disposer des pieds d'arbres qui se trouvent sur nos fossés
- l'assurance de rester sur nos domaines en payant leurs rentes aux seigneurs sans être obligés de leur payer les baillées
- la soustraction des rachats en franc fiefs
- que la même mesure ait lieu pour toute la province
- le droit d'avoir l'eau de vie à 30 sous la bouteille comme les privilégiés
- 1791 : Riec-sur-Belon cède à la commune du Trévoux les villages de Laniscar, Keranmoulin, Beg-ar-Roz, Pen ar Run, Beuz-an-Dourdu, Guengaradec, Benon, Goalichot et Landreign[2].
- 1914-1918 : Première Guerre mondiale : 74 habitants de la commune tombent durant la guerre de 1914-1918
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 500 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Naissances [modifier]
Décès [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Le Trévoux sur Infobretagne.com
- L'histoire d'une commune : Le Trévoux - Georges COURRIC, 1995
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
