Saint-Thurien (Finistère)

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Saint-Thurien
la mairie
la mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Scaër
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Quimperlé
Maire
Mandat
Bruno Jaffré
2014-2020
Code postal 29380
Code commune 29269
Démographie
Gentilé Thuriennois, Thuriennoise
Population
municipale
997 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 57′ N 3° 38′ O / 47.95, -3.6347° 57′ Nord 3° 38′ Ouest / 47.95, -3.63  
Altitude Min. 22 m – Max. 166 m
Superficie 21,41 km2
Localisation

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Saint-Thurien

Saint-Thurien [sɛ̃tyʁjɛ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

localisation de la commune de St-Thurien dans le Finistère

La commune de Saint-Thurien est située au sud-est du Finistère. Son territoire est bordé à l'ouest et au sud par l'Isole, une rivière au cours sinueux qui coule dans une vallée boisée et profondément encaissée. Au nord coule le ruisseau de Saint-Eloi. Le bourg occupe une position centrale et se situe sur le plateau armoricain à une altitude comprise entre 100 et 120 mètres. Le reste de la population se disperse dans une cinquantaine de lieux-dits et écarts. En voici les noms pour n'en citer que quelques-uns avec, entre parenthèses, la signification en français :

  • Crozuel
  • Le Faouedic (la petite hêtraie)
  • Le Cleuziou (les fossés)
  • Quelennec (la houssaie)
  • Le Roué (la clairière)
  • Lojou (les huttes, les loges)
  • Magorou (les murs en ruine)
  • Kerminiou (village du dénommé Miniou),
  • Le Guernic (la petite aulnaie)
  • Kerguyader (village du tisserand, ou du dénommé Guyader)
  • Rostrennec (la colline des ronces)
  • Loj ar Bleiz (loge au loup)
  • Troysol (vallée de l'Isole)

Depuis les hauteurs de la commune, dans les environs du village du Roué, on bénéficie d’une vue vers le lointain en direction du sud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Thurien semble être un ancien démembrement de la vaste paroisse gallo-romaine de Niulac ou Yuliac (de Yulacum ou domaine de Jules), d'une superficie de 12 000 ha., qui englobait les territoires actuels des communes de Querrien, Saint-Thurien, Locunolé et Tréméven[1] .

Selon certains auteurs, Saint-Thurien vient de Saint Turian ou Saint Gourien. En 1278, Saint-Thurien est mentionné pour la première fois sous la forme Saincthourchan.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 997 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 200 1 260 882 972 921 1 088 1 115 1 115 1 125
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 091 1 115 1 200 1 158 1 219 1 266 1 423 1 512 1 656
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 679 1 705 1 791 1 742 1 627 1 568 1 509 1 403 1 264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 201 1 054 967 925 883 843 869 997 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1983   Joël Derrien    
1959 1983 Marcel Gaonac'h    
1958 1959 Corentin Hervé    
1945 1958 Louis Ferrec    
1939 1945 François Pustoc'h    
1929 1939 Louis Le Gall    
1914 1929 Joseph Cotonnec    
1912 1914 François Buquen    
1900 1912 René Valegant    
1899 1900 Louis Pustoc'h    
1896 1899 Yves Favennec    
1882 1896 Mathieu Le Beux    
1878 1882 François Le Pustoc'h    
1852 1878 Thomas Le Bris    
1826 1845 Bertrand Le Goff    
1820   René Daniel    
1807   François Le Goff    
Les données manquantes sont à compléter.

Histoire[modifier | modifier le code]

le monument aux morts

XIe siècle[modifier | modifier le code]

1030: Le cartulaire de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé cite le bourg de Bannalec dans une charte sous la dénomination de plebs banadluc et évoque deux trèves attachées à ce bourg : Treu Tabalac (Trebalay en bannalec) et Treu Guennou (Trevennou en Saint Thurien). Le comte de Cornouaille Alain Canhiart a cédé ces deux hameaux à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé pour la remercier de son appui dans son conflit avec le comte de Léon. À la Révolution la trève de Trevennou est annexée par Saint-Thurien.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

stèle christianisée dite du Père Maunoir ( la croix est cassée)

Vers 1645 de fâcheuses rumeurs parvinrent aux oreilles de l'évêque de Quimper concernant sa paroisse de Saint-Thurien : le recteur y vivait en concubinage notoire et le vicaire y avait scandaleusement célébré la messe dans l'une des nombreuses auberges du bourg. L'année suivante il demanda au prédicateur Julien Maunoir et à son équipe de missionnaires de s'y rendre. Les paroissiens, le recteur à leur tête, cailloux en mains, signifièrent aux missionnaires qu'ils n'avaient rien à y faire et les chassèrent. En guise de punition la paroisse rebelle fut frappée pendant deux années d'interdit religieux par l'évêque. Le père Maunoir revint dix-sept ans plus tard en 1663 effectuer une mission dans la paroisse. Celle-ci se solda par un succès. Pour sceller la réussite de la seconde mission une croix fut érigée au sommet de la stèle haute gauloise située près de la sacristie. Depuis, elle est surnommée la stèle du Père Maunoir [5].

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 29 mars 1789 les paroissiens de Saint-Thurien se réunissent sur convocation du roi pour dresser le cahier de doléances de leur paroisse. Ils réclament notamment la fin des corvées de grand chemin qui les empêchent de vaquer à leur récolte ainsi que l'abolition du tirage au sort pour la milice, la possibilité d'aller moudre son grain à tel moulin que l'on voudra et la cessation du logement des troupes et des fournitures aux casernes. Alors que Saint-Thurien avait droit à deux délégués, la paroisse n'en désigne qu'un, le cultivateur Louis Derrien, pour la représenter à Quimperlé à l'assemblée de la sénéchaussée et y apporter son cahier de doléances.

A la date du 7 octobre 1790, c'est un dénommé Le Goff qui est maire de Saint-Thurien (le premier maire élu ?), et Thépaut est procureur de la commune[6] .

1791 : Le premier (pas sûr) maire de Saint-Thurien est Louis Derrien, élu en 1791 et né au village de Kerboudou.

1794 :il est l'un des 26 administrateurs du Finistère, qui furent guillotinés (notamment pour avoir levé des troupes pour protéger les Girondins), place du Château à Brest le 3 prairial an II (22 mai 1794).

1800 : Le premier recensement nominatif de la population masculine nous permet de savoir que l'on dénombrait à Saint-Thurien 175 cultivateurs, 37 domestiques, 35 journaliers, 8 sabotiers, 8 tailleurs, 6 tisserands, 6 conscrits, 5 meuniers, 4 maréchaux, 3 menuisiers, 1 charron, 1 boucher, 1 notaire, 1 cordonnier, 1 fournier et 2 écoliers en pension à Quimperlé.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

l'église de style néo-roman de Saint-Thurien

Au début du XIXe siècle l'occupation des sols de la commune d'après le cadastre est la suivante : on compte 924 hectares de landes et de friches (43 % des terres), 908 hectares de terres labourables (42 % des terres), 186 hectares de prés et de pâturages (9 % des terres), 38 hectares de bois (1,8 % des terres), 10 hectares de terrains bâtis (moins de 1 % des terres) et 75 hectares de contenances non imposables (terres en indivision) [7].

Un recensement effectué en 1831 révèle une très faible pénétration de la langue française puisque seulement 0,4 % de la population de la commune peut le lire et l'écrire.

L'église paroissiale est entièrement reconstruite à la fin de ce siècle. L'édifice précédent datait des XVe siècle et XVIe siècle et avait fait l'objet d'une restauration en 1683. Il s'agit de la dernière réalisation de l'architecte diocésain Joseph Bigot. Le nouvel édifice, d'une extrême froideur, semble dépourvu de style.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre Mondiale fait 101 victimes sur la commune (chiffres du monument aux morts).

la conserverie Peny

En 1964 l'usine de conserverie Peny est transféré de Bannalec sur la rive gauche de l'Isole, côté Saint-Thurien. Aujourd'hui, les installations de l'usine occupent les deux rives, mais le siège social est côté Saint-Thurien. Cette usine, propriété du groupe agroalimentaire CECAB, produit des conserves de légumes et des plats cuisinés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marc Bideau, coureur cycliste professionnel de l'Équipe cycliste Bretagne-Schuller.
  • Louis Derrien, cultivateur né à Saint-Thurien vers 1756, est élu administrateur du Département du Finistère en juin 1790 ; en 1791, il est notaire; à l'automne 1792, il est élu administrateur du Finistère : avec les autres administrateurs du Département, il prend des positions en faveur des Girondins, attitude "fédéraliste" qui lui vaut d'être parmi les 26 administrateurs du Finistère condamnés à mort par le Tribunal Révolutionnaire de Brest, et exécutés, le 3 prairial an II / 22 mai 1794[8].
  • Charles Cotonnec (né à Saint-Thurien le 22 avril 1876 [9], décédé à Paris en 1935), médecin, fut directeur de l'hôpital de Quimperlé, fonda une clinique privée dans cette ville, et est surtout connu pour avoir soutenu la lutte bretonne ou Gouren, l'avoir codifiée et avoir été un fondateur de la FALSAB. Bretonnant, il fut aussi poète, publiant ses œuvres notamment dans une maison d'édition qu'il avait créée, Armorica.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Thurien est jumelé avec le village irlandais de Kilmacow.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marcel Cado, Monographie sur la commune de Querrien, Liv'Editions, Lonrai, 1998.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. site officiel de la commune de Saint-Thurien
  5. topic-topos
  6. Archives Départementales du Finistère : 10 L 59 : 7 octobre 1790.
  7. dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne par Jean Ogée, nouvelle édition, tome 2
  8. Archives Départementales du Finistère : 10 L 135.
  9. [1]