Saint-Thurien (Finistère)

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47° 57′ N 3° 38′ W / 47.95, -3.63

Saint-Thurien
la mairie
la mairie
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Scaër
Code commune 29269
Code postal 29380
Maire
Mandat en cours
Joël Derrien
2001-2014
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Quimperlé
Démographie
Population 882 hab. (2008[1])
Densité 41 hab./km2
Gentilé Thuriennois, Thuriennoise
Géographie
Coordonnées 47° 57′ Nord
       3° 38′ Ouest
/ 47.95, -3.63
Altitudes mini. 22 m — maxi. 166 m
Superficie 21,41 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Saint-Thurien est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Sommaire

[modifier] Géographie

localisation de la commune de St-Thurien dans le Finistère

La commune de Saint-Thurien est située au sud-est du Finistère. Son territoire est bordé à l'ouest et au sud par l'Isole, une rivière au cours sinueux qui coule dans une vallée boisée et profondément encaissée. Au nord coule le ruisseau de Saint-Eloi. Le bourg occupe une position centrale et se situe sur le plateau armoricain à une altitude comprise entre 100 et 120 mètres. Le reste de la population se disperse dans une cinquantaine de lieux-dits et écarts. En voici les noms pour n'en citer que quelques-uns avec, entre parenthèses, la signification en français :

  • Crozuel
  • Le Faouedic (la petite hêtraie)
  • Le Cleuziou (les fossés)
  • Quelennec (la houssaie)
  • Le Roué (la clairière)
  • Lojou (les huttes, les loges)
  • Magorou (les murs en ruine)
  • Kerminiou (village du dénommé Miniou),
  • Le Guernic (la petite aulnaie)
  • Kerguyader (village du tisserand, ou du dénommé Guyader)
  • Rostrennec (la colline des ronces)
  • Loj ar Bleiz (loge au loup)
  • Troysol (vallée de l'Isole)

Depuis les hauteurs de la commune, dans les environs du village du Roué, on bénéficie d’une vue vers le lointain en direction du sud.

[modifier] Étymologie

Selon certains auteurs, Saint-Thurien vient de Saint Turian ou Saint Gourien. En 1278, Saint-Thurien est mentionné pour la première fois sous la forme Saincthourchan.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[2])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    882 972   1 088 1 115 1 115 1 125
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 091 1 115 1 200 1 158 1 219 1 266 1 423 1 512 1 656
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 679 1 705 1 791 1 742 1 627 1 568 1 509 1 403 1 264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006    
1 201 1 054 967 925 883 843 869    

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Évolution démographique de 1793 à 2006

[modifier] Administration

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1983   Joël Derrien    
1959 1983 Marcel Gaonac'h    
1958 1959 Corentin Hervé    
1945 1958 Louis Ferrec    
1939 1945 François Pustoc'h    
1929 1939 Louis Le Gall    
1914 1929 Joseph Cotonnec    
1912 1914 François Buquen    
1900 1912 René Valegant    
1899 1900 Louis Pustoc'h    
1896 1899 Yves Favennec    
1882 1896 Mathieu Le Beux    
  1882 François Le Pustoc'h    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Histoire

le monument aux morts

[modifier] XIe siècle

1030: Le cartulaire de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé cite le bourg de Bannalec dans une charte sous la dénomination de plebs banadluc et évoque deux trèves attachées à ce bourg : Treu Tabalac (Trebalay en bannalec) et Treu Guennou (Trevennou en Saint Thurien). Le comte de Cornouaille Alain Canhiart a cédé ces deux hameaux à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé pour la remercier de son appui dans son conflit avec le comte de Léon. À la Révolution la trève de Trevennou est annexée par Saint-Thurien.

[modifier] XVIIe siècle

Vers 1645 de fâcheuses rumeurs parvinrent aux oreilles de l'évêque de Quimper concernant sa paroisse de Saint-Thurien : le recteur y vivait en concubinage notoire et le vicaire y avait scandaleusement célébré la messe dans l'une des nombreuses auberges du bourg. L'année suivante il demanda au prédicateur Julien Maunoir et à son équipe de missionnaires de s'y rendre. Les paroissiens, le recteur à leur tête, cailloux en mains, signifièrent aux missionnaires qu'ils n'avaient rien à y faire et les chassèrent. En guise de punition la paroisse rebelle fut frappée pendant deux années d'interdit religieux par l'évêque. Le père Maunoir reviendra 17 ans plus tard en 1663 remettre les brebis égarées dans le droit chemin.

[modifier] XVIIIe siècle

Le 29 mars 1789 les paroissiens de Saint-Thurien se réunissent sur convocation du roi pour dresser le cahier de doléances de leur paroisse. Ils réclament notamment la fin des corvées de grand chemin qui les empêchent de vaquer à leur récolte ainsi que l'abolition du tirage au sort pour la milice, la possibilité d'aller moudre son grain à tel moulin que l'on voudra et la cessation du logement des troupes et des fournitures aux casernes.

1794 : Le premier maire de Saint-Thurien est Louis Derrien, élu en 1791 et né au village de Kerboudou. Il est l'un des 26 administrateurs du Finistère, ayant levé des troupes pour protéger les Girondins qui furent guillotinés place du Château à Brest le 3 prairial an II (22 mai 1794).

1800 : Le premier recensement nominatif de la population masculine nous permet de savoir que l'on dénombrait à Saint-Thurien 175 cultivateurs, 37 domestiques, 35 journaliers, 8 sabotiers, 8 tailleurs, 6 tisserands, 6 conscrits, 5 meuniers, 4 maréchaux, 3 menuisiers, 1 charron, 1 boucher, 1 notaire, 1 cordonnier, 1 fournier et 2 écoliers en pension à Quimperlé.

[modifier] XIXe siècle

Au début du XIXe siècle l'occupation des sols de la commune d'après le cadastre est la suivante : on compte 924 hectares de landes et de friches (43 % des terres), 908 hectares de terres labourables (42 % des terres), 186 hectares de prés et de pâturages (9 % des terres), 38 hectares de bois (1,8 % des terres), 10 hectares de terrains bâtis (moins de 1 % des terres) et 75 hectares de contenances non imposables (terres en indivision) [4].

Un recensement effectué en 1831 révèle une très faible pénétration de la langue française puisque seulement 0,4 % de la population de la commune peut le lire et l'écrire.

L'église Saint-Thurien est entièrement reconstruite à la fin de ce siècle. L'édifice précédent datait du XVIe siècle . Il s'agit de la dernière réalisation de l'architecte diocésain Joseph Bigot. Le nouvel édifice, d'une extrême froideur, semble dépourvu de style.

[modifier] XXe siècle

La Première Guerre Mondiale fait 101 victimes sur la commune (chiffres du monument aux morts).

la conserverie Peny

En 1964 l'usine de conserverie Peny est transféré de Bannalec sur la rive gauche de l'Isole, côté Saint-Thurien. Aujourd'hui, les installations de l'usine occupent les deux rives, mais le siège social est côté Saint-Thurien. Cette usine, propriété du groupe agroalimentaire CECAB, produit des conserves de légumes et des plats cuisinés.

[modifier] Jumelage

Saint-Thurien est jumelé avec le village irlandais de Kilmacow.

[modifier] Notes et Références

  1. Populations légales 2008 de la commune : Saint-Thurien (Finistère) sur le site de l'Insee
  2. http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
  3. site officiel de la commune de Saint-Thurien
  4. dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne par Jean Ogée, nouvelle édition, tome 2
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