Mellac

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Mellac
la mairie
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Blason de Mellac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Quimperlé
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Quimperlé
Maire
Mandat
Bernard Pelleter
2014-2020
Code postal 29300
Code commune 29147
Démographie
Gentilé Mellacois, Mellacoise
Population
municipale
2 696 hab. (2011)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ N 3° 35′ O / 47.9, -3.5847° 54′ Nord 3° 35′ Ouest / 47.9, -3.58  
Altitude Min. 12 m – Max. 101 m
Superficie 26,38 km2
Localisation

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Liens
Site web site de la commune

Mellac [mɛlak] (Mellag en breton) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mellac est mentionné pour la première fois vers 1050 dans le cartulaire de Quimperlé sous la forme Plebs Mellac. Mellac est probablement un nom d'origine gallo-romaine associant au radical gaulois mello- (colline) le suffixe gaulois -acos.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 18 novembre 2010.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mellac est une commune du sud-est du Finistère. Historiquement, elle appartient à la Cornouaille. Son territoire est délimité au nord et à l'est par le cours de l'Isole et à l'ouest par celui du Bélon. L'Isole matérialise la frontière avec les communes de Querrien et Tréméven tandis que le Bélon matérialise la frontière avec la commune de Le Trévoux. Par ailleurs, le Dourdu, un petit affluent de la Laïta long de 9 km, prend sa source près du village de Kerfeunteun et draine une bonne partie du territoire de la commune. Le bourg de Mellac occupe une position centrale et n'est distant que d'environ 5 km du centre ville de Quimperlé. Les lieux-dits de Stang Veil et de Roz Glaz et la cité de Ty Lann situés au sud-est appartiennent aux faubourgs de la ville de Quimperlé. La commune est traversée à son extrémité sud par la voie express RN165. Une zone d'activité, la Z.A de Kervidanou, a vu le jour dans les années 1980 à proximité de la voie rapide sur un territoire situé à la frontière des communes de Mellac et Quimperlé, tout proche de Baye.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Mellac (Finistère).svg

Les armoiries de Mellac se blasonnent ainsi :
D'argent aux deux haches adossées de sable, chargées en pointe d'un croissant de gueules, à la bordure du même chargée d'une chaîne d'or, au chef d'argent chargé d'un coq passant aussi de gueules, crêté, membré et becqué d'or, accosté de deux mouchetures d'hermine aussi de sable.

Histoire[modifier | modifier le code]

armes des anciens seigneurs de Mellac

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La présence de plusieurs stèles gauloises, à Kervidanou, Kernault, Buzit, L'Isle, attestent d'une occupation humaine ancienne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À l'époque féodale, les terres de Mellac étaient pour la plupart du fief de la puissante seigneurie de Quimerc'h, dont le siège était situé à Bannalec. Celle-ci disposait du droit de haute, moyenne et basse justice et un gibet à quatre piliers se dressait sur le tertre de Roz-Glaz. Certains manoirs étaient du fief direct du duc, puis du roi.

Au milieu du XVe siècle, un conflit éclate entre Yvon de Lescoët, seigneur de Kernault, et Jean de Talhouët, époux de Jeanne de Hautbois, propriétaire du manoir de La Boulaie, au sujet des droits de prééminence dans l'église paroissiale de Mellac. Ce dernier fit briser les armes des de Lescoët dans la vitre principale de l'église. Le 21 février 1451, il s'obligea à les rétablir. Les armes des principales familles nobles de Mellac, autrefois visibles dans les vitres de l'église, sont aujourd'hui observables dans la verrière de la chapelle du manoir de Kernault où elles ont été transférées au XIXe siècle. On y reconnait les blasons des familles suivantes : de Quimerc'h, de Lescoët, du Tertre, de Hautbois, le Veyer, du Bot, de Guer.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, des manoirs sont présents à Stang an Dellec, La Boulaie, Kermadiou, Le Purit, Kermabon, Guilligourgant, Keringant, Kerguenadou et Lenes.

Mellac prend part à la révolte des Bonnets rouges en 1675. Un habitant, René Bengloan, prêtre de son état, est exclu de l'amnistie royale accordée en février 1676.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

À partir de 1862, la commune est traversée par la ligne de chemin de fer Paris-Quimper. Un arrêt existe même sur la commune, qui sera progressivement désaffecté.

L'église de Mellac est entièrement reconstruite entre 1862 et 1863 puis agrandie en 1886. L'ancienne église datait des XVe siècle et XVIe siècle et disposait d'un ossuaire et d'un porche méridional. Elle est remplacée par un édifice bâti dans le style néogothique suivant les plans de l'architecte diocésain Joseph Bigot.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La culture des pommiers à cidre[modifier | modifier le code]

Le journal Ouest-Éclair écrit en 1936 :

« Dans la région quimperloise comprise entre Guilligomarc'h et Mellac de l'Est à l'Ouest, Nizon et Clohars-Carnoët du Nord au Sud, la culture du pommier est poussée très activement. Les crus de Clohars et de Riec surtout sont reconnus unanimement pour être les meilleurs, avec ceux du secteur voisin de Fouesnant. Cette année, contrairement à 1935, la récolte s'annonce magnifique. (...) Une délégation s'est rendue à Paris dans le but de faire revaloriser la pomme à cidre et pour obtenir du gouvernement que les mêmes ressources soient prises dans les années d'abondance comme pour le vin[1]. »

Démographie[modifier | modifier le code]

À la réformation des fouages de Bretagne de 1395, la paroisse de Mellac compte 23 feux fiscaux. À la réformation des fouages de 1426, elle n'en compte plus que 16. On dénombre alors 47 ménages imposables. Il y a aussi 2 nobles, 3 métayers et 2 pauvres. Ces derniers sont tous exemptés d'impôts. Sur la base d'une moyenne de 5 individus par ménage, on en déduit que la population de la paroisse approche les 300 habitants en 1426.

Au XVIIIe siècle, les registres paroissiaux nous permettent de connaître la moyenne annuelle du nombre de baptêmes. Celle-ci présente une valeur stable sur toute la période, égale à 55 baptêmes par an. On en déduit, sur la base d'un taux de natalité de 40‰, une population voisine de 1 400 habitants. Selon le géographe Jean Ogée la population de Mellac est de 1 400 communiants à la fin du XVIIIe siècle.

À partir de 1793, la population de Mellac nous est connu de manière plus précise grâce aux recensements officiels. La population demeure relativement stable au cours du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle. À partir de 1968, la population augmente fortement en raison de la proximité de Quimperlé dont l'agglomération est en pleine expansion. La population double en l'espace de 40 ans.

En 2011, la commune comptait 2 696 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 250 1 312 1 020 1 216 1 141 1 259 1 188 1 299 1 302
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 272 1 350 1 370 1 213 1 326 1 371 1 409 1 421 1 496
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 501 1 475 1 456 1 469 1 452 1 435 1 357 1 412 1 264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 283 1 390 1 638 1 855 2 192 2 314 2 537 2 603 2 696
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1997   Bernard Pelleter    
1971 1997 Louis Le Pensec    
1969   Mathurin Daniel    
1947 1952 Toupin    
1944   Mathurin Le Goc    
1943 1944 Jacques de Poulpiquet    
1941 1942 Louis Pilorgé    
1912 1933 Louis Le Boëdec    
1892 1906 Louis-Henri Le Boëdec    
1871 1892 Yves Tamic    
1858 1870 Mathurin Le Boëdec    
1819 1829 Jean Marie Duvergier    
Les données manquantes sont à compléter.

Monuments[modifier | modifier le code]

manoir de Kernault

Un des cinq domaines constituant l'Etablissement public "Chemins du patrimoine en Finistère". Il abrite, depuis 1990, un centre de Recherche et de documentation sur la littérature orale dépendant de l'Université de Bretagne occidentale.

l'église Saint-Pierre-aux-Liens
  • L'église Saint-Pierre-aux-Liens

L'église a été édifiée entre 1862 et 1883 suivant les plans de l'architecte diocésain Joseph Bigot. Elle remplace un édifice plus ancien, qui fut démoli pour permettre la construction de la nouvelle église.*

  • La chapelle de La Madeleine.

Événements[modifier | modifier le code]

Mellac s'est dotée d'une nouvelle mairie sur le site de l'ancienne ferme Michelet, réhabilité durant toute l'année 2007. Elle vient d'être inaugurée par M. Michel Rocard, député européen, ancien premier ministre.

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]