Tréméven (Finistère)

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Tréméven
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Quimperlé
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Quimperlé
Maire
Mandat
Roger Colas
2014-2020
Code postal 29300
Code commune 29297
Démographie
Gentilé Trémévénois
Population
municipale
2 261 hab. (2011)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 54″ N 3° 32′ 00″ O / 47.898333, -3.53333347° 53′ 54″ Nord 3° 32′ 00″ Ouest / 47.898333, -3.533333  
Altitude Min. 3 m – Max. 97 m
Superficie 15,42 km2
Localisation

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Liens
Site web tremeven.net

Tréméven [tʁemevɛn] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

L'autre commune Tréméven située dans le département des Côtes-d'Armor porte un nom identique mais se prononçant différemment ([tʁemevɛ̃] au lieu de [tʁemevɛn][1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune située à proximité nord-est de la ville de Quimperlé.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tréméven
Querrien Querrien Locunolé
Mellac Tréméven Arzano
Quimperlé Quimperlé Rédené

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 542 hectares ; son altitude varie entre 3 et 97 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est enserré entre les cours de l'Isole et de l'Ellé.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La commune est aujourd'hui traversée par la D 790 qui relie Quimperlé au Faouët et le long de laquelle se trouvent les principales activités économiques.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 005, alors qu'il était de 861 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 91,5 % étaient des résidences principales, 3,8 % des résidences secondaires et 4,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,7 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 87,3 %, en légère hausse par rapport à 1999 (84,7 %)[I 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Tremeven-Kemperle. Dans le dialecte breton du village, la transcription du nom est Tremeuhun (alphabet phonétique international, /tʁəmœʹyn/) [3].

Le nom Tréméven associe selon toute vraisemblance le vieux-breton tref , "habitation, subdivision du bourg" (cf. Tréô), remonte à un celt. treba qui répond peut-être au lat. tribus "tribu" et sûrement au germanique qui a donné l'ag. thorp et l'al. dorf "village"[4].

Tréméven dépendait de Mellac au Moyen Âge, village desservi par une chapelle, dont le nom vient de saint Mewen, fondateur du monastère de Saint-Méen et compagnon de saint Samson de Dol. Une fontaine de Saint-Meven attestée en 1587 montre en tout cas qu'à cette date la paroisse est déjà sous le patronage de ce saint. Tréméven apparaît pour la première fois dans un aveu de la seigneurie de Quimerc'h daté de 1426 et est désigné sous le nom de Tremenguen, puis Trefmeven en 1426 et en 1536, Tremeguen en 1574, et enfin Tréméven à partir de 1516.

Histoire[modifier | modifier le code]

À Coltas, une parcelle atteste l´existence d´une industrie de l´époque mésolithique ou néolithique. Outre une stèle datant le l´Age du fer, une enceinte fossoyée existait au sud de La Garenne, lieu où furent également découvertes des haches polies, des meules et un outillage néolithique. D'autres enceintes fossoyées sont signalées à Beg ar Roz, Lande des Châtaigniers, Rosmaguer, Kergroez et Rospiriou. Du mobilier néolithique (meule, haches) a été trouvé à Loguivy. Un souterrain datant vraisemblablement de l'Age du fer a été signalé à Kerlescouarn. Un habitat médiéval déserté se situe près de la ferme de Keriquel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1959 mars 1965 Émile Naour    
mars 1977 mars 1983 Louis Ropers    
mars 1983 mars 2001 Louis Le Lann Parti socialiste[6]  
mars 2001 en cours Roger Colas DVG puis Parti socialiste[6] Animateur sécurité environnement

Jumelages[modifier | modifier le code]

En 2005, la commune de Tréméven et le village de Monivea (environ 2 500 habitants), proche de Galway, en Irlande, commencent à travailler sur le projet de jumelage. Une association est créée en juin 2005, et une charte entre les deux collectivités est signée en juin 2009 à Monivea puis en septembre 2009 à Tréméven.

Au 1er juin 2014, aucun jumelage n'est encore effectif[7].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 261 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
670 720 722 759 840 855 767 837 849
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
791 841 873 802 825 942 1 006 1 072 1 143
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 151 1 206 1 182 1 162 1 274 1 372 1 304 1 394 1 400
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 402 1 445 1 652 1 975 2 076 2 017 2 057 2 063 2 261
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune administre une école maternelle et une école élémentaire regroupant 238 élèves en 2012-2013[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 31 119 €, ce qui plaçait Tréméven au 13 833e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[11].

En 2009, 47,0 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 354 personnes, parmi lesquelles on comptait 72,1 % d'actifs dont 66,6 % ayant un emploi et 5,5 % de chômeurs[I 5].

On comptait 293 emplois dans la zone d'emploi, contre 168 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 914, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 32,1 %, ce qui signifie que la zone d'emploi n'offre qu'un emploi pour trois habitants actifs[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Tréméven comptait 99 établissements : 19 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 5 dans l'industrie, 19 dans la construction, 42 dans le commerce-transports-services divers et 14 étaient relatifs au secteur administratif[I 7].

En 2011, 6 entreprises ont été créées à Tréméven[I 8], dont 5 par des autoentrepreneurs[I 9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments remarquables[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Méen.

La commune compte un monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques[12] et 20 lieux et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[13]. Par ailleurs, elle compte 3 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[14] et aucun objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[15].

L'église, construite au XVIIe siècle est inscrite depuis le 13 novembre 1939[16].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

On peut également citer :

  • la chapelle Saint-Diboan (XVIIe siècle), située à Loguivy. Le saint, dont le nom signifie en breton « celui qui enlève les douleurs », serait celui d'un compagnon de saint Guénolé (breton, Gwenole) de Landévennec. Sa vie est racontée dans le cartulaire de l'abbaye de Quimperlé [17]. Jusqu'à récemment, les passants jetaient des pièces dans la fontaine Saint-Diboan de Loguivy pour s'assurer sa protection. Ce saint est surnommé "Tu-pe-du" qui signifie en français "d'un coté ou de l'autre" (la vie ou la mort). La fontaine porte la date de 1718. L'abbé Mével a écrit en 1924 : « Dans notre Cornouaille, trois centres sont plus particulièrement remarquables pour la dévotion dont saint Diboan est l'objet : Tréméven (...), Leuhan (...) et Plévin, paroisse appartenant aujourd'hui au diocèse de Saint-Brieuc. (...) Le pardon de saint Abibon se fait à Leuhan le troisième dimanche d'août. (...) Saint Abibon est invoqué pour les malades, mais on y vient aussi beaucoup pour les enfants »[18].
  • les vestiges du château de Lamarre : Restaurée durant la guerre de Cent Ans par le capitaine anglais Jehan Devereux qui voulait l’utiliser pour attaquer Quimperlé, la forteresse est ensuite assiégée par les Français commandés par Olivier V de Clisson. Afin de venir en aide à Jehan Devereux, les troupes anglo-bretonnes lèvent alors le siège de Saint-Brieuc. Finalement la « bataille de Tréméven » n’a pas lieu. La paix provisoire signée à Bruges le 27 juin 1375 marque une pause dans le conflit. À l'issue de ce traité, le duc de Bretagne, Jean IV, reconnaît la suzeraineté du roi de France. Dès lors, le château de Lamarre tombe dans l’oubli[19] malgré le rétablissement de l'indépendance du Duché de Bretagne en 1379 ;
  • trois manoirs (Roscado, Rosmaguer, reconstruit en 1588, et Kerlavarec des XVIe et XVIIe siècles) ;
  • la présence de stèles armoricaines : une à Coltas, une au bourg, deux à Loguivy, et de nombreuses croix sur le territoire de la commune ;
  • le moulin Fourden (XVIIIe siècle).

Langue bretonne et culture[modifier | modifier le code]

La charte « Ya d’ar brezhoneg », engageant la commune à valoriser la langue bretonne dans la vie publique (signalisation, soutien aux filières bilingues...) a été signée le 9 septembre 2005. Le maire, Roger Colas, a insisté sur le fait que « chaque élu breton avait sa part de responsabilité dans la sauvegarde de la langue bretonne, expression majeure de la culture en Bretagne »[20].

L'école publique de Tréméven a sa filière bilingue français-breton, qui a ouvert en 2005. En novembre 2008, une association Div Yezh Tremeven (Association de Parents d'Elèves) a été créée, elle défend et fait la promotion de l'enseignement bilingue public.

À la rentrée 2013, 87 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 36,6 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[21].

En mai 2014, Yann Ewan publie un recueil de nouvelles intitulé Les Chiens de Tremeven[22]. L'action de la plupart des nouvelles se situe sur le territoire de la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Pierre Le Roux, Atlas linguistique de Basse-Bretagne, 1927.
  4. Victor Henry', Lexique étymologique des termes les plus usuels du breton moderne, 1900, note 4 en bas de page 4, [lire en ligne].
  5. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  6. a et b Tréméven. Le maire sortant Roger Colas (PS) se représente, Ouest-France 11 octobre 2013.
  7. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 1er juin 2014).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. « Finistère (29) > Tréméven > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 1er juin 2014).
  11. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  12. « Liste des monuments historiques de la commune de Tréméven », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Liste des lieux et monuments de la commune de Tréméven à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Liste des objets historiques de la commune de Tréméven », base Palissy, ministère français de la Culture.
  15. « Liste des objets de la commune de Tréméven à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  16. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1138272.r
  18. Abbé >mével, Nos saints bretons : Saint Diboan, "Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie", Quimper, 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729760q/f273.image.r=Leuhan.langFR
  19. Voir le site topic-topos Patrimoine des communes de France
  20. « Cérémonie de signature de la charte "Ya d'ar brezhoneg" par la ville de Tremeven (29) », sur le site de l'Office public de la langue bretonne (consulté le 1er juin 2014).
  21. http://www.fr.opab-oplb.org/47-enseignement.htm
  22. http://www.ecrivainsbretons.org/livres/item/645-les-chiens-de-tremeven.html