Tréméven (Finistère)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tréméven.
Tréméven
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Quimperlé
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Quimperlé
Maire
Mandat
Roger Colas
2008-2014
Code postal 29300
Code commune 29297
Démographie
Gentilé Trémévénois, Trémévénoise
Population
municipale
2 261 hab. (2011)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 54″ N 3° 32′ 00″ O / 47.898333, -3.533333 ()47° 53′ 54″ Nord 3° 32′ 00″ Ouest / 47.898333, -3.533333 ()  
Altitude Min. 3 m – Max. 97 m
Superficie 15,42 km2
Localisation

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Tréméven
Liens
Site web Le site de la commune

Tréméven [tʁemevɛn] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Une commune située dans le département des Côtes-d'Armor porte un nom identique mais se prononçant différemment ([tʁemevɛ̃] au lieu de [tʁemevɛn][1]).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Tremeven-Kemperle. Le nom Tréméven associe selon toute vraisemblance le vieux-breton treb signifiant village et l'éponyme de saint Mewen, fondateur du monastère de Saint Méven de Gaël. Une fontaine de Saint Meven attestée en 1587 montre en tout cas qu'à cette date la paroisse est déjà sous le patronage de ce saint. Tréméven apparait pour la première fois dans un aveu de la seigneurie de Quimerc'h daté de 1426 et est désigné sous le terme Tremenguen.

Géographie[modifier | modifier le code]

Tréméven est une petite commune située à proximité de la ville de Quimperlé. Le territoire communal est enserré entre les cours de l'Isole et de l'Ellé.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

La charte « Ya d’ar brezhoneg », engageant la commune à valoriser la langue bretonne dans la vie publique (signalisation, soutien aux filières bilingues...) a été signée le 9 septembre 2005, avec un label de niveau 1. Le maire de Tréméven, Roger Colas, a insisté sur le fait que chaque élu breton avait sa part de responsabilité dans la sauvegarde de la langue bretonne, expression majeure de la culture en Bretagne.

L'école publique de Tréméven a sa filière bilingue français-breton, qui a ouvert en 2005. En novembre 2008, une association Div Yezh Tremeven (Association de Parents d'Elèves) a été créée, elle défend et fait la promotion de l'enseignement bilingue public.

À la rentrée 2013, 87 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 36,6% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [2].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2001 Louis Le Lann Parti socialiste  
mars 2001 mars 2014 Roger Colas DVG Animateur sécurité environnement
mars 2014 en cours Roger Colas Parti socialiste Animateur sécurité environnement

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 261 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
670 720 722 759 840 855 767 837 849
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
791 841 873 802 825 942 1 006 1 072 1 143
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 151 1 206 1 182 1 162 1 274 1 372 1 304 1 394 1 400
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 402 1 445 1 652 1 975 2 076 2 017 2 057 2 063 2 261
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Méen
  • Église de St-Meen (début du XVe siècle)
  • Chapelle Saint-Diboan (XVIIe siècle), située à Loc Yvi.
  • Les vestiges du château de Lamarre : Restauré durant la guerre de Cent Ans par le capitaine anglais Jehan Devereux qui voulait l’utiliser pour attaquer Quimperlé, la forteresse est ensuite assiégée par les Français commandés par Clisson. Afin de venir en aide à Jehan Devereux, les troupes anglo-ducales lèvent alors le siège de Saint-Brieuc. Finalement la « bataille de Tréméven » n’a pas lieu, la paix provisoire signée à Bruges le 27 juin 1375 marque une pause dans le conflit. Le château de Lamarre tombe alors dans l’oubli[5].
  • 3 manoirs (Roscado, Rosmaguer et Kerlavarec)
  • Présence de stèles armoricaines : une à Coltas, une au bourg, deux à Loc Yvi, et de nombreuses croix sur le territoire de la commune
  • Le moulin Fourden (XVIIIe siècle)

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Tréméven est jumelée avec :

En 2005, la commune de Tréméven et le village de Monivea (environ 2500 habitants), proche de Galway, en Irlande, commencent à travailler sur le projet de jumelage. Une association est créée en juin 2005, et une charte entre les 2 collectivités est signée en juin 2009 à Monivea puis en septembre 2009 à Tréméven.

Événements[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]