Bannalec

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Bannalec
L'église paroissiale de Bannalec, Notre-Dame-de-Folgoët
L'église paroissiale de Bannalec, Notre-Dame-de-Folgoët
Blason de Bannalec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Bannalec (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Quimperlé
Maire
Mandat
Yves André
2014-2020
Code postal 29380
Code commune 29004
Démographie
Gentilé Bannalécois
Population
municipale
5 513 hab. (2011)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 00″ N 3° 41′ 45″ O / 47.933333, -3.695833 ()47° 56′ 00″ Nord 3° 41′ 45″ Ouest / 47.933333, -3.695833 ()  
Altitude Min. 22 m – Max. 172 m
Superficie 77,51 km2
Localisation

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Liens
Site web bannalec.fr

Bannalec [banalɛk] est une commune française, située dans le département du Finistère en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bannalec dans le département du Finistère.

La commune de Bannalec est située dans le sud-est du département du Finistère, au nord-ouest de Quimperlé (12,9 km à vol d'oiseau [1]) et à l'est de Quimper (31,4 km à vol d'oiseau[2]). D'un point de vue historique, elle appartient à la Cornouaille. La commune n'a avec Scaër au Nord et Le Trévoux et Riec-sur-Bélon au Sud que des limites artificielles.

Communes limitrophes de Bannalec
Rosporden Scaër Scaër,
Saint-Thurien
Rosporden Bannalec Saint-Thurien
Pont-Aven Riec-sur-Bélon, Le Trévoux Mellac

Topographie, géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Géologie du Massif Armoricain ; Bannalec est au niveau des failles, au sud-ouest.

Bannalec a un territoire très vallonné qui s'étage entre 172 m d'altitude à Minez Kersclipon, au nord et 21 m d'altitude au moulin du Pont Taro, au sud-ouest.

La commune se situe sur les grandes failles du Massif armoricain allant de Quimper à Nantes. Le socle est composé en majorité de granite, une roche intrusive hercynienne (400 à 245 millions d'années), mais également de nappes du Paléozoïque inférieur (570 à 400 millions d'années) au sud. Au sud-ouest se trouvent des roches sédimentaires, de l'Ordovicien (environ 460 millions d'années) et du Silurien (environ 420 millions d'années)[3].

La commune est drainée par de nombreux ruisseaux. Elle a pour limites naturelles l'Isole au Nord-Est, l'Aven au Sud-Ouest et le ruisseau de la Véronique et le Ster Goz à l'Ouest. On compte également plusieurs bassins, deux élevages piscicoles, une station de pompage et un château d'eau[4].

Habitat et voies de communication[modifier | modifier le code]

Gare de Bannalec depuis le quai ; vue sur les voies en direction de Quimper. Auteur de la photographie : Bruno Corpet.

Près de la moitié de la population vit dans le Bourg qui constitue la principale agglomération. Le reste de la population vit dans les nombreux écarts que compte la commune, le plus important étant le village de Saint-Jacques au nord. Le territoire est soumis à un développement pavillonnaire.

Le village est traversé par la D 765 (d'est en ouest) et la D 4 (du nord au sud). La D 23 relie le village à Saint-Thurien au nord-est. Dans la partie sud du territoire passent la D 22 et la N 165 reliant Quimper à Lorient. Les aéroports les plus proches se trouvent près de chacune de ces villes. Une voie de chemin de fer traverse la commune du nord-ouest au sud-est.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat breton est un climat océanique caractérisé par des étés plutôt beaux et doux et des hivers souvent pluvieux, ventés (mais avec régulièrement de belles journées calmes et lumineuses) et doux. Étant au sud de la Bretagne, la commune est légèrement plus ensoleillée que le nord de la région (environ 1 200 kWh/m2), et elle bénéficie de températures annuelles à peine plus chaudes. La zone littorale à l'est de Concarneau, à proximité de Bannalec, est caractérisée par un climat clément.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentionnée pour la première fois vers 1030 dans le cartulaire de Quimperlé, Bannalec est désignée sous le terme Plebs Banadluc. Le toponyme associe au breton balan « genêt » (en vieux breton banadl et en moyen breton banazl) le suffixe ek. Bannalec signifie tout simplement « l'endroit où pousse le genêt ». Bannalec doit probablement son nom du fait que le genêt à balais y pousse en abondance.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La commune de Bannalec est avare en vestiges de la préhistoire. Au village de Kermaout, subsiste une allée couverte et à proximité du village de Cosquériou-Saint-Cado, un dolmen enfoui.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

L'histoire de Bannalec est indissociable de celle des seigneurs de Quimerc'h sous l’Ancien Régime. En effet ces puissants seigneurs disposaient d'un château féodal à Bannalec et de nombreuses terres dans la paroisse et celles du voisinage. Par ailleurs la seigneurie fut érigée en baronnie par le duc Jean V en 1420 en récompense des services rendus par le seigneur de Quimerc'h à son suzerain, notamment pour le soutien militaire qu'il lui a apporté au cours de l'épisode de la trahison de Marguerite de Clisson et de ses deux fils Charles et Olivier. Elle disposa de ce fait du droit de haute, moyenne et basse justice avec création d'un gibet à quatre piliers sur le tertre de Roz-Glaz à Mellac. La seigneurie passa successivement par alliance aux mains des Quimerc'h (XIe-XIVe), des Hautbois (XIVe-XVIe), des Tinténiac (XVIe-XVIIIe) et des Du Breil de Rays (XVIIIe). Le plus ancien seigneur de Quimerc'h dont le nom nous soit parvenu se nommait Rivallon et vivait entre 1066 et 1114. Les armes des seigneurs de Quimerc'h furent de tout temps un champ d'hermines meublé d'un croissant. La présence d'hermines sur le blason, laisse à penser que ce Rivallon était un proche parent du duc de Bretagne. Quant au croissant, il appartenait à la famille des comtes de Cornouaille.

La paroisse de Bannalec, en raison de sa grande étendue, environ 8 400 hectares avant la Révolution, était organisée en huit frairies : Coguiec, Tremeur, Trébalay, le Bourg, Troganval, Guirisec, Kerzudal et Bossulan. La frairie de Coguiec correspondait au quartier de Saint-Cado, tandis que la frairie de Guirisec correspondait au quartier Saint-Jacques. La frairie de Bossulan se trouve aujourd'hui en Pont-Aven. La plupart des frairies empruntait leur nom à celui d'un village. Celle de Guirisec le devait à une colline appelée Menez an Guerisec (mont de la cerisaie).

XVIe siècle et XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1597, durant la guerre de la Ligue, ligueurs et royalistes qui cherchaient à en découdre livrèrent un combat sous les murs du château de Quimerc'h. Colomban de Tinténiac, le seigneur du lieu, se contenta d'assister au combat du haut de ses remparts, ne voulant prendre parti pour aucun des belligérants.

Bannalec prend part à la révolte des Bonnets rouges en 1675. Les cloches de l'église paroissiale sont descendues en guise de punition et les révoltés doivent déposer leurs armes sous la conduite du seigneur de Quimerc'h à Port-Louis ou s'était réfugié le duc de Chaulnes. Deux habitants sont exclus de l'amnistie royale accordée en février 1676[5].

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Les paroissiens de Bannalec étaient soumis à la corvée au grand chemin. Ils devaient entretenir 18 jours par an la portion de la voie royale (voie reliant Quimperlé à Quimper) comprise entre le village de Léty et le bois de Goarlot soit un tronçon long de 7,2 km. Les nobles ainsi que les bourgeois en étaient exemptés.

  • 1790 : la paroisse de Bannalec est érigée en commune et annexe à son territoire la trève de Trébalay, ancienne possession de l'abbaye Sainte Croix de Quimperlé. Elle cède plusieurs villages dont Bossulan, situés sur l'autre rive de l'Aven, à la commune voisine de Nizon.
  • 1793 : Révolte des conscrits. Le 23 octobre 1793, 160 jeunes Bannalécois doivent se rendre à Quimperlé pour se présenter au conseil de révision. Mais arrivés au carrefour de Saint-Cado les jeunes appelés décident de s'en retourner au bourg de Bannalec ou ils abattent l'arbre de la liberté aux cris de « Vive le roi ! À bas la république ! ». Pour les punir, treize d’entre eux seront arrêtés puis finalement trois d'entre eux auront la tête tranchée le 25 juin 1794 à Paris place de la République sur ordre du juge révolutionnaire Fouquier-Tinville après un semblant de procès.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1831, sur une population de 4 183 habitants, seulement 126 hommes et 44 femmes savent parler le français, le breton étant la langue d'usage, et 72 hommes et 18 femmes savent l'écrire.

En 1847, une famine à Bannalec fait suite à la maladie des pommes de terre en 1844, à la sécheresse au cours de l'été 1845 et aux gelées profondes au cours de l'hiver 1845-1846. Un cas de cannibalisme est rapporté par la presse régionale sur la commune.

En 1863, la ligne de chemin de fer Lorient Quimper qui dessert Bannalec est mise en service.

Yves Nicot, un voleur récidiviste d’origine nantaise, fut condamné à mort le 23 octobre 1869 et guillotiné publiquement le 2 novembre 1869 sur la Place du Champ de Foire de Quimper pour avoir égorgé Véronique Le Meur le 29 mai 1869 sur la route allant de Quimper à Bannalec alors qu’elle revenait de la foire et qu’elle l’avait pris dans sa carriole, afin de lui voler l’argent des ventes qu’elle avait effectué ce jour-là[6].

En 1870-1871, une épidémie de variole est responsable d'environ 250 décès sur la commune.

Tout comme en Forêt de Pontcallec (Berné, 56) ou en forêt de Lothéa (Quimperlé/Clohars Carnoët), on recense un grand nombre de sabotiers/meriniers en Forêt de Quimerch au cours des siècles, depuis le XVIIe, mais principalement au XIXe.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

buste de Jean Bourhis

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale fait 387 victimes dont l'aviateur Jean Bourhis qui s'était illustré dans des meetings aériens avant-guerre et qui est mortellement blessé au cours d'un combat aérien en 1916.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Bretagne fait partie de la zone occupée dès l'armistice du 22 juin 1940.

Le 16 août 1943, peu avant minuit, un train de marchandises se dirigeant vers Quimperlé est mitraillé par un avion en gare de Bannalec[7].

Dans l'après-midi du 31 décembre 1943, un avion bombardier américain pris en chasse par l'aviation allemande basée à Lann-Bihoué s'abat à Kercréac'h à l'ouest de la commune, suscitant un grand émoi parmi la population. Le pilote et deux des huit autres membres d'équipage meurent dans l'incident. Sur les six rescapés deux d'entre eux ne réussiront pas à échapper à la vigilance allemande, ayant eu le malheur d'atterrir en parachute en plein bourg de Bannalec. Les autres aviateurs plus chanceux réussiront pour certains d'entre eux à regagner l'Angleterre. Le même jour, un avion allemand en flammes s'écrase et on en retire un corps carbonisé[7].

Le 7 août 1944, des soldats allemands qui sont descendus d'une draisine puissamment armée en gare de Bannalec viennent dans le bourg et tirent des rafales de mitraillette pour effrayer la population. Les FFI (Forces françaises de l'intérieur) ripostent. Les Allemands tentent alors de regagner la draisine. Mais ils auront un mort et cinq blessés et la draisine sera détruite. Après cet accrochage, les Allemands qui avaient ordre de se replier sur Lorient (suite à la percée des alliés en Normandie et Bretagne) n'oseront plus s'aventurer à Bannalec, libérée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Bannalec appartient à l'Arrondissement de Quimper, est le chef-lieu du Canton de Bannalec et fait partie de la Communauté de communes du pays de Quimperlé.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 2008 - Yves André PS Conseiller général
septembre 1987 Mars 2008 Yvon Le Bris PS Conseiller général

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bannalec est jumelée depuis le 14 août 2007 avec la ville de Castleisland, ville du comté de Kerry en République d'Irlande[8].

Gestion de l'énergie et des déchets[modifier | modifier le code]

La collecte des ordures ménagères se fait en régie sur l'ensemble du territoire COCOPAQ ; le tri sélectif est mis en place, et certains habitants possèdent un composteur[9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2009, Bannalec compte 5 308 habitants (soit une augmentation de 10 % par rapport à 1999)[10]. La commune occupe le 1 902e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 947e en 1999, et le 32e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Bannalec depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1926 avec 6 323 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 800 4 396 3 165 4 363 4 183 4 377 4 264 4 372 4 174
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 425 4 313 4 611 4 390 4 787 5 042 5 259 5 890 5 910
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 040 6 141 6 138 6 170 6 323 6 159 6 067 6 098 5 511
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
5 369 5 235 5 023 4 975 4 840 4 785 5 016 5 061 5 308
2011 - - - - - - - -
5 513 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 21,4 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 22,9 %) ;
  • 51,8 % de femmes (0 à 14 ans = 18,6 %, 15 à 29 ans = 13,5 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 28,3 %).
Pyramide des âges à Bannalec en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
0,7 
8,8 
75 à 89 ans
13,2 
13,7 
60 à 74 ans
14,4 
23,3 
45 à 59 ans
19,6 
21,4 
30 à 44 ans
20,0 
13,7 
15 à 29 ans
13,5 
18,7 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école publique maternelle et primaire de Bannalec compte 10 classes et 241 élèves en 2011 dont une filière d'enseignement à parité horaire français-breton. À cette même date, le collège public Jean Jaurès accueille 347 élèves venant de plus de 20 communes. Il dispose d'un internat mixte (33 pensionnaires en 2003-2004)[15]. Il existe également l'école privée Notre Dame du Folgoët (maternelle et primaire) et l'école Diwan qui offre une scolarité complète en breton.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le Bagad Ar Balan Aour de Bannalec.
  • Le 14 juillet, un grand repas est organisé chaque année (moules/frites/saucisses…). Il est suivi d'un feu d'artifice.
  • La grande fête des Vieux Métiers a lieu à la mi-août (moissonneur, batteur, sabotier, maréchal-ferrant…).
  • Le cercle celtique les Genêts d'or organise un festival folklorique le 15 août qui attire plus de 3 000 spectateurs[16].

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs médecins (généralistes et spécialistes) et dentistes exercent à Bannalec. Les hôpitaux les plus proches sont le centre hospitalier de Quimperlé et l'hôpital du Porzou à Concarneau.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune est équipé de terrains et de salles de sport. Il existe de nombreuses associations sportives en 2011 sur Bannalec : athlétisme, football, cyclisme, tennis, aïkido[17]

Médias[modifier | modifier le code]

Ouest-France, Le Télégramme, France Bleu Bretagne…

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église permet la pratique du culte catholique.

Économie[modifier | modifier le code]

En 2008, la population de 15 à 64 ans comprend 73 % d'actifs, soit 2 337 personnes, dont 7,8 % de chômeurs. On compte par ailleurs 10,7 % de retraités et 8,1 % d'élèves, étudiants ou stagiaires[18].

En 2008, le territoire compte 464 emplois industriels et 161 emplois dans la construction. Il existe plusieurs ateliers, surtout agroalimentaires : salaisons Tallec (170 salariés[19]), découpe de viandes Ster Goz du groupe Bernard (95 salariés), emballages plastiques Isobox (60 salariés)[20].

Le commerce, les transports et les services divers rassemblent 460 emplois[18]. Plusieurs commerces et un supermarché sont implantés localement. En 2009, on dénombre, 2 pharmacies, 3 épiceries, 4 boulangeries, 2 boucheries-charcuteries, 1 poissonnerie, 1 marchand de journaux - tabac, 2 magasins de vêtements, 2 fleuristes[21]… Il y a également des restaurants (crêperie), services (La Poste) et un randogîte pouvant accueillir jusqu'à 18 personnes et des chevaux. Un des chemins de Compostelle traverse la commune, entraînant un tres léger tourisme (celui-ci est plus important sur la côte avec les plages, ateliers d'artistes et artisans).

L'agriculture reste par ailleurs importante sur le territoire, même si le nombre d'agriculteurs exploitants diminue : 79 en 2008 (contre 116 en 1999)[18].

Il existe enfin 365 emplois dans l'administration publique, l'enseignement, la santé, l'action sociale ; ces emplois sont en majorité occupés par des femmes[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

On parlait le breton cornouaillais sur le territoire avant le basculement linguistique dans la seconde moitié du XXe siècle.

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 15 février 2013. Le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 1 a été remis à la commune le 2 juillet 2014.

À la rentrée 2013, 115 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans la filière bilingue publique (soit 19,6% des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[22].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • église paroissiale Notre-Dame-de-Folgoët
En 1737, aveu de Tinténiac indiquant des armoiries dans toutes les fenêtres de l’église[23].
  • chapelle de l'Église Blanche
  • chapelle Saint Jacques (1683)
    Chapelle Saint Jacques
dans la baie du chevet, fragments d’une Passion du XVIe siècle avec les blasons des Guengat-Livinot-Mûr. Au début XXe siècle, il en était relevé huit, ainsi qu’un blason mi-parti de Guengat, et cela dans une fenêtre du côté sud[23].
  • chapelle Saint-Cado (XVIIe siècle)
    Chapelle Saint Cado
Unique en son genre avec son plan tréflé, peu courant en Bretagne et une charpente originale, sa construction daterait de 1650-1660. La chapelle est en granite soigneusement appareillé, des modillons et une corniche ceignent les hauts murs. Au chevet, encastrés dans la maçonnerie, se trouvent deux écus. Celui de droite appartient à la famille Guer-de-Pontacallec et celui de gauche à celle de Quimerc'h. La toiture a fait l'objet de plusieurs restaurations successives, dont la dernière remonte à 1979.
  • chapelle Saint-Mathieu de Trégonvel
Fragments d’une Crucifixion du XVIe siècle, ainsi qu’une sainte Catherine dans une rondelle et une Véronique datée 1550. Dans les baies du chœur, au début du XXe siècle, on signalait un Saint Louis et Saint Tugen avec un chien en rage, ainsi que quatre blasons des Vestle-Mur-Quimerc’h. Elle a été restaurée par le comité de quartier en 1977[23].
Trois verrières dans le chœur portant la date de 1605 (1622), détruites en partie par la foudre le 22 mars 1947[23]. Au début du XXe siècle, on relevait dans la baie du chevet une Passion, avec une inscription d'Olivier Leostic vicaire (recteur de 1622 à 1626), et du côté sud une vie de la Vierge avec Dormition et Assomption. L'on peut remarquer la présence de sablières sculptées par un certain le Maout symbolisé par un mouton (maout signifiant mouton en breton).
  • chapelle Sainte-Tréphine de Trébalay (XVe siècle)
    La chapelle de Trébalay et son calvaire
Tombée en ruine, elle a été restaurée par une association. C'est l'ancienne église tréviale de Trébalay.
  • oratoire de Trémeur.
  • vestiges du château de Quimerc'h
De la puissante demeure féodale des seigneurs de Quimerc'h, alliée aux comtes de Cornouaille et aux Ducs de Bretagne, il ne subsiste plus qu’un puits et quelques vestiges de l'ancien mur d'enceinte. La forteresse qui avait subi d'importantes déprédations durant la période révolutionnaire a en effet été démoli en 1828 par Charles du Breil de Rays, seigneur du lieu.
  • manoir du Quilio
  • manoir de Livinot
  • moulin de Kerchuz, restauré en gîte d'étape.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Edmond Sautereau a composé ce poème qui évoque les sabotiers du bois du château de Quimerch[24] :

« Il est vrai, pauvres sabotiers,
Qui faites du bois votre ouvrage,
Vous n'avez rien qu'un toit sauvage,
Où la nuit vous vous abritiez.
Votre hutte au bord des halliers
Est de gazon et de branchages.
Mais aussi vous avez l'ombrage
Des chênes et des châtaigniers.
À vous cet air pur qu'on respire
Dans ce frais et riant empire
Sous les trembles et les bouleaux
Les blancs rayons sous la futaie,
Et bleus, à travers les rameaux,
Les coins de ciel dont l'œil s'égaie.»

Tableaux[modifier | modifier le code]

  • Émile Dezaunay :
    • Messe en Bretagne (eau-forte représentant la sortie de la messe à Bannalec ; les femmes assises portent la gin-foez, la guise de Fouesnant)[26].
    • Danse à Bannalec (aquarelle gouachée; STbg; Dim; H:32 cm × L:42 cm, coll. part.)
  • Jacques Guiaud : Sous-bois en Bretagne : le chemin creux à Bannalec (Finistère) (peinture à l'huile, musée des beaux-arts de Caen)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Chevaux près des châtaigniers de Kerlagadic (Camille Bernier)
  • Vincent de Tinténiac, chevalier, né à Bannalec vers 1764, général chouan mort au château de Coëtlogon en 1795.
  • Charles Marie Bonaventure du Breil de Rays (1832-1893), aventurier mégalomane à l'origine de la tragédie de Port-Breton (Nouvelle-Guinée) : Colonie libre de Port-Breton, terres à 5 francs l’hectare, fortune rapide et assurée. Pour tous renseignements s’adresser à Monsieur Du Breil de Rays, consul de Bolivie, château de Quimerc’h en Bannalec, Finistère. Quelque six cents candidats-colons, français, belges, italiens, allemands, répondirent à cette annonce de 1877 et beaucoup d'entre eux eurent un destin tragique dans ce projet de colonie libre dans une île inhospitalière de la Nouvelle-Guinée[25].
  • Camille Bernier (1823-1902), peintre ayant souvent séjourné à Kerlagadic, a peint de nombreuses scènes de vie et paysages des environs de Bannalec tels Ferme à Bannalec (1876) ; Sabotiers du bois de Quimerch (1877); Bois de Quimerch (musée départemental breton à Quimper) ; L'étang de Quimerc'h (la guerre de) (musée départemental breton à Quimper) ; La vanne de l'étang de Quimerc'h (musée d'art et d'histoire de Cholet) ; Un chemin près de Bannalec (musée des beaux arts Nantes) ; Anndour-Bannalec (musée des beaux arts d'Angers), etc..
  • Jean Bourhis (1886-1916), un précurseur du parachutisme et un pionnier de l'aviation, héros de la Première Guerre mondiale. Le 21 février 1914 Jean Bourhis acceptera d'essayer un nouveau modèle de parachute mis au point par Frédéric Bonnet. C'est un succès même s'il finit son saut dans la Seine où le vent l'a malheureusement entraîné. Il déclarera par la suite aux journalistes : « La descente fut très douce et je n'ai eu aucune appréhension. C'est vraiment une sensation agréable ».
  • Charles de Quimerc'h, qui fut le chambellan du duc Jehan V de Bretaigne
  • Le Père Arthur Hervet y est né en 1938

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bannalec à travers les âges, Marcel Kervran, Imprimerie régionale, 1986.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Calcul de l'orthodromie entre Bannalec et Quimperlé » (consulté le 27 janvier 2010)
  2. « Calcul de l'orthodromie entre Bannalec et Quimper » (consulté le 27 janvier 2010)
  3. Carte géologique de France
  4. Carte IGN.
  5. Cette information est issue du document Liste des exceptés de l’amnistie de 1676 en Bretagne, disponible sur Wikisource.
  6. Lénaïg Gravis, "Les grandes affaires criminelles du Finistère", De Borée éditions, 2008 [ISBN 978-2-84494-808-3]
  7. a et b Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 978-2-36428-007-6]
  8. Présentation de la commune et jumelage sur le site officiel de la ville.
  9. Les déchets sur le site officiel de la commune
  10. Populations légales 2009 de la commune : Bannalec sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  13. « Évolution et structure de la population », sur Résultats du recensement de la population - 2008 (consulté le 22 juillet 2011)
  14. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  15. Écoles de Bannalec sur le site officiel de la commune
  16. Présentation de Bannalec sur le site officiel de la commune
  17. Associations sports et détente de Bannalec sur le site de la commune
  18. a, b, c et d « Emploi - Population active à Bannalec en 2008, recensement de l'Insee », sur Insee
  19. Quelle date pour les 3 données entre parenthèse?
  20. Bannalec sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet
  21. Base communale du nombre d'équipements et de services dans le domaine du commerce en 2010, Insee
  22. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  23. a, b, c et d Ottin. Peyron-Abgrall. Kerjean, Doc jplb
  24. Edmond Sautereau, " Impressions du Salon de 1877. Fleurs et fruits", Herluison, Orléans, 1877, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57230806/f36.image.r=Quimerch.langFR
  25. a et b Daniel Raphalen, L'Odyssée de Port-Breton ou le rêve océanien du marquis de Rays, Éditions Les Portes du large, Rennes, 2006.
  26. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6534092q/f138.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR