Fouesnant
| Fouesnant | ||
Fouesnant, rue de Cornouaille. |
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Héraldique |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Finistère | |
| Arrondissement | Quimper | |
| Canton | Fouesnant (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Fouesnantais | |
| Maire Mandat |
Roger Le Goff 2008-2014 |
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| Code postal | 29170[1] | |
| Code commune | 29058 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
9 155 hab. (2010) | |
| Densité | 279 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 71 m | |
| Superficie | 32,76 km2 | |
| Localisation | ||
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Fouesnant [fwεnɑ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Ses habitants sont appelés les Fouesnantais(es). La ville est le chef lieu du canton de Fouesnant ainsi que de la Communauté de communes du Pays Fouesnantais (CCPF). En 2009, la commune comptait 9356 habitants, ce qui la place en treizième place des villes du Finistère. Située au cœur de la côte Cornouaillaise, à 15 km environ de Pont-L'Abbé, Quimper et Concarneau, et bénéficiant d'un littoral parmi les plus étendus du Finistère, la ville attire chaque année de nombreux touristes et vacanciers.
Sommaire |
Étymologie [modifier]
Le nom breton de la commune est Fouenant, prononcé fouenn, et transcrit par " Fouen" sur les panneaux bilingues à l'entrée de la commune.
La signification du nom n'est pas certaine. Une hypothèse le rattache pour sa deuxième partie au vieux breton "nant", vallée (En breton moderne le mot ne signifie plus que "le creux du sillon"). On a aussi pensé que la première syllabe pourrait venir du breton foenn, foin, hypothèse contestée par les linguistes. Aussi loin que remontent les archives, le pays de Fouesnant n'apparait jamais comme un pays à foin.
La graphie Fouen/Fouenn peut être considérée comme fautive, mais elle a l'avantage de rendre compte de la prononciation réelle (et nullement relâchée) du nom en breton. En effet, "Fouenant", avec un accent tonique fort sur la première syllabe qui entraîne l'amuïssement de la deuxième voyelle, en l’occurrence le "a", se prononce effectivement [ˈfwɛnən] ou plutôt [fwɛn] après disparition complète de la voyelle muette [ə]. Il faut ajouter que le "t" en finale n'est jamais prononcé après un "n"(comme dans "hent", prononcé [ɛn], ou dans "departamant", prononcé [deparˈtãmən]) Un bretonnant authentique prononcera donc "Fouenant" comme "Fouenn" ou "foenn" (ce qui a pu conduire à l'étymologie populaire associant Fouesnant au foin : le Pays Fouesnantais, Bro Fouenant/Fouenn/Foenn serait le "pays du foin" ?) Mais l'accent tonique se déplace et en breton les habitants sont appelés Fouenantiz [fwɛˈnɑ̃ntis]. À la graphie Fouenn, il vaut donc mieux préférer Fouenant [fwɛn] pour que les dérivés du nom ne soient pas des barbarismes (tels que "Fouenniz"etc).
Sur les documents anciens, on trouve les noms Fuinant (entre 1022 et 1058), Plebs Fuenant (en 1084), Foynant (en 1294), Foenant (en 1324, vers 1330 et en 1368), Fouesnant (en 1382).
Géographie [modifier]
Commune littorale du Sud-Finistère située à 15 kilomètres au sud de Quimper et huit kilomètres à l'ouest de Concarneau. La commune est au cœur de la communauté de commune dont elle est le chef lieu : a l'est se trouve La foret-Fouesnant, au nord Saint-Evarzec, à l'ouest Pleuven, Clohars-Fouesnant et Gouesnac'h et enfin Benodet au sud-ouest. Fouesnant est bordée de 15 kilomètres de côte, du Cap Coz aux marais de Mousterlin et aux dunes de la Mer blanche, en passant par la pointe de Beg Meil. Le territoire est modérément vallonné, descendant en pente douce vers le sud-ouest, en direction de Bénodet et de la mer. Vers l'est, la pente est plus accentuée vers l'anse de Penfoulic et le baie de La Forêt.
Les côtes présentent des aspects très divers : cordon sableux du Cap Coz, côte rocheuse escarpée bordant la baie de La Forêt, jusqu'à Beg Meil. La pointe de Beg Meil et ses dunes perchées ferment la baie de la Forêt. La côte sud de Fouesnant est formée de deux cordons littoraux d'avant-côte de part et d'autre de la pointe de Mousterlin. Ils ont séparé de la mer les modestes rias qui occupaient les cours inférieurs de plusieurs petits ruisseaux, formant ainsi deux lagunes, celle de Mousterlin, qui fut transformée en polder vers 1930, et celle de la Mer Blanche qui est toujours soumise au régime des marées.
Fouesnant est une ancienne commune rurale qui a conservé un aspect de bocage avec quatre ensembles urbanisés. Juché à 60 m d'altitude, et à trois kilomètres de la côte, le bourg de Fouesnant domine la baie de La Forêt. Autour de l'église Saint-Pierre, le centre-ville est à la fois administratif (mairie, bibliothèque, services sociaux...) et commercial (petits commerces). L'étroite pointe de sable du Cap Coz dépassant à peine le niveau de la mer, est presque entièrement occupée par des constructions. Plusieurs lotissements agrandissent le Cap Coz vers l'intérieur des terres. En face de son extrémité, au fond de la Baie de Concarneau, se trouve la sortie de Port-la-Forêt, le port de La Forêt-Fouesnant. Dès la fin du XIXe siècle, Beg Meil était une station balnéaire réputée où furent construits de nombreux hôtels et villas particulières. Un sémaphore de la Marine nationale opère une veille maritime à la pointe de Beg Meil. Enfin, la Pointe de Mousterlin a été l'objet d'une urbanisation plus modérée.
Le parc immobilier est constitué pour 80 % de maisons particulières dont près de la moitié sont des résidences secondaires. Des zones artisanales et commerciales très actives (Kervihan, Parc Ar C'hastel) regroupent, aux limites du centre-ville, des services et des entreprises spécialisées dans l'alimentaire notamment (Tipiak, salaisons, pâtisseries industrielles...). Depuis 2010, Fouesnant a étoffé son offre de commerces et de services, avec la création de deux zones commerciales : à l'ouest avec le pole commercial de Penhoat-Salaun ; au sud, avec la zone de Maner Kerelleau.
Fouesnant est devenue une véritable station balnéaire et touristique développée autour de son ensemble de plages et de Beg Meil, notamment depuis l'obtention de son label "Pavillon Bleu" garantissant notamment une qualité des eaux de baignade. L'agglomération fait partie de la zone d'extension périurbaine de Quimper où travaille une large partie de la population fouesnantaise.
Enfin, Fouesnant possède un vaste ensemble insulaire : l'Île aux Moutons et l'archipel des Glénan, ensemble d'îlots situés à une quinzaine de kilomètres au sud de la Pointe de Mousterlin, font partie du territoire communal.
Vers l'est, la côte se découpe en criques inaccessibles à marée haute. D'où l'utilité d'un chemin côtier qui dessert ces petites perles en suivant le haut de la falaise, via des méandres dessinés dans la flore arbustive. Sauf que brusquement, on bute sur des clôtures, grillages et murs annonçant « Propriété privée ! ».
Histoire [modifier]
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Louis Caradec : Fileuse de Rosporden - Fouesnant (Musée départemental breton, Quimper)
Préhistoire et Antiquité [modifier]
- La présence de deux menhirs sur le territoire communal, l'un à l'intérieur des terres et l'autre sur la Pointe de Beg Meil est la marque d'une occupation humaine du territoire à la fin de l'âge du bronze ou au début de l'âge du fer. Les fouilles actuellement en cours sur l'Île aux Moutons ont mis en évidence des habitats permanents à diverses époques (Néolithique, âge du fer, période romaine). Sur les Glénan, des coffres funéraires sont aussi la trace d'une présence humaine ancienne.
Moyen Âge [modifier]
Le Dictionnaire des Châteaux forts de Ch. Salch (éd. Publitotal, Strasbourg) signale une "motte féodale" sur la commune. Cela veut dire qu'il y avait donc aux XIe ou XIIe siècles un donjon à motte, comme on peut en voir sur la Tapisserie de Bayeux et comme il en existe beaucoup encore dans nos campagnes ou vieux villages. Souvent il n'en reste que la motte qui est une butte artificielle, le donjon ayant été détruit.
- Au XIIIe siècle le territoire de Fouesnant est une bannie très importante.
- La famille de Fouesnant, dont les aînés de père en fils sont des chavaliers - bannerets, fait partie des principales familles nobles de Cornouailles lors du recensement de la noblesse en 1294 (Henry de Fouesnant).
- Le dernier de Fouesnant connu - Jehan de Fouesnant appartenant à une branche puinée est cité dans la montre de 1480.
- Durant la guerre de 100 ans, au début du règne du duc de Bretagne Jean IV, la seigneurie de Fouesnant appartient à l'anglais Robert Knollys. Après la victoire de Du Guesclin qui en prend possession, celui-ci la donne le 28 mai 1373 à son cousin Jean III du Juch. Donation confirmée par Charles V le 22 septembre 1373. En 1382, Jean III du Juch restitue (moyennant certaines contreparties) la seigneurie de Fouesnant au duc Jean IV et le titre "seigneur de Fouesnant"" n'est plus porté.
Époque moderne [modifier]
Révolution française [modifier]
- Cette commune est connue pour des faits liés à l'affaire Nédelec en 1792.
Le XIXe siècle [modifier]
- Fouesnant cède en 1873 une partie de son territoire, qui devient la commune de La Forêt-Fouesnant.
Le XXe siècle [modifier]
La Seconde Guerre mondiale [modifier]
Le 29 juin 1943, les chalutiers à voile Fleur de Lisieux et Pierre Marcel rentrent à Concarneau en ayant à leur bord quatre aviateurs américains recueillis en mer la veille, à quatorze milles marins à l'ouest de l'archipel des Glénan. Ils sont confiés à la police locale. Dans la nuit du 12 au 13 août 1943, un avion anglais est abattu au-dessus de Beg Meil (un aviateur est tué et deux faits prisonniers)[2]. Le 15 août 1944, 15 hommes ; des résistants du groupe Vengeance, des FTPF, deux déserteurs russes de la Wehrmacht, sont fusillés par les Allemands dans le marais de Mousterlin. Deux autres exécutions ont lieu, l'une le 23 juillet, l'autre le 10 août[3].
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
D’après le recensement Insee de 2010, Fouesnant compte 9 155 habitants (soit une augmentation de 13,54 % par rapport à 1999). La commune occupe le 952e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 104e en 1999, et le 12e au niveau départemental sur 283 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Fouesnant depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2007 avec 9 793 habitants.
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 15,6 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 24,9 %) ;
- 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 29,3 %).
Patrimoine architectural [modifier]
- Église Saint-Pierre
Construite à la fin du XIe siècle, remaniée au XVIIIe siècle à la suite de l'effondrement de sa tour-lanterne, elle est un parfait exemple de l'architecture romane. Sa nef de cinq travées est entièrement lambrissée et les fenêtres en forme de meurtrière sont percées dans l'axe des arcades. Les colonnes sont coiffées de chapiteaux ornés de feuilles d'acanthe, d'étoiles et de personnages. Une sacristie extérieure à la toiture en forme de carène, réalisée au XVIIIe siècle flanque l'édifice au Sud. L'église Saint-Pierre est classée Monument historique depuis 1930.
Sur le placître, un calvaire du XVIIe siècle porte les statues de la Vierge et de Saint-Jean.
Sur le flanc ouest de l'église se trouve le monument aux morts de la guerre de 1914-1918, réalisé, dans un style sobre et émouvant par le sculpteur René Quillivic : une femme en deuil portant la coiffe de Fouesnant prie pour ses morts. (voir galerie de photos).
- Chapelle Saint-Thomas-Becket
Construite en 1674 à la mémoire de saint Thomas Becket, archevêque de Canterbury par le descendant d'un de ses assassins. La croix du placître est du XVIe siècle.
- Chapelle Sainte-Anne
Construite en 1685 avec l'aide financière des fidèles sur un site ancien de rassemblements et de pardons très fréquenté par les marins. La flèche endommagée fut reconstruite en 1883. Au nord de l'enclos, on trouve une fontaine de dévotion et son bassin. Un pardon solidement ancré dans la tradition y est célébré chaque année, le suivant la Sainte Anne (26 juillet). Elle est classée Monument historique depuis 1914.
- Chapelle Saint-Sébastien
Construite au XVe siècle, elle conserve des éléments d'une construction antérieure du XIIe siècle.
- Chapelle de Kerbader
Elle date du XVIIIe siècle, en remplacement d'une chapelle plus ancienne du XVIe siècle. Elle fut en partie le théâtre de l'affaire Nédelec.
- Chapelle de Perguet
- Village vacances Renouveau à Begmeil, édifié en 1969 par l'architecte Henri Mouette et le sculpteur Pierre Szekely[8].
Sites remarquables [modifier]
- Étangs et bois de Penfoulic (site naturel protégé par le Conservatoire du littoral)
- Plage et site du Cap Coz
- Cale et dunes de Beg Meil
- Polder de Mousterlin (site naturel protégé par le Conservatoire du littoral)
- Pointe de Mousterlin
- Marais et dunes de la Mer Blanche
- Île aux Moutons
- Sémaphore de la Marine Nationale
- Archipel des Glénan
- Chêne des Crapauds (Dervenn an tousegi), arbre de 9,60 m de circonférence, dans une propriété privée.
- L'abre Girafe, arbre classé comme remarquable[réf. nécessaire] dont la silhouette fait penser à une girafe.
Événements [modifier]
- Chaque été, la Fête des Pommiers.
- Le Pardon de Sainte Anne, le premier dimanche après la Sainte Anne (26 juillet)
- depuis 2004, tous les étés, Le Festidreuz : festival de musique
Spécialités [modifier]
Le cidre de Fouesnant est l'un des plus renommés des cidres de Cornouaille. Ceux-ci bénéficient depuis 1996 du label Appellation d'origine contrôlée.
Naissances [modifier]
- Jos Parker, poète, né dans la commune en 1853, mort en 1916, auteur du poème "Les chemins bretons".
- Louis Bertholom, poète, né dans la commune en 1955, livres sur Fouesnant:"Le Rivage du Cidre", "les Ronces bleues".
Décès [modifier]
Jumelage [modifier]
Meerbusch (Allemagne) depuis 1967. Jumelage très vivant entre les deux communes. Le jumelage Fouesnant-Meerbusch organise de nombreux échanges : scolaires, sportifs, chorales...
Galerie de photos [modifier]
-
Anse de Penfoulic, le Cap Coz au fond
Voir aussi [modifier]
Références [modifier]
- Le Service national de l'Adresse indique aussi 29900, code postal de Concarneau, pour l'archipel des Glenan
- Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
- Jean René Canevet, La guerre 1939-1945 à Fouesnant, p.258-263
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Fouesnant en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 21 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 21 novembre 2010
- Village vacances de Begmeil
Bibliographie [modifier]
- Fouesnant entre terre et mer, deux cents ans d'histoires, de la Révolution à nos jours, 1789-2000, Arnaud Penn, Fouesnant, 2001, ISBN : 2-9516662-0-9
- Aspects de la Révolution en Pays fouesnantais, Foën Izella, 1989.
- L'affaire Nédelec, Foën Izella, Institut culturel de Bretagne, 1989.
- Clochers du Fouesnantais au vent de l'histoire, Pierre Cariou, 1999.
- Les Glénan, Louis-Pierre Le Maître, Palatines, 2006.
- Les Robinsons des Glénan, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1998. (l'histoire des populations permanentes des Glénan aux XIXe et XXe siècles)
- Le Rivage du Cidre (Récit), Louis Bertholom, les Éditions Sauvages, 2002.
