Scaër

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Scaër
l'hôtel de ville
l'hôtel de ville
Blason de Scaër
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Scaër (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Quimperlé
Maire
Mandat
Jean-Yves Le Goff
2014-2020
Code postal 29390
Code commune 29274
Démographie
Gentilé Scaërois
Population
municipale
5 331 hab. (2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ N 3° 42′ O / 48.03, -3.7 ()48° 02′ Nord 3° 42′ Ouest / 48.03, -3.7 ()  
Altitude Min. 65 m – Max. 242 m
Superficie 117,58 km2
Localisation

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Liens
Site web Site sur la commune de Scaër

Scaër [skɛʁ] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Connu pour être un haut lieu du gouren ou lutte bretonne, ce sport a valu à Scaër le surnom de « pays des lutteurs ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Scaër dans le Finistère.
l'Isole au Pont Penvern.

La commune est située dans le sud-est du Finistère et jouxte à l'est le département du Morbihan. Son chef-lieu est situé à vol d'oiseau, à 30,5 km à l'est de Quimper et 40,2 km au nord-ouest de Lorient. Les communes limitrophes sont Bannalec au sud, Rosporden au sud-ouest, Tourc'h à l'ouest, Leuhan et Roudouallec au nord, Guiscriff à l'est et Saint-Thurien au sud-est.

Avec une superficie de 117,58 km2, Scaër peut se prévaloir d'être la commune la plus étendue du département, et même de la région Bretagne, devançant Paimpont dans l'Ille-et-Vilaine.

La commune, très vallonnée, s'étage entre 65 mètres d'altitude au niveau du point le plus bas de la vallée de l'Isole et 242 mètres sur les hauteurs du village de Coadry. Elle est parcouru par de nombreux ruisseaux qui se jettent soit dans l'Aven, à l'ouest, soit dans l'Isole, à l'est. Le plus important d'entre-eux est le Ster Goz. L'Aven longe le territoire de la commune, et la sépare ainsi de Tourch, tandis que l'Isole en traverse la partie orientale en suivant une direction générale nord-sud.

La commune, autrefois très boisée comme en atteste les nombreux toponymes en Coat : Coadry, Coadigou, Kergoat, Coatforn, etc., possède encore deux importants massifs forestiers : la forêt de Cascadec et la forêt domaniale de Coatloc'h.

Bien que le bourg soit de taille importante, la commune possède un habitat rural très dispersé constitué de pas moins de 305 lieux-dits et écarts.

Géologie et minéralogie[modifier | modifier le code]

la chapelle Saint-Sauveur de Coadry

Le sous-sol de Scaër est constitué de micaschiste à l'ouest, au nord et à l'est du bourg. Au nord il alterne avec des schistes modifiées. Au sud du bourg, il s'agit de granite. Des carrières de granite, situées à l'angle sud-est de la forêt de Coatloc'h, furent d'ailleurs exploités depuis le Moyen Âge par des tailleurs de pierre. Ce granite a servi à construire notamment la croix du cimetière de Scaër, datée de 1400.

Entre les villages de Coadry et Restambern, on trouve des pierres en forme de croix de Saint-André, appelées "pierres de Coadry". D'un point de vue géologique, ces pierres sont des staurotides, staurotide signifiant pierre de croix, composés de silicate d'alumine et de fer. De nombreuses vertus étaient prêtées à ces pierres autrefois. On prétendait que ces pierres étaient efficaces contre les naufrages, les chiens enragés, les maux d'yeux. On les plaçait au pied des maisons pour se protéger de la foudre : ce qui leur valut aussi le nom de « pierre à tonnerre ». Ces pierres servaient aussi de bijoux et de parures féminines.

Climat[modifier | modifier le code]

Scaër bénéficie d'un climat tempéré de type océanique dégradé. Les précipitations y sont très abondantes, de l'ordre de 1300 millimètres par an, voire 1400 millimètres sur les hauteurs, dans le secteur de Coadry.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est mentionné pour la première fois au XIe siècle dans le cartulaire de l'abbaye de Landévennec sous la forme Scarth. Le nom évolue en Scaezre au XVIe siècle et XVIIe siècle puis Scaër au XVIIIe siècle. L'origine du nom est inconnue.

En breton, la ville se nomme Skaer.

Histoire[modifier | modifier le code]

menhir Saint Jean, haut de 8,3 mètres.

Période néolithique[modifier | modifier le code]

Le menhir Saint Jean atteste d'une occupation humaine très ancienne du territoire, dès la période néolithique.

Période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

La présence gallo-romaine est attestée à Scaër par la trouvaille en 1886 de pièces romaines.

XVe siècle[modifier | modifier le code]

En 1457, Arthur III, connétable de Richemont, devient duc de Bretagne. Comme il devait se rendre à Tours pour offrir son hommage au roi de France, Charles VII, son suzerain, il voulut donner à la cour, le spectacle d'un grand "bouhourdeix" (tournoi de chevaliers[1]). Il demanda au baron de Quimerc'h, en Bannalec, de chercher dans sa région et de lui amener les meilleurs lutteurs. Le vieux connétable ne connaissait pas en Bretagne, disait-il, pour les opposer aux Français, de plus solides gourenieren (lutteurs de gouren lutte bretonne) que ceux de Rosporden et de Scaër[2].

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

1675 : Révolte des Bonnets rouges. Des habitants de la paroisse participent au pillage le 11 juillet 1675 et les jours qui suivent du château de Kergoet en Saint-Hernin propriété du sieur Le Moyne de Trévigny. Scaër figure parmi les 17 paroisses qui doivent verser 50 000 £ en dédommagements au propriétaire du lieu : Scaër est imposée à hauteur de 2000 livres.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le dictionnaire d'Ogée, paru en 1778, donne une population de 3 800 communiants pour la paroisse de Scaër. En 1779, une épidémie de dysenterie, qui sévit dans la région, décime entre juillet et septembre environ 350 personnes soit 10 % de la population de la paroisse.

1795 : Passage du constitutionnel Jacques Cambry à Scaër qui laisse un témoignage assez complet mais pas toujours très complaisant sur le Scaër d'antan dans son ouvrage Voyage dans le Finistère. En voici deux brefs passages, le premier est relatif aux principales occupations des hommes et le second à l'état du bourg : « Le pays en général est mal peuplé. Des échanges répétés de grains, de bestiaux, et de denrées de toutes espèces, eaux de vie, vin, etc. en font subsister les habitans. Ils parcourent sans cesse les foires de Châteauneuf-du-Faou, de Coray, du Faouët. Dans la commune de Scaër peuplée de cinq-cent hommes on n'en compte que trois qui labourent la terre. Le reste agiote, commerce, est ouvrier, fait des sabots dans les forêts voisines ; il y a vingt-quatre auberges dans ce bourg. » et « De là on aperçoit l'aspect déplorable des rues de Scaër; une eau fétide, infecte et verte se putréfie dans de sales rigoles. Dans le cœur de l'été même une boue épaisse empêche de les traverser. L'hiver ce bourg considérable donne l'aspect d'un marais impraticable. Presque toutes les maisons de Scaër sont couvertes de paille, incommodes et mal fabriquées avec les plus riches matériaux, les pierres les plus belles. »

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Scaër au début du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

maison, place de l'église, qu'habita le poète Brizeux. les moellons de schiste y alternent avec le granite d'origine locale
l'église de style néo-roman de Scaër

Au début du XIXe siècle les landes et les friches occupaient la plus grande partie des terres. Celles-ci couvraient en effet une surface considérable : 6 178 hectares (soit 52 % de la superficie de la commune). Les terres labourables ne couvraient qu'une surface de 3 705 hectares et les prés et pâturages de 773 hectares. Les bois couvraient une surface de 322 hectares. Ce dernier chiffre n'incluait pas les 314 hectares de la forêt de Coatloch qui étaient enregistrés au cadastre dans les contenances non imposables car il s'agissait d'une forêt d'état.

Dix-neuf moulins à eau étaient alors en activité dont les moulins de Cascadec, de Coatforn, de Kerandréau, de Kergoaler, de Kerry, de Kervégant, du Pont, de Tréganna, des Salles, de Rozos. La forêt de Cascadec était réduite à l'état de taillis en raison des nombreuses coupes qu'on y pratiquait. Le bourg de Scaër était un lieu de foire et de marché. Il s'y tenait huit foires par an[3].

Le recensement de l'an VIII nous apprend les métiers exercés par la population masculine adulte de la commune, totalisant 913 individus. Les métiers en relation avec le travail de la terre sont très majoritairement représentés avec 460 cultivateurs, 130 aides cultivateurs et 71 journaliers. Les métiers liés au monde de la forêt sont aussi bien représentés avec 59 sabotiers, 6 charbonniers et un aide charbonnier, 2 scieurs de long et 2 gardes forestiers (ceux de la forêt de Coatloc'h). On compte également 26 meuniers et 5 garçons meuniers, 27 tisserands et un garçon tisserand, 11 charrons, 7 taillandiers, 7 débitants de cidre, 6 aubergistes, 5 charpentiers, 5 boulangers, 4 bouchers, 4 tonneliers, 4 menuisiers, 4 maréchal-ferrant, 3 notaires, 1 juge de paix, 1 huissier, 1 chapelier et 2 garçons chapeliers, 1 serrurier, 1 cordonnier, 1 maçon, 4 marchands dont un de sabots, un de poissons et un de farine. Par contre il n'y a ni médecin ni instituteur[4].

Les autres événements du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Entre 1830 et 1850 le poète Brizeux effectue de fréquents séjours à Scaër. Il réside le plus souvent à l'hôtel mais il loue également pendant deux ans une vieille maison située place de l'église.

Marie-Louise David, 22 ans, une jeune femme célibataire, après un déni de grossesse, tua et brûla le corps de son enfant nouveau-né le 6 mars 1864 à l’instigation de sa mère Henriette David, née Calvary, veuve, furieuse de cette grossesse car elles partageaient le même amant Jacques Daniélou, lequel fut innocenté. Le 9 juillet 1864, la Cour d’assises du Finistère condamna Marie-Louise David à dix ans de travaux forcés et sa mère à 15 ans de la même peine[5].

En 1873, le curé de Scaër décide, contre l'avis général de ses paroissiens, de démolir la vieille église romane située dans le bourg, qu'il juge trop vétuste et devenu trop petite pour accueillir la foule grandissante des fidèles. À la faveur de la nuit, il fait enlever les tombes et ossements qui entravaient le commencement des travaux. Une église de style néo-roman voit donc le jour en lieu et place de l'ancien édifice.

En 1893, l'industriel Jean-René Bolloré loue le moulin de Cascadec. Il le transforme en usine de fabrication de papier à cigarettes, vendu sous la marque OCB. L'usine compte à son apogée en 1947 jusqu'à mille employés et fabrique également du papier bible et des cahiers. Les papeteries de Cascadec se sont plus tard reconverti dans la production de sachets de thé et de films pour condensateurs.

En 1896 est mis en service la nouvelle ligne de chemin de fer à voie métrique du Réseau breton Rosporden-Carhaix passant par Scaër qui contribue au désenclavement de la commune. Celle-ci comportait deux arrêts ; un au bourg et un autre aux abords de la forêt de Coatloc'h où étaient déchargées les billes de bois provenant de l'exploitation forestière.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

1910 : Électrification du bourg grâce à l'installation d'une turbine à Rouzigou, entraînée par l'eau captée, via un canal, dans l'Isole.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale fauche la vie à 390 jeunes scaërois. En leur hommage, est érigé un monument aux morts dont les statues, œuvres du sculpteur René Quillivic, représentent un soldat en uniforme de poilu et une jeune femme endeuillée vêtue du costume traditionnel de Scaër.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Stèle commémorative des fusillés de Kernabat le 15 juillet 1944
Monument commémoratif des fusillés de Kernabat le 15 juillet 1944

Le 10 novembre 1943, des jeunes gens mettent le feu à un wagon de munitions allemandes ; un des jeunes gens, Pierre Pendelio[6], est arrêté et torturé. Le 18 novembre 1943 vers 22h30, deux bombes sont lâchées par des avions inconnus et tombent sur une maison de Scaër : un homme est blessé et sa femme et deux enfants tués sur le coup[7].

Le 8 avril 1944, des patriotes scaërois attaquent la prison Saint-Charles de Quimper. Le 16 avril 1944, des résistants scaërois incendient un car de l'organisation Todt au Bougeal en Guiscriff. Ils font dérailler un train de permissionnaires allemands dans la nuit du 21 au 22 avril 1944 entre Scaër et Guiscriff. Le 11 mai 1944, un commando de résistants scaërois dynamite deux locomotives en gare de Rosporden ; l'un d'entre eux, Georges Kerangourec, est arrêté et fusillé. Le même jour, des officiers allemands sont attaqués à Mellac par deux résistants scaërois et l'un d'entre eux, Jean-Louis Monfort, alias "Mastard", est aussi arrêté et fusillé[8]. Le 20 mai 1944, Étienne Demezet est tué à Scaër par une patrouille allemande[9].

Des réseaux de résistance FFI se créent : l'un, rattaché au mouvement Libération-Nord, est animé par Le Dez, un militaire de carrière, réfractaire au STO; un autre, le "groupe Bob", dont les membres sont principalement originaires des hameaux de Saint-Guénolé et Keranguen, qui fait partie des résistants FTPF, se cache dans les bois de Cascadec. À partir d'avril 1944, les résistants reçoivent des armes, principalement le 8 juillet 1944 où 12 tonnes d'armes sont larguées par trois avions sur un terrain balisé situé à Miné-Kervir, ainsi que trois parachutistes Jedburgh. Dans la nuit du 14 au 15 juillet 1944, un nouveau parachutage a lieu, contenant en particulier un appareil émetteur radio (celui largué précédemment ne fonctionnant pas), mais est vite repéré par les Allemands qui encerclent la zone avec de nombreux soldats ; les combats font 18 tués ou fusillés[10] et de nombreuses fermes sont brûlées[11]. Un mémorial de la résistance situé à Kernabat et une stèle située à Quilien (en Tourc'h) commémorent ces événements.

Dans la nuit du 2 au 3 août 1944, une centaine de résistants encerclent Scaër et libèrent la ville le 4 août 1944[12].

Jean Henri Sinquin, né le 22 novembre 1904 à Scaër, terrassier à Paris (13e), fut fusillé au Mont-Valérien le 13 octobre 1941[13].

Traditions religieuses[modifier | modifier le code]

Léon Maître raconte en 1922 : « Dans la paroisse de Scaër, sainte Candide dénouait les enfants et conjurait la maladie de langueur, appelée le barat, à condition que le nouveau-né fut plongé dans sa fontaine. Certaines mères se justifiaient en disant que cette pratique permettait aussi de tirer l'horoscope de l'enfant et de mesurer sa résistance future[14] »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[15]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Paulette Perez DVG  
mars 2001 mars 2008 Jeanne-Yvonne Triche UDF  
juin 1995 mars 2001 Corentin Kernéis PCF  
mars 1989 juin 1995 François Bleuzen UDF  
mars 1983 mars 1989 Louis Nicolas    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Scaër compte 5 139 habitants (soit une diminution de 3 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 922e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 775e en 1999, et le 34e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue grâce aux recensements de la population effectués à Scaër depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1946 avec 7 838 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 035 4 567 3 598 3 460 3 676 3 937 4 005 4 156 4 304
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 343 4 278 4 471 4 394 4 747 4 891 5 403 5 686 5 939
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 243 6 565 6 676 6 581 6 697 7 118 7 402 7 838 7 204
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
7 176 6 999 6 556 5 968 5 555 5 267 5 147 5 123 5 290
2011 - - - - - - - -
5 331 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,1 %, 15 à 29 ans = 11,9 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 26,2 %) ;
  • 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 15,9 %, 15 à 29 ans = 9,5 %, 30 à 44 ans = 18,7 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 36,3 %).
Pyramide des âges à Scaër en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
2,1 
9,1 
75 à 89 ans
15,5 
16,6 
60 à 74 ans
18,7 
22,3 
45 à 59 ans
19,5 
22,5 
30 à 44 ans
18,7 
11,9 
15 à 29 ans
9,5 
17,1 
0 à 14 ans
15,9 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Scaër est située dans l’académie de Rennes.

On trouve plusieurs écoles :

  • Ecole maternelle et primaire publique Joliot Curie,
  • Ecole maternelle et primaire privée Saint-Joseph,
  • Collège Léo Ferré.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 20 mars 2007.

À la rentrée 2013, 59 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 12,4% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

  • Menhir Saint-Jean qui mesure 8,30 mètres de hauteur et se classe de par sa taille à la dixième place en France[réf. nécessaire].
  • Tumuli de Kergoaler Dour, de Kerzéré et de Kerbrébel.

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Candide (fin XIXe siècle) de style néo-roman dédiée à saint Alain et sainte Candide[21]
  • Chapelle Saint-Sauveur de Coadry (nef romane du XIe siècle, chœur du XIVe siècle). C'est une ancienne dépendance de la commanderie de La Feuillée, des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem. Sur un des piliers de la chapelle a été creusée une croix de Malte. Sur le placître entourant l'édifice on voit deux croix celtiques. L'édifice a été classé monument historique en 1933[22].
  • Chapelle Saint-Adrien (XVe siècle). Elle a été construite par Charles Ier de Quimerc'h, élevé à la dignité de baron en 1420 par le duc de Bretagne Jean V. L'édifice de forme rectangulaire, abrite les statues de Saint-Adrien et de la vierge à l'enfant. Les blasons des différents titulaires du fief de Quimerc'h sont inscrits sur les murs extérieurs. Les armes de René de Tinténiac et de Louise de Guer mariés en 1642 figurent sur le tympan de la fenêtre sud. La chapelle a été restaurée en 1980.
  • Chapelle Saint-Guénolé (XVIIe siècle)
  • Vestiges de la chapelle Notre-Dame de Plascaër (reconstruite en 1866)[23]
  • Chapelle Notre-Dame de Penvern (XVe siècle)
  • Chapelle Saint-Jean (XVIe siècle)
  • Chapelle Saint-Paul (XVe siècle et XVIe siècle)
  • Chapelle Sainte-Thérèse-de-l'enfant-Jésus de Cascadec (chapelle privée)
  • Chapelle Saint-Adrien (XVe siècle)
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Maisons et autres établissements[modifier | modifier le code]

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Forêt de Coatloc'h[modifier | modifier le code]

Située au sud du bourg de Scaër, cette forêt domaniale tire son nom du breton coat (bois) et loc'h (étang).

Selon la tradition, la forêt de Coatloc'h, fut entièrement plantée à la fin du Moyen Âge sur ordre d'Anne de Bretagne. La Duchesse, qui surveillait elle-même la plantation, découvrit une pie morte à la lisière vers Roz ar Bic. On lui conseilla alors de fixer les limites de la forêt à cet endroit sous peine de connaître le même sort que l'oiseau.

D'un point de vue plus historique, un château, peut être d'origine carolingienne, était situé au cœur de cette forêt. Un talus, encore visible par endroits, encerclait totalement la forêt plantée de chênes et de hêtres. Il était destiné à empêcher les animaux de sortir du bois.

Les nombreux hêtres de la forêt fournissait la matière première aux sabotiers. Ces derniers travaillaient dans des huttes, appelées loges, et dont la toponymie a conservé le souvenir : Loj Gaor, Loj Stang, Loj Lanic, etc.[24].

Tableaux représentant Scaër et ses environs[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

  • La Cavalcade de Scaër a lieu tous les deux ans, les années impaires, le dimanche et le lundi de la Pentecôte.
  • 5 et 6 juin 2010 : Manche du championnat de France d'enduro
  • La fête des sabots
  • Les 6 heures de Scaër tous les ans en juin

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le peintre parisien Georges Alexandre Fischer s'est installé à Scaër où il a notamment peint les fresques de la chapelle de Coadry.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Scaër est jumelée avec ;

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. de bouhourd Dictionnaires d'autrefois
  2. Histoire de la paroisse Rosporden, Père Henri Guiriec
  3. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne par Jean-Baptiste Ogée, nouvelle édition, tome 2
  4. « présentation du recensement de scaër de l'an VIII »
  5. Lénaïg Gravis, "Les grandes affaires criminelles du Finistère", De Borée éditions, 2008 [ISBN 978-2-84494-808-3]
  6. http://www.ouest-france.fr/sur-les-traces-de-pierre-pendelio-jeune-resistant-894629
  7. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  8. http://pharouest.ac-rennes.fr/e290088N/resistance.htm
  9. Éric Rondel, "Crimes nazis en Bretagne (Septembre 1941 - Août 1944), Astoure éditions, 2012, [ISBN 978-2-36428-032-8]
  10. Pierre Cabillic, Pierre Capitaine, Armand Delessar, Corentin Guillou, Robert Hervé, François Jacob, Jean Jacob, Roger Kerjose, Yves Le Baron, Grégoire Le Cam, René Le Gall, René Mao, Louis Massé, Étienne Millour, Jean Rannou, Marcel Rannou, Pierre Salomon et René Turquet
  11. http://www.letelegramme.fr/finistere/scaer/resistance-les-combats-de-kernabat-ont-70-ans-14-07-2014-10257923.php
  12. http://pharouest.ac-rennes.fr/e290088N/resistance.htm
  13. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/index.php?option=com_content&task=view&id=185&Itemid=63
  14. "Les saints guérisseurs et les pèlerinages en Armorique", Léon Maître, Revue d'histoire de l'Église de France, année 1922, volume 8, numéro 40, pages 302-319,consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1922_num_8_40_2240?_Prescripts_Search_tabs1=standard&
  15. MairesGenWeb
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  18. « Évolution et structure de la population à Scaër en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  20. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  21. Notice no IA29003466, sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  22. « Chapelle de Coatdry », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Notice no IA29003465, sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  24. Scaër et ses environs, les forêts de Coatloc'h et de Cascadec, article Ouest-France, ID no 1125 du 06/02/96

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