Guiscriff

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Guiscriff
L'église paroissiale.
L'église paroissiale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Faouët
Intercommunalité Communauté de communes du pays du roi Morvan
Maire
Mandat
Renée Buquen-Courtel
2014-2020
Code postal 56560
Code commune 56081
Démographie
Gentilé Guiscrivite
Population
municipale
2 350 hab. (2011)
Densité 27 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 02″ N 3° 38′ 39″ O / 48.0505555556, -3.64416666667 ()48° 03′ 02″ Nord 3° 38′ 39″ Ouest / 48.0505555556, -3.64416666667 ()  
Altitude 197 m (min. : 70 m) (max. : 237 m)
Superficie 85,46 km2
Localisation

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Guiscriff [ɡɥiskʁif] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Le nom breton de la commune est Gwiskri.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Guiscriff est énigmatique. Il pourrait venir de Guic, terme issu du latin vicus et signifiant le bourg que l'on retrouve dans les noms des localités de Guissény et Guimiliau et de Criff, nom d'un saint difficile à identifier. Une autre possibilité existe cependant. En effet, le mot « Guisc » en vieux breton ou « Gwisk » signifie «  un habit, vêtement, armure, » et « Ri » que l'on attribue à tort à un roi, mais qui désignait simplement un « chef ». Dans le cartulaire de l'abbaye de Sainte Croix de Quimperlé, on trouve en 1088 le nom de Guiscri lors de cession de terres par des « Sieur de... » à l'Abbaye de Sainte Croix. Le nom de Guiscriff pourrait ainsi être lié à la présence dans ce village d'un Seigneur, d'un « chef » en tenue ou d'un chevalier en armure. À cette époque, il y en avait plusieurs dans cette région dite du Poher.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de Guiscriff sur une carte administrative du Morbihan.
Plan de la commune.

La commune de Guiscriff est une vaste commune rurale du centre Bretagne appartenant à la Cornouaille morbihannaise. Avec une superficie de 85,46 km2, elle se classe au deuxième rang des communes les plus grandes du Morbihan derrière Languidic. Son chef-lieu, le bourg de Guiscriff, est situé à 35,2 km à vol d'oiseau à l'est de Quimper et à 39,9 km au nord-ouest de Lorient. Vannes, la préfecture dont elle dépend, est distante de 79,2 km[1]. Son territoire est bordé au nord-est par la rivière Inam ou Ster-Laër principale affluent de la rive droite de l'Ellé et au sud par le ruisseau de Saint-Eloi. L'Inam sert de frontière naturelle avec les communes limitrophes de Gourin, Le Saint au nord-est et Le Faouët à l'est. Les autres communes limitrophes ont pour nom Roudouallec au nord-ouest, Scaër à l'ouest, Saint-Thurien au sud, Querrien et Lanvénégen au sud-est.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Guiscriff est un climat tempéré de type océanique dégradé. Le secteur de Guiscriff est le plus arrosé du Morbihan. La moyenne des précipitations annuelles y est de 1200 millimètres contre un peu plus de 600 à Belle-île. La moyenne des températures annuelles y est de 10 °C[2].

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Amas rocheux ganitiques du site de Miné Bibon.

La commune est vallonnée et son territoire s'étage entre 70 mètres d'altitude au niveau de la vallée de l'Inam près de Rosanvé et 237 mètres au voisinage de Miné Nonnenou. Les principales hauteurs se trouvent dans la partie méridionale de la commune. De ces hauteurs on peut jouir d'une belle vue vers le lointain en direction des montagnes Noires.

Le sous-sol guiscrivite est constitué de roches métamorphiques de faible degré et de roches granitiques correspondant aux couches de moyenne profondeur de la chaîne hercynienne, une ancienne chaîne de montagne aujourd'hui fortement érodée. Les terrains des deux tiers nord de Guiscriff sont ainsi des schistes et des micaschistes tandis que ceux du tiers sud sont des leucogranites (granites contenant des cristaux de mica blanc) [3]. À Keranvel, une carrière abandonnée produisait du granite imprégné de sulfures. Du kaolin était extrait d'une carrière partiellement noyée située à Kerhouriou et de de la stibine était recueilli à Kerjulien[4].

Les sols les plus pauvres (sommets et collines granitiques) sont laissés aux landes et aux taillis, ainsi que les terrains en forte pente, tandis que les sols les plus lourds, d'origine schisteuse, grâce à la couche d'argile superficielle, sont voués aux cultures.

Urbanisme et toponymie[modifier | modifier le code]

panneau routier bilingue à l'entrée du Bourg

Le bourg constitue la principale agglomération. Il occupe une position légèrement excentrée au nord-ouest de la commune. Le reste de la population se disperse dans plus de 200 lieux-dits et écarts reliés entre eux par un étroit maillage de voies secondaires. Ces derniers ont pour la plupart des noms à consonance bretonne. Il s'agit souvent de toponymes anciens dont l'existence est attesté au XVIe siècle. Mais d'autres remontent au XIXe siècle, à une période d'intense défrichement des landes. Par ailleurs certains villages ont été rebaptisés pour divers raisons. Ainsi les villages nommées auparavant Talhoet, Toulgoet et Listriec Bras se nomment aujourd'hui respectivement Saint Eloi, Saint Maudez et Locmaria. En effet dans ces villages furent édifiées des chapelles dont le nom se substitua à l'ancien en quelques décennies. Les villages dont le nom associe le préfixe ker signifiant village à un patronyme sont les plus nombreux. On en compte 53 au total [5].

Lieux dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Bannalou : les genêts
  • Beg-Ar-Marzin
  • Bigodou
  • Bonizac : résidence du dénommé Laesec (l'aisé)
  • Bonne Comtesse : résidence du dénommé Contes
  • Botréal :
  • Boudigué
  • Boudoubanal : bosquet à genêts
  • Bourgéal : bourg du dénommé Jezequel
  • Braoulec
  • Brohat : colline boisée
  • Brunot
  • Cadigué et Cadigué Vihan
  • Cosquer Saint Antoine : vieux village de Saint Antoine
  • Cosquer Saint-Gwenaël
  • Crémillet
  • Croissant,le : la croisée des chemins
  • Fornigou : les petits fours
  • Guirzout : la ceriseraie
  • Hirgoat : le long bois
  • Kerglemes : village du dénommé Clement
  • Kerhervé : village du dénommé Hervé
  • Kerhoadic : village du dénommé Coadic
  • Kerhouriou
  • Kerhoz : village du dénommé Le Coz
  • Kerjulien : village du dénommé Julien
  • Kermabaudren : village du fils d'Audren
  • Kervenozael : village de Guennozaël
  • Kerviniou
  • Languédoret : ermitage de Cadoret
  • Leurier Croajou
  • Lobou : les cabanes
  • Locmaria : lieu consacré à la vierge Marie
  • Magor : muraille
  • Merdy,le : maison du chef
  • Nanc : l'angle
  • Ninez d'en bas : l'île d'en bas
  • Nonnenou : les frênes
  • Penandréo : le bout de la trève
  • Penanster : le bout de la rivière
  • Penanvern : le bout de l'aulnaie
  • Penarjun : le bout du marais
  • Penéhoc : le bout du Naïc, appelé autrefois le staer Ehoc
  • Penguilly : le bout du bocage
  • Penhoat : le bout du bois
  • Penpicou
  • Poulfanc : la mare boueuse
  • Quillernan
  • Rest,le : essart de landes
  • Restarcorre : l'essart du dénommé Le Corre
  • Restarfloc'h : l'essart du dénommé Le Floc'h
  • Rosquennec: l'essart du dénommé Guezennec
  • Runglas : colline verte
  • Saint Eloi autrefois Talhoet : face au bois
  • Saoutalarin : terre d'Alarun
  • Stang Ludu : la vallée aux cendres
  • Tréfuret
  • Tréonec autrefois Coat Treguezenec puis Trevenec
  • Treuzéva
  • Ty Deign
  • Ty Jambou : maison du dénommé Jambou

Logement[modifier | modifier le code]

En 2006 on recensait 1480 logements à Guiscriff. 1061 logements étaient des résidences principales (71,7 %), 234 des résidences secondaires (15,8 %) et 186 des logements vacants (12,6 %). Sur ces 1480 logements 1396 étaient des maisons (94,3 %) contre 69 seulement des appartements (4,7 %).

Préhistoire[modifier | modifier le code]

dolmen de Kerviniou

Plusieurs monuments mégalithiques datant de la fin du Néolithique ont été recensés sur le territoire guiscrivite :

  • allée couverte de Kerviniou : allée couverte de 10 mètres de long, avec une dalle de couverture en place très fine[6]
  • menhir de Ty Jambou
  • menhir à Botréal dit « Men Falc'h » (aujourd'hui disparu)

ainsi qu'un tumulus appelé tumulus de l'ermitage datant de l'âge de bronze moyen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Maisons nobles et seigneuries[modifier | modifier le code]

armoiries des Toutenoultre, visibles sur le pignon ouest de la chapelle Saint-Antoine

À l'époque féodale, les deux principales seigneuries à se partager les terres de Guiscriff étaient celles de Gournois et de Penéhoc et Trefuret. Le comté de Gournois recouvrait à lui seul les deux tiers de la paroisse. Les seigneurs de Penehoc étaient les Toutenoultre au XVe siècle et XVIe siècle. Ils arboraient des armoiries : d'argent à trois hures de saumon, coupées d'azur. Le manoir de Trefuret était leur résidence principale. Les du Dresnay au XVIe siècle puis les Bragelongne au XVIIe siècle succédèrent aux Toutenoultre. Certains villages dépendaient de seigneuries ecclésiastiques. Ainsi l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé possédait des tenues à Saint-Éloi et Saoutalarin tandis que les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en possédaient à Languedoret, Bonne Comtesse et Banalou[5].

On dénombrait au moins dix manoirs :

  • Gournois
  • Kervelaouen : propriété des Restal au XVe siècle et XVIe siècle puis des Bennerven et enfin des Kergus de Kerstang
  • Kervenozael : les Pezron, premiers seigneurs des lieux connus en 1426 et 1440, adoptèrent le nom de ce fief comme nom patronymique[5]. Il se transmit ensuite par alliances successives des Kervenozael aux Gouandour en 1588, puis aux du Vergier de Kerhorlay vers 1641, enfin en 1687 à une branche cadette des Jouan de Penanec'h qui en porte toujours le nom sous la forme Jouan de Kervenoaël.
  • Kerbrunec
  • Gossal
  • Penéhoc : propriété des Toutenoultre au XVe siècle et XVIe siècle
  • Saint Yvinet : propriété des Eonnet au XVIe siècle et XVIIe siècle
  • Tréfuret : propriété des Toutenoultre
  • Trévenec
  • Nanc : propriété des seigneurs de Quimerc'h
  • Ty Quelen : propriété des Kervenozael

XIe et XIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1058 : Première mention de la paroisse de « Guiscri » dans le cartulaire de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé. Donation à l'abbaye des villages de Cadigue et Quillernan par Auffret vicomte de Gourin.
  • Entre 1088 et 1114 les moines de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé fondent un prieuré à Pont-Briant suite à la donation de nombreuses terres dans la région à l'abbaye. Parmi les principaux donateurs se trouvent le duc de Bretagne Alain Fergent et le vicomte de Gourin Tanguy Ier.
  • Vers 1113 un dénommé Cadoret se fit religieux à Sainte-Croix de Quimperlé et apporta en offrande à l'abbaye deux villages de Guiscriff dont l'un s'appelait Saint-Alarun où se trouvait une chapelle dédiée à saint Hilaire.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le prédicateur Julien Maunoir rend visite par deux fois aux habitants de la paroisse. Une première fois en 1665 et une seconde fois trois années plus tard en 1668[7].

En 1675 éclate en Bretagne la Révolte des Bonnets rouges. Les habitants de la paroisse participent activement aux pillages de la demeure du fermier des devoirs de Carhaix, de l'auditoire de la sénéchaussée de Gourin et du château de Kergoet en Saint-Hernin. Parmi les 17 paroisses qui doivent verser 50 000 livres de dédommagements au sieur de Kergoet, Guiscriff est imposée à hauteur de 3 000 livres. Cependant les habitants réussissent à obtenir du duc de Chaulnes une sauvegarde contre le logement des troupes.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1720-1721 : Entre le 3 juin 1720 et le 18 octobre 1721 les enterrements à Guiscriff ont été mouvementés suite à un arrêt de la cour du 16 août 1719 défendant l'inhumation des corps dans l'église paroissiale. Certaines familles ont outrepassé cet arrêt quitte à enterrer leurs proches « sans assistance ni ministère d'aucun prêtre ». Parfois « avec grand tumulte » ou de force après avoir fermé les portes de l'église, parfois contre la volonté du défunt ou de son conjoint.
  • 1790 : Rattachement de Guiscriff au Morbihan. Pour fournir à Quimperlé un hinterland à l'Est situé dans le Finistère, les députés bretons cèdent plusieurs paroisses situées sur la rive droite de la rivière Ellé au Morbihan dont Guiscriff. Ces communes se retrouvent isolées par leur langue. On y parle le breton cornouaillais alors que le reste du département parle le breton vannetais ou le gallo. Sur le plan pratique, une des conséquences de ce découpage administratif fut que jusque dans les années 1940, on imprima à Vannes des livres de prière et cantiques particuliers, assortis de la mention : « Escopti Guened, evit bro Gourin hag ar Faoued » (Évêché de Vannes, pour les pays de Gourin et du Faouët) [8].
  • 1792-1800 : En 1792 les habitants de Guiscriff s'opposent à la réquisition des grains et du bétail ainsi qu’aux assignats. En 1793 ils refusent la levée des conscrits et le remplacement des prêtres réfractaires par des prêtres constitutionnels. Pour rétablir l'ordre un détachement de 100 hommes et de plusieurs gendarmes est envoyé à Guiscriff le 4 octobre 1793. Tandis que la troupe se place le tocsin se déchaîne aux clochers d'alentour et des coups de fusils partent des maisons. Le cimetière et le presbytère sont pris d'assaut par les Républicains qui font une douzaine de prisonniers. Il faut l'annonce de l'envoi de troupes supplémentaires pour que les officiers municipaux acceptent de remettre le montant des contributions de la commune et le contingent de jeunes recrues[9]. À partir de 1794 Guiscriff, comme les communes alentour, est un bastion chouan où se succèdent les escarmouches entre bleus et blancs.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

bâtiment désaffecté de la gare
  • 1840 : Partage et mise en valeur des grandes landes de Guiscriff entourant le bourg à partir de 1840. Ces landes occupaient plus de 10 % de la surface communale (865 ha).
  • 1896 : mise en service en août 1896 de la ligne de chemin de fer à voie métrique Rosporden-Carhaix. La ligne dessert huit arrêts intermédiaires dont le Bourg de Guiscriff. Elle sera désaffectée en juillet 1967 puis aménagée en voie verte interdite à la circulation automobile.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La commune paie un lourd tribut lors de la Première Guerre mondiale puisque 278 jeunes Guiscrivites décèdent au combat ou des suites de leurs blessures selon les chiffres du monument aux morts communal.

En 1965 la commune aménage à proximité de Keranna une piste d'aérodrome en herbe. La piste sera par la suite prolongée en 1975 pour atteindre une longueur de 960 m puis enrobée en 1981. Enfin des hangars seront construits pour parquer les aéronefs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

la mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1965 Louis Mongin    
1965 1977 François Catherine    
1977 1983 André Le Du    
1983 1989 François Catherine    
1989 mars 2008 André Lamandé    
mars 2008 en cours Renée Courtel SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

À la réformation des fouages de 1426, la paroisse de Guiscriff, sans sa trève de Lanvénégen, compte 48 feux. On dénombre 162 ménages imposables. Il y a aussi 5 nobles, 6 métayers et 12 pauvres, tous exemptés d'impôt. On en déduit par extrapolation, en estimant que chaque ménage regroupe 5 individus, une population totale voisine de 900 âmes. À la fin du XVIe siècle, la moyenne du nombre annuel de baptêmes enregistrés sur les registres de la paroisse est de 76. Avec un taux de natalité probablement voisin de 40 ‰, la population de Guiscriff approche alors les 2 000 habitants. Le nombre annuel de baptême chute après l'année 1594, en raison des troubles des guerres de la ligue et de la peste.

À partir de 1790, la population de Guiscriff nous est connu avec une plus grande précision grâce aux recensements officiels. Guiscriff totalise une population de 2 668 habitants, selon un état dressé par les commissaires du roi en 1790. Après avoir connu une forte croissance démographique au cours du XIXe siècle grâce à une natalité vigoureuse la commune de Guiscriff a enregistré son maximum démographique dans l'Entre-deux-guerres avec une population de 5896 habitants au recensement de 1921 malgré les lourdes pertes humaines dues à la Première Guerre mondiale. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale la population ne cesse de décroître suite à un important exode rural. L'implantation sur son territoire de l'abattoir de Keranna ainsi que d'un aérodrome n'ont pas permis d'enrayer ce processus.

En 2011, la commune comptait 2 350 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 786 2 695 2 500 3 631 2 786 3 153 3 016 3 418 3 570
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 396 3 452 3 531 3 558 3 724 3 754 3 894 4 330 4 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 660 4 972 5 380 5 896 5 525 5 182 5 063 5 034 4 222
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 740 3 377 2 931 2 734 2 529 2 394 2 319 2 307 2 344
2011 - - - - - - - -
2 350 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Courbe d'évolution démographique de Guiscriff depuis 1793

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges de Guiscriff se caractérise par la présence d'une importante population d'âge avancé. Ainsi en 2006 on recensait 14 nonagénaires à Guiscriff.

Pyramide des âges en 2006 en nombre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
90 et plus
12 
109 
75 à 89
175 
187 
60 à 74
226 
270 
45 à 59
205 
256 
30 à 44
226 
135 
15 à 29
123 
198 
0 à 14
183 

Économie[modifier | modifier le code]

La population active ayant un emploi s'élevait à 876 individus en 2006 dont 77,2 % de salariés. Environ la moitié d'entre eux, 48,6 %, exerçaient leur activité sur la commune de Guiscriff. On dénombrait parmi eux 119 agriculteurs exploitants, 350 ouvriers, 230 employés et professions intermédiaires, 76 artisans et commerçants et 52 cadres et professions intellectuelles supérieures.

Le principal employeur présent sur le territoire de la commune est l'abattoir de volailles (poulets et dindes) La Chaillotine rebaptisé Les Volailles de Keranna après sa reprise par le groupe Glon. Une piste d'aviation, l' aérodrome de Keranna, a été aménagée près de l'usine. Elle était notamment utilisée par l'homme d'affaires Gérard Bourgoin, ancien propriétaire de la Chaillotine, dans le cadre de ses déplacements professionnels.

Événements[modifier | modifier le code]

  • journées portes ouvertes de l'aérodrome de Keranna
  • exposition de crèches du monde dans l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (décembre)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

chapelle Saint-Maudé
chapelle Saint-Eloi
chapelle Saint-Antoine
chapelle Saint-Tugdual
Chapelle Saint-Guénaël

Guiscriff comptait autrefois neuf chapelles sur son territoire. Deux d'entre-elles n'existent plus aujourd'hui : Saint-Adrien et Notre-Dame de Locongé.

L' église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XVe-XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

L'église, en forme de croix latine et à faux transept, porte les dates 1670 et 1723, dates de différentes restaurations. Les parties les plus anciennes de l'édifice datent du début du XVIe siècle. La tour porche, de style baroque, a été rajoutée au XVIIe siècle. La flèche et la chambre des cloches sont des remplois de l'ancienne église paroissiale de Scaër. Leur montage date de 1893. Les seigneurs de Penehoc y jouissaient des droits de prééminence en 1630 et Jacques de Kergus, seigneur de Kerstang, à cause de sa terre de Kervelaouen, en 1685.

La chapelle Saint-Maudé (XVe-XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

La chapelle se compose de deux parties : le transept et le chœur du XVIe siècle et la nef, plus ancienne, difficile à dater. Au sommet d'un vitrail, dans un écu aux formes germaniques, armes d'une famille non identifiée qui se lisent : « d'azur en chef d'or chargé de trois coquilles de gueules.»

La chapelle Saint-Éloi (XVe-XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Chapelle en forme de croix latine au plan irrégulier construite sur les terres de l'abbaye Sainte Croix de Quimperlé qui possédait aussi avant la Révolution le village voisin de Saoutalarin. Saint Eloi étant le saint protecteur des chevaux le lieu a connu pendant longtemps une activité importante. On peut y voir une statue en bois polychrome du XVIIe représentant le saint en train de ferrer un cheval ainsi que des ex-voto de chevaux en bois. Au pignon du chevet, figurent les armes de Bretagne timbrées de la couronne ducale et encadrées de croix grecques. L'ange tenant un phylactère, au-dessus de la porte sud du chœur, avec l'inscription 1414, serait un remploi.

la chapelle Saint-Antoine (XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Chapelle en forme de croix latine et à chevet plat édifiée en 1523 par Guillaume de Toutenoultre, capitaine de Brest et neveu du seigneur de Penehoc, sur ses terres du Cosquer. On peut observer au-dessus du portail ouest de la chapelle les armoiries de cette famille « d'argent à trois hures (têtes) de saumon, coupées d'azur.»

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • la chapelle de Locmaria (XVIe siècle)
  • la chapelle Saint-Tugdual (vers le XVIIe siècle)
  • la chapelle Saint-Mathurin
  • la chapelle Saint-Guénaël ou Saint-Gwenaël (vers le XVIIe siècle) :
L'édifice, assez modeste et non restauré, de forme rectangulaire, est situé au lieu-dit Cosquer Saint-Guénaël.
  • allée couverte de Kerviniou (Néolithique) et rochers de Miné Bidon
  • village de Kerglemez (maisons du XVIIe siècle)
  • ancienne voie ferrée métrique reliant Carhaix à Rosporden aménagée en chemin piétonnier
  • le château de Kerandraon
  • l'ancien manoir de Pénéhoc, très remanié
  • l'ancienne gare, transformée en 2009 en musée « Marie monte dans le train »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Conan, Guiscriff, livre d'or, En mémoire aux victimes des guerres du 20e siècle, 2002.
  • Armel Calvé, Guiscriff en Cornouaille, 2008.
  • Louis de Carné, Guiscriff, scènes de la Terreur dans une paroisse bretonne, roman précédé d'une notice historique sur la chouannerie, 1835.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Calcul de l'orthodromie entre Guiscriff et Vannes
  2. Météo-France - Climatologie
  3. « carte géologique du socle département du Morbihan » (consulté le 09-01-2010)
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  5. a, b et c Pierre Hollocou et Jean-Yves Plourin Les noms de lieux et leur histoire De Quimperlé aux montagnes noires, Emgleo Breiz, 2007.
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  8. Hervé Abalain,Histoire de la langue bretonne, Gisserot,1996
  9. Laurent Léna,Le Faouët sous la Révolution et l'Empire,Saint Michel en Priziac, 1987
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011