Clohars-Carnoët
| Clohars-Carnoët | ||
Mairie |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Finistère | |
| Arrondissement | Quimper | |
| Canton | Quimperlé | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays de Quimperlé | |
| Maire Mandat |
Jacques Juloux 2008-2014 |
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| Code postal | 29360 | |
| Code commune | 29031 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Cloharsien, Cloharsienne | |
| Population municipale |
4 057 hab. (2010) | |
| Densité | 116 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 66 m | |
| Superficie | 34,83 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site de la commune | |
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Clohars-Carnoët [klɔaʁ kaʁnwεt] est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Ses habitants se nomment les Cloharsiens.
Cette commune inclut la station balnéaire du Pouldu et le port de Doëlan.
Sommaire |
Nom [modifier]
Le nom de la commune a évolué à travers le temps : Plebe Clutgual en 1031, Cluduual en 1139, Clouhal au XVIe siècle, Clouhar au XVIIe siècle. Clohars vient du vieux breton clut (renommée) et uual (valeur).
Pour la différencier de son homologue, à savoir Clohars-Fouesnant, on lui a associé le terme Carnoët, désignant la forêt qui occupe la partie nord de son territoire.
Ce deuxième élément, Carnoët, vient du vieux breton carn (tas de pierre, tumulus), dont dérive le mot français cairn, auquel est associé le suffixe collectif etum. Un tumulus existe encore près des ruines du château de Carnoët.
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Clohars-Carnoët est une commune du littoral atlantique située à l'extrémité sud-est du département. Elle est bordée à l'est par la Laïta, ria qui la sépare du Morbihan. Elle est reliée à ce département par le pont Saint-Maurice (route de Clohars-Carnoët à Guidel) et par un passage bateau intermittent entre le Pouldu et Guidel-Plages (passage piéton uniquement).
Les communes limitrophes sont : Moëlan-sur-Mer à l'ouest, Quimperlé au nord, Guidel (Morbihan) à l'est.
Selon les définitions de l'INSEE[1], Clohars-Carnoët est une commune urbaine du type "ville isolée" qui ne fait partie d'aucune aire urbaine, bien que limitrophe de l'aire urbaine de Quimperlé, mais appartient, comme Quimperlé, à l'espace urbain de Lorient-Vannes.
Clohars-Carnoët fait partie du canton de Quimperlé et de l'arrondissement de Quimper.
Les agglomérations de la commune [modifier]
Le bourg de Clohars-Carnoët se situe à l'intérieur des terres.
La commune a deux petits ports, Le Pouldu[2], à l'embouchure de la Laïta, et Doëlan, niché au fond d'une anse, près de la limite avec la commune de Moëlan-sur-Mer. Le Pouldu a connu un développement important du fait de l'activité touristique.
Géographie physique [modifier]
À l'exception du Pouldu et de la crique de Porsac'h, le littoral consiste en falaises rocheuses. Le sentier des douaniers (GR 34) longe la côte dans sa totalité.
La station balnéaire du Pouldu occupe une ancienne zone dunaire qui a été en grande partie rasée. On y trouve trois plages de sable fin : les Grands Sables, Bellangenet et Kérou.
La commune compte 660 ha de bois. Les secteurs boisés se situent au nord du bourg. Outre la forêt domaniale de Carnoët (ou de Toulfoen), une futaie de hêtres et de chênes qui occupe 185 ha à l'extrême nord-est, il y a le bois de Saint Maurice et le bois de Kerquilven.
Économie [modifier]
La présence de vergers de pommiers est à l'origine de la production locale de cidre.
Le Pouldu est une station balnéaire très fréquentée en période estivale.
Les éditions du Sextant sont installées au Pouldu depuis 2008.
Doëlan a longtemps été le lieu de la conserverie, connue sous la marque "Captain Cook", qui se trouve actuellement sur la zone industrielle de Keranna, située au nord du bourg.
Histoire [modifier]
Préhistoire [modifier]
L'occupation humaine est ancienne.
Des hommes sont déjà présents il y a plus de 300 000 ans (Homme de Néanderthal). Un très beau site de taille du moustérien a été découvert sur la commune utilisant une roche locale entre calcédoine et jaspe[3], ainsi que quelques outils très primaires (bifaces)[4]. Il est probable que, comme Plouhinec (site de Menez Dregan), Clohars-Carnoët possédait des abris en bordure de mer.
Au Néolithique, l'occupation humaine est attestée par la présence de dizaines de menhirs et d'allées couvertes dolméniques.
Pour l'âge du bronze, 203 haches en bronze servant de monnaie primitive ont été mises au jour au village de Kervennou-Pouldu[5].
Moyen Âge [modifier]
Vers 1040 la comtesse Judith, épouse d'Alain Canhiart, fait donation à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé du petit port de Doëlan qui devient un prieuré où les moines élèvent une chapelle à saint Gurthiern.
En 1170, le duc Conan IV donne aux moines cisterciens de l'abbaye de Langonnet plusieurs villages situés à proximité de la forêt de Carnoët. En 1177, Saint Maurice, alors abbé de l'abbaye de Langonnet, y fonde près des rives de la Laïta une abbaye dénommée Notre-Dame de Carnoët, dont il est l'abbé jusqu'à sa mort en 1191. L'abbaye prend plus tard le nom d'abbaye Saint-Maurice-de-Carnoët[6][réf. incomplète].
Temps modernes [modifier]
Le 31 septembre 1746, une flotte anglaise de 52 navires débarque 5 000 hommes au Pouldu dans le but d'attaquer Lorient. Mais une fois arrivés sous ses murs ils n'osent pas attaquer la ville, alors que celle-ci était sur le point de capituler[réf. nécessaire]. Ils se rembarquent le 10 octobre, n'ayant perdu que 20 hommes. Ils mettent alors le cap sur Quiberon.
Epoque contemporaine [modifier]
Plusieurs peintres de l’École de Pont-Aven ont aussi fréquenté le village du Pouldu. Un itinéraire appelé le chemin des peintres parcourt la commune, autour des tableaux représentant divers endroits qui ont inspiré ces peintres.
Évolution démographique depuis 1793 [7] [modifier]
En 2010, la commune comptait 4 057 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Administration [modifier]
Jumelages [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Maison-Musée du Pouldu[10] : reconstitution de l'auberge du XIXe siècle, où se sont retrouvés les peintres de l'École de Pont-Aven.
- Abbaye Saint-Maurice de Carnoët sur les bords de la Laïta (ancienne abbaye cistercienne).
- Maison des douaniers, surplombant la plage de Bellangenet.
- Mât-pilote (ou mât Fénoux) qui surplombe l'entrée de la ria (désaffecté depuis 1924).
Personnalités liées à la commune [modifier]
De nombreux peintres ont séjourné au Pouldu :
- Des peintres de l'École de Pont-Aven, regroupés autour de Paul Gauguin : Henry Moret, Meyer de Haan (Meijer de Haan), Charles Filiger, Charles Laval, Maxime Maufra. L'auberge de Marie Henry a été un lieu d'accueil et de rencontre des peintres, qui ont participé à sa décoration.
- Des peintres Nabis : Paul Sérusier, Jan Verkade, Maurice Denis.
- Jean-Bertrand Pégot-Ogier (1877-1915), peintre qui a vécu à Hennebont et à Paris, a fait de nombreux séjours au Pouldu et à Doëlan, avec plusieurs tableaux sur ces deux lieux.
- Adolphe Beaufrère.
- Jules Leray.
- Wladyslaw Slewinski.
- Ernest Yan' d'Argent.
- Andrée Lavieille (1887-1960) a séjourné à plusieurs reprises au Pouldu, attirée par la mer, les paysages de côte, mais aussi la « douceur de Kerzellec ».
- Le philosophe Alain a acheté, en 1927, une maison au Pouldu, où il est venu régulièrement.
- Marie Le Drian, écrivaine. Auteure de nombreux romans liés à la Bretagne dont Le Petit Bout de L (1992), prix des Écrivains bretons.
- Isabelle Pivert, éditrice.
- La journaliste, écrivaine et féministe Benoîte Groult, auteure de "Ainsi soit-elle" (1975), possède une maison à Doëlan.
- L'ancienne ministre des Sports (1997-2002), Marie-George Buffet, possède une maison au Pouldu.
- Thierry Lhermitte, Doudi, Martin Lamotte et Marthe Villalonga pour les plus connus sont venus à Doëlan pour le tournage d'une série de TF1 "Doc Martin".
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Léo Kerlo et Jacqueline Duroc, Peintres des côtes de Bretagne. De Quimper à Concarneau. De Pont-Aven à l'anse du Pouldu, Éditions du Chasse-Marée, 2006.
- Marie Le Drian, Au Temps des Baraques. Dans la Bretagne des souvenirs et des objets d'après-guerre, Liv'Éditions, 2007.
- Pierre Le Thoër et Marcel Gozzi, Clohars-Carnoët au fil du temps, Liv'Éditions, 2008.
- Marcel Gozzi et Isabelle Thieblemont, Clohars-Carnoët, la commune aux 170 villages, Liv'Editions, 2011.
- Marcel Gozzi et Jacques Vallois et Joel Le Thoer, Clohars-Carnoët et la mer " Liv'Editions, 2012.
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Cf. Cartes thématiques
- À noter que le toponyme "pouldu" existe aussi à Guidel, dont la station balnéaire, Guidel-plages, est appelée : ar Pouldu-Gwidel en breton.
- http://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File:Grattoir_en_jaspe.jpg
- http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Biface_de_bretagne.JPG
- Marcel Kervran, D'Anaurot à Quimperlé, 1 500 ans d'histoire, 1983, Bannalec
- Henri Guiriec, La Région de l'Ellé, imprimerie de l'OSM
- Évolution de la population de Clohars-Carnoët depuis l'Ancien Régime : sous-forme de graphique avec commentaires,
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Site de la Maison-Musée du Pouldu
