Clohars-Carnoët
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| Clohars-Carnoët | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Bretagne |
| Département | Finistère |
| Arrondissement | Quimper |
| Canton | Quimperlé |
| Code Insee abr. | 29031 |
| Code postal | 29360 |
| Maire Mandat en cours |
Jacques Juloux 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Quimperlé |
| Site internet | Site de la commune |
| Démographie | |
| Population | 3 963 hab. (2006[1]) |
| Densité | 114 hab./km² |
| Gentilé | Cloharsien, Cloharsienne |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
|
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 66 m |
| Superficie | 34,83 km² |
Clohars-Carnoët est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Ses habitants se nomment les cloharsiens et cloharsiennes.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Clohars-Carnoët est une commune du littoral Atlantique située à l'extrémité sud-est du département du Finistère. Elle est bordée à l'est par la Laïta, aber qui la sépare du Morbihan. Elle est reliée au département voisin du Morbihan par le pont Saint-Maurice qui enjambe la Laïta.
La commune possède deux petits ports, Le Pouldu, à l'embouchure de la Laïta, et Doëlan, niché au fond d'une anse, non loin de la frontière avec Moëlan-sur-Mer ainsi qu'une station balnéaire très fréquentée en période estivale, Le Pouldu, avec ses plages de sable fin des Grands Sables, de Bellangenet et du Kérou.
Quant au bourg, qui tient lieu de chef-lieu de la commune, il se situe un peu en retrait à l'intérieur des terres.
Le littoral, si l'on excepte les plages du Pouldu et la petite crique de Porsac'h, se compose uniquement de falaises rocheuses. Le sentier des douaniers longe la cote dans sa totalité. Un champ de dunes occupait autrefois l'emplacement de la station balnéaire du Pouldu mais il a été en grande partie rasé .
La forêt domaniale de Carnoët (ou de Toulfoen), futaie de hêtres et de chênes d'une superficie de 750 ha, s'étend partiellement au nord de la commune.
La présence de vergers de pommiers est à l'origine de la production locale de cidre.
[modifier] Histoire
[modifier] Préhistoire
Clohars-Canoët a une histoire très ancienne. Des hommes étaient déjà présents il y a plus de 100 000 ans.(et probablement bien plus, peut-être 3 ou 400 000 ans ) Il est même probable que, comme Plouhinec (site de Menez-Dregan), Clohars-Carnoët possèdait des abris,(refuges sous forme de cavités,de surpomb ou de grottes) sur son littoral (au niveau actuel de Porsac'h, Kérou).
À une époque plus récente correspondant au Néolithique, la présence de dizaines de menhirs et d'allées couvertes dolméniques attestent d'une occupation humaine. Toujours concernant cette époque, Il semblerait que ces hommes du Néolithique aient eu, bien plus tard, accès à ces abris et y auraient collecté des objets très anciens. Ils leur servaient de modèle de matière, mais aussi, ils les vénéraient comme venant de leurs ancêtres.(de tout ces outils de pierre que j'ai pu récolter sur la commune, il se pourrait bien que certains proviennent de ces abris. je placerai d'ici peu un lien pour les photos ). Ce qui est étonnant et qui pose questions, c'est que ces hommes du néolithique aient utilisés la calcedoine (de très bonne qualité) dans cette région,pour confectionner leurs outils; cette belle matière est assez rare en sud bretagne. la côte et ses roches à nue leurs servaient probablement de carrière .(après quelques réflexions je pense que la calcédoine pouvait provenir d'ailleurs que de la côte.j'essairai d'en dire plus.déjà,l'origine local de la calcédoine est une certitude, et curieusement sous plusieurs forme.peut-être en filon affleurant la surface du sol, mai aussi sous forme de rognons dans certains dépôts organiques.). Une chose est sure: elle était très appréciée pour sa beauté,et pour sa grande dureté(cette roche évoque le bois parfois), ce qui devait vraiment leur plaire: du bois dur comme la pierre... Enfin 203 haches en bronze servant de monnaie primitive mises à jour au village de Kervennou-Pouldu attestent d'une présence des hommes à l'Âge du bronze[2].
[modifier] moyen-âge
Vers 1040 la comtesse Judith, épouse d'Alain Canhiart, fait donation à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé du petit port de Doëlan qui devient un prieuré ou les moines élèvent une chapelle à Saint Gurthiern.
En 1170 le duc Conan IV donna aux moines cisterciens de l'abbaye de Langonnet plusieurs villages situés à proximité de la forêt de Carnoët pour y établir une communauté. Saint Maurice, alors abbé de l'abbaye de Langonnet, y fonda en 1177 près des rives de la Laïta une abbaye dénommée Notre-Dame de Carnoët, dont il fut l'abbé jusqu'à sa mort en 1191. L'abbaye prendra plus tard le nom d'abbaye Saint Maurice de Carnoët. [3]
[modifier] temps-modernes
Le 31 septembre 1746 les Anglais qui disposaient d'une flotte de 52 voiles et de 5000 hommes débarquèrent au Pouldu dans le but d'aller ruiner Lorient. Mais une fois arrivés sous ses murs ils n'osèrent pas attaquer la ville alors que celle-ci était sur le point de capituler. Ils se rembarquèrent le 10 octobre et ne perdirent en tout que 20 hommes dans cette expédition. Ils mirent ensuite le cap sur Quiberon.
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | 2008 | Rné Le Floc'h | Divers droite | ... |
| mars 2008 | → en cours | Jacques Juloux | Divers gauche | ... |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Lieux et Monuments
- Maison Marie-Henry : reconstitution de l'auberge du XIXe siècle, où se sont retrouvés les peintres de l'École de Pont-Aven.
- Abbaye Notre-Dame de Carnoët, puis Saint-Maurice de Carnoët : sur les bords de la Laïta (ancienne abbaye cistercienne).
[modifier] Personnalités liées à la commune
De nombreux peintres ont séjourné au Pouldu :
- Des peintres de l'École de Pont-Aven, regroupés autour de Paul Gauguin : Henry Moret, Meyer de Haan, Charles Filiger, Charles Laval, Maxime Maufra. L'auberge de Marie Henry a été un lieu d'accueil et de rencontre des peintres, qui ont participé à sa décoration.
- Des peintres Nabis : Paul Sérusier, Jan Verkade, Maurice Denis.
- Jean-Bertrand Pegot-Ogier
- Adolphe Beaufrère
- Jules Leray
- Wladyslaw Slewinski
- Ernest Yan' d'Argent
- Andrée Lavieille (1887-1960) a séjourné à plusieurs reprises au Pouldu, attirée par la mer, les paysages de côte, mais aussi "la douceur de Kerzellec".
- Marie Le Drian, écrivaine. Auteure de nombreaux romans liés à la Bretagne dont Le petit bout de L (1992), Prix des Ecrivains bretons
[modifier] Bibliographie
- Peintres des côtes de Bretagne. De Quimper à Concarneau. De Pont-Aven à l'anse du Pouldu, Léo Kerlo et Jacqueline Duroc, Éditions du Chasse-Marée, 2006.
- Au Temps des Baraques. Dans la Bretagne des souvenirs et des objets d'après-guerre, Liv'éditions. Marie Le Drian
[modifier] Notes
- ↑ populations légales 2006 sur le site de l’INSEE
- ↑ Marcel Kervran, D'Anaurot à Quimperlé, 1500 ans d'histoire, 1983, Bannalec
- ↑ La région de l'Ellé, Henri Guiriec, imprimerie de l'O.S.M
- ↑ http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
- ↑ INSEE: Population depuis le recensement de 1962

