Nizon (Finistère)

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Nizon
Le calvaire
Le calvaire
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Commune Pont-Aven
Statut Ancienne commune
Date de fusion 1954
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 50″ N 3° 46′ 04″ O / 47.8639, -3.7678447° 51′ 50″ Nord 3° 46′ 04″ Ouest / 47.8639, -3.76784  
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Nizon

Nizon, est une ancienne commune française du Finistère, ayant fusionné en 1954 avec la commune voisine de Pont-Aven.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'ancienne commune de Nizon se situe dans l'arrondissement de Quimper, entre Concarneau et Quimperlé. Son territoire, d'une superficie de 26,79 km²[1], est délimité par l'Aven au nord et à l'est, le ruisseau de Pont-Quoren au sud-est, une voie romaine à l'est. Les communes limitrophes sont Nevez au Sud, Trégunc et Melgven à l'Ouest, Kernével et Bannalec au Nord, et enfin Riec-sur-Bélon à l'Est. L'ancienne limite entre Nizon et Pont-Aven se situait dans l'agglomération pontavéniste au niveau du ruisseau, le Pénanroz, des villages de Kergam et Keremperchec.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Nizon, ancienne paroisse du diocèse de Quimper sous l'Ancien régime, a fusionné en 1954 avec la commune voisine de Pont-Aven. Plusieurs seigneuries se partageaient les terres de Nizon sous l'Ancien Régime dont celles du Hénant, avec haute, moyenne et basse justice, qui appartenait au Marquis de Pontcallec et de Plessix-Nizon, possédée successivement à la suite d'unions par les familles Feydeau de Vaugien et Hersart de la Villemarqué. Au début du XIXe siècle, les landes et les friches couvraient 1 415 hectares, soit plus de la moitié des terres. Les terres sous labours couvraient 809 hectares, les prés et pâturages 154 hectares, les vergers et les jardins 44 hectares et les bois 167 hectares.

Le château de Rustéphan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Rustéphan.

Démographie[modifier | modifier le code]

À partir de 1954, les habitants sont comptés dans la population de la commune de Pont-Aven.

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 360 1 428 912 1 062 1 122 1 203 1 242 1 292 1 312
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 309 1 399 1 388 1 319 1 392 1 389 1 460 1 512 1 533
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 624 1 783 1 892 1 898 2 013 1 969 1 980 2 012 1 837
(Sources : Cassini[2])

Il est à noter que certains quartiers de Nizon se sont développés grâce à la proximité avec la commune de Pont-Aven. Ainsi le quartier du coteau de Keremperchec s'est urbanisé à partir de la fin du XIXe siècle. On peut également signaler le dynamisme du Croas-Hent Kergoz, au Sud du Bourg de Nizon, où beaucoup d'habitants ont choisi de construire après la Seconde Guerre mondiale. Le bourg de Nizon a connu une longue période de stagnation. Depuis une dizaine d'années, une cité a été construite, des maisons ont été rénovées dans le bourg.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

La culture des pommiers à cidre[modifier | modifier le code]

Le journal Ouest-Éclair écrit en 1936 :

« Dans la région quimperloise comprise entre Guilligomarc'h et Mellac de l'Est à l'Ouest, Nizon et Clohars-Carnoët du Nord au Sud, la culture du pommier est poussée très activement. Les crus de Clohars et de Riec surtout sont reconnus unanimement pour être les meilleurs, avec ceux du secteur voisin de Fouesnant. Cette année, contrairement à 1935, la récolte s'annonce magnifique. (...) Une délégation s'est rendue à Paris dans le but de faire revaloriser la pomme à cidre et pour obtenir du gouvernement que les mêmes ressources soient prises dans les années d'abondance comme pour le vin[3]. »

Autres activités économiques[modifier | modifier le code]

Les activités principales pratiquées sur son territoire sont l'agriculture (polyculture, élevages intensifs porcins, bovins, avicoles), l'industrie (même si la plupart des anciennes usines autrefois liées à l'agglomération pontavéniste ont disparu dans les années 1980-1990, il reste l'usine des galettes de Pont-Aven "Traou Mad").

Patrimoine[modifier | modifier le code]

l'église Saint-Amet
château ruiné de Rustéphan perdu dans la végétation

Le patrimoine de la commune est assez riche :

  • Un ensemble paroissial avec l'église Saint-Amet (XVIe ‑ XIXe siècles), un calvaire (peint par Gauguin qui le place dans un paysage de bord de mer) et une fontaine (rapportée d'une chapelle voisine, celle de Trémalo). C'est dans cette église bretonne typique que Paul Gauguin, accompagné dans sa promenade par Émile Bernard, trouva en 1888 l'inspiration pour peindre son tableau "La vision après le sermon (ou la lutte de Jacob avec l'ange)", un des tableaux fondateurs du "synthétisme". La tradition voudrait que Gauguin ait proposé au recteur de la petite paroisse d'accrocher le tableau dans son église mais que l'homme de foi refusa, croyant à une plaisanterie.
  • Quatre chapelles : Notre-Dame de Trémalo (où se trouve le crucifix ayant inspiré le "Christ jaune" de Paul Gauguin), Saint-André, Notre-Dame-de-Kergornet et Saint-Sylvestre de Kergazuel
  • Le château ruiné de Rustéphan (datant du XVIe siècle, démantelé à partir du XVIIIe siècle), théâtre d'un chant recueilli par Théodore Hersart de la Villemarqué (et peint par Émile Bernard). Il n'en subsiste que la tour d'escalier, monumentale (elle a servi de modèle à Joseph Bigot lorsque l'architecte dessinait les plans du château de Keriolet à Concarneau-Beuzec-Conq) et le pignon Ouest supportant une tourelle en cul-de-lampe. Ayant subi les outrages du temps durant plusieurs siècles (il a longtemps servi de carrière de pierres pour les habitants de la région), il est aujourd'hui en grand danger, menaçant de s'effondrer. Son accès est d'ailleurs interdit.
  • Des monuments préhistoriques : deux menhirs à Kerangosquer, les dolmens de Kermarc, Kerguillotou-Bihan, Coat-Luzuen (2) et Moulin-René.
  • Des croix : à Kerentreh, Trémalo (2), Saint-André (sur une source), Kergazuel, dans le bourg (croix de mission).

Littérature[modifier | modifier le code]

L'ancienne petite commune tient une place dans la littérature bretonne puisque Théodore Hersart de la Villemarqué, l'auteur du Barzaz Breiz, fils du maire de Nizon (Pierre Hersart de La Villemarqué qui est également châtelain du Plessis, un manoir de la commune, proche de la chapelle de Trémalo), mais natif de Quimperlé, y a recueilli quelques chants, la tradition orale tenant une place plus importante que l'écrit dans cette civilisation paysanne.

Plus tard, Xavier Grall, poète et journaliste, y élira domicile ("Quand les saisons meurent, je monte à Nizon et j'espère..."), à Bossulan, près de la chapelle de Kergornet, pour y écrire ses dernières œuvres avant de mourir à Quimperlé en 1981.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne par Jean Ogée, nouvelle édition, tome 2, page 343
  2. http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
  3. Journal Ouest-Éclair n° 14558 du 15 septembre 1936, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k631542w/f12.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR

Liens externes[modifier | modifier le code]