Névez

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Névez
La plage de Port Manec’h à Névez.
La plage de Port Manec’h à Névez.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Pont-Aven
Intercommunalité Concarneau Cornouaille Agglomération
Maire
Mandat
Albert Hervet
2014-2020
Code postal 29920
Code commune 29153
Démographie
Gentilé Névézien, Névézienne
Population
municipale
2 754 hab. (2011)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 11″ N 3° 47′ 33″ O / 47.81981, -3.7924647° 49′ 11″ Nord 3° 47′ 33″ Ouest / 47.81981, -3.79246  
Altitude Min. 0 m – Max. 48 m
Superficie 25,37 km2
Localisation

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Liens
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Névez [neve] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Névez dans le Finistère

La commune de Névez est limitée au nord par la commune de Pont-Aven, à l'est par la ria de l'Aven qui la sépare de la commune de Riec-sur-Bélon, au sud par l'océan Atlantique sur une longueur de sept kilomètres environ et à l'ouest par la commune de Trégunc. Elle est peuplée de 2641 habitants (2007), qui se répartissent sur de nombreux hameaux différents dont les principaux sont :

  • Bourg de Névez ;
  • Le Hénan ;
  • Kerascoët (village de chaumières) ;
  • Kercanic ;
  • Kerdruc ;
  • Keranguennou ;
  • Port Manec’h, (station balnéaire) ;
  • Raguénez ;
  • Rospico ;
  • Trémorvézen.

La côte, très découpée, est constituée d'une alternance de falaises rocheuses et de plages plus ou moins grandes. Si on longe le littoral d'ouest en est en empruntant le chemin des douaniers, on rencontre d'abord la plage très étirée de Raguénez, puis la petite plage étroite de Rospico qui se niche au fond d'une anse ombragée du même nom, et enfin la plage de Port Manec’h située à l'embouchure de la ria de l'Aven. La plage de Raguénez doit son nom à un petit îlot rocheux qui lui fait face et que l'on peut rejoindre à pied sec à marée basse. En effet Raguénez signifie en breton : en face de l'île, de rag devant et enez île. Un peu plus loin, se trouve un second îlot nommé l'Île Verte.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Névez signifie « nouveau » en breton. La paroisse est mentionnée pour la première fois dans un acte datant de 1078. Il y est question de « Plebe Nevez in Pago Treguent », c'est-à-dire de la nouvelle paroisse dans le pays de Trégunc. La paroisse de Névez est probablement un démembrement de la paroisse de Trégunc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le 26 mai 1686, un navire barbaresque s'échoua sur la côte de Névez. La France, étant alors en paix avec Alger, Colbert donna des ordres pour nourrir convenablement son équipage et le reconduire à Marseille aux frais du roi. Quatre-vingt maures seront ainsi acheminés par Quimper.

Le 16 mars 1746, la barque La Françoise, de Noirmoutier, chargée de vin, qui se rendait à Bénodet, doit s'échouer dans l'anse du Lorc'h en Névez pour échapper à un corsaire anglais qui est finalement repoussé avec l'aide des habitants qui tirent sur lui, mais ... s'apprêtent ensuite à le piller en vertu de la coutume du droit de bris, ce que le capitaine parvint à éviter en mettant en perce une barrique : une fois les habitants ivre-morts, il parvint à se déséchouer et à repartir[1].

Névez avait jadis de nombreux tisserands dont la toile et la berlingue (tissu de chanvre et laine mêlés) étaient réputées. D'ailleurs, quand une jeune fille se mariait, sa dot se comptait en linge plutôt qu'en argent. Ils se vendaient sur le marché à Pont-Aven ou étaient exportés par les bateaux qui fréquentaient Kerdruc et Port Manec’h. C'est vers 1880 que les derniers métiers se sont tus [2].

Pendant la Révolution française[modifier | modifier le code]

Le constitutionnel Jacques Cambry, de passage dans la commune de Névez à la fin du XVIIIe siècle, a écrit dans son ouvrage Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795, ces quelques lignes au sujet de celle-ci :

« Le territoire de Nevez est plein de monticules, fertile et parfaitement cultivé. Il fournit beaucoup de froment, de l'orge et peu de seigle; cette commune donne sur la mer, elle est côtoyée par la rivière de Pont-Aven; de grandes pierres de taille plates, longues de sept à huit pieds, comme à Trégunc près Concarneau, entourent les champs et les courtils, ce qui produit un singulier effet. Point de bois dans Nevez, on prend dans Nizon le bois de chauffage. Les mœurs de tous les environs sont douces; l'ivrognerie est le seul vice qui y règne, chez les femmes même. On n'a trouvé depuis vingt ans dans Nevez qu'un seul enfant dont le père fut inconnu. Les habitants portent des culottes à la matelotte, un grand gilet à capuchon, des soubrevestes; presque tous sont mariés; la pêche est abondante sur la côte. »

Le 15 juillet 1795, les Anglais tentèrent de débarquer 2000 Chouans sur la plage de Raguenez à Névez pour opérer une diversion et prendre l'armée républicaine à revers. En effet, quelques jours plus tôt, les Anglais avaient tenté imprudemment de débarquer des émigrés dans la presqu'île de Quiberon mais ils avaient trouvé face à eux l'armée du général Hoche qui leur barrait la route. Les Chouans furent reçus par le feu nourri de l'artillerie du fort de Raguenez et repoussé une première fois à la mer. Les Anglais cependant n'avaient pas renoncé à leur projet et les Chouans furent débarqués un peu plus loin dans l'anse de Rospico. Croyant que c'était les Anglais qui voulaient mettre tout à feu et à sang les habitants de Névez avaient abandonné leurs maisons et pris la fuite. Les prétendus Anglais furent très polis. Ils demandèrent seulement de quoi manger dans les maisons puis se dirigèrent rapidement vers Pont-Aven. Quelques jours plus tard, 1700 soldats républicains s'installèrent à Keranglas. Tout l'espace qui se trouve entre le village et la mer fut couvert de tentes pour les loger. Mais ils arrivaient trop tard. Les Chouans avaient déjà quitté les lieux et regagné le Morbihan.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'ancienne église paroissiale de Névez, basse et obscure, était un monument de style flamboyant du XVIe siècle. Elle était sous le vocable de sainte Thumette. Entre 1894 et 1900 une nouvelle église fut construite à l'emplacement de l'ancienne, condamnée en raison de son état de délabrement.[réf. nécessaire]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 754 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 560 1 638 1 355 1 487 1 450 1 923 1 836 2 040 2 073
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 084 2 111 2 221 2 174 2 344 2 454 2 487 2 605 2 660
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 818 2 922 3 203 3 039 3 140 3 220 3 214 3 046 3 160
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 127 3 111 2 895 2 700 2 574 2 466 2 542 2 605 2 718
2011 - - - - - - - -
2 754 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sites remarquables[modifier | modifier le code]

  • Le port et la plage de Port Manec’h
  • Le sentier côtier entre Port Manec’h et Raguénez, en passant par Rospico
  • La remontée de l'Aven avec Le Hénan et le port de Kerdruc
  • La plage et l’ile de Raguénez
  • La plage de Rospico
  • Le hameau de Kerascoët.

Kerascoët[modifier | modifier le code]

Le hameau de Kerascoët comporte une série de maisons au toit en chaume appelées les Chaumières de Kerascoët. Le village date du XVIe siècle, il a été rénové en 1993.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Barbe du XVe siècle
  • Jardins de Rospico (Kerangall) où s'épanouissent au fil des saisons plus de 2000 espèces et variétés de végétaux.
  • Chaumières de Kerascoët
  • Dolmens de Brucou et de Kerascoët.
  • Château du Hénan des XVe siècle et XVIe siècle.
  • Les maisons men zao en pierres debout.
  • Moulin à marée du XVe siècle au Hénan.
  • Église du XIXe siècle.
  • Les chapelles : Sainte-Barbe du XVe siècle, Saint-Mathieu du XVIIIe siècle, Saint-Nicolas du XVIe siècle (Port Manec’h), Sainte-Marguerite du XVIe siècle, et Notre-Dame-de-la-Clarté du XVe et XVIe siècles[5].
  • Phare de Port Manec'h

Galerie photo[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Les Contamines-Montjoie (France)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Tchernia, réalisateur et doubleur français, y possède une maison
  • Eric Le Lann, trompettiste compositeur et interprète de jazz, y habite

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Oges, "Le port de Bénodet", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/la-merfouesnantphpi-rprdq
  2. Diocèse de Quimper, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie pour l'année 1938, Notice sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, page 38, H.Pérennès, 1938
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. Les différentes chapelles de la commune