Briare

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Briare
La mairie.
La mairie.
Blason de Briare
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Briare
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Briare
Maire
Mandat
Pierre-François Bouguet
2014-2020
Code postal 45250
Code commune 45053
Démographie
Gentilé Briarois[1]
Population
municipale
5 735 hab. (2011)
Densité 126 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 20″ N 2° 44′ 24″ E / 47.6388888889, 2.7447° 38′ 20″ Nord 2° 44′ 24″ Est / 47.6388888889, 2.74  
Altitude Min. 122 m – Max. 189 m
Superficie 45,41 km2
Localisation

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Liens
Site web www.briare-le-canal.com

Briare est une commune française située dans le département du Loiret, en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance

La ville est située sur la Loire, à 8 kilomètres à l’est et en amont de Gien et 74 km à l’est d’Orléans. Elle est reliée à Paris, dont elle est distante de 151 km, par l’autoroute A77, la Nationale 7, la ligne ferroviaire Paris-Nevers et le canal de Briare (prolongé par le canal du Loing). Elle constitue le centre de l'aire urbaine de Briare.

Un carrefour fluvial[modifier | modifier le code]

Le nom que Briare s’est donné, « Briare-le-Canal », est un peu réducteur car Briare ne possède pas un, mais trois canaux. Dès 1605, elle accueille le chantier du « canal de Loyre en Seyne », futur canal de Briare qui sera ouvert totalement en 1642.

En 1838, ce canal reçoit, juste à l’amont de son écluse de Baraban, le canal latéral à la Loire qui descend de Digoin. Ce canal traverse la Loire dans son lit-même, à cinq kilomètres en amont, à Châtillon-sur-Loire.

Cependant, ce passage en Loire est dangereux et, rapidement, il ne répond plus aux exigences du trafic fluvial. C’est alors qu’en 1896, est construite une nouvelle branche du canal latéral qui traverse le fleuve par le Pont-canal de Briare. Cette nouvelle branche du canal latéral à la Loire reçoit le surnom de « nouveau canal » ou « canal neuf ».

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La Petite-Thiaux, la Vaudelle, le Chesnoy.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Briare et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom antique de Briare était Brivodurum qui signifie en langue celtique : pont (brivo) et fortification, porte ou place (durum).

La ville a pris son essor sous Henri IV grâce à la construction du canal de Loyre en Seyne qui deviendra le canal de Briare. Ce canal, construit au XVIIe siècle, relie la Loire à la Seine.

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[2], dont un à Briare[3]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[4]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[3].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conférence de Briare.

Le 10 juin, face à l’avance allemande, le gouvernement français vient de se replier sur Tours et les châteaux environnants. Le général Weygand, généralissime des armées françaises replie le grand quartier général de Paris sur Briare et l’installe sur le domaine de Vaugereau[5]. Lui-même avec son cabinet occupe, à quelques kilomètres de là, le château du Muguet sur la commune de Breteau. Le 11 juin 1940, se déroule dans ce château l’avant-dernière réunion du Comité suprême interallié avec côté britannique le Premier ministre Winston Churchill et son secrétaire à la Guerre Anthony Eden, qui ont atterri le jour même à côté de Briare, et trois généraux et, côté français, le président du Conseil Paul Reynaud, le vice-président du conseil Philippe Pétain, le nouveau secrétaire d’État à la Guerre Charles de Gaulle, Maxime Weygand et différents autres officiers. Cette réunion connue sous le nom de « Conférence de Briare » marqua la fracture entre Alliés mais également au sein des responsables français entre partisans de continuer la guerre et partisans d’un armistice.

À partir de la fin août 1944, le 2e régiment de chasseurs parachutistes est engagé sur la Loire, notamment à Briare, pour interdire à l’ennemi la rive droite du fleuve.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1950 Maurice Martin[7]    
1951 1959 Juliette Salone née Loreau[6]    
1959 1971 Henri Dabard[7]    
1971 1977 Jean Rallet[7]    
mars 1977 mars 2008 Jean Poulain DVG puis DVD Conseiller général
mars 2008 en cours Marius Collot    

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Briare sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Briare Maire Marius Collot 2008 2014
Cantonales Briare Conseiller général Michel Lechauve 27 mars 2011 2015
Législatives 3e circonscription Député Claude de Ganay 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Centre Président du conseil régional François Bonneau 7 septembre 2007 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017
Autres résultats : Élections à Briare

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Belgique Mons (Belgique). Il s’agit, plus précisément, d’un jumelage avec Jemappes, commune de l’entité. Il y a à Briare une place de Jemappes[8].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Briare.

En 2011, la commune comptait 5 735 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 655 1 655 1 819 2 082 2 730 2 977 3 239 3 227 3 477
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 843 3 927 4 346 4 775 5 153 5 590 5 894 6 684 5 814
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 630 5 227 4 637 4 577 4 135 4 012 3 791 3 833 3 895
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
4 114 5 140 5 637 6 267 6 070 5 994 5 703 5 660 5 735
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Briare est située dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Gien. La commune possède une école maternelle, trois écoles primaires et un collège[11].

Les établissements scolaires de la commune sont les suivants :

  • l'école maternelle publique Marcel Gaime ;
  • les écoles primaires publiques Gustave Eiffel, du Centre, ainsi que l'école primaire privée catholique Sainte-Anne ville ;
  • le collège Albert Camus.

Sports[modifier | modifier le code]

La piscine.

Le vélodrome Yver-Bapterosses est l'un des trois en activité dans le département, il possède une piste de 400 mètres de long[12].

La piscine de Briare.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le pont-canal de Briare conçu par l’ingénieur Léonce-Abel Mazoyer, et auquel a participé l’architecte Gustave Eiffel pour la maçonnerie : il permet au canal latéral à la Loire de traverser ce fleuve. Il a été achevé et ouvert le 16 septembre 1896. Cet ouvrage détiendra pendant plus d’un siècle le record d’Europe de longueur dans sa catégorie, avant d’être détrôné, en 2003, par le pont-canal de Magdebourg sur l’Elbe, long de 918 m. Le pont a été inscrit monument historique par arrêté du 12 mai 1976[14] ;
  • L'Église Saint-Étienne de Briare, de style romano-byzantin, construite entre 1890 et 1895 et remarquable par ses décorations à base d’émaux de Briare, pour certaines d’inspiration plutôt profane (signes du zodiaque). Le financement ayant permis la construction de l'édifice a été assuré par l’industriel Jean-Félix Bapterosses, patron de l’usine des émaux de Briare. Cette église a été inscrite monument historique par arrêté du 14 mai 1987[15] ;
  • Le château des Seigneurs du canal de Loyre en Seine, remanié au XVIIIe siècle et abritant la mairie. La tour voisine accueille l’office de tourisme ;
  • L'usine élévatoire, construite entre 1894 et 1895 et permettant l’alimentation en eau du canal de Briare, par le jeu d’aspiration d’eau de la Loire envoyé par le biais d’une rigole sortant de terre au lieu-dit le Chesnoy et allant jusqu’à la ligne de partage des eaux entre le canal de Briare et celui du Loing. Elle a été rénovée et modernisée en 1996 ;
  • Le château de Trousse-Barrière, construit entre 1885 et 1890 sous l'impulsion de la famille Yver-Bapterosses[16], aujourd’hui lieu d’expositions temporaires ;
  • Le réseau des anciens canaux et des gares d’eau des Prés-Gris, aujourd’hui port de plaisance de Briare ;
  • L'aérodrome de Briare - Châtillon.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Le centre socio-culturel

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone de protection spéciale vallée de la Loire du Loiret du réseau Natura 2000[20].

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

En 2010, Briare a obtenu le label ville fleurie, quatre fleurs attribuées par le conseil national des villes et villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[21].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le port de Briare, port de plaisance établi sur le canal, figure au palmarès 2013 du Pavillon Bleu d'Europe[22].

Briare est ville étape de l’itinéraire « La Loire à vélo » et d’EuroVelo 6[23] et possède le label touristique de Station verte[24].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Briare

Les armes de Briare se blasonnent ainsi :

De gueules à trois fasces ondées d’argent[25].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Montagu, Erwan Quéméré, Briare: un canal, des émaux, Tournai, La Renaissance du Livre, coll. « Les beaux livres du patrimoine »,‎ 2000 (réimpr. 2000), 143 p. (ISBN 978-2-8046-0353-3)
  • Pascale Nourisson, Une aventure industrielle. La manufacture de Briare (1837-1962), Joué-lès-Tours, éditions Alan Sutton, coll. « Parcours et labeurs »,‎ février 2001, 1e éd., 144 p. (ISBN 978-2-84253-558-2)
  • Lionel Guillaume, Briare-le-Canal, Nouvelles éditions latines,‎ 1993
  • Lionel Guillaume, Raconte-moi Briare-le-Canal, Journal de Gien,‎ 1983

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 20 septembre 2010)
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  3. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  5. Ségolène Garçon, « Revue historique aux Armées / Travailler au Grand Quartier général des forces terrestres en 1939-1940 », sur http://rha.revues.org, Service historique de la Défense - Ministère de la Défense (consulté le 15 août 2009)
  6. a, b, c, d, e et f Une aventure industrielle édition Alan Sutton p.45-48
  7. a, b, c et d Raconte-moi Briare le Canal p. 44
  8. Sites des villes de Mons et de Jemappes.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  11. « Liste des écoles de la circonscription de Gien », sur www.ac-orleans-tours.fr (consulté le 20 septembre 2010) ; « liste des collèges du Loiret », sur www.ac-orleans-tours.fr (consulté le 20 septembre 2010)
  12. « Les vélodromes en région Centre », sur www.ffc-centre-orleanais.fr (consulté le 20 septembre 2010) ; voir aussi : liste de vélodromes en France
  13. Site officiel de la manufacture des émaux de Briare. Consultation : janvier 2009.
  14. « Notice no PA00098723 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice no PA00098722 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Une aventure industrielle édition Alan Sutton p.46
  17. Le musée des émaux de Briare sur Cœur de France. Consultation : janvier 2009.
  18. Le musée conservatoire des deux marines et du pont-canal sur Cœur de France. Consultation : janvier 2009.
  19. Site officiel de l’harmonie de Briare. Consultation : octobre 2008.
  20. « Natura 2000 : Fiche du site FR2410017 vallée de la Loire du Loiret », sur natura2000.environnement.gouv.fr, Ministère de l'écologie et du développement durable (consulté le 8 juin 2010)
  21. Palmarès des villes et villages fleuris dans le Loiret. Consultation : 20 septembre 2010.
  22. Le port de Briare-le-Canal sur le site de Pavillon bleu. Consultation : 8 juillet 2013.
  23. Sites de La Loire à vélo et d’EuroVélo 6.
  24. « Briare-le-Canal », sur www.stationverte.com, Fédération française des stations vertes de vacances et des villages de neige (consulté le 8 mars 2013)
  25. Le blason de la ville sur le site du conseil général du Loiret. Consultation : mars 2008.