Isneauville

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Isneauville
Église Saint-Germain et monument aux morts
Église Saint-Germain et monument aux morts
Image illustrative de l'article Isneauville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Bois-Guillaume
Intercommunalité CREA
Maire
Mandat
Pierre Peltier
2014-2020
Code postal 76230
Code commune 76377
Démographie
Gentilé Isneauvillais, Isneauvillaise
Population
municipale
2 504 hab. (2011)
Densité 305 hab./km2
Population
aire urbaine
527 170 hab. (1999)
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 58″ N 1° 08′ 36″ E / 49.4994444444, 1.1433333333349° 29′ 58″ Nord 1° 08′ 36″ Est / 49.4994444444, 1.14333333333  
Altitude Min. 100 m – Max. 172 m
Superficie 8,2 km2
Localisation

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Liens
Site web www.isneauville.fr

Isneauville est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Houppeville
Bosc-Guérard-Saint-Adrien
Quincampoix Quincampoix Rose des vents
Houppeville N Préaux
O    Isneauville    E
S
Bois-Guillaume-Bihorel Bois-Guillaume-Bihorel
Saint-Martin-du-Vivier
Fontaine-Sous-Préaux

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Isneauville est traversée par la route de Neufchâtel et se trouve au kilomètre 7 de la route nationale 28.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Les lignes de bus  11  et  81  et de taxi collectif  t57  desservent Isneauville.

La ligne de bus , placée en correspondance avec la ligne  11  forme, avec le métro, la principale liaison entre le Nord et le Sud de l'agglomération. La ligne dessert Isneauville et permet de rejoindre le centre-ville de Rouen en environ 30 minutes ou Bois-Guillaume-Bihorel en une dizaine de minutes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes à désinence latinisée Isnelvilla en 1145, puis Isniauvilla en 1239[1].

La graphie Ineauville attestée par la suite jusqu'au XVIe siècle témoigne à la fois de la francisation de -iau- en -eau- (cf. normand iau « eau ») et de l'amuïssement de [s] qui n'était plus prononcé. La prononciation actuelle « iss'nôvil' » est moderne.

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural », appellatif toponymique très fréquent en Normandie, précédé d'un nom de personne comme c'est le plus souvent le cas.

En l'occurrence l'anthroponyme qui précède l'appellatif -ville est un surnom : Isnel qui signifie « le rapide ». Le terme isnel est issu du vieux bas francique *snel (cf. néerlandais snel, allemand schnell « vite, rapide »). On le trouve par exemple dans ce vers de la Chanson de Roland :

« Devant lu rei est venuz Pinabels. Granz est e forz e vassals e isnel », c'est-à-dire « Pinabel est venu devant le roi; il est à la fois grand, fort, courageux et rapide ». Le surnom a donc une coloration flatteuse et se perpétue dans le nom de famille Ysnel

Homonymie avec Igneauville (Seine-Maritime, [H]isnelvilla vers 1040)

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, on exhume, près de l'école, plusieurs tombeaux de pierre, renfermant des vases et des armes, qui témoignent d'un implantation franque. On estime toutefois que l'occupation du site est bien antérieure à cette époque[2].

Aux XIIe et XIIIe siècles, d'importants travaux d'essartage sont entrepris sous l'autorité des moines de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen, qui établissent des colonies de peuplement. Dès lors, l'habitat se densifie[2].

Un retranchement fut commencé à Isneauville en 1870, en vue de protéger Rouen contre les Prussiens. On y amena deux gros canons, qui ne furent même pas mis en batterie[3].

Au XXe siècle, et plus particulièrement depuis 1968, la commune connaît un accroissement démographique spectaculaire. Isneauville reste cependant une commune résidentielle environnée de forêts[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1817   Colombel   Instituteur
1851   Duboc    
    Michel Houssaye    
18 mars 1989   Gérard Ducable UDI (NC) Médecin
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 504 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 007 850 900 971 988 982 1 024 1 041 1 002
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 018 1 023 1 025 855 843 832 836 821 740
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
733 704 720 703 737 706 693 747 809
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
759 843 1 214 1 403 2 210 2 324 2 362 2 504 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Germain[6]. Cette église, aurait été donnée en 1161 à l'abbaye de Saint-Ouen par Hugues d'Amiens, archevêque de Rouen, pour subvenir aux besoins de l'infirmerie des religieux[3]. Elle est mentionnée dès le XIIe siècle. Quelques fenêtres aujourd'hui murées, rappellent qu'elle était jadis surmontée d'une tour-lanterne. L'édifice actuel conserve les marques des remaniements successifs : le chœur et la nef sont reconstruits au XVIe siècle ; la partie haute est élevée au siècle suivant sur la base de l'ancien clocher (XIIe ou XIVe siècle) par Jean-Baptiste Le Brument, les bas-côtés datent du XIXe siècle. En 1874 et en 1876, la nef devenue trop petite - surtout l'été quand les bourgeois rouennais viennent séjourner dans leurs maisons de plaisance - est doublée de deux imposants bas-côtés. Ces travaux d'agrandissement, menés par l'architecte Jacques-Eugène Barthélémy, entrainent l'édification d'une nouvelle façade[2]. Les belles fenêtres du chœur ont conservé quatre vitraux de 1553. Les peintures murales datent du XVIIe siècle[3]
  • Manoir avec colombier XVIIe siècle[7]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, éditions Picard 1979, p. 98.
  2. a, b, c et d « Isneauville », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ 1997, 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)
  3. a, b et c Joseph Bunel et Albert Tougard, Géographie du département de la Seine-Inférieure. Arrondissement de Rouen, E. Cagniard,‎ 1879 (ISBN 286-743-057-7)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. « Notice no IA00019759 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no IA00019758 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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