Fantômas

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Fantômas
Couverture du premier volume de la série Fantômas coécrite par Pierre Souvestre et Marcel Allain, éditions Arthème Fayard, 1911.Artiste anonyme (les illustrations de couverture des volumes suivants seront l'œuvre de Gino Starace).
Couverture du premier volume de la série Fantômas coécrite par Pierre Souvestre et Marcel Allain, éditions Arthème Fayard, 1911.
Artiste anonyme (les illustrations de couverture des volumes suivants seront l'œuvre de Gino Starace).

Alias Génie du crime
Maître de tout et de tous
Origine Inconnue
Sexe Masculin
Activité(s) Criminel
Ennemi(s) Jérôme Fandor
Commissaire Juve
Hélène Gurn

Créé par Pierre Souvestre
Marcel Allain
Interprété par René Navarre (1913-1914)
Edward Roseman (1920-1921)
Jean Galland (1932)
Jean-Michel Smet (1937)
Marcel Herrand (1947)
Maurice Teynac (1949)
Jean Marais (1964-1967)
Helmut Berger (1979)
Vincent Cassel (2012)
Voix Paul Bernard (1946-1947)
Raymond Pellegrin (1964-1967)
Roger Carel (1973-1974)
Philippe Clay (1984)
Med Hondo (1991)
Film(s) Fantômas (1913)
Juve contre Fantômas (1913)
Le mort qui tue (1913)
Fantômas contre Fantômas (1914)
Le Faux Magistrat (1914)
Fantômas (1920-1921)
Fantômas (1932)
Monsieur Fantômas (1937)
Fantômas (1947)
Fantômas contre Fantômas (1949)
Fantômas (1964)
Fantômas se déchaîne (1965)
Fantômas contre Scotland Yard (1967)
Roman(s) Fantômas
Juve contre Fantômas
Le Mort qui tue
L'Agent secret
Un Roi prisonnier de Fantômas
Le Policier apache
Le Pendu de Londres
La Fille de Fantômas
Le Fiacre de nuit
La Main coupée
L'Arrestation
Le Magistrat
La Livrée du crime
La Mort de Juve
L'Évadée de Saint-Lazare
La Disparition de Fandor
Le Mariage de Fantômas
L'Assassin de Lady Beltham
La Guêpe rouge
Les Souliers du mort
Le Train perdu
Les Amours d'un prince
Le Bouquet tragique
Le Jockey masqué
Le Cercueil vide
Le Faiseur de reines
Le Cadavre géant
Le Voleur d'or
La Série rouge
L'Hôtel du crime
La Cravate de chanvre
La Fin de Fantômas
Est-il ressuscité ?
Fantômas roi des recéleurs
Fantômas en danger
Fantômas prend sa revanche
Fantômas attaque Fandor
Si c'était Fantômas ?
Oui, c'est Fantômas !…
Fantômas joue et gagne
Fantômas rencontre l'amour
Fantômas vole des blondes
Fantômas mène le bal
Pièce(s) Fantômas (1921)
Fantômas revient (2005)
Fantômas probablement (2008)
Première apparition Fantômas (1911)
Dernière apparition Fantômas mène le bal (1963)
Épisode(s) 43
Éditeur(s) Arthème Fayard (1911-1963)

Fantômas est un personnage de fiction français créé en 1910-1911[1] par Pierre Souvestre et Marcel Allain. D'abord littéraire, l’œuvre est adaptée en 1913 au cinéma par Louis Feuillade, le maître du serial français. En trente-deux romans et cinq films[2], la série devient célèbre, suscitant l'enthousiasme populaire ainsi que les hommages de grands écrivains et artistes.

Fantômas a de nouveau fait l'objet d'adaptations cinématographiques dans les années 1930-1940, puis d'une adaptation comique très libre avec Jean Marais et Louis de Funès dans les années 1960 ; celle-ci demeure la plus célèbre à ce jour, éclipsant parfois l'œuvre originale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Contexte d'écriture[modifier | modifier le code]

Fantômas demeure un des feuilletons les plus marquants de la littérature populaire en France, bien que le personnage-titre s'inscrive dans la tradition des génies du crime incarnés par Rocambole (et le mentor de ce dernier, Sir Williams), le colonel Bozzo-Corona ("parrain" de la société secrète criminelle des Habits noirs imaginée par Paul Féval), Zigomar (criminel masqué créé par Léon Sazie), Erik le Fantôme de l'Opéra[3] de Gaston Leroux et l'Arsène Lupin de Maurice Leblanc, moins terrifiant mais non dénué d'ombres. Pierre Souvestre et Marcel Allain qui écrivent des roman-feuilletons depuis 1909, cosignent entre 1911 et 1913 Fantômas, une série de trente-deux volumes (environ 15 000 pages) à 65 centimes, l'éditeur Arthème Fayard leur imposant par contrat l'écriture d'un roman par mois[4].

Selon Marcel Allain, à cause du rythme de production exigé par Arthème Fayard, les volumes du roman ont été initialement dictés par lui et Pierre Souvestre à l'aide d'un dictaphone, puis saisis la nuit par des dactylos[5]. Par ce procédé, Fantômas impose un style débridé (qui évoquera aux surréalistes l'écriture automatique) ainsi que des intrigues sombres et tortueuses construites autour des crimes de son (anti)héros à l'imagination sans limite, intrigues animées par des courses poursuites échevelées qui font appel à toutes les ressources de la technologie (automobile, train, paquebot – et même fusée dans les années 1960) et baignées dans une atmosphère poético-fantastique[4].

Fantômas ressuscite par ailleurs, pour les lecteurs contemporains, la société de la Belle Époque et notamment un Paris disparu, dans la lignée des feuilletonistes du XIXe siècle (Eugène Sue notamment), les apaches succédant aux mohicans d'Alexandre Dumas dans la jungle urbaine européenne. L'insaisissable bandit, l'« armée du crime[6] » dont il dispose ainsi que ses adversaires font également de brèves échappées en Afrique et en Amérique, jusque dans l'espace dans le dernier épisode rédigé par Marcel Allain seul. Pierre Souvestre et Marcel Allain collectionnent ainsi les faits divers qui émaillent la presse française mais aussi anglo-saxonne, participant à la psychose d'insécurité relayée par cette presse[4].

Oubli littéraire, succès au cinéma[modifier | modifier le code]

Le triomphe du bandit masqué fut immédiat : Blaise Cendrars écrit dans la revue d'Apollinaire Les Soirées de Paris : « Fantômas, c'est l’Énéide des temps modernes ». Apollinaire, Max Jacob, Blaise Cendrars, Robert Desnos, Jean Cocteau et les surréalistes célébrèrent à l'envi le criminel en cagoule et collants noirs (l'uniforme de la plupart de ses mauvais coup nocturnes) ou masqué d'un loup noir, en frac et haut de forme, enjambant Paris en brandissant un couteau ensanglanté (la célèbre couverture de l'édition originale du premier volume, souvent reprise et elle-même inspirée par une publicité pour des pilules).

Fantômas est davantage connu aujourd'hui dans l'imaginaire populaire par le biais des comédies d'aventures avec Louis de Funès et Jean Marais. Cependant, le masque bleu et les gadgets technologiques (dont la Citroën DS volante) du bandit, le Juve hystérique et maladroit et le Fandor ambigu (pour cause puisque le même acteur – Jean Marais – interprète le criminel et son irréductible ennemi, le journaliste Fandor) de cette trilogie cinématographique n'entretiennent aucun rapport avec la saga littéraire de Pierre Souvestre et Marcel Allain, le seul élément fidèle demeurant la propension au déguisement des personnages principaux.

Contrairement à son rival Arsène Lupin, Fantômas semble être désormais cantonné à cette série cinématographique, malgré la télésuite de Claude Chabrol et Juan Bunuel dans les années 1970, avec Helmut Berger en Fantômas, Gayle Hunnicutt et Jacques Dufilho et les divers projets d'adaptations annoncés depuis.

Hommages[modifier | modifier le code]

De nombreux hommages ont été rendus au personnage[7].

  • « Fantômas qui êtes aux Cieux / Sauvez la Poésie. »

(Ernst Moerman, Fantômas, 1933)

  • « Allongeant son ombre immense / Sur le monde et sur Paris, / Quel est ce spectre aux yeux gris / Qui surgit dans le silence ? / Fantômas, serait-ce toi / Qui te dresses sur les toits ? »

(Robert Desnos, Complainte de Fantômas, in Fortunes, Gallimard, 1953)

  • « Les femmes Pacheco Page d'aide sur l'homonymie lisaient / dans la nuit Fantômas / à haute voix / tendant l'oreille / autour du feu, dans la cuisine, / et je dormais en entendant / les prouesses, / les mots du poignard, les agonies »

(Pablo Neruda, Mémorial de l'Île Noire, 1960-1963)

  • « Je n'aurai jamais l'imprudence, / Fantômas, de parler de toi. / J'ai trop peur de ton ombre immense / Se dressant sur mon propre toit. »

(Claude Veillot, À Fantômas)

  • « J'ai toujours été un homme qui passe / Un homme qui n'a jamais donné d'amour en retour / Un jour Superman, un jour Fantômas / Un homme qui s'efface sans laisser de traces. »

(disque Cindy Cendrillon 2002)

  • « Fantômas nous enchante d'un bout à l'autre par sa désobéissance aux règles et par le courage instinctif avec lequel il survole l'intelligence si dangereuse par le contrôle qu'elle oppose à l'audace et par son frein qui paralyse le cours vertigineux du génie. (…) Notre époque éprouve, dirait-on, les angoisses de la vieillesse qui se retourne vers son passé. (…) Bref, on réédite les fables modernes : Arsène Lupin, Rouletabille, Chéri-Bibi sortent de leur tombe. (…) Mais Fantômas les surclasse sous le masque et la cape que Rastignac eût aimé porter pour vaincre ce Paris que le monstre légendaire tient sous son pied comme un dragon qui terrasserait saint Georges. »

(Jean Cocteau, Le Figaro littéraire, 1961)

  • « Reconstituer le Paris du temps de Fantômas serait aussi coûteux que reconstruire le Paris de Louis XIV. Projet à reprendre dans un monde où l'action sera la sœur du rêve. »

(René Clair, lettre à Marcel Allain, 1969)

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Fantômas : « génie du crime » affublé de plusieurs surnoms (le « maître de tout et de tous », le « tortionnaire », « l'insaisissable », etc.). Son visage et sa véritable identité demeurent inconnus (une hypothèse sur cette identité a cependant été proposée par Yves Lignon dans son court roman, pastiche de Sherlock Holmes, L'aventure du grand voyageur , éditions de l'Œil du Sphinx, 2012). Cruel, il n'hésite pas à torturer et à tuer pour arriver à ses fins. Ses crimes ont parfois été inspirés par les actualités et les faits-divers de l'époque, que les auteurs compilaient dans un dossier intitulé « l'armoire aux trucs[8] ».
  • Juve : inspecteur de la Sûreté de Paris, « d’aspect énergique, actif, remuant, resté jeune malgré la quarantaine, […] intelligent, persévérant, volontaire, audacieux[9] », il est l'ennemi acharné, voire obsessionnel, de Fantômas. Il réside au 142 de la rue Bonaparte à Paris. Sa vie est vouée à la capture – ou à la destruction – du monstre. À la fin du trente-deuxième volume, lors du naufrage du paquebot Gigantic, le génie du crime révèle à Juve qu'il n'est autre que son propre frère, suscitant l'indignation puis la stupeur du policier. Les deux ennemis jurés sont ensuite engloutis dans les flots avant d'avoir pu sceller leur réconcilation. Toutefois, lorsque Marcel Allain reprend seul l'écriture de la série à partir de 1926, il dédaigne cette révélation dramatique : se réveillant sur un toit avec Fandor, l'inspecteur se contente de ridiculiser brièvement ce prétendu lien familial selon le principe de la continuité rétroactive. Par la suite, Juve n'y fait plus allusion.
  • Jérôme Fandor : anciennement Charles Rambert, fils d’Étienne Rambert et d’Alice, tous deux victimes de Fantômas. Impliqué malgré lui dans un meurtre commis par le génie du crime, Fandor est l'allié et l'ami indéfectible de son « père spirituel » Juve, l'inspecteur lui ayant fourni sa nouvelle identité afin de le protéger du criminel qui décima sa famille. Désormais journaliste intrépide à « La Capitale[10] », jeune, sportif, gouailleur et tête brûlée, Fandor lutte aux côtés de Juve contre Fantômas. Il est également le fiancé d'Hélène, que le bandit tente de lui arracher.
  • Hélène : belle, intelligente et courageuse, elle est fiancée à Fandor et finit par se battre à ses côtés contre Fantômas, son père putatif. Faisant preuve d'un amour paternel jaloux et possessif, le maître du crime protège constamment Hélène – fût-ce contre le prince Vladimir, son propre fils – tout en s'évertuant à la séparer de Fandor. Selon la tradition feuilletonnesque relative au mystère des origines exotiques, le volume La fin de Fantômas révèle qu'Hélène est la fille de l'empereur des Indes. Cependant, Marcel Allain néglige derechef cet élément lors de la reprise de la série en 1926 : Fantômas apparaît désormais comme le véritable père de la fiancée de Fandor[11]. Ainsi, Allain critiquera le Fantômas d'André Hunebelle en évoquant de manière caustique les intentions « incestueuses » du criminel au masque bleu envers Hélène[12], bien que les deux personnages ne soient pas apparentés dans cette adaptation cinématographique.
  • Lady Maud Beltham : mariée très jeune à Lord Beltham, dont Fantômas était l'aide de camp durant la Seconde Guerre des Boers sous le nom de Gurn, elle est rapidement devenue la maîtresse de ce dernier. Lady Beltham est constamment tiraillée entre son honnêteté foncière et son amour pour le bandit.
  • Bouzille : chemineau sympathique exerçant mille petits métiers, il apporte son aide à Juve et Fandor bien qu'il puisse être employé occasionnellement par le maître du crime.
  • Le Bedeau : sinistre comparse de Fantômas, « d'âge mûr, mais déjà vieilli par la débauche », il doit son surnom à sa coutume de « sonner » les passants « en leur frappant le crâne contre le bord du trottoir[13] ». Avec les autres arsouilles aux sobriquets suggestifs de la bande des Ténébreux (ou bande des Chiffres), Œil de Bœuf, Bec de Gaz, Beaumôme, Mort-Subite, Le Barbu, Bébé, Ma Pomme, Fleur de Rogue et les « pierreuses » (prostituées) Ernestine et Adèle, barbares modernes issus de la pègre des bas-fonds parisiens, il offre le reflet littéraire de la figure mi-pittoresque, mi-inquiétante de l'Apache, incarnation médiatique des classes dangereuses de la Belle Époque[14]. La bande se réunit habituellement Au rendez-vous des Aminches, le cabaret du père Korn, où elle commande force « saladiers de rouge » en usant volontiers d'un argot feuilletonnesque[15].
  • La Toulouche : vieille receleuse associée à la bande d'apaches de Fantômas, elle se rend souvent coupable de méfaits grand-guignolesques, qu'elle dissimule un magot dans les entrailles d'un cadavre[16] ou bien qu'elle assassine le détective Tom Bob en lui déchiquetant la gorge à coup de dents avant de laper son sang pour éviter de tacher le plancher. Femme de tête, elle semble parfois dominer les apaches et s'attire souvent le respect du maître du crime lui-même[17].

Médias[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Pierre Souvestre et Marcel Allain[modifier | modifier le code]

  • Fantômas, Fayard, 1911, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Adapté au cinéma
  • Juve contre Fantômas, Fayard, 1911, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Adapté au cinéma
  • Le Mort qui tue, Fayard, 1911, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Fantômas se venge en 1932.
    Adapté au cinéma.
  • L'Agent secret, Fayard, 1911, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Une Ruse de Fantômas en 1932.
  • Un Roi prisonnier de Fantômas, Fayard, 1911, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre.
  • Le Policier apache, Fayard, 1911, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Le Policier… Fantômas en 1932.
    Adapté au cinéma sous le titre Fantômas contre Fantômas.
  • Le Pendu de Londres, Fayard, 1911, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Aux Mains de Fantômas en 1932.
  • La Fille de Fantômas, Fayard, 1911, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre.
  • Le Fiacre de nuit, Fayard, 1911, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Le Fiacre de Fantômas en 1932.
  • La Main coupée, Fayard, 1911, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Fantômas à Monaco en 1932.
  • L'Arrestation de Fantômas, Fayard, 1911, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre.
  • Le Magistrat cambrioleur, Fayard, 1912, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Le Juge Fantômas en 1933.
    Adapté au cinéma sous le titre Le Faux Magistrat.
  • La Livrée du crime, Fayard, 1912, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient La Livrée de Fantômas en 1933.
  • La Mort de Juve, Fayard, 1912, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Fantômas tue Juve en 1933.
  • L'Évadée de Saint-Lazare, Fayard, 1912, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Fantômas roi du crime en 1933.
  • La Disparition de Fandor, Fayard, 1912, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Fandor contre Fantômas en 1933.
  • Le Mariage de Fantômas, Fayard, 1912, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre.
  • L'Assassin de Lady Beltham, Fayard, 1912, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Les Amours de Fantômas en 1933.
  • La Guêpe rouge, Fayard, 1912, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Un défi de Fantômas en 1933.
  • Les Souliers du mort, Fayard, 1912, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Fantômas rôde en 1933.
  • Le Train perdu, Fayard, 1912, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Le Train de Fantômas en 1933.
  • Les Amours d'un prince, Fayard, 1912, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Fantômas s'amuse en 1933.
  • Le Bouquet tragique, Fayard, 1912, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Le Bouquet de Fantômas en 1934.
  • Le Jockey masqué, Fayard, 1913, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Fantômas roi du turf ! en 1934.
  • Le Cercueil vide, Fayard, 1913, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Le cercueil de Fantômas en 1934.
  • Le Faiseur de reines, Fayard, 1913, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Fantômas contre l'amour en 1934.
  • Le Cadavre géant, Fayard, 1913, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Le spectre de Fantômas en 1934.
  • Le Voleur d'or, Fayard, 1913, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Prisonnier de Fantômas en 1934.
  • La Série rouge, Fayard, 1913, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Fantômas s'évade en 1934.
  • L'Hôtel du crime, Fayard, 1913, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Fantômas accuse en 1934.
  • La Cravate de chanvre, Fayard, 1913, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Le domestique de Fantômas en 1934.
  • La Fin de Fantômas, Fayard, 1913, Roman
    Coécrit avec Pierre Souvestre. Devient Fantômas est-il mort ? en 1934.

Les douze dernières aventures sont régulièrement rééditées dans le texte intégral et original chez Bouquins aux éditions Robert Laffont[18]. Dans cette même collection, les premiers épisodes vont être à nouveau publiés sous la direction de Loïc Artiaga et Matthieu Letourneux[19].

Marcel Allain[modifier | modifier le code]

À partir de 1926, Marcel Allain reprit seul, après la mort de son compagnon, l'écriture de Fantômas. Cette série fut publiée dans trente-quatre hebdomadaires français de seize pages par la Société parisienne d'édition entre avril et septembre 1926, puis en livres par Arthème Fayard, sauf, semble-t-il, le dernier. Les nouveaux titres publiés par Fayard comportent quasi systématiquement le nom « Fantômas », plus vendeur. À compter de 1932, les rééditions désormais abrégées de la précédente série de trente-deux volumes (par Souvestre et Allain) n'échappent pas à la règle puisque les titres d'origine sont modifiés afin d'inclure également le nom « Fantômas ».

  • Est-il ressuscité ?, Fayard, 1926, Roman
  • Fantômas roi des receleurs, Fayard, 1926, Roman
  • Fantômas en danger, Fayard, 1926, Roman
  • Fantômas prend sa revanche, Fayard, 1926, Roman
  • Fantômas attaque Fandor, Fayard, 1926, Roman
  • Si c'était Fantômas ?, Fayard, 1933, Roman
  • Oui, c'est Fantômas !…, Fayard, 1934, Roman
  • Fantômas joue et gagne, Fayard, 1935, Roman
  • Fantômas rencontre l'amour, Fayard, 1946, Roman
  • Fantômas vole des blondes, Fayard, 1948, Roman
  • Fantômas mène le bal, Constellation[20], 1963, Roman

Livres audio[modifier | modifier le code]

Les livres audio sont vendus par Hemix éditions.

Films[modifier | modifier le code]

Affiche de la première adaptation cinématographique de Fantômas par Louis Feuillade, films Gaumont, 1913. Afin d'éviter d'éventuels problèmes avec la censure, le poignard sanglant dans la main droite du maître du crime n'a pas été reproduit sur cette variante de l'illustration de la couverture du premier volume[21].

Des films en noir et blanc et muets ont été réalisés et incluent :

.

Des adaptations en noir et blanc et parlantes ont également été réalisées et incluent :

Les films en couleurs et parlants incluent :

Dans ces trois derniers films, le personnage de Fantomas est incarné par Jean Marais, mais c'est Raymond Pellegrin qui lui prête sa voix.

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Le Mort qui tue, affiche Gaumont, 1913.

En 1979, quatre épisodes de Fantômas sont produits pour la télévision par Antenne 2 (France) et Hamster Films (Allemagne). Chaque épisode de 90 minutes est basé sur l'un des 32 romans de Pierre Souvestre et Marcel Allain.

La série a été produite par Claude Barma et écrite par Bernard Revon. Les musiques sont de Georges Delerue. Le casting principal recense Helmut Berger (doublant Fantômas), Jacques Dufilho (Le commissaire Juve), Pierre Malet (Jérôme Fandor) et Gayle Hunnicutt (Lady Beltham).

L'épisode L'Échafaud magique (1980) a été réalisé par Claude Chabrol, d'après le premier roman Fantômas et diffusé le 4 octobre 1980. Avec Hélène Duc (La marquise de Langrune), Kristina Van Eyck (Sonia Danidoff), Mario David (Nibet), Katia Tchenko (L'amie), Pierre Douglas (le juge Fuselier), Jean-Pierre Coffe (le chef de la sécurité), Fabrice Luchini (Bonardin), Bernard Dumaine (Le bourreau). L'Étreinte du diable (1980) a été réalisé par Juan Luis Buñuel et diffusé le 11 octobre 1980. Avec Pierre Douglas (le juge Fuselier), Jean-Paul Zehnacker (Loupart), Hélène Péchayrand (Joséphine), Serge Bento (L'inspecteur Michel)…

Le Mort qui tue (1980) a été réalisé par Juan Luis Buñuel, d'après Le Mort qui tue et diffusé le 18 octobre 1980. Avec Maxence Mailfort (Jacques Dollon), Philippe Dumat (le rédacteur en chef), Dominique Bernard (Nez Coupé). Le Tramway fantôme (1980) a été réalisé par Claude Chabrol, D'après Un roi prisonnier de Fantômas et diffusé le 25 octobre 1980. Avec Holde Naumann (la reine), Marieli Frohlich (Mareike), Peter Wolsdorf (le secrétaire)…

Ces téléfilms ont été édités en DVD par l'INA en 2011 dans sa collection "Les inédits fantastiques".

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • Fantomas : bande dessinée mexicaine de Julio Cortázar, scénario de Alfredo Cardona Peña. Il n'y a pas de faute au nom, Fantômas a perdu son accent circonflexe « ^ » sur le « o ».
  • Fantômas contre les Nains (1941): comics
  • Fantômas et l'enfer sous-marin : suite du précédent, jamais publié.
  • Fantômas (novembre 1957 à mars 1958) : un strip dessiné journalièrement par Pierre Tabary pour Opera Mundi (192 strips au total), adaptant les deux premiers romans.
  • Fantômas (1962-63) : magazines en histoire photo adaptant les numéros 1, 2, 3 et 5 des livres de la série et publié par Del Duca entre 1962 et 1963.
  • Fantômas (1969) : une page couleur hebdomadaire, écrite par Agnès Guilloteau et dessinée par Jacques Taillefer, diffusée (= syndiquée aux États-Unis) par Opera Mundi en 1969 et publiée dans « Jours de France ».
  • Fantômas (bande dessinée, 1980) : publiée dans "Télé Junior", adaptation de Sacha, dessin de Pierre Frisano. 6 épisodes présentant des versions très résumées de certains romans : Un crime mystérieux, La malle sanglante, Fantômas contre Juve, Le tueur de l'ombre, Le portefeuille rouge, Mieux vaut "Tsar" que jamais.
  • Fantômas (1990-95) : une série de bandes dessinées de Fantômas écrite par Luc Dellisse et dessinée par Claude Laverdure, publiée par l'éditeur belge Claude Lefrancq dans la collection de bande dessinée BDétectives.
  • Fantômas (2002-2003) : une série au ton surréaliste en 3 volumes, écrite et dessinée par Damien Cabiron : Le double rêve de Lady Beltham, Fandor au paradis, La dame qui aimait la foudre, Osmose Éditions.
  • L'auteur Benoît Preteseille a consacré deux ouvrages au personnage de Fantômas : Fantômas, le Dernier Geste[23], en 2008 aux éditions Warum, et L'Art et le Sang aux éditions Cornélius en 2010[24]. Esthétiquement, le Fantômas de Preteseille emprunte autant à la version cinématographique des années 1960 (visage bleu, costume noir) qu'à la Belle Époque qui a vu la naissance du Fantômas originel, ainsi qu'à d'autres figures horrifiques de la littérature populaire de l'époque. À noter que dans L'Art et le sang, les personnages n'ont plus leurs noms originaux : Fantamas, Juvet et Fandore ont remplacé Fantômas, Juve et Fandor[25].
  • La colère de Fantômas - tome 1 les bois de justice (2013) - tome 2 Tout l'or de Paris (2014)  : écrit par Olivier Bocquet et dessiné par Julie Rocheleau. Cette série est librement inspirée de l'œuvre de Marcel Allain et Pierre Souvestre[26]

Feuilleton radiophonique[modifier | modifier le code]

Quelques émissions radiophoniques ont été diffusées. Fantômas (12 novembre 1946-17 janvier 1947) a été diffusé sur RTF en 60 épisodes et dirigé par René Guignard, écrit par Georges Janin avec la voix de Paul Bernard (Fantômas). Un autre feuilleton radiophonique également intitulé Fantômas (8 mai 1973-16 août 1974) a été diffusé sur RTF de 256 épisodes, dirigé par Claude Mourthé et écrit par Henri Béhar ; cette émission reprend les voix de Roger Carel (Fantômas), Alain Mottet (Juve), Claude Nicot (Fandor), Catherine Rich (Lady Beltham) et Jean Rochefort (narrateur).

La Fin de Fantômas (12 mai 1984) a été diffusé sur France Culture, durée de 130 minutes, et dirigé par Arlette Adrian, Claude Calvez, Anna Sibert, Jean-Jacques Vierne, écrit par Pierre Dupriez et Serge Martel ; elle inclut les voix de Philippe Clay, Jean-Marc Thibault, Yves Rénier, Claude Piéplu, Marie-Hélène Breillat et Germaine Montero. La Naissance de Fantômas (13-24 mai 1991 a été diffusé sur France Culture, 10 épisodes, dirigé par Claude Guerre, écrit par Cécile Wajsbrot et Didier Jouault. Version fictionnelle d'évènements réels avant la création et la publication de Fantômas ; elle reprend les voix de Fred Personne (Pierre Souvestre), Daniel Dublet (Marcel Allain), Raymond Jourdan (Louis Feuillade), C. Sauvage, J. Kircher, D. Massa, J.-C. Durand et Jean-François Delacour.

Un dernier feuilleton intitulé Fantômas (7 août 1991) a été diffusé sur France Culture et reprend la voix de Med Hondo en tant que Fantômas.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Une pièce de théâtre nommée Fantômas revient (2005) a été réalisée par Gabor Rassov. C'est un feuilleton théâtral épique chanté en seize tableaux.

Influences[modifier | modifier le code]

Fantômas a surtout influencé le courant surréaliste. L'humoriste Pierre Henri Cami a imaginé un affrontement parodique entre le maître du crime et le roi des détectives dans Spectras contre Loufock-Holmès. Signé Furax, un feuilleton radiophonique de Pierre Dac et Francis Blanche, qui raconte les méfaits d'un génie du crime répondant au nom d'Edmond Furax.

Diabolik est une série de bande dessinée italienne, créée en 1962 par les sœurs Angela et Luciana Giussani. Diabolik est un criminel professionnel, accompagné dans ses aventures par sa maîtresse, Eva Kant. Il est pourchassé par son policier attitré, l'inspecteur Ginko. Paperinik, un super-héros alter-ego de Donald Duck créé par Guido Martina et Giovan Battista Carpi en Italie en 1969, est partiellement basé sur Fantômas. Son prédécesseur Fantômias, aussi appelé Fantômiald, a aussi été nommé Fantômas. Dans Rendez-vous à Bray (1971) d'André Delvaux, Odile (incarnée par Bulle Ogier) assiste émerveillée à une projection du Fantômas de Feuillade.

En 1999, Mike Patton nomme son groupe de rock Fantômas d'après le personnage de fiction. À l'instar de son modèle, le maître assassin M. Ixnay arbore smoking, haut-de-forme et loup noir dans Un rire dans la nuit (The Chuckling Whatsit, 1997) de Richard Sala, roman graphique de style expressionniste. L'influence de Louis Feuillade et Georges Franju, deux admirateurs de l'œuvre de Souvestre et Allain, s'y manifeste également via le personnage de Phoebe Duprey, silhouette féminine en collant noir rappelant les aventurières incarnées par Musidora et Francine Bergé dans Les Vampires (Irma Vep) et Judex (Diana Monti alias Marie Verdier).

Le personnage Marvel Comics nommé Fantomex, première apparition en août 2002, est créé par Grant Morrison et Igor Kordey pour le comics New X-Men.

Yves Klein s'en est inspiré dans une de ses œuvres majeures de sa période bleue et notamment dans le portrait relief d'Arman en 1962.

Le nom de Fantomette, héroïne pour enfants.

Annexes[modifier | modifier le code]

La complainte de Fantômas, émission radiophonique où la chanson de Robert Desnos est interprétée par Léo Ferré. Entre les couplets, de nombreux comédiens viennent donner vie aux méfaits de célèbre bandit chantés par le poète.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Alfu, L'Encyclopédie de Fantômas. Étude sur un classique, Paris, Alfu/Autoedition, 1981, 336 p. Réédition : Encrage, 2011.
  • Annabel Audureau, Fantômas : Un mythe moderne au croisement des arts, Presses universitaires de Rennes, 2010, 334 p.
  • Loïc Artiaga, Matthieu Letourneux, Fantômas ! Biographie d'un criminel imaginaire, Éditions Les Prairies Ordinaires, coll. « Singulières Modernités », 2013[27].
  • Étienne Barillier, Les Nombreuses Vies de Fantômas, Les Moutons électriques, coll. « Bibliothèque rouge », vol. 4, 2006.
  • (it) Alfredo Castelli, Fantômas. Un secolo di terrore, Rome, Coniglio editore / Museo italiano del fumetto e dell'immagine, 2011, 240 p.
  • Thierry Thomas, Cependant Fantômas, éditions La Pionnière, 2009, (ISBN 978-2-908092-56-1)
  • Jean-Claude Vareille, L'Homme masqué, le justicier et le détective, Lyon, Presses universitaires de Lyon, coll. « Littérature et idéologie », 1989, 208 p.
Articles
  • Jacques Champreux, « L'année du maître de l'effroi » in 1895, numéro hors série « L'année 1913 en France », Paris, Association française de recherche sur l'histoire du cinéma (AFRHC), octobre 1993, p. 244-263.
  • Jacques Champreux, « Entretien à propos du DVD de Fantômas » in Jacques Champreux et Alain Carou (dir.), 1895, numéro hors série « Louis Feuillade », Paris, Association française de recherche sur l'histoire du cinéma (A.F.R.H.C.), octobre 2000, p. 343-349.
  • Collectif, « Fantômas », Europe, revue littéraire mensuelle, no 590-591, juin-juillet 1978, 56e année, 256 p.
Revues spéciales
  • Alfu (dir.), « Fantômas centenaire », Le Rocambole, no 54, mars 2011, 176 p.
  • Dominique Kalifa (dir.), Nouvelle Revue des Études Fantômassiennes, Paris, Joëlle Losfeld, 1993, 176 p.
  • Collectif, « Fantômas dans le siècle », Belphégor. Littératures populaires et culture médiatique, 11-1, 2013, [lire en ligne].

Ouvrages thématiques[modifier | modifier le code]

Auteurs et dessinateurs
  • Thierry Thomas, Cependant Fantômas, seize aquarelles de Gino Starace, Paris, La Pionnière, collection « En regard », 2009.
  • Alfu, Patrice Caillot, François Ducos, Gino Starace, l'illustrateur de "Fantômas", Amiens, Encrage, collection « Portraits », 1987, 162 p.
  • Collectif, « Fantômas ?… C'est Marcel Allain », La Tour de feu, cahier no 87-88, décembre 1965, 160 p.
Fantômas dans la littérature populaire
  • Noël Arnaud, Francis Lacassin et Jean Tortel (dir.), Entretiens sur la paralittérature. Centre culturel international de Cerisy-la-Salle, 1er septembre-10 septembre 1967, Paris, Plon, 1970, 482 p.
  • Didier Blonde, Les Voleurs de Visages. Sur quelques cas troublants de changements d'identité : Rocambole, Arsène Lupin, Fantômas & Cie, Éditions A.-M. Métailié, 1992, 168 p., (ISBN 2-86-424-131-5).
  • Dominique Kalifa, « Roman policier, roman de l'insécurité ? », in Ellen Constans et Jean-Claude Vareille (dir.), Crime et châtiment dans le roman populaire de langue française du XIXe siècle, Presses universitaires de Limoges (PULIM), coll. « Littératures en marge », 1994, p. 137-152.
  • Dominique Kalifa, L'Encre et le Sang. Récits de crimes et société à la Belle Époque, Paris, Fayard, 1995, 352 p.
  • Dominique Kalifa, « Les lieux du crime. Topographie criminelle et imaginaire social à Paris au XIXe siècle », in Sociétés & Représentations, 1/2004, no 17, p. 131-150, [lire en ligne].
  • Dominique Kalifa, Crime et culture au XIXe siècle, Paris, Perrin, 2005, 331 p., [compte rendu en ligne].
  • Michel Nathan, « Fatala, Fantômas en jupe trotteuse », Splendeurs et misères du roman populaire, Lyon, Presses universitaires de Lyon, collection « Littérature et idéologie », 1990, p. 129-138.
  • Antoinette Peské et Pierre Marty, Les Terribles, Paris, Frédéric Chambriand éditeur, coll. « Visages », 1951, 198 p.
  • Anne-Marie Thiesse, Le roman du quotidien. Lecteurs et lectures populaires à la Belle Époque, Éditions du Chemin Vert, 1984. Réédition : Éditions du Seuil, coll. « Points Histoire », 2000, 288 p.
  • (en) Robin Walz, Pulp Surrealism: Insolent Popular Culture in Early Twentieth-Century France, University of California Press, 2000, (ISBN 978-0520216-19-8).
Fantômas au cinéma
  • Emmanuelle André, « De l'indice visuel à la trace fantômatique (Fantômas, Louis Feuillade, 1913-1914) », Double jeu. Théâtre / Cinéma, no 8, « Les images aussi ont une histoire », Presses universitaires de Caen, 2011, p. 97-114.
  • Philippe Azoury, Jean-Marc Lalanne, Fantômas, style moderne, Centre Pompidou/Yellow Now, 2002.
  • Collectif, « Spécial Feuillade / Fantômas », L'Avant-scène cinéma, no 271-272, 1er-15 juillet 1981, 98 p.
  • Marc Lemonier (préf. Mylène Demongeot), Sur la piste de Fantômas, Édition Hors Collection/Gaumont, 2005.
  • René Navarre (présention et notes de François-Marie Pons), Fantômas c'était moi. Souvenirs du créateur de Fantômas en 1913, L'Harmattan, coll. « Graveurs de mémoires », 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Sur les pas des écrivains - Le Paris des Apaches dans Fantômas », sur Terres d'écrivains,‎ 22 avril 2005 (consulté en 13septembre 2010)
  2. Le déclenchement de la Première Guerre mondiale vint interrompre la série d'adaptations cinématographiques, cf. Jacques Champreux, « L'année du maître de l'effroi » in 1895, « L'année 1913 en France », numéro hors série, Paris, Association française de recherche sur l'histoire du cinéma (A.F.R.H.C.), octobre 1993, p. 244-263.
  3. Par la volonté de Fantômas, un énorme luminaire s'écrase sur la clientèle du grand magasin « Paris-Galeries » dans Le Fiacre de nuit (1911), à l'instar du lustre qu'Erik le Fantôme précipite sur les spectateurs de l'Opéra-Garnier dans le roman de Gaston Leroux, paru un an plus tôt. De surcroît, Pierre Souvestre et Marcel Allain avaient provisoirement appelé leur criminel « le Fantôme » avant de présenter son nom quasi-définitif à Fayard. Dans une histoire du forçat Chéri-Bibi, Leroux reprendra à son tour une trouvaille de Souvestre et Allain, utilisée initialement dans le roman pré-fantômassien L'Empreinte : les gants en peau humaine, qui réapparaîtront dans Le Mort qui tue de la saga Fantômas.
  4. a, b et c Jean Lebrun, « Fantômas », émission La Marche de l'Histoire sur France Inter, 7 juin 2013
  5. Cette prétendue conception technique de l'œuvre littéraire a d'abord été contestée par certains critiques. En effet, la technologie de l'époque ne permettait pas un enregistrement continu supérieur à quelques minutes sur les rouleaux de cire. Les interruptions fréquentes occasionnées par l'usage de plusieurs dizaines de disques n'auraient pu que ralentir considérablement le rythme mensuel effréné de parution des trente-deux gros volumes composant l'immense roman (Alfu (dir.), « Fantômas centenaire », Le Rocambole, no 54, mars 2011). Cependant les machines à dicter, les rouleaux de cire (en partie numérisés) et les notes adressées aux dactylos (elles étaient mises à la porte si elles ne travaillaient pas assez vite) ont été retrouvés.
  6. Popularisée par l'ouvrage du même titre de Félix Platel (1890), cette expression « sert bientôt à désigner toutes les formes de marginalité, supposées relever d'une organisation occulte et formidable », Dominique Kalifa, L'Encre et le Sang. Récits de crimes et société à la Belle Époque, Paris, Fayard, 1995, p. 146. Ainsi, les apaches – entre autres marginaux – sont censés livrer une guerre sans merci aux honnêtes gens ; par le biais de Fantômas, la littérature populaire s'est emparée de cet affrontement fantasmatique, initialement relaté par les médias et les criminologues du temps.
  7. Fantômas, Robert Laffont, collection « Bouquins », premier des trois volumes consacrés aux douze derniers épisodes de la saga, préface de Francis Lacassin et documents additionnels (Fantômas vu par les poètes).
  8. Entre autres exemples, Fantômas utilise dans Le Train perdu des brassards cloutés similaires à ceux du « tueur de flics » Jean-Jacques Liabeuf. Plus emblématique, le naufrage du Gigantic dans La Fin de Fantômas fait écho à celui du Titanic.
  9. Un Roi prisonnier de Fantômas.
  10. La figure héroïque du jeune reporter, de Rouletabille à Tintin, est promise à un bel avenir en 1911 ; cf. Dominique Kalifa, L'Encre et le Sang…, op. cit., « chapitre III : Portrait du reporter en héros », p. 82-104.
  11. En septembre 1967, quarante ans plus tard, lors du colloque organisé par Noël Arnaud, Francis Lacassin et Jean Tortel au Centre culturel international de Cerisy-la-Salle, Marcel Allain affirme avoir toujours considéré Fantômas comme le seul auteur des jours de la jeune femme. À cette occasion, Allain semble découvrir pour la première fois l'extrait relatif aux origines indiennes avant de prétendre ne pas avoir contribué à l'inclusion de ces lignes dans le dernier volume du roman coécrit avec Pierre Souvestre. Allain finit par attribuer à ce dernier la paternité du passage en question. Selon Lacassin, Allain était coutumier du fait, recourant à cette échappatoire lorsque sa mémoire le trahissait sur tel ou tel détail. Alfu et Daniel Compère questionnent plus en profondeur l'apport réel de Marcel Allain, en se basant sur sa mémoire lacunaire, ses explications (tardives) parfois décousues, ses affabulations désinvoltes ainsi que la qualité littéraire du cycle Fantômas jugée en baisse après la mort de Souvestre. De surcroît, la vraisemblance de la répartition du travail rédactionnel entre deux uniques coauteurs pour l'ensemble des trente-deux volumes est mise en doute, en arguant des dates de parution rapprochées de certains volumes de Fantômas – imposante entreprise éditoriale au succès colossal – et d'autres romans signés du duo Souvestre-Allain. Depuis Francis Lacassin, d'autres critiques supposent la participation d'un ou plusieurs nègres littéraires dans des proportions restant à définir (Alfu (dir.), « Fantômas centenaire », Le Rocambole, n° 54, mars 2011).
  12. Collectif, « Fantômas ?… C'est Marcel Allain », La Tour de feu, cahier n°87-88, décembre 1965.
  13. La Disparition de Fandor.
  14. Dominique Kalifa, L'Encre et le Sang…, op. cit., « chapitre VII : L'auteur du crime », p. 138-164.
  15. Juve contre Fantômas, Le Policier apache, L'Assassin de Lady Beltham, Le Jockey masqué, La Fin de Fantômas.
  16. Le Policier apache.
  17. Le Train perdu.
  18. http://www.bouquins.tm.fr/site/fantomas_t1_ne_bouquins_&100&9782221105214.html
  19. http://www.bouquins.tm.fr/site/fantomas_&100&9782221130827.html
  20. Paru en 1963 dans les numéros 184 à 187 de la revue Constellation, cité dans Nouvelle revue des études Fantomassiennes (1993)
  21. Pour les mêmes motifs, la fin dramatique du premier volume a été édulcorée dans l'adaptation cinématographique : grimé en Gurn/Fantômas et bien près d'être guillotiné à la place du véritable coupable, l'acteur Valgrand est sauvé in extremis du couperet – celui-ci n'est d'ailleurs jamais montré à l'écran afin de ne pas effaroucher la jeune censure cinématographique née officiellement en 1909, précisément à l'occasion de la quadruple exécution publique de « la bande à Pollet » ; cf. Albert Montagne, « Crimes, faits divers, cinématographe et premiers interdits français en 1899 et 1909 », Criminocorpus, revue hypermédia [En ligne], Crimes et criminels au cinéma, 1. Thèmes et figures, mis en ligne le 1er janvier 2007.
  22. Forgotten but not gone: more archival gems on DVD par Kristin Thompson et David Bordwell
  23. Fantômas, le Dernier Geste sur krinein.com
  24. "L'Art et le Sang" aux éditions Cornélius
  25. Extraits de "L'Art et le Sang" sur le site de l'auteur de B.D. Benoît Preteseille
  26. http://www.dargaud.com/colere-de-fantomas
  27. http://www.bldd.fr/Store/ProductDetail.asp?ShowNew=True&pagenumber=3&CodeEAN13=9782350960739

Liens externes[modifier | modifier le code]

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