Gonzague Saint Bris

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Gonzague Saint Bris en 2004, à un salon du livre en Normandie.

Gonzague Saint Bris (Gonzague, Marie, Joseph, Vincent, François Saint Bris[1]), est un écrivain et journaliste français né à Loches le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Gonzague est le fils du diplomate[2] Hubert Saint Bris (1915-1979), comte romain (ce titre héréditaire a été accordé par le pape Pie IX à son arrière-grand-père, Georges Saint Bris (1841-1922), par un bref pontifical du 15 août 1874[3]) et d’Agnès Mame, et petit-fils de Jean et Carmen Saint Bris ; il est le deuxième d’une famille de huit enfants, sept garçons et une fille. Son ainé s’appelait Jean Saint Bris et il a reçu le prénom de Gonzague en souvenir de Gonzague de Saint-Geniès[4].

Il est cousin de la famille Schneider par sa mère, Agnès Mame, poête, elle-même descendante de la dynastie des imprimeurs Mame.

Gonzague Saint Bris a été élevé au Clos Lucé à Amboise, propriété de sa famille depuis le 30 juillet 1855[5] et ouvert au public depuis 1954.

Écrivain et journaliste[modifier | modifier le code]

Autodidacte, écrivain et journaliste, il fut successivement journaliste à la Vigie marocaine (1967) au Maroc puis à la Nouvelle République à Tours (1968), critique littéraire, chroniqueur au Figaro (1980), fondateur et animateur de la radio libre Méga l'O (1981), vidéaste culturel, directeur de la stratégie et du développement du groupe Hachette Filipacchi Médias (1987-2001), chargé de mission au ministère de la Culture et de la Communication (1986-1988), directeur-propriétaire du magazine Femme[6]. Il est chroniqueur pour Paris Match, notamment lors d'événements concernant les familles princières ou royales, entre autre le mariage du prince Albert II en 2011 à Monaco, où il rencontre Cyril de La Patellière.

Il rencontre également Michael Jackson en février 1992 durant le voyage de la star en Afrique. Il en tire un livre sorti en 2010.

En novembre 2014, à dos de mulet, il refait le trajet de Léonard de Vinci à travers les Alpes lorsque celui-ci fut invité en France (en 1516) par François Ier[réf. nécessaire].

Organisateur de festival[modifier | modifier le code]

Attaché à la Touraine — il a été conseiller municipal de Loches —, il mène depuis quarante ans des actions culturelles : Le Nouveau Romantisme, les clips culturels, les radios libres, la Marche Balzac, la Marche George Sand et vingt éditions de La Forêt des Livres à Chanceaux-près-Loches, un festival littéraire gratuit et ouvert à tous qui reçoit chaque dernier dimanche d'août 150 auteurs dans un village forestier de 150 habitants en avant-première à la rentrée littéraire. À cette occasion, plusieurs prix sont attribués aux auteurs dans le cadre du prix des Lauriers Verts.

Candidat malheureux à l'Académie française[modifier | modifier le code]

Il a été à trois reprises candidat à l'Académie française. Le 7 juin 2001, il est candidat au fauteuil de Michel Droit, mais est battu par Pierre Nora. Le 7 février 2008, il se présente au fauteuil de Bertrand Poirot-Delpech : les académiciens préfèrent n'élire personne, l'élection est blanche[7]. Enfin, le 10 mai 2012, il est candidat au fauteuil de Jean Dutourd : l'élection est de nouveau blanche.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Gonzague Saint Bris 2008 - photo Armand Langlois.

Gonzague Saint Bris est l'auteur de près d'une quarantaine de livres, dont Le Romantisme absolu, de récits historiques (Les Égéries russes, et Je vous aime inconnue, Le Coup d'éclat du 2 décembre) et de biographies comme celles de Vigny, Dumas, Balzac, Flaubert, La Fayette[8].

En 2002, son ouvrage d'inspiration autobiographique Les Vieillards de Brighton est récompensé par le prix Interallié puis son roman L'Enfant de Vinci par le prix des Romancières en 2006, et salué, dès sa parution, par Julien Gracq en ces termes[9] :

« Les vigoureux apports imaginatifs qui surgissent — pour vous particulièrement — de la vallée de la Loire, habitée, naviguée, rêvée, photographiée par vous, vous ont donné un de vos meilleurs livres. Le temps y devient flexible et l’histoire s’y incorpore familièrement. Merci pour ce livre hanté par les chroniques fabuleuses, la géographie des paysages, mais encore plus par la légende, par le souvenir et par le songe. »

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. site de l'écrivain
  2. Gonzague Saint Bris, Les Vieillards de Brighton, Grasset, 2002, lien Gallica.
  3. Luc Boisnard, Dictionnaire des anciennes familles de Touraine, Éditions régionales de l'Ouest, Mayenne, 1992, p. 371.
  4. site de l'écrivain
  5. Marguerite Coleman, Histoire du Clos-Lucé, Arrault et Cie, Tours, 1937, pp. 93-94.
  6. Biographie de Gonzague Saint Bris sur son site officiel
  7. « Gonzague Saint Bris retente sa chance à l'Académie française », sur lexpress.fr
  8. Celle-ci a atteint les 100 000 exemplaires et a reçu aux États-Unis un Award de littérature de l'université John Fitzgerald Kennedy de Californie.
  9. Citation extraite du site livres.fluctuat.net.

Liens externes[modifier | modifier le code]