Côte Bleue

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Côte Bleue
Côte Bleue - Méjean.JPG

Vue sur le port de Grand-Méjean sur la commune d'Ensuès-la-Redonne, traversé par la ligne de la Côte Bleue.

Type
Adresse
Ville proche
Marseille
Coordonnées
Statut patrimonial
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Green pog.svg
Localisation sur la carte des Bouches-du-Rhône
voir sur la carte des Bouches-du-Rhône
Green pog.svg

La Côte Bleue désigne une portion de côte méditerranéenne, située à l’ouest de Marseille, jusqu'à l'embouchure de l'étang de Berre. C'est la bordure maritime des communes du Rove, d'Ensuès-la-Redonne, de Carry-le-Rouet, de Sausset-les-Pins et enfin de Martigues.

Le nom « Côte Bleue » fait référence à la couleur de l'eau qui borde le massif rocheux, la chaîne de l'Estaque (encore appelée chaîne de la Nerthe).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Moins réputé et moins spectaculaire que le massif des Calanques situé entre Marseille et Cassis, le littoral de la Côte Bleue, entre Carro (commune de Martigues) et L'Estaque (quartier de Marseille) est également composé d'une succession de calanques calcaires, abritant de petits ports et des plages ou criques parfois difficiles d'accès.

D’est en ouest, on trouve[1],[2] :

  • sur la commune du Rove : la calanque de l'Establon, de La Vesse, de Figuerolles, de Niolon, du Jonquier, du Riflard, de l'Érevine (partiellement)
  • sur la commune d'Ensuès-la-Redonne : la calanque de l'Érevine (partiellement), du Petit Méjean, du Grand Méjean, des Figuières, des Athénors, de la Redonne, du Puy, des Eaux salées (partiellement)
  • sur la commune de Carry-le-Rouet : la calanque des Eaux salées (partiellement), de la Tuilière
  • les autres criques, depuis le Rouet jusqu'à La Couronne, ne sont pas considérées comme des calanques, à l'exception de la Tuilière (cf. supra).

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La végétation naturelle est constituée essentiellement de garrigues, puis de prairies de brachypode rameux. La végétation est clairsemée dans certaines zones arides en raison de la pente ou de l'absence de sol, plus dense et uniforme dans d'autres zones. Les anciens massifs de pins (pin d'Alep) ont été dégradés au XXe siècle par l'extension agricole, les feux de forêt et le surpâturage des chèvres. Les espèces de cette végétation semi-désertique sont des arbustes (chêne kermès, romarin, argelàs, genévrier...) et des plantes herbacées méditerranéennes (hélianthème à feuilles de lavande, thym)[3].

En raison de la végétation clairsemée, la diversité des espèces animales est réduite en comparaison d'autres massifs littorales provençaux. Les espèces d'intérêt patrimonial répertoriées sont essentiellement des animaux vivant en milieu ouvert ou rocheux : aigle de Bonelli, traquet oreillard, faucon pèlerin, martinet pâle, lézard ocellé, etc.

Urbanisation[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

De la sortie de Marseille (quartier de L'Estaque) jusqu'à Carry-le-Rouet, aucune route ne suit la côte, dont les rochers tombent à pic dans la mer, laissant à peine la place aux petits ports blottis dans leurs calanques. Mais une voie ferrée y a été construite au tout début du XXe siècle, qui s'accroche aux rochers du bord de mer, et donne aux voyageurs une vue exceptionnelle sur la rade de Marseille.

En outre, pour les randonneurs, un sentier pédestre (le sentier du Douanier), permet de parcourir la côte, au plus près du rivage.

Images[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le littoral de la Côte Bleue est occupée par l'homme préhistorique, comme en témoignent les traces archéologiques de l'abri de Méjean. Du Moyen-Âge à l'époque moderne, les hameaux du littoral sont habités par des agriculteurs et pêcheurs.

Au XIXe siècle, les forts de Niolon et Figuerolles sont construits. En 1915 la ligne de trains entre Miramas et Marseille permet le désenclavement des villages du littoral.

Protection environnementale[modifier | modifier le code]

En 2016, la majorité des terrains du littoral entre les calanques de L'Establon et de Méjean sont la propriété du Conservatoire du littoral, un établissement public dont la mission est de protéger le littoral français des constructions (logements, hôtels) et des aménagements artificiels (routes, digues)[4].

Vers 1970, des rassemblements fonciers avaient été constitués par des sociétés immobilières, pour des projets de grandes constructions (logements) sur le littoral des communes du Rove et d'Ensuès. Afin d'empêcher l'urbanisation de cette partie du littoral, les deux municipalités interdirent toute construction sur ces terrains. Vers 1980, le Conservatoire du littoral devient propriétaire d'une partie des terrains[4]. Dans les années 2010, le Conservatoire acquiert d'autres terrains possédés par le ministère de la Défense (forts de Niolon et Figuerolles).

En 2006, les falaises de Niolon sont classée comme site Natura 2000[5].

D'autres secteurs délimité sont classés en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I : un ZNIEFF marine entre Rouet et Niolon.

En mai 2016, une zone terrestre plus importante nommée « Côte bleue - chaîne de l'Estaque » est classée en zone de protection spéciale (site Natura 2000), comprenant des terrains non urbanisés sur les communes de Carry-le-Rouet, Châteauneuf-les-Martigues, Ensuès-la-Redonne, Gignac-la-Nerthe, Le Rove et Sausset-les-Pins[6],[7].

Protection marine[modifier | modifier le code]

Fin 1982, une zone marine protégée de 85 hectares est créée sur le littoral entre le port de Carry-le-Rouet et le cap de Nantes. Toutes les formes de pêche y sont interdite, ainsi que la plongée en scaphandre et le mouillage de bateaux[8].

En 1996, la zone marine protégée zones marines de 210 hectares est créée devant le cap Couronne, débutant à environ 50 m. de la côte, avec les mêmes interdictions[8].

En novembre 2015, une large zone maritime, entre La Couronne à l'ouest, l'Estaque à l'est et un point au large au sud, est classée en zone de protection spéciale (Natura 2000), sous le nom de « Côte Bleue Marine »[9].

La Cote Bleue dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

Références et notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]