37°2 le matin

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37°2 le matin
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Béatrice Dalle, l'interprète principale du film, en 1999.
Réalisation Jean-Jacques Beineix
Scénario Jean-Jacques Beineix
Philippe Djian (roman)
Musique Gabriel Yared
Acteurs principaux
Sociétés de production Cargo Films
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 121 minutes (188 minutes en version longue)
Sortie 1986

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

37°2 le matin est un film français réalisé par Jean-Jacques Beineix et sorti en 1986, d'après le roman de même titre de Philippe Djian publié l'année précédente. Le titre tire son origine de la température normale d'une femme enceinte au réveil.

Résumé[modifier | modifier le code]

À Gruissan-Plage sur la plage des Chalets, Zorg, 34 ans, est un homme à tout faire, chargé des réparations et de l'entretien d'un groupement de petites maisons, au milieu de nulle part. Vivant dans un bungalow sur pilotis, il rencontre Betty, une jeune femme jolie, impulsive et incontrôlable, avec qui il vit une histoire d'amour sensuelle et passionnée.

Betty se lasse vite de leur petite vie étriquée. Elle découvre un carton rempli de carnets noircis de Zorg, et se rend compte que ce dernier avait écrit des romans à ses heures perdues. Le considérant comme un écrivain talentueux, elle le pousse à écrire à nouveau et veut le faire publier. Après une dispute avec le patron de Zorg, Betty incendie le logement et les deux amants partent vivre leur amour libre et insouciant en région parisienne. Ils logent chez Lisa, amie de Betty, qu'elle surnomme sa « sœur » et son compagnon Eddy, propriétaires d'une pizzeria. Zorg et Betty y travaillent. Zorg dissimule les courriers de réponses négatives reçus de la part des éditeurs.

La mère d'Eddy meurt. Il hérite de sa maison à Marvejols (en Lozère) et du magasin de pianos. Zorg et Betty partent y habiter. Zorg livre les pianos. Joyeuse, Betty annonce à Zorg qu'elle est enceinte, test positif à l'appui. Plus tard, un courrier postal révèle qu'après analyse, Betty n'est pas enceinte. Elle sombre alors progressivement dans la folie. Un jour, elle se retrouve hospitalisée d'urgence après s'être arraché un œil. Un éditeur téléphone à Zorg et lui annonce qu'il lui a envoyé un contrat à signer pour publier son œuvre et ses futurs écrits. Zorg se rend à l’hôpital pour annoncer la bonne nouvelle à Betty. Il est révolté quand il constate qu'elle est couchée sur son lit, maintenue dans un état végétatif et sanglée. Zorg décide alors de mettre fin à leur amour fusionnel mais destructeur et au calvaire de Betty. Après s'être travesti, il s'introduit dans l'hôpital et étouffe Betty avec un oreiller[1]. Après une période de laisser-aller, il se remet à écrire, concrétisant ainsi le souhait de Betty.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteurs dont les scènes ont été coupées au montage dans la version initiale, et présents dans la version longue :

Production[modifier | modifier le code]

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Beineix a déclaré avoir écrit le film en pensant à Gérard Lanvin et Valérie Kaprisky pour les rôles principaux. Anne-Marie Berri lui proposa Isabelle Adjani, mais le réalisateur a préféré chercher une inconnue, plus adaptée au rôle selon lui[2].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage se déroula pendant l'été indien de 1985[3].

Lieux de tournage de la version longue[4] :

  • Gruissan-Plage (Aude) : dont les scènes des bungalows[5].
  • Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) : scènes durant le séjour de Zorg et Betty chez Lisa (Boulevard de la Marne).
  • Marvejols (Lozère) : ville du commerce de piano où Zorg et Betty séjournent. Le magasin, qui était situé 4 place Henri Cordesse, est désormais occupé par une banque.
  • Narbonne (Aude) : dont les scènes à la recherche de Betty et du petit garçon, et le magasin de jouets, place de l'Hôtel de ville, face au Palais des archevêques de Narbonne.
  • La station de métro que prennent Zorg et Betty quand ils arrivent à Paris est la station "Rome" boulevard des Batignolles, on distingue au loin le Sacré-Cœur et sur la gauche le temple des réformés des Batignolles qui existe toujours.

Bande originale[modifier | modifier le code]

La musique originale composée par Gabriel Yared pour le film à la demande de Beineix est le premier grand succès du compositeur[6].

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

37°2 le matin est le plus grand succès de Jean-Jacques Beineix, ayant dépassé les 3,6 millions de spectateurs en 1986[7].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 37,2 °C le matin, sur www.cinema-francais.fr
  2. Laurent Dijan, « Jean-Jacques Beineix - Le grand entretien », Studio Ciné Live n°77,‎ , p. 12
  3. « 37°2 le matin : Les censeurs ne font pas l'amour », premiere.fr, 22 janvier 2022.
  4. Générique de fin de film.
  5. « Trente ans après, il fait toujours "37°2 le matin" aux chalets de Gruissan », article du site Lepoint.fr, du 8 juillet 2016.
  6. « Gabriel Yared : la bande-son de nos vies », sur ParisMatch,
  7. Anecdotes du film 37,2 °C le matin, sur Allociné

Liens externes[modifier | modifier le code]