Jean-Jacques Beineix

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Jean-Jacques Beineix
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Jean-Jacques Beineix en novembre 2006 lors du « 26ème Festival international du film d'Amiens ».
Naissance (71 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Nationalité Drapeau de la France française
Profession Réalisateur, dialoguiste
producteur, scénariste
Films notables Diva
La Lune dans le caniveau
37°2 le matin
Roselyne et les Lions

Jean-Jacques Beineix, né le à Paris est un réalisateur, dialoguiste, scénariste et producteur de cinéma français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Beineix est le fils de Robert Beineix, directeur d'une compagnie d'assurances et de Madeleine Maréchal. Élève au lycée Carnot puis au lycée Condorcet de Paris, il s'inscrit en médecine après son baccalauréat[1].

Il abandonne le faculté de médecine après mai 1968, tente le concours d'entrée à l'IDHEC mais est classé 21e et échoue[2]. En 1969, il débute comme deuxième puis premier assistant-réalisateur de Jean Becker sur la célèbre série télévisée Les Saintes chéries, de Claude Berri en 1970 et de Claude Zidi en 1971.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1977, il réalise son premier court métrage Le Chien de M. Michel récompensé par le premier prix au Festival de Trouville.

Son premier film Diva est un succès. Dès le début il appliquera les recettes qui le feront connaître, le look et l'esthétisme, parfois le réalisme poétique. Ce qui suscita également la haine d'une partie de la critiques, dont Serge Daney, décriant une esthétique publicitaire[3].

La Lune dans le caniveau suivit, plus ambitieux, tourné dans les mythiques studios de Cinecitta, le cinéaste déclara en conférence de presse faire un film à la manière des Enfants du Paradis. Présenté au Festival de Cannes 1983, le film est très mal reçu par les festivaliers et fut un échec commercial[4].

Suivit 37°2 le matin, son plus gros succès, qui devint culte.

Puis ce fut Roselyne et les Lions qui fut un échec.

IP5 est considéré par Beineix lui-même comme son meilleur film. C'est un voyage initiatique entre deux adolescents de banlieue et un ermite promeneur mystérieux, incarné par Yves Montand. La mort brutale de ce dernier, vers la fin du tournage, pénalisa le film, qui fut un semi-échec.

Après neuf ans d'absences, le cinéaste revient avec Mortel Transfert, un échec critique et commercial complet. Beineix déclara d'ailleurs que ce film l'endetta fortement[5]. C'est à ce jour son dernier film de cinéma, il fut suivi de documentaires pour la télévision.

Après Mortel Transfert[modifier | modifier le code]

Peu à son aise dans le cinéma français, Beineix a également reçu de nombreuses propositions à Hollywood. Il a notamment refusé Le Nom de la rose, Evita ainsi que Alien, la résurrection. Il avait tout de même donné son accord pour réaliser une adaptation de Chapeau melon et bottes de cuir, mais, après avoir critiqué le scénario, il s'est écarté du projet[6].

À l'automne 2006, il publie le premier tome de ses mémoires Les Chantiers de la gloire, dont le titre est clairement et selon ses propres propos (interviews et rencontres publiques) une allusion au film Les Sentiers de la gloire.

En 2008, Jean-Jacques Beineix a réalisé un film de présentation pour le CNRS. Ce film s'inscrit en référence à la nouvelle identité visuelle de cet organisme scientifique. Il est également le parrain du festival CinémaScience, un festival de longs-métrages de fiction organisé par le CNRS à Bordeaux.

En 2013, il tente d'adapter Au revoir là-haut, de Pierre Lemaitre, Prix Goncourt 2013, cette histoire de rescapés de la guerre 1914-1918 lui rappelle en effet les histoires que lui contait son grand-père. Le projet échoue. C'est finalement Albert Dupontel qui adapte le roman[6].

Le cinéaste souhaite adapter Le Démon de Hubert Selby, Jr. dont il possède les droits[7]. Est également envisagé l'adaptation de Longtemps je me suis couché de bonne heure de Jean-Pierre Gattégno[8].

En 2015, il fit sa première mise en scène théâtrale, inspiré de la vie de Kiki de Montparnasse[9].

Fin 2016 il est président du jury du 29e Festival international du film de Tokyo.

Filmographie (réalisateur)[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Assistant réalisateur[modifier | modifier le code]

Carrière en tant que producteur[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Beineix en 1989.

En 1984, il crée sa propre société de production, Cargo Films, afin de préserver son indépendance artistique. 37°2 le matin est le premier long-métrage produit par Cargo Films. Depuis la création de cette société, Jean-Jacques Beineix est le producteur délégué de l’ensemble des films produits par Cargo Films. Cargo Films produit des longs-métrages et des documentaires dont les sujets s’étendent de la Science, à l’Art, aux Droits des femmes. Des associations fructueuses sont nées avec divers organismes tels que le CNES (Cosmic Connexion) et le CNRS (l'Énigme du deuxième tableau) pour la production de films[11].

Filmographie (Producteur)[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Autobiographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Beineix, Les Chantiers de la gloire, Paris, Fayard, , 835 p. (ISBN 2-213-61248-X) - Premier tome de ses mémoires.

Dans son autobiographie, Jean-Jacques Beineix écrit ses mémoires de son enfance à une partie de sa carrière cinématographique. Le livre témoigne la production et le tournage de ses trois premiers longs-métrages : Diva, La Lune dans le caniveau, 37°2 le matin.

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Mise en scène

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Lafitte, Stephen Taylor, Who's Who in France, J. Lafitte, , p. 218.
  2. Denis Parent, Jean-Jacques Beineix, Jean-Jacques Beineix, version originale, Barrault-Studio, , p. 178.
  3. Serge Daney en fera souvent la remarque, ses articles seront publiés dans des recueils La Maison Cinéma et le Monde.
  4. « La lune dans le caniveau ou les médias dans l'embarras », sur Études de communication,
  5. « Un dernier verre avec Jean-Jacques Beineix », sur Le Figaro,
  6. a et b Laurent Dijan, « Jean-Jacques Beineix - Le grand entretien », Studio Ciné Live n°77,‎ , p. 10 à 14
  7. « Un cinéaste au fond des yeux #130 : Jean-Jacques Beineix "J'entretiens un commerce extrêmement nauséabond avec mes propres films" », sur Télérama,
  8. « Rencontre avec Jean-Jacques Beineix (version intégrale) », sur À voir à lire,
  9. « Beineix en pince pour Kiki », sur France Inter,
  10. http://videos.arte.tv/fr/videos/les-gaulois-au-dela-du-mythe--7533414.html.
  11. Cargo Films Site Web.
  12. Le coup de gueule de Jean-Jacques Beineix : La liberté de créer est bafouée aujourd'hui en France, sur culturebox.francetvinfo.fr, consulté le 2 septembre 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]