Sigean

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Sigean
Éléphant à la réserve africaine de Sigean
Éléphant à la réserve africaine de Sigean
Blason de Sigean
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Corbières-Maritimes
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Le Grand Narbonne
Maire
Mandat
Michel Jammes
2014-2020
Code postal 11130
Code commune 11379
Démographie
Gentilé Sigeanais, Sigeanaises
Population
municipale
5 473 hab. (2014)
Densité 155 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 01′ 45″ nord, 2° 58′ 42″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 126 m
Superficie 35,35 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.sigean.fr/

Sigean (occitan : Sijan) est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Sigeanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Sigean est une commune du golfe du Lion en Méditerranée à quelques minutes des plages, située au bord de l'étang de Bages-Sigean dans les Corbières maritimes sur le canal de la Robine. La commune est au centre du parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'étang et ses îles[modifier | modifier le code]

Sigean est bordé par les Corbières à l'ouest, par la mer Méditerranée à l'est, et par l'étang qui porte son nom, l'étang de Bages et de Sigean. Ce site naturel formait dans l'Antiquité un golfe ouvert sur la Méditerranée. Occupant aujourd'hui une superficie de 5 500 hectares, l'étang communique avec la mer par le grau de Port-la-Nouvelle. L'île de l'Aute appartient au conservatoire du littoral et c'est la ville de Sigean qui s'occupe de sa gestion. Elle abrite une fleur rare, l'héliotrope de Curaçao[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon María José Peña, le toponyme Σαιγάνθη (Saigánthe), inscrit sur une tablette de plomb du Ve siècle découverte à Empúries, serait la transcription en grec ionien du nom ibère du site de Pech Maho. Ce nom aurait ensuite évolué pour donner le nom de Sigean[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Sigean a connu une occupation humaine depuis l'Antiquité : sur le territoire de la commune se situe l'oppidum de Pech-Maho qui a été détruit au IIIe siècle av. J.-C.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successif
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2001 Jacques Mourrut PCF  
mars 2001 mars 2008 Claude Poncet DVG  
septembre 2013[3] mars 2014 Jean-Pierre Cires DVG  
mars 2014 en cours Michel Jammes DVD Directeur d'agence bancaire

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 473 habitants, en augmentation de 2,82 % par rapport à 2009 (Aude : 3,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 822 1 822 1 912 2 171 3 296 3 423 3 703 3 213 3 297
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 337 3 348 3 496 3 478 3 912 4 229 3 833 3 485 3 384
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 357 3 107 2 988 3 050 3 153 3 085 3 071 2 183 2 346
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
2 555 3 033 3 027 3 058 3 373 4 049 5 047 5 476 5 473
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sigean à une école maternelle, une école élémentaire et un collège.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Sigean dispose d'une équipe de rugby à XV. L'Union Sigean Port-la-Nouvelle actuellement pensionnaire de fédérale 3. Le club dispose aussi d'une bonne école de rugby.

Un club de handball, "Les Cathares".

Au lieu-dit Port-Mahon, sur l'étang de Sigean, une base nautique face à l'île de l'Aute.

E-sport[modifier | modifier le code]

Communauté e-sport sur Xbox One (microsoft) http://www.gamers-xboxone.com/

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'oppidum de Pech Maho[modifier | modifier le code]

L’oppidum de Pech Maho est situé sur la rive de la Berre près de l’étang de Sigean. Il est construit sur une colline calcaire de forme triangulaire d’une altitude de 29 mètres et d’une superficie de 2 hectare.

Au nord, il domine de 20 mètres la Berre et son ancienne embouchure aujourd’hui comblée (plaine du Lac ou « arena ») ; au sud, il s’élève à 5 mètres au-dessus du plateau des Oubiels ; vers l’est, à 500 mètres de l’oppidum, se trouve la nécropole au lieu-dit Las Peirros .

L’habitat protohistorique du site a été reconnu sur un hectare.

La Réserve Africaine de Sigean[modifier | modifier le code]

La réserve africaine de Sigean est un parc animalier dont une partie se visite en voiture (en bus pour les groupes), l'autre se faisant à pied, il faut compter la journée pour profiter pleinement du parc.

La Via Domitia[modifier | modifier le code]

La voie romaine passe sur le territoire de Sigean, elle se montre à divers endroits, entre vignes, pinèdes et petits sentiers

Autres[modifier | modifier le code]

La ville abrite une église dédiée à Saint-Félix.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille Angles, originaire de Sigean cette famille donne d'abord naissance à une dynastie de bailes du lac, puis de Sigean. Bernard Angles (1627-1697) est le plus célèbre d'entre eux. "Homme-lige" du seigneur archevêque, il impose le pouvoir seigneurial au sein de la communauté tout en accroissant sa fortune foncière. Avec Jean Angles (1665-1702) le clan accède au monde des offices supérieurs de l'administration provinciale et quitte Sigean pour s'installer à Narbonne.
  • Gabriel Malric (1775-1837) : homme politique né et mort à Sigean et ancien maire de cette commune ;
  • Emile Cauvet (1816-1898) : magistrat né à Sigean ;
  • Armand Gauthier (1850-1926) : médecin, homme politique et ancien maire de Sigean ;
  • Joseph Malric (1852-1909) : homme politique né et mort à Sigean et ancien maire de cette commune ;
  • Arthur Huc (1854-1932) : homme politique et journaliste né à Sigean ;
  • Louis Martrou (1866-1954) : spéléologue ayant vécu à Sigean ;
  • Antoine Cayrel (1885-1970) : homme politique né à Sigean ;
  • Henri Romero (1935-) : joueur de rugby à XV né à Sigean ;
  • Max Mabillard (1945-2001) : journaliste suisse mort à Sigean ;
  • Michel Pech (1946-2012) : footballeur mort à Sigean ;
  • Henri Ferrero (1951-) : joueur de rugby à XV né à Sigean ;
  • Yves Malquier (1956-) : joueur de rugby à XV né à Sigean ;
  • Philippe Uchan (1962-) : acteur né à Toulouse de parents sigeannais[réf. nécessaire] ;
  • Renaud Papillon Paravel (?-) : chanteur ayant vécu à Sigean.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Sigean

Son blasonnement est : D'argent à une fasce de gueules, accompagnée en pointe d'un arbre de sinople posé sur une terre mouvante du bas de l'écu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Christine Legrand, Alban de Latour, Languedoc-Roussillon, Hachette Livre (Hachette Tourisme), 2000, p. 199
  2. María José Pena, Quelques réflexions sur les plombs inscrits d’Emporion et de Pech Maho. Pech Maho était-il un comptoir du sel ?, Revue des études anciennes, tome 116, n° 1, 2014, pp. 3-21. [présentation en ligne]
  3. L'Indépendant, Jean-Pierre Cires élu maire de Sigean, 21 septembre 2013
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .