Disque microsillon

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Disques microsillon.

Le disque microsillon, appelé aussi microsillon ou vinyle, est le disque phonographique qui fut le principal support de diffusion d'enregistrements sonores commerciaux pendant la seconde moitié du XXe siècle.

Rendu possible par le développement des électrophones à amplificateur électronique, il améliore le disque à sillon standard (disque 78 tours), multipliant par cinq ou six la durée d'écoute pour un disque de même taille, mais bien plus léger, avec une qualité sonore très supérieure dans ses caractéristiques de bruit de fond, de bande passante et de distorsion. L'enregistrement peut être stéréophonique.

La surface en vinyle de chaque face est parcourue par un sillon en spirale sur lequel le début de l'enregistrement se trouve à l'extérieur et la fin vers le centre du disque. Les vitesses et le sens de rotations du disque ainsi que la largeur et la forme du sillon sont définies, permettant d'utiliser tous les disques sur n'importe quel appareil. La forme et la taille des disques peuvent varier sans nuire à leur compatibilité. Il existe principalement deux formats, LP (de l'anglais « Long play », « longue durée », « long jeu » quand il s'agit d'un disque de 30 cm) tournant à 33 tours par minute, et single (un seul morceau par face) pour un disque de 17,5 cm tournant à 45 tours par minute, les uns et les autres de couleur noire. On a réalisé des objets de formes et couleurs diverses, notamment carrés, transparents, souples, décorés d'images comme les picture-discs, possédant un sillon lisible sur les appareils ordinaires.

Histoire[modifier | modifier le code]

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L'amélioration du disque[modifier | modifier le code]

Le microsillon remplaça, au milieu du XXe siècle, le disque sillon standard (disque 78 tours). Grâce au développement des électrophones à amplificateur électronique et l'enregistrement par l'intermédiaire de magnétophones, il apportait un progrès considérable sur de nombreux aspects :

  • Réduction du bruit de surface par rapport aux « chuintements et/ou crépitements » des 78 tours ;
  • Augmentation de la durée d'écoute, environ cinq fois plus importante pour un 33 tours de même taille ;
  • Disque devenu pratiquement incassable, contrairement aux fragiles disques 78 tours ;
  • Disque moins épais et beaucoup plus léger ;
  • Possibilité d'une extension du spectre sonore vers les aiguës jusqu'à une fréquence de 16 kilohertz ;
  • Moindre usure de la pointe de lecture et du disque grâce à une moindre force d'appui.

L'enregistrement sur disque plat, mis au point par l'allemand Emile Berliner en 1887, pouvait être lu sur des appareils entièrement mécaniques. Le mouvement latéral de l'aiguille dans le sillon faisait vibrer la membrane qui produisait le son. Aucune puissance ne pouvant s'ajouter à celle que générait ce contact, il fallait un sillon suffisamment profond ; et comme l'amplitude de la vibration sonore dépend de celle de l'aiguille dans son déplacement latéral, il fallait aussi que les spires ne soient pas trop serrées.

À partir de l'invention de l'amplificateur électronique vers 1920, on put obtenir un son plus puissant en transformant le mouvement de l'aiguille en courant électrique. L'aiguille extrayant peu de puissance mécanique du sillon, il n'était plus nécessaire qu'elle appuie aussi fort. Le bénéfice était immédiat : le frottement, et donc le bruit de fond diminuait, et le disque s'usait moins vite.

Vers 1940, la plupart des tourne-disques neufs étaient électriques. À cette époque, l'industrie chimique produisait un grand nombre de matières plastiques nouvelles. Dans les laboratoires des grandes compagnies d'enregistrement de disques, on expérimentait des mélanges susceptibles de donner de meilleurs résultats que la gomme-laque, la matière plastique d'origine naturelle qui constituait la surface des disques. Quand la seconde Guerre mondiale interrompit l'importation en Amérique de la gomme-laque, les compagnies produisirent des disques 78 tours à support de polychlorure de vinyle. Ces disques coûtaient moins cher que les disques Shellac, mais résistaient moins longtemps à l'action des aiguilles de phonographes mécaniques.

En 1946, la Columbia Records dépose un brevet aux États-Unis pour un disque plat en polychlorure de vinyle, qui ne peut être joué que sur un tourne-disques à amplification électronique. L'utilisation du vinyle, une matière plastique thermoformable, accélère aussi la production et diminue le coût de reproduction, d'emballage et d'expédition, le disque étant considérablement plus léger. La taille et l'excursion latérale du sillon sont réduites, et la compagnie fait la publicité de son produit sous le nom de « microsillon » (« microgroove ») ; et comme la réduction de l'encombrement du sillon permet d'allonger le temps de musique sur chaque face, d'autant plus que la vitesse de rotation a pu être réduite à 33 1/3 tours par minute, on le dit « long play » (LP) avec jusqu'à 23 minutes par face. Le vinyle (avec ses additifs) laissait aussi l'aiguille du tourne-disques glisser sur le sillon avec moins de frottement que sur la gomme-laque, ce qui réduisait considérablement le bruit de fond. Les progrès de l'amplification électronique et des techniques d'enregistrement et de gravure des matrices permettaient d'élargir la gamme des fréquences transmises.

En 1925, un procédé de sonorisation de films de cinéma avait utilisé des disques de sillon standard de 50 cm de diamètre à 33 1/3 tours par minute pour 11 min de son synchronisé avec une bobine de 300 m de film, le Vitaphone. À son tour, le disque microsillon va adopter cette vitesse, déterminée par la bande passante et la dynamique sonore souhaitées, la largeur des sillons, la taille du disque, et un rapport simple avec la vitesse de rotation d'un moteur synchrone aussi bien dans les régions à distribution électrique à 60 Hz que dans celles à 50 Hz[1].

Un enregistrement datant de 1945 du Concerto pour violon, op. 64 de Felix Mendelssohn, interprété par le violoniste russe Nathan Milstein et dirigé par le chef allemand Bruno Walter avec l'Orchestre philharmonique de New York, pressé trois ans plus tard par Columbia Records, devint le premier 33 tours de l'industrie phonographique[2]. RCA lance le single, disque de 18 cm tournant à 45 tours par minute, avec un large trou central, qui donne jusqu'à cinq minutes et demie de musique par face, en 1949[3].

La difficulté financière, pour des consommateurs possédant d'anciens disques et les nouveaux microsillons, de disposer de trois vitesses différentes pour lire leurs 78, 45 et 33 1/3 tours par minute, causa la première baisse des ventes de disques depuis leur lancement, jusqu'en 1950[1].

Le développement du microsillon[modifier | modifier le code]

Les disques en vinyle ont progressivement remplacé le disque 78 tours du milieu des années 1950 à 1959. En France, c'est Pathé-Marconi qui, en 1951, pressa le premier disque microsillon aux usines de Chatou, à la suite des études menées avec le laboratoire de Pechiney. Eddie Barclay favorisa le développement de ces premiers microsillons en France, important 3 000 électrophones des États-Unis, créant par la suite sa propre firme sous son label.

À partir de 1958, les disques stéréophoniques vinrent compléter l'amélioration du procédé. Ils exploitaient un principe de gravure mis au point dès 1931 par Alan Blumlein à la BBC, avec des disques 78 tours. À la modulation latérale du disque monophonique s'ajoute une modulation verticale gravée en profondeur, représentant la différence entre le canal gauche et le canal droit[a]. Les lecteurs monophoniques pouvaient, de cette manière, lire la réduction monophonique en ne transcrivant que la vitesse latérale de l'aiguille et les disques stéréo portaient ainsi l'étiquette « mono-compatible » (pouvant être lus indifféremment avec une pointe mono ou stéréo). Inversement, les disques mono pouvaient être lus avec une pointe stéréo, les signaux étant identiques des deux côtés.

Avant l'invention de la gravure universelle, les disques mono ne devaient être lus que sur des lecteurs mono et les disques stéréo que sur des lecteurs stéréo. La mention « stéréo » signifiait parfois simplement que les disques, enregistrés en monophonie, pouvaient être lus sur un lecteur stéréo, sans pour autant posséder d'effet stéréo. Ce fut le cas des premiers enregistrement des Beatles sous la marque Polydor, ainsi que pour les Kinks du single Sunny Afternoon en « gravure universelle ». Par contre, la version stéréo de la chanson Tomorrow Never Knows des Beatles (en fin de l'album Revolver) contenait un effet d'opposition de phases qui annulait une partie du son si on jouait le disque stéréo sur un lecteur mono[réf. souhaitée]. Un mixage séparé fut donc réalisé pour la version mono.

Le microsillon à l'époque du numérique[modifier | modifier le code]

À partir du milieu des années 1980, la production des vinyles commença à décroître avec l'apparition sur le marché du disque compact (ou CD), lancé chez Philips en 1983. La disparition du disque microsillon fut progressive ; le CD imposait aux mélomanes l'achat d'un nouvel équipement onéreux, et ne fut pas accepté comme un progrès par tous les audiophiles. Marec 1983 comparait dans la revue L'audiophile une édition vinyl et une édition CD des mêmes enregistrements. Les critiques pouvaient tout aussi bien viser les techniques d'équilibrage final des disques (de musique classique) que l'enregistrement numérique. La revue avait publié quatre articles techniques plutôt défavorables à l'introduction de la technologie numérique. Dans la deuxième série (1988-1995), Loyer 1989 écrivit une revue très favorable aux CD, et par la suite le vinyle ne trouva plus de soutien dans la revue.

Quelques amateurs préfèrent le son du vinyle qu’ils trouvent plus naturel, dynamique, plus « chaud » ou plus précis dans les aigus que le CD[réf. souhaitée]. Le bruit de fond caractéristique et même les craquements de la poussière, avec la bande passante plus réduite et les distorsions spécifiques, ainsi que les pleurages et scintillements constituent en effet un son bien particulier. Ces opinions favorables au vinyle, plus ou moins contradictoires entre elles, peuvent se baser sur une comparaison entre les meilleurs enregistrements vinyle et les techniques d'encodage CD utilisées avant l'utilisation bénéfique du dithering, qui ne se généralisa que longtemps après la mise sur le marché des premiers CD, et avant que les ingénieurs du son ne dominent la finition des enregistrements[4].

Les adeptes de la musique Funk des années fin 1970 aux années 1980 préférent ainsi le vinyle, pour les LP mais surtout les 12", c'est-à-dire les versions longues des hits. Ce genre contient des centaines d'artistes très estimés par les collectionneurs, mais n'ayant jamais pu rééditer leurs albums en CD[réf. souhaitée]. Dans les musiques électroniques, certains artistes n'ont produit que des EP, voire des LP, uniquement en vinyle (exemple : la collection des Analords de AFX).

Les derniers 33 tours de grande production furent diffusés en 1991, et les derniers 45 tours en 1993.

Au XXIe siècle, le microsillon reste un médium utilisé pour l'enregistrement de genres musicaux particuliers (jazz, musique actuelle, d'avant-garde, punk ou électronique). Les disques vinyles ont également été remis à l'honneur dans les années 1990 par leur utilisation en discothèque (seules les platines vinyles disposaient d'une vitesse réglable, condition sine qua non pour enchaîner des morceaux dans un mix) et par d'autres disc-jockeys pour un usage en turntablism. Néanmoins, depuis plusieurs années, les platines numériques spécialisées ont aussi ces fonctionnalités, et parfois davantage, sauf évidemment pour le « scratching » où le vinyle ne sera jamais remplacé. Certains courants musicaux comme le reggae, le rap, les musiques électroniques le punk rock, le noise et même le metal sont encore attachés au vinyle[réf. souhaitée].

Comme pour toutes les technologies obsolètes ou « vintage », le vinyle conserve des amateurs et des collectionneurs. Les pochettes des albums 30 cm, plus grandes que celles d'un CD et renfermant parfois des livrets plus complets, font l'objet de transactions sur les sites Internet usuels d'achats et de ventes[réf. nécessaire].

La production en France est limitée à un seul fabricant : MPO (Moulages plastiques de l'ouest). Depuis les années 2000, le vinyle connaît un renouveau, les ventes de vinyles augmentent alors que celles de CD diminuent. Des artistes tels que Zaz, Daft Punk, Pharrell Williams sortent des 33 et 45 tours[5]. Jack White, le chanteur des White Stripes et des Raconteurs, a fondé le label Third Man Records qui a pour particularité de ne presser que des vinyles.

Au cours des années 2010, le vinyle voit sa popularité remonter. Les majors rééditent une partie de leur catalogue en format vinyle et de nouveaux groupes comme les Arctic Monkeys utilisent aussi ce support. Au Royaume-Uni, les ventes 2014 dépassent le million d'exemplaires pour la première fois depuis 1996, tout en représentant seulement 0,8 % du marché en 2013. En 2016, les ventes ont atteint leur meilleur niveau depuis 25 ans avec plus de 3 200 000 disques vendus soit 5% du marché des albums (+ 53% sur un an)[6]. Le disque le plus acheté par les britanniques en 2016 est Blackstar de David Bowie. L'artiste décédé en janvier de la même année est placé 5 fois dans les 30 meilleures ventes. En France, l'année 2014 voit les ventes augmenter mais représentent 1,6 % du chiffre d’affaires, ce qui est cependant le triple de l'année 2010, avec 471 000 unités[7]. Quant aux États-Unis, les ventes de vinyles ont connu une croissance de 52 % en 2014 pour atteindre un taux jamais atteint depuis 1991[8].

La fabrication d'un disque vinyle nécessite la gravure préalable d'une matrice ou galvano. Plusieurs studios en France (surtout à Paris) sont équipés de machines permettant leur création à partir de laques, fabriquées à ce jour uniquement aux États-Unis ou au Japon. Le retour en force du format vinyle amène certains labels américains à créer leur propre usine de pressage, comme le label indépendant Fat Possum[9].

Il existe actuellement des graveurs vinyle comme le Vestax pouvant servir aux particuliers, mais le prix très élevé et la difficulté pour un particulier de trouver des disques vinyles vierges font que ces appareils sont fort rares et servent surtout à des firmes indépendantes[réf. nécessaire].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le disque vinyle est un enregistrement analogique mécanique, c’est-à-dire que la forme du sillon est semblable (analogue) au signal électrique qu'elle représente. Au contraire les fichiers audio-numériques et le CD représentent le signal audio en procédant à un échantillonnage, puis à une quantification, et un encodage numérique qui transforme le résultat en une séquence de nombres binaires. Cette technique permet de corriger ou de dissimuler les erreurs de lecture ; ou à défaut, de remplacer par du silence.

L'enregistrement analogique ne permet pas de corriger les erreurs de lecture. Un disque vinyle rayé revient sans cesse sur le même passage, un disque poussiéreux craque. On peut tout au plus atténuer les défauts par filtrage, à moins qu'on ne procède à une numérisation pour extraire le son original par des procédés mathématiques élaborés.

Lecture du disque[modifier | modifier le code]

Tourne disque Dual 300

Le disque est posé sur un plateau tournant à une vitesse stable. Un bras pivotant librement et équilibré de façon à s'appuyer légèrement sur le disque porte la tête de lecture, ou cellule. Un stylet muni d'une pointe en saphir ou, plus récemment, en diamant est posé dans le sillon, qui va guider le bras de lecture du début à la fin. Le stylet transmet les déviations du sillon à un transducteur électromagnétique ou piézoélectrique qui transforme ces vibrations en signal électrique.

Grâce à l'amplificateur électronique, la puissance mécanique récupérée peut être extrêmement faible, ce qui permet une force d'appui limitée à quelques grammes et une usure moins rapide du sillon et de la pointe. Les saphirs ont été remplacés dans les années 1960 par des diamants dont l'usure était environ dix fois moins rapide.

L'usure du disque se manifeste surtout dans les aigus. Les fréquences au-delà de 10 kHz sont rapidement dégradées car elles induisent de fortes pressions dynamiques sur la pointe de lecture. La pointe de lecture s'use également à la longue et doit être changée régulièrement pour garder la meilleure qualité du son. Pour essayer de reproduire le mouvement du burin qui a gravé le disque, on utilise des aiguilles à diamants elliptiques. Les disc-jockeys utilisent des aiguilles à pointe sphérique, plus adaptées au scratch ; cette forme de pointe a toutefois tendance à user les disques plus rapidement par la pression plus importante exercée sur les flancs du sillon[réf. souhaitée].

La lecture d'un disque est entachée de plusieurs sources d'erreurs :

Erreur de piste 
le frottement du diamant sur le disque n'étant pas dans l'axe du bras, il exerce sur celui-ci un couple vers le centre. Le diamant, légèrement poussé, ne suit pas exactement le fond du sillon. Ce décalage entraîne une réduction de la séparation entre la vibration latérale et la vibration verticale. Augmenter la pression sur la pointe de lecture entraîne une usure plus rapide du disque et du diamant. La plupart des bras de platines haute fidélité sont équipés d'un mécanisme compensateur nommé par le terme anglais antiskating. Un diamant usé, qui ne touche plus au sillon au milieu du flanc, crée une erreur de piste.
Erreur de trajectoire 
Le bras de lecture décrit un arc de cercle qui n'est orthogonal aux sillons, au mieux, qu'une seule fois dans sa trajectoire. Le reste du temps, la tête n’étant pas dans l'axe du sillon il se produit une distorsion harmonique[réf. souhaitée]. Les bras tangentiels n'ont pas ce défaut, mais induisent une plus grande complexité.
Erreur angulaire 
Le diamant touche les bords du sillon en deux points qui ne correspondent pas aux arêtes du burin qui a fait la gravure. Le diamant elliptique s'en approche mieux qu'une pointe ronde. L'erreur est plus importante dans les fréquences élevées.
Bruit de surface 
C'est un bruit de frottement qui est dû à un vinyle insuffisamment lisse.
Poussières 
Le dépoussiérage est difficile car le vinyle, comme la gomme-laque qui l'a précédé, est électrostatique malgré les traitements et additifs ; le frottement de l'aiguille le charge et il attire la poussière. Les gravures fines, plus étroites que les poils des brosses courantes, sont difficiles à dépoussiérer.
Longueur d'un tour 
Les sillons du centre du disque sont beaucoup moins longs que ceux de la périphérie. Y graver ou y lire une fréquence de plus de 10 kHz est illusoire. La vitesse linéaire de la pointe sur le sillon est, pour un 33 tours, d'environ 0,5 m/s à l'extérieur, la moitié à l'intérieur.
Vitesse de rotation du disque 
En principe inaudible avec un matériel correct.
Vibrations 
Une mauvaise conception des pieds de la platine retransmet les pollutions externes, les vibrations du moteur issues de l'entrainement : galet en caoutchouc de liaison plateau et axe moteur, le système a courroie (le plus courant) et les vibrations diverses de fonctionnement mécanique de la platine, peuvent perturber la lecture. Les platines professionnelles et celles haut de gamme grand public sont pourvues de moteurs à entrainement direct du plateau. Ces derniers sont des moteurs pas à pas dont le bruit de fonctionnement est quasi nul et très stables en vitesse en raison de la stabilisation de la gestion électronique par un quartz.
Bruits dans le signal
Ils peuvent provenir d'un problème de masse électrique. Pour éviter cela, bon nombre de platines ont un fil supplémentaire à brancher sur le châssis de l'amplificateur ou de la table de mixage.

Un système à lecture laser pour disque vinyle ELP Laser Turntable est fabriqué au Japon depuis le début des années 1990. Il est rare et cher. Plusieurs faisceaux laser sont utilisés durant la lecture. Certains d'entre eux ont pour seule tâche de diriger le faisceau laser de lecture. Des disques griffés, gondolés, cassés peuvent être lus et le système a aussi l'avantage de limiter l'usure du disque car aucune tête de lecture n'est en contact. Il est recommandé de posséder une machine de nettoyage de disque vinyle par vide d'air car la platine laser ne fonctionne correctement qu'avec des disques parfaitement propres. Le système de lecture des disques vinyle par laser génère cependant un peu de bruit de fond, et cela étant il ne rencontre donc pas les besoins des audiophiles exigeants qui jugent que l'utilisation d'un diamant produit un son plus propre. Par ailleurs différentes « colorations » du son peuvent être obtenues suivant la cellule utilisée, et la musique écoutée, c'est un autre « avantage » de la lecture par diamant[réf. nécessaire].

Courbe de réponse[modifier | modifier le code]

Lors de la fabrication de la matrice, les fréquences aiguës sont renforcées et les graves sont atténuées selon la courbe RIAA. Cela permet d'avoir une dimension de gravure plus régulière et évite aux aigus de se perdre dans le bruit de fond et aux graves d'envoyer le burin dans la spire voisine. La déviation du sillon réduite dans les graves permet de rapprocher les spires, et donc d'allonger la durée des faces ; en contrepartie, l'amplification des basses a l'inconvénient d'augmenter le rumble en lecture[10].

La courbe inverse sera utilisée lors de la lecture.

Fabrication[modifier | modifier le code]

Le disque vinyle est un support de diffusion de masse. Contrairement à d'autres media contemporains comme la cassette audio, la fabrication du premier disque demande beaucoup de travail, sa reproduction répartit les coûts entre des milliers d'exemplaires.

L'enregistrement s'effectuait normalement par magnétophone, pemettant tous les perfectionnements du mixage et du montage, bien qu'on ait produit quelques disques enregistrés directement sur cire[11].

Gravure du disque[modifier | modifier le code]

La première étape consiste à graver une matrice. Elle se présente sous la forme d'une galette lisse constituée d'un disque d'aluminium entièrement recouvert de laque nitrocellulosique. Un burin en saphir ou en diamant chauffé par un fil résistant enroulé autour de la monture, grave un sillon en spirale, entraîné par une vis sans fin de l'extérieur vers le centre tandis qu'un moteur fait tourner le disque à une vitesse régulière. Un dispositif électromagnétique communique au burin de petits mouvements répondant au signal, dans le sens latéral pour le signal monophonique, et dans le sens vertical pour la différence entre canaux, s'il y a lieu. Au microscope, on peut voir les ondulations des sillons qui ne doivent jamais se chevaucher[12] Un touché limité des bords des sillons est autorisé[réf. souhaitée]. L'avancement du burin est accéléré au début et à la fin du disque pour marquer la séparation des plages. Un numéro d'identification de matrice est gravé près de la spire la plus courte[13].

Lors de la gravure, le burin découpe un copeau aspiré par une buse à vide pendant la coupe[14]. Le plan de coupe est légèrement incliné par rapport au rayon du disque[réf. souhaitée].

Pressage du support[modifier | modifier le code]

Le disque gravé est recouvert de métal par galvanoplastie. On retire le vinyle. Il reste une matrice qui permettra dans une presse de produire des disques par pressage. On considérait qu'on pouvait en produire environ 10 000 mais que seuls les 1 000 premiers étaient de la meilleure qualité.

Matière première[modifier | modifier le code]

Les disques microsillons sont en général constitués d'un chloropolymère, le copolymère de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle, auquel est ajouté un système de stabilisation thermique (souvent à l'étain) ainsi que des additifs destinés à réduire le bruit de frottement de la tête de lecture et différents pigments selon la couleur souhaitée.

Parmi les leaders de la fabrication de matière première pour le disques microsillons, on compte notamment le français Resinoplast[15].

Enregistrement direct[modifier | modifier le code]

Le disque est normalement gravé à partir d'une bande magnétique, et est reproduit par galvanoplastie sans être lu. On peut enregister directement un son sur le disque, bien que cela ne présente aucun avantage pratique ; c'est une pratique audiophile, qui impose aux musiciens d'enregistrer en continu et parfaitement une face entière, pendant que les techniciens effectuent sans erreur les réglages délicats correspondant à la musique pour la gravure[16]. Il existe des procédés pour obtenir, avec des galettes plus résistantes, des disques microsillons directement utilisables. On parle alors de « disque à enregistrement direct » [réf. souhaitée].

Désignations[modifier | modifier le code]

Diamètre
en cm
Diamètre
en pouces
Tr/min
30 cm
(31 × 31 cm)[b]
12" 33 1⁄3 40 à 60 minutes (en français : album, en anglais : Long play, LP)
45 Maxi 45 tours, Maxi Single, et Extended play (EP)
25 cm
(26 × 26 cm)
10" 16 (LP) dix morceaux par face
33 Long play (LP)
45 Extended play (EP)
17,5 cm
(18 × 18 cm)
7" 45 Single
45 Extended play (EP)
33 1⁄3 Format utilisé dans les années 1960 et 1970 pour les albums pour enfants.
Autres vocables
  • Sleeve ou cover = pochette
  • Gatefold cover = pochette dépliante ou à volets
  • Inserts = documents insérés
  • Picture disc = vinyles colorés, dessinés ou peints
  • Etches = gravures

Par formats[modifier | modifier le code]

Trois exemples de diamètre de single :
- Maxi 45 tours 30 cm ;
- simple 78 tours 25 cm ;
- simple 45 tours 18 cm.

Les pays anglophones désignent d'ordinaire les disques microsillon par leur diamètre en pouces. Il arrive que l'on utilise aussi ces dénominations en France pour les disques vinyles venant des régions anglophones, mais on donne plutôt les diamètres approximatifs en centimètres.

Sept pouces (18 cm
abrégé en « 7" » soit 17,78 centimètres. Ce format sert habituellement pour les singles et plus généralement pour les 45 tours, plus rarement pour les maxi 45 tours ; dans les années 1960 et 1970, certains albums pour enfants sont sortis en 33 tours.
Dix pouces (25 cm
abrégé en « 10" » soit 25,4 centimètres. Ce format, courant jusqu'au début des années 1970 est devenu plus rare ensuite.
Douze pouces (30 cm
abrégé en « 12" » soit 30,48 centimètres. Ce format sert pour les albums et plus généralement pour les long play 33 tours, pour les maxi 45 et 33 tours, voire certains singles.
Carte postale (Phonoscope) 
Dans les années 1960, on a vendu sous la marque Phonoscope[c] des cartes postales comportant un sillon avec un enregistrement phonographique microsillon 45 tours et un trou pour la placer sur un électrophone normal. Le fabricant garantissait 200 lectures parfaites[17],[réf. insuffisante].

Par types[modifier | modifier le code]

Le terme « microsillon », traduction du terme « microgroove » inventé en 1947, a été créé pour lancer le nouveau procédé pressé sur vinyle face à l'ancien disque 78 tours avec « sillon standard ».

La différence de taille du sillon implique la lecture avec une pointe, saphir ou diamant, de taille différente. La lecture de disques sillon standard sur une platine équipée d’un diamant conçu pour les microsillons, donne un bruit de fond dû au fait que cette pointe de lecture est trop fine par rapport au sillon du disque. Dans les années 1960 à 1980, il était possible de se procurer des « saphirs » réversibles, un côté destiné aux microsillons et l’autre aux 78 tours.

Au cours des années 1960, un procédé de gravure permit de rapprocher automatiquement chaque spire du sillon durant les passages faibles (pianissimos) ou sans signal, par rapport aux passages de forts signaux (fortissimos), ceux-ci nécessitant un plus grand espacement entre chaque spire pour éviter qu'elles ne se rejoignent, permettant par rapport à un écartement linéaire constant, un gain de temps d'écoute, voire une meilleure qualité sonore dans les parties fortes.

Disque 45 tours[modifier | modifier le code]

Les disques tournant à 45 tours par minute ont été inventés en 1949 aux États-Unis pour relancer et développer le marché des juke-boxes, ce qui explique le gros trou au centre. Ils ont généralement un diamètre de 17,5 cm (7 pouces) et contiennent une chanson par face. Ce sont les ancêtres des « CD deux titres » (aussi appelés « CD Single ») et, outre les machines juke-box, leur principale clientèle était les adolescents — sur une période s'étalant des années 1960 aux années 1990. Seuls les 45 tours étaient compatibles avec des mange-disques.

Le single comporte la chanson principale sur la face A, et une chanson secondaire ou inédite, ayant pour rôle de remplir la deuxième face. Par extension, la chanson secondaire est qualifiée de « face B », et beaucoup d'entre elles ne parurent pas dans les albums correspondants. Les Beatles ont, à quelques reprises, publié des 45 tours avec deux faces A. Certains groupes des années 1960 et 1970 ont ressorti certaines faces B près de trente ans plus tard, en tant que Bonus dans une réédition d'album en CD ou une compilation. Quelquefois, la face B était la version instrumentale ou karaoke de la chanson principale.

Il existe par ailleurs des 7 pouces de quatre titres (super 45 tours), dits EP pour « Extended play » ; ceux-ci sont trop longs pour être appelés « single » mais trop courts pour être appelés « album ». Ces 7 pouces tournent généralement à 45 tours par minute et plus rarement à 33 tours par minute. Ils ont d'ailleurs dominé le marché des années 1950 à la fin des années 1960 où les 45 tours singles n'étaient disponibles que pour les juke-boxes. Ensuite, à la fin des années 1960, ils se sont raréfiés au profit du 45 tours single, sans disparaître pour autant, mais servant essentiellement de support pour la production de musique enfantine, avec généralement une pochette en forme de livret comportant le texte des chansons.

Quelques Maxi 45 tours de 30 cm de diamètre ont été édités, principalement pour contenir de la musique classique. À la fin des années 1970, le Maxi 45 tours (ou maxi-single, super-45T) se généralise principalement pour contenir des morceaux plus longs (de 5 à 20 minutes, parfois plus) liés aux musiques disco et funk qui bénéficient d'une exploitation en discothèque. Les maxi-45T ont été plébiscités également par les disc-jockeys qui trouvaient leur manipulation plus aisée, alliée à une qualité de son supérieure. On trouve aussi sur ces disques des versions avec pistes supplémentaires remixées ou des morceaux inédits ne figurant pas sur l'album (les B-sides).

Certains vinyles ont même une face en 45 tours et une face en 33 tours. On a vu aussi des disques dont la lecture se fait du centre vers l'extérieur, comme c'est le cas aujourd'hui pour les CD. La reproduction sonore étant optimale sur les sillons les plus éloignés du centre du disque cette particularité permet une meilleure reproduction des musiques classiques qui vont généralement crescendo, c'est-à-dire se complexifient au fur et à mesure de l'avancée dans le morceau.

Disque 33 tours[modifier | modifier le code]

Les disques tournant à 33,33 tours (soit trente-trois tours et un tiers de tour) par minute ont généralement un diamètre de 30 cm (12 pouces), ou plus rarement de 25 cm (10 pouces), au début de l'exploitation du disque vinyle et plus récemment pour certaines rééditions et certains disques de musique punk. Ils ont été mis au point par les ingénieurs du label Columbia Records en 1948. Les 33 tours de 17 cm (7 pouces)[d] contiennent généralement six titres. Ils servent de support à des albums de chanson, à de la musique classique, à des bandes originales de films. Dans le domaine de la chanson, le format du disque 33 tours, d'une durée de 40 à 60 minutes, est à l'origine de la notion d'album, grâce au procédé microsillon (LP pour « Long play »).

Les 33 tours servaient aussi de support pour les maxi singles dans la Funk, Disco etc. Comme la qualité sonore était meilleure que les 45 tours, beaucoup préféraient au lieu de sortir un 45 tours en 12", un 33 tours en 12" avec sillons plus écartés, ou alors dans le cas où la version longue atteignait plus de 8 ou 10 minutes.

Dans le cadre des remasterings, ou des rééditions CD dans les années 1980 et 1990, certaines bandes originales d'album ont été perdues. Des ingénieurs et des assistants procédaient alors à des recherches de masters afin de s'en servir pour les rééditer en CD. Quand aucun master n'avait pu être retrouvé, ils utilisaient alors une version vinyle originale à l'état neuf, pour faire un repiquage afin de le remettre sur CD.

Disque 16 tours[modifier | modifier le code]

Les disques tournant à 16 tours par minute n'ont pas connu un grand succès commercial. Ils étaient surtout destinés à servir de support à des textes parlés ou à des disques de musique de danse.

Leur avantage était bien sûr d'augmenter encore la durée d'écoute sur un même disque (devenant environ l'analogue pour un 25 cm, de la durée moyenne d'un CD actuel), permettant aussi un gain de place.

Leurs inconvénients étaient la réduction de la qualité du spectre sonore dans les aiguës (notamment proche du centre du disque), et parfois le pleurage augmenté de la platine tourne-disques (ces deux mêmes inconvénients se retrouvaient aussi dans les premiers magnétophones à bandes, à la vitesse dite « lente » à l'époque, de 4,75 cm/s (qui fut ensuite celle de pratiquement tous les magnétophones à cassettes, à bandes pourtant moins larges et plus fines, mais améliorés au cours du temps)

Ces disques microsillons tournent exactement à 16 tours 2/3, soit la moitié de 33 tours 1/3. Ils sont apparus en 1957 et existent dans différents diamètres : 17 cm pour l'apprentissage des langues (utilisation scolaire), 25 cm pour quelques éditions commerciales (en France, les marques Vogue et Ducretet-Thomson en ont édité), 30 cm pour de longues œuvres littéraires ou des pièces de théâtre à destination des aveugles et des malvoyants, ne nécessitant pas une qualité de spectre musical aussi fine que pour la musique classique par exemple.

Dans ce domaine, en France, l'Union des Aveugles de Guerre a publié de nombreux coffrets (de six à dix disques) comprenant jusqu'à une heure d'enregistrement par face. Les disques inclus dans ces coffrets ont pour particularité de présenter une étiquette centrale imprimée sur une face et, sur l'autre face, une étiquette noire avec le titre de l'œuvre écrite en braille. Aux États-Unis, la firme RCA a pressé de tels disques. Aux États-Unis toujours, de 1956 à 1958 la firme Columbia a pressé des disques 16 tours (diamètre 17 cm) pour son tourne-disques automobile « Highway Hi-Fi phonograph »[e]. Ces disques avaient une durée de 40 à 45 minutes par face mais devaient être lus exclusivement sur le tourne-disque de voiture, le sillon, étant deux fois plus étroit, nécessitait une tête de lecture spécifique[19].

La plupart des constructeurs d'électrophones avaient prévu cette vitesse 16 tours sur leurs appareils, mais devant la très faible production commerciale de ces disques, cette option a disparu en quelques années. En matière de reproduction sonore analogique, plus le support tourne (ou défile) vite, meilleure est la qualité notamment dans les fréquences élevées (aigus). De ce point de vue, les 16 tours ont eu quelque mal à convaincre les audiophiles avertis[réf. souhaitée].

Disques vinyle non standard[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1970, une firme spécialisée (M.D.R - Magnetic Disc Recordings) avait mis sur le marché des disques vinyles 33 tours dits « Trimicron » qui proposaient près de 60 minutes par face, là ou la durée moyenne est de 20 à 30 min, selon la qualité. Ce procédé utilisait l'espace non gravé entre chaque tour de disque (1 sillon - 2 espaces vides - 1 sillon) pour y graver deux sillons supplémentaires sur la même surface, ce qui triplait la durée de ceux-ci. Ces disques rares sont très fragiles, mais permettent de faire tenir une œuvre classique intégrale sur un seul et même disque 33 tr/min. Mais la dynamique du signal étant plus faible par rapport à un 33 tr/min standard, le procédé fut vite délaissé, car il nécessitait du matériel de lecture de haute qualité, ce qui coûtait relativement cher à l'époque.

La NSC Records de Détroit propose la NSC-X2 Groove Technology, qui combine deux sillons par face, de durée réduite[réf. nécessaire].

Il existe des machines de gravure, gravant des disques à l'unité (Vestax VRX-2000 par exemple) souvent utilisées par les DJ. Ces machines sont équipées d'un régulateur de la vitesse du plateau pitch et gravent le disque de l'extérieur vers l'intérieur du disque. Si l'on souhaite obtenir un disque « reverse » (se lisant de l'intérieur vers l'extérieur) avec ces machines, il faut inverser le sens de la piste sonore.

Disques vinyles quadriphoniques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quadriphonie.

Au début des années 1970, la stéréophonie avait un tel engouement auprès du public, que les producteurs de disques firent développer plusieurs systèmes quadriphoniques, pour reproduire la musique avec quatre enceintes acoustiques recevant quatre signaux différents : deux à l'avant, deux à l'arrière.

Utilisés principalement pour la musique classique, ces disques 33 tours compatibles avec les platines tourne-disques stéréo ou mono étaient parfois gravés à demi-vitesse pour une meilleure finesse. Vers la fin des années 1980, certains étaient déjà réalisés en enregistrement numérique (DDA, enregistrés sur magnétophone numérique, seul le disque étant analogique).

Plus chers à l'enregistrement, les procédés quadriphoniques ne trouvèrent pas suffisamment d'adeptes pour s'imposer. Les experts conclurent que, faute de disposer de quatre canaux enregistrés, la stéréophonie était le mieux qu'on puisse faire avec le disque microsillon[20]. La quadriphonie a retrouvé plus récemment un regain d'intérêt avec la diffusion digitale multicanaux des enregistrement musicaux « Home Cinéma ».

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies
Articles et chapitres
  • (en) S. Kelly, « The Fundamentals of Disk Reproduction », Journal of the Audio Engineering Society, vol. 2, no 3,‎ , p. 163-170 (lire en ligne)
  • Christian Orsini, « Le disque », dans Denis Mercier, Le livre des techniques du son, tome 3 : l'exploitation, Paris, Eyrolles,
  • Bruno Sébald, « L’édition du disque », Revue de la BNF,‎ (lire en ligne).
  • Revue L'audiophile, 1.série 1977-1988, 2.e série, 1988-1995
    • La première série comporte 3 articles sur les cellules de lecture et 11 articles sur le préamplificateur RIAA, y compris des montages à réaliser soi-même.
    • Jean Hiraga, « L'entretien des disques », L'Audiophile, no 18,‎ (lire en ligne).
    • Guy Marec, « Digital : le temps des paradoxes », L'audiophile, no 28,‎ (lire en ligne)
    • Pierre Loyer, « Le compact face au disque noir », L'audiophile, no 4,‎ , p. 157-162 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pour des questions de brevets, les premiers disques 78 tours Pathé des années 1900 à 1920, étaient gravés en profondeur, et ne pouvaient être joués sur des phonographes normaux ; mais ils pouvaient paradoxalement être joués par une pointe de lecture stéréo.
  2. Taille de la pochette le contenant.
  3. Auparavant, « Phonoscope » désigne une visionneuse d'images animées individuelles inventée avant le cinéma ; voir Les nouveautés photographiques, 1894 « phonoscope », sur gallica.bnf.fr, puis, dans les années 1930, les premiers sonagraphes.
  4. Souvent confondus avec les super 45 tours dits EP, pour « Extended play »[18].
  5. L’émission Géo diffusée sur la chaine Arte en décembre 2010 et consacrée à « Gene Winfield, le mécano des folles autos » indique que la Chrysler équipait certaines de ses voitures d’un tourne-disque. Un collectionneur affirme même que « Chrysler fabriquait ses propres disques » 16 tours 2/3.

  1. a et b (en) Warren Rex Isom, « Before the Fine Groove and Stereo Record and Other Innovations », Journal of the Audio Engineering Society, vol. 25, no 10/11,‎ (lire en ligne).
  2. Écoutez le plus vieux disque vinyle du monde - Radio-Canada, 2 septembre 2016
  3. (en) « An Audio Timeline » (consulté le 28 novembre 2016).
  4. (en) Bob Katz, Mastering Audio : The Art and the Science, New York, Focal Press, , 2e éd. (ISBN 978-0-240-80837-6)
  5. Caroline Piquet, « Le vinyle « made in France » victime de son succès », sur Le Figaro,
  6. « GB: meilleures ventes du disque vinyle en 25 ans », sur www.ladepeche.fr, (consulté le 3 janvier 2017)
  7. Alain Beuve-Méry, « Le vinyle fait son show au Royaume-Uni », Le Monde,
  8. Thomas Martin, « 2014, l'année de tous les records pour le vinyle », MyBandNews,
  9. Romy Roynard, « Comment l’industrie musicale s’arme face à la renaissance du vinyle », MyBandNews,
  10. Orsini 1993, p. 79
  11. (en) « When Vinyl Ruled : Report to the 111th Convention Committee » [PDF], Audio Engineering Society (AES),
  12. Orsini 1993, p. 77.
  13. (en) « How a LP record is made », sur philipsrecords.co.uk (consulté le 25 décembre 2016).
  14. Orsini 1993, p. 87.
  15. Le roi du vinyle est Rémois - L'Union, 16 avril 2013
  16. (en) Robert Auld, « Direct-to-Disk Recording at the AES », (consulté le 25 décembre 2016).
  17. « Le Phonoscope », sur Phonoscope, (consulté le 30 septembre 2014)
  18. Formats et types divers de disques microsillons, sur Vinylmaniaque.com
  19. (en) High-Tech in the 1950′s: HighWay Hi-Fi – Where The Vinyl Meets The Road, Part 5 - OOK World
  20. (en) J. Robert Ashley, « On the Psychoacoustic Basis for Two and Four-Channel Home Music Systems », AES Convention papers, no B-6,‎ (lire en ligne)